29/12/2010

L'Espagne lance la privatisation du contrôle aérien dans 13 aéroports

Le gouvernement espagnol a lancé mercredi le processus de privatisation du contrôle aérien dans 13 aéroports du pays, dont ceux de Valence et Séville, avec comme objectif d' "améliorer la qualité du service des tours de contrôle et son efficacité économique".

La mesure survient quelques semaines après une grève sauvage des contrôleurs aériens pour protester contre leurs nouvelles conditions de travail, qui a paralysé le pays pendant 24 heures et entraîné le gouvernement à décréter l'état d'alerte, pour la première fois dans l'histoire de la démocratie espagnole.
Cet état d'alerte, qui place le contrôle aérien sous autorité militaire, a été récemment prolongé jusqu'au 15 janvier.

Les aéroports concernés sont répartis sur tout le territoire : Alicante, Valence, Sabadell, Ibiza, Jerez, Séville, Melilla, Lanzarote, Fuerteventura, La Palma, La Corogne, Vigo et Cuatro Vientos, précise le ministère des transports.

Pour le gouvernement, il ne s'agit que des "13 premiers aéroports" concernés, d'autres parmi les 47 que compte le pays pouvant suivre prochainement.

L'organisme de gestion aéroportuaire Aena dispose désormais d'un mois pour lancer un appel d'offres, qui durera environ sept mois.
"Il s'agit de la réforme structurelle de plus grande ampleur de ces dernières années dans le domaine aéroportuaire", a indiqué le ministère, estimant que "le passager sera le grand bénéficiaire de cette réforme parce qu'elle améliorera la qualité de service".
"En outre, l'entrée sur le marché espagnol de fournisseurs de services de contrôle des tours différents d'Aena permettra de réduire les coûts de la navigation aérienne en Espagne, ce qui contribuera à augmenter la compétitivité du transport aérien", poursuit le communiqué.
"La sécurité est pleinement garantie", a assuré le ministère, car "les nouvelles entreprises qui assureront ce service seront certifiées".

Selon le ministère, le contrôle aérien est libéralisé totalement au Royaume-Uni et en Suède, partiellement au Danemark et en Italie.

Le gouvernement espagnol a aussi récemment annoncé la prochaine privatisation jusqu'à 49% d'Aena, dans l'espoir de trouver de nouveaux revenus pour assainir les comptes publics.

27/12/2010

L'Europe veut des aéroports mieux préparés aux épisodes neigeux

Le Commissaire européen au transport a jugé "inacceptable" la situation du transport aérien en Europe ces derniers jours, en appelant à ce que cela ne se reproduise plus.

Plus précisément, Siim Kallas estime que les aéroports sont le maillon faible de la chaîne durant ces intempéries, et va convoquer à ce titre les représentants des opérateurs aéroportuaires pour en discuter avec eux.
"Les aéroports doivent se montrer sérieux dans l'anticipation de ces conditions climatiques difficiles", a-t-il ajouté, rappelant que la neige n'est pas si rare en Europe à cette période de l'année. Une bonne préparation, à l'instar de ce qui est pratiqué dans le nord de l'Europe, n'est pas une option et doit être programmée, selon le commissaire européen.

Le secteur aérien devrait continuer à remonter en Bourse

Les compagnies aériennes devraient renouer avec les bénéfices l'an prochain avec la reprise des voyages d'affaires, ce qui explique qu'elles soient très prisées ces derniers temps.
Avec l'accélération de la croissance dans les pays occidentaux et de moindres réductions budgétaires dans les entreprises, les voyages d'affaires reprennent. Et cette activité est bien plus rentable pour les compagnies aériennes que le transport de touristes.
"Tout repose vraiment sur la première classe et la classe affaires. Leur fréquentation est liée à la robustesse des entreprises et à la croissance du commerce mondial, qui se poursuit", commente Richard Batty, analyste chez Standard Life Investments à Edimbourg.

Selon les estimations de Crédit Suisse, Air France KLM devrait ainsi connaître une hausse de son chiffre d'affaires à 27,2 milliards EUR pour l'exercice clos en mars 2012, soit une hausse de 11% par rapport à l'année à mars 2010. Cette amélioration serait essentiellement due à la hausse du trafic "premium", c'est-à-dire de première classe et classe affaires.
Pour la plupart des compagnies, et selon leurs propres chiffres, le trafic global est en augmentation ces derniers mois par rapport à 2009, ce qui n'était pas le cas en début d'année.
Le taux de remplissage est meilleur, ce qui augmente la marge d'exploitation, ajoutent les analystes.

