24/01/2011

Les compagnies aériennes se mettent au vert

Les compagnies aériennes se mettent au vert.PNGQantas, British Airways ou encore Air France font partie des compagnies qui multiplient les efforts pour réduire leurs émissions de CO2. Celles transitant sur le sol européen seront en effet soumises au système d'échanges de quotas dès 2012.

Toutes les compagnies aériennes lui courent après. Solena, société américaine spécialisée dans la production de biocarburant à partir de déchets organiques, multiplie les partenariats juteux dans le secteur. Dernier en date : la compagnie australienne Qantas qui, d'après le Wall Street Journal, devrait annoncer fin janvier la construction d'une usine de ce genre dans la banlieue de Sydney pour un investissement de 300 millions USD.

Avant elle, British Airways avait sauté le pas, officialisant en février 2010 la construction d'une usine similaire près de Londres.
« Cette usine transformera 500 000 tonnes de déchets par an en 61 millions de litres de biocarburant, ce qui permettra une réduction de 95% des émissions de gaz à effet de serre comparé à une utilisation de kérosène classique. Concrètement, cela équivaudra à retirer de la circulation 48 000 véhicules automobiles par an », expliquait alors Solena. British Airways compte, dès 2014, utiliser ce biocarburant pour faire voler une partie de sa flotte. De quoi lui permettre, selon son patron, d'atteindre l'objectif d'une baisse de 50% de ses émissions d'ici à 2050.

Solena serait actuellement en discussion avec Lufthansa, mais aussi Ryanair et Easyjet. Le duo low cost souhaiteraient la fabrication d'une usine de ce type en Irlande, dans les environs de Dublin.

Epée de Damoclès
Globalement, depuis deux ans, les compagnies aériennes ont adopté des comportements verts. KLM a exécuté en 2009 le premier vol de passagers au monde avec un Boeing 747 utilisant du biocarburant (lire ici), qui représentait un huitième de son plein de carburant.
Japan Airlines et Air New Zealand ont aussi effectué des vol-tests d'une heure trente avec le réacteur d'un Boeing 747 alimenté par un mélange de kérosène et de biocarburant.

Cette nouvelle attitude s'explique par un changement de taille dans la législation du secteur aérien qui interviendra dès 2012. A cette date, les émissions de gaz à effet de serre des compagnies aériennes seront intégrées au système d'échange de quotas européen. Tous les vols, domestiques et internationaux, au départ ou à l'arrivée des 27 pays membres, seront touchés par ce système, excepté les vols diplomatiques, militaires ou humanitaires.

Pour les 4000 compagnies aériennes concernées, 15% des quotas de CO2 seront mis aux enchères, le reste étant attribué gratuitement par l'Union Européenne. Cette décision se traduira par des objectifs chiffrés pour les compagnies : dès l'an prochain, elle devront diminuer de 3% leurs émissions par rapport à la moyenne des émissions annuelles du secteur entre 2004 et 2006. Ce chiffre sera porté à 5% par an de 2013 à 2020.

« Un pas dans la bonne direction »
Pour les organisations de protection de l'environnement, cette modification législative est accueillie avec soulagement. « Nous l'avions demandé il y a deux ou trois ans. Depuis 1997 et le protocole de Kyoto, l'aérien n'est pas concerné », constate Jean-Stéphane Devisse, directