22/11/2009

La maladie d'avion

La maladie d'avion

Comment se fait-il que je sois toujours émerveillé par les formes d'un avion ? Comment se fait-il que je passe des heures et des heures à les chatouiller du regard, à admirer leurs lignes, à fantasmer sur leur air majestueux ?
Comment se fait-il qu'un avion puisse me laisser rêveur à ce point-là ? Pourquoi ai-je une manie si prononcée de lever la tête à chaque instant ? D'entendre battre mon coeur et de courir à la fenêtre à chaque fois que le bruit de réacteurs se fait entendre au loin ?
Pourquoi est-ce que je me sens si bien quand je caresse un fuselage ?
Pourquoi aucun métier au monde ne m'intéresse, si ce n'est celui du plus beau bureau du monde ?

Suis-je devenu fou ? Ou suis-je emporté par la vraie passion aéronautique ?

J'ai des ailes. Vous me suivez ?

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02/03/2007

Les Hommes malades d'ennui

Les Hommes malades d’ennui

 

L’homme s’ennuie… On lui multiplie les possibilités de se cultiver, de se détendre, de s’adonner au sport… On invente de nouveaux passe-temps, de nouvelles idéologies à défendre… On lui permet de fouiller la Terre dans ses recoins les plus lointains, les plus isolés, les plus défendus… Rien n’y fait. L’Homme continue à se faire la guerre, à se morfondre, à se détruire, à s’ennuyer, à passer à côté de l’essentiel. C’est le règne de la morosité ou même de la terreur.

 

Cette réalité heurte certains ou crée un malaise chez d’autres. De la consultation privée au cours de laquelle le patient déroule sa vie, ses fantasmes, sous l’œil scrutateur du médecin, aux weekends pour cadres étreintés, en passant par des séances de groupe où l’on est encouragé à hurler, à se rouler à terre, à bouder, à vider son agressivité, la psychanalyse et toutes les autres sciences en « psy » ne se sont jamais aussi bien portées qu’à ce jour. D’autres préfèrent ne pas se poser de questions et, sans être heureux, ils s’enfoncent dans des habitudes rassurantes. Bref, si la civilisation occidentale fait tout pour améliorer le niveau de vie, le résultat ne répond pas encore, et peut-être moins que jamais, aux attentes.

 

L’Homme est malade de l’ennui parce qu’il confond tout, richesse et sentiment, génie et argent, bonheur et puissance, culture et politique, sport et violence, détente et snobisme, plaisir et affirmation de soi. Chacun a horreur d’appeler par son véritable nom sa démarche. Tout le monde préfère ne point trop se connaître. Se révéler à soi est un acte difficile, mais il est indispensable de passer par là pour être soi. Or, vivre à sa mesure et savoir ce qui est bien et pas bien pour soi, est le seul moyen, non seulement d’éviter l’ennui, mais également de se rapprocher du bonheur.

 

Jacques Brel a dit : « Le plus grave n’est pas de tromper sa femme, mais de se tromper de femme ». Terrible vérité. Elle ne s’applique pas seulement à notre compagne, mais aussi à nos amis, à notre travail, à notre façon de vivre. Il faut savoir ce qui nous convient et arrêter de tout confondre. Il faut savoir admirer le merveilleux spectacle de la vie et découvrir le rôle qui est le sien dans cette gigantesque mise en scène. Un rôle qu’il faut apprendre à nuancer selon sa propre personnalité. Et cela, sans duplicité et sans se raconter des histoires.

 

L’Homme s’ennuie volontiers parce qu’il se repaît de chimères. Il aimerait souvent se trouver à la place d’un autre, rêve épouvantable s’il en est, car personne ne remplace personne. Peut-être êtes-vous un merveilleux génie dans un monde mineur ou dans un domaine tout à fait inattendu. Il ne faut surtout pas croire à un schéma, mais en une sensation : sachez quand et comment vous vous sentez bien, quand vous êtes heureux d’exister. Non pas cinq ou six minutes, mais avec constance. Etre soi est la première condition pour ne pas s’ennuyer. Les sensations de votre enfance vous éclairent bien souvent plus à ce sujet que les livres de psychanalyse les plus sophistiqués. Quant aux moments de doute, ils existent pour tous, et il est plus sain d’avoir des doutes que de ne pas en avoir. Il faut simplement savoir les traverser avec courage.

 

J’ai entendu : « Seuls les êtres qui exagèrent sont passionnants ». Des mots qui paraissent en pleine contradiction avec l’équilibre bienheureux de la constance de se sentir bien. Contradiction superficielle, seulement si exagérer fait partie de votre être, à vous de le savoir et de canaliser vos passions pour votre épanouissement. Avec toutefois une limite : le respect de l’autre, qui commence par la compréhension de l’autre.