Selon l'IATA, le nombre de passagers premium a augmenté de 10,9% en octobre par rapport à l'année précédente.

British Airways a déjà décollé
L'IATA estime aussi que les compagnies aériennes auront renoué avec les profits en 2010 et poursuivront sur cette tendance en 2011.

Parmi les valeurs qui attirent le plus les investisseurs, figurent British Airways qui a déjà gagné 25% au cours des derniers mois et possède encore néanmoins un bon potentiel de hausse, selon les analystes.
L'analyse qui est faite du transporteur britannique s'est grandement améliorée depuis qu'il a subi une perte de 541 millions GBP lors de l'exercice à mars 2010. Les grèves du personnel n'ont pas eu un impact aussi négatif que certains le craignaient. En outre, British Airways pourrait bénéficier de la fusion programmée avec Iberia.
La fusion devrait à elle seule générer environ 400 millions EUR de synergies. Selon les analystes, le chiffre d'affaires combiné devrait atteindre 22 milliards USD (16,7 milliards EUR environ) en 2012, contre 18 milliards USD (13,7 milliards EUR environ) en 2010.

Les analystes estiment qu'Air France KLM et Lufthansa continueront également à surperformer les marchés européens dans leur ensemble.

Dans les recommandations de Crédit Suisse, la compagnie franco-néerlandaise et l'allemande ont récemment rejoint British Airways et Iberia en catégorie "surperformer".

Le retour des voyages d'affaires devrait également bénéficier aux compagnies à bas prix, soulignent les analystes. Ainsi, EasyJet devrait voir son chiffre d'affaires augmenter de 20% sur les deux prochaines années et son bénéfice par action devrait doubler sur la même période.

Les pilotes sur Airbus pourront travailler jusqu'à 60 ans chez Swiss

Les pilotes sur Airbus pourront travailler jusqu'à 60 ans chez Swiss.JPG

L'âge de la retraite des pilotes de Swiss passera de 57 à 58 ans dès 2011, après un accord passé entre leur syndicat et la compagnie aérienne helvétique. Les pilotes d'Airbus pourront même travailler jusqu'à 60 ans dès janvier. Ces mesures permettront, en outre, d'atténuer la pénurie de personnel, a déclaré Susanne Mühlemann, porte-parole de Swiss contactée par l'ATS.

La possibilité pour les pilotes d'Airbus de continuer volontairement à travailler au-delà de 58 ans fait partie d'une réglementation transitoire. Celle-ci sera appliquée au terme de l'actuel Convention Collective de Travail (CCT) arrivant à échéance à la fin de l'année.

La compagnie aérienne et le syndicat des pilotes Aeropers sont tombés d'accord cette semaine. Maints pilotes se sont prononcés pour un assouplissement de l'âge de la retraite. Les partenaires sociaux n'ont toutefois pas encore entamé les négociations pour une nouvelle CCT.

Une solution provisoire a été acceptée afin que les pilotes travaillent dans les conditions de contrat convenables et pour assurer le service aérien. Pour l'instant, elle est valable pour le premier trimestre 2011, a expliqué Mme Mühlemann.


Aeropers satisfait
Le président d'Aeropers, Henning Hoffmann, estime que la réglementation transitoire sera maintenue et intégrée dans la nouvelle CCT. Un assouplissement de l'âge de départ à la retraite va contribuer à un certain soulagement des conditions de travail, a-t-il déclaré à l'ATS.

Les jours fériés et jours de repos pourront être mieux répartis grâce au personnel supplémentaire. Il considère en outre que plus de la moitié des 909 pilotes affectés à des Airbus (longs courriers) profiteront de cette possibilité.

22/12/2010

Accord international sur les crédits export à l'aéronautique

 

Accord international sur les crédits export à l'aéronautique.JPG

Un accord a été trouvé entre l'Europe, les États-Unis, le Brésil et le Canada, pour réformer le mécanisme de soutien de ventes d'avions dit "crédits export à l'aéronautique". L'accord concerne l'Europe, les États-Unis, le Brésil et le Canada. Malgré quelques demandes américaines de dernière minute, le texte final, applicable à partir du premier février (les gouvernements doivent le ratifier d'ici le premier février), reste néanmoins conforme au compromis négocié la semaine dernière.
Cet accord vise à rétablir l'équilibre entre les constructeurs et compagnies des pays exportateurs d'avions et leurs concurrents des pays tiers, tout en protégeant les exportations d'Airbus et de Boeing.