 

Au lieu de s’inventer les loisirs les plus sophistiqués et de se passionner uniquement pour le dernier gadget du moment, l’homme devrait apprendre à découvrir les autres. Nous vivons trop les uns à côté des autres. Nous sommes rarement ensemble sur le plan de l’esprit. Ce refus de parler et cette absence de dialogue ne sont pas seulement cause d’ennui mais aussi de guerre. Parler, communiquer, échanger nos aspirations, nos pensées, nos émotions, sont les meilleurs remèdes contre l’ennui. C’est aussi la façon d’être le plus heureux et le plus efficace dans le travail. Le jour où nous serons tous complices, la joie d’exister aura fait un pas de géant. La morosité règne parce que nous avons oublié ce qu’était la connaissance de soi et des autres.

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03/02/2007

Un rêve, une passion, qui emporte tout sur son passage

Un rêve, une passion, qui emporte tout sur son passage

Un rêve, une passion, qui emporte tout sur son passage

Le métier de pilote de ligne en a fascinné plus d'un. Quand on est enfant, et que l'on voit un avion dans le ciel, une masse de feraille qui peut atteindre jusqu'à 80 mètres de long à notre époque, on est emporté par la folie. La folie de l'homme qui, au fil du temps, s'est constitué des connaissances lui ayant permis de construire de véritables paquebots volants. Il en est ainsi pour beaucoup.

Mais à côté de ça, il y a les vrais passionnés. Ceux qui vivent pour leur passion. Qui n'ont d'yeux que pour elle. Des personnes qui sont pris en plein coeur par l'aviation, son monde unique et ses fascinantes carrières. J'en fais très certainement partie.

Ca s'est passé il y a quatre ans exactement. Je n'avais alors jamais pris l'avion. Et, par le hasard des choses, jamais je n'avais été attiré par les avions auparavant. Je m'en souviendrai toujours. C'était un soir, sur la route qui longe le lac Léman. On m'emmena à l'aéroport de Genève. Depuis le matin même, l'idée de me retrouver en l'air m'intriguait tout de même un peu. Comme un grand, je me suis présenté et enregistré. J'ai attendu l'heure d'embarquement, et les frissons ont commencés à se faire sentir. Le stress aussi.

Ce moment restera gravé dans ma mémoire. C'était un 737 tout rouge (eh oui, Virgin Express bien entendu). Au moment où j'ai franchi le seuil porte/avion, une sensation bizarre me pris dans tout le corps. J'étais là, et j'allais voler pour la première fois.

J'ai bouclé ma ceinture, tout en regardant les instructions de sécurité expliqués par les hôtesses, impressionné. Le commandant de bord annonça le départ. Un départ sensationnel. C'est là que ça a fait tilt, au moment où les pleins gaz ont été mis. Curieusement, ce n'était pas au moment où l'avion s'est soulevé, bien que ce moment ait été très intense aussi. Ce tilt, qui depuis lors, a changé ma vie. Je su à ce moment précis que ma place était à l'avant, aux commandes d'un avion de ligne. Un moment inoubliable.

Le prémice des Alpes et les reflets de l'eau du Léman défilèrent à toute allure sous mes yeux immobiles. Je ne savais plus ou regarder, tant ces instants étaient fabuleux. A l'atterrissage à Zaventem (disons maintenant comme il se doit "Brussels Airport", notre bon vieil aéroport), j'étais scotché à mon siège, et une hôtesse à dû me demander de me lever et de rejoindre les autres passagers, déjà à l'intérieur du terminal.

Cette nuit-là, à part voir des avions et revivre les instants magiques que la vie m'avait offert, je ne dormis que très peu.

Depuis lors, il ne se passe pas un jour sans que je pense aux avions, à leur beauté, leur "gueule", leur bruits, aux sensations qu'ils m'apportent. Maintenant, à chaque fois que je prends l'avion, je me sens sur un nuage (c'est le cas de le dire). Je me sens mieux en réalité à l'intérieur d'une cabine d'acier pressurisée avançant à 850 km/h que sur mes deux jambes, au sol. C'est un autre monde, qui m'a fait découvrir ce que quelqu'un d'heureux peut ressentir.

Maintenant, tous les trois quatre mois (faute de pouvoir me payer mon PPL), je m'achète un billet Ryanair pour pouvoir être heureux, l'espace de quelques heures. Et quand je ressors de l'appareil, je me sens bien pendant quelques jours, jusqu'à ce que le manque ne revienne. Au plus j'avance dans le temps, au plus ce manque se fait ressentir tôt et fort.

Je sais que ma place est à l'avant d'un avion de ligne. J'en suis certain. C'est comme ça. C'est le sens de ma vie.

Les rares vrais passionnés comme moi pourront se reconnaitre dans cet épisode de ma vie.

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05/01/2007

L'utilité de ce site

L'utilité de ce site

C’est en regardant le ciel bleu de Belgique entrecoupé du sillage de quelques avions matinaux que mon année a démarré. J’ai bien dormi, et cette couleur douce me rassure et m’inspire de plus en plus d’autres tentations et l’envie de jeter les bases de nouvelles passerelles vers elle, où ils sont le plus clair du temps. Me suivez-vous ?

C'est plus fort que moi, ce site est une porte grande (énorme) vers une passion qui se fait tant attendre. Une façon de partager aussi. Aujourd’hui, en ce début d'année, les jours de résolutions, ma mine virtuelle pointe vers l’azur en forme de synthèse, comme un cœur là-haut dans le ciel.

Si je me méfie beaucoup de ce qui ressemble à une autre bonne intention, après tout non, je n’ai rien à prouver. Dans mes récentes errances plus horizontales que verticales, j’ai lu, relu et trébuché sur cette phrase attribuée à Antoine de Saint-Exupéry : "Faites que le rêve dévore votre vie afin que la vie ne dévore pas votre rêve". Aujourd'hui, elle résonne telle une pièce primordiale de mon équilibre personnel et nécessaire.

Je ne peux pas rester avec cette passion dévorante sillonnant sans cesse mon esprit désoeuvré et mis à mal, quitte à en parler comme Serge Gainsbourg dans Cargo Culte. L’ouvrir à ma manière, assis sur les lignes d’une note composite factuelle ou intemporelle, recadrée ou décalée, gueule cassée, mais avant tout arrosée par ce rêve enraciné. Je ne suis pas un ange, mais j'ai des ailes. Je vous emmène avec moi alors ?

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03/12/2006

Des racines et des ailes

Des racines et des ailes

Cela fait plus d’une semaine que je planche sur une synthèse de mon utilité de blogueur expert et citoyen qui depuis un certain temps vous fait partager sa passion inoxydable et inusable sur l'évolution du transport aérien au sens large du terme et d'une vision particulière de l'aviation commerciale à l'heure d'aujourd'hui. Une industrie mondiale devenue soudainement très spéculative et régulièrement entretenue à l'incurie des grands médias en quête de sensationnel. J'espère que vous appréciez la façon dont cette passion est partagée, timidement, certes, mais le plus clairement possible.

En guise de conclusion, j’ai simplement envie d’exprimer que depuis toujours je passe la tête au-dessus des nuages, un peu trop sans doûte, mais à mon plus grand bonheur.

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16/11/2006

Les avions

Les avions

Entre Terre et Ciel, les avions me font courir. Comme ce gosse qui faisait tous les comptoirs des compagnies aériennes de l'aéroport de Miami en 1974 pour en demander leur carnet d'horaires. Plus vite encore que ceux qui avancent lentement, dans un élan unanime et partisan.

Pourtant, ils font encore et toujours rêver… "Et moi, et moi et moi." Et les autres alors ? Ils les utilisent et les manipulent à des fins terrestres, comme le reste. Ce gosse que je ne suis plus. Celui qui hier décodé et analysé autour d'acteurs qui ont oublié la plus belle création de l'humanité.

Je suis déçu ? Non, parce que heureusement, l'avion vit là-haut bien au-dessus de tout ce brouhaha, dans le confort feutré de cabines azurées comme le bleu qu'il sillonne. J'ai de la chance parce que je vis avec lui la sensation d'être unique et libre de toute contrainte. Il vole presque toujours au-dessus des nuages.

Bloguer serait alors le meilleur moyen de les mettre en avant sans jamais les toucher. Les regarder, vivre, voler et évoluer au rythme des stratégies trop politiques pour être crédibles. Rapide, moderne, Efficient, X-Large, comment ils disent déjà ? Les avions font perdre la tête et j'aime à perdre ma tête avec eux.

J’étais, donc je bloguais, seul avec mes convictions inaltérables et inoxydables. Celles qui échappent à l’unicité de la communication et de ses incontournables de salon. Je bloguai et donc j’étais loin de ces généralistes en quête de connaître le passionnant déjà imprégné à priori incompatible. Étrange échange !

Les avions iront toujours plus vite, quoi qu’ils en disent, au-delà des tendances, des standards et des messages de ces soi-disant faiseurs d’innovation et de révolution de communication, les laissant loin derrière. Mais moi, l’astiqueur de virgules, je n’arrêterai jamais de courir devant et seul avec eux.

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14/11/2006

Cockpit

Cockpit

Qu'est-ce ?

C'est un cockpit, eh oui. Vous l'avez certainement deviné... Mais, pour moi, ce n'est pas seulement un vulgaire cockpit. Ni une petite pièce à l'avant de l'avion remplie de boutons qui signifient moins les uns que les autres... Non.

Cette image, ce sont mes pensées, durant toute la journée. C'est mon rêve, mon avenir. C'est ce qui fait que j'ai de l'énergie, c'est ce qui me fait vivre.

Cette image, c'est un projet de vie, une passion. C'est mon but, mes envies, mais aussi mes folies. Cette image, c'est moi.

Je vous souhaite à toutes et à tous d'avoir, tout comme moi, une passion, car c'est cette passion qui vous anime, qui est vitale.

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