L'accord prévoit cependant, comme le demandaient Airbus et Boeing, une période de transition durant laquelle un certain nombre d'avions continueront à échapper à cette hausse des primes. Ce sera le cas pour tous les appareils commandés avant le 31 décembre et livrés avant fin 2012, ainsi que pour 69 Boeing et autant d'Airbus commandés avant 2007 et qui continueront à bénéficier de taux encore plus bas que les conditions actuelles.

Depuis des mois, les pays négociaient, à l'Organisation de Coopération et de Développement Économique la réforme de ce dispositif qui permet aux compagnies aériennes étrangères de profiter d'une garantie de prêt gouvernementale pour faciliter l'achat d'aéronefs.

La refonte des crédits export était rendue nécessaire pour mieux prendre en compte les nouveaux concurrents d'Airbus (Europe) et de Boeing (États-Unis) : Embraer (Brésil) et le Bombardier (Canada). Elle était également réclamée par les compagnies européennes et américaines, exclues jusqu'alors de ce dispositif.

Trans Ocean Airways forme de futurs pilotes dans le monde et à Madagascar

La compagnie Trans Ocean Airways forme de futurs pilotes dans le monde et à Madagascar. Elle ouvre une nouvelle école de pilotage à Ivato (Madagascar).


A première vue, l'Aviation Training Center (ATC) n'a rien d'une école de pilotage. Situé près du siège de la compagnie aérienne Trans Ocean Airways (TOA), le bâtiment semble être trop exigu, même si les avions en stationnement sur le parking mettent les visiteurs dans l'ambiance d'un centre aéronautique. La salle de cours à l'entrée, est prévue pour une dizaine de personnes. mais le vrai bijou de l'école se trouve dans une autre pièce. Il s'agit du simulateur de vols CR-12, équipé de trois écrans couleurs et de tous les instruments de navigation ainsi que des différentes commandes nécessaires pour piloter un appareil. L'ensemble reproduit presque à l'identique l'environnement d'un vrai cockpit d'avion.


Pilotes de demain
"C'est un nouveau type de simulateur agréé par l'autorité de l'aviation civile américaine ainsi que par l'aviation civile de Madagascar. Le constructeur en a produit une cinquantaine jusqu'ici, dont la plupart sont utilisées pour la formation aux États-Unis et au Canada. Le nôtre est le seul qui existe en Afrique", selon le commandant Adel Rajaonarison, responsable de formation de l'école.

La création de ce centre est une initiative propre de la compagnie TOA pour contribuer à la formation des pilotes de demain. Selon les dernières études conduites par Boeing, les compagnies aériennes du monde entier auront besoin de recruter 466 650 pilotes d'ici 2029, chiffre exorbitant comparé aux 233 000 pilotes en service aujourd'hui (lire : Boom professionnel dans l'aviation civile durant les vingt prochaines anées ?). L'existence de ce simulateur fait la différence de l'école car il permettra non seulement aux élèves pilotes de suivre la formation mais aussi aux pilotes déjà en activité, de faire leur maintien de compétence.
"Ce simulateur permet d'imiter plusieurs situations critiques trop dangereuses pour être testées au cours d'un vol. Il facilite donc la formation et réduit de manière conséquente le coût", explique le commandant Adel Rajaonarison, également chef pilote chez TOA.

L'école délivre des licences de pilotes privés et de pilotes professionnels.


Site web de Trans Ocean Airways (TOA) : www.toa.mg

La Wallonie, poubelle aérienne de l'Europe ?

Le souhait de Ryanair de s'installer à l'aéroport de Liège (Belgique) fait bondir la Fédération inter-environnement de Wallonie qui se demande "jusqu'à quand la Wallonie acceptera d'être la poubelle aérienne de l'Europe ?".
 
Ryanair laisse présager de s'installer à l'aéroport de Liège à la suite de la décision du gouvernement allemand d'appliquer une nouvelle taxe sur les billets d'avions. Si Ryanair n'a à ce stade pas confirmé encore son arrivée à Liège, cette annonce a fait réagir la Fédération inter-environnement Wallonie, qui voit en l'arrivée possible de la compagnie irlandaise à Liège "une occasion de plus pour qu'une société cynique échappe à sa responsabilité sociale et environnementale, en faisant miroiter aux responsables politiques quelques emplois "irlandais" qui disparaîtront à la première occasion venue...".
 
Pour la Fédération, le coût des "nombreuses incidences générées par le transport aérien (pollution, etc.) est aujourd'hui pris en charge par la collectivité" car il n'est pas répercuté sur le prix des billets d'avion.
Elle plaide dès lors pour l'instauration d'une "fiscalité aérienne digne de ce nom" pour y pallier et demande que la Wallonie arrête d'être "la poubelle aérienne de l'Europe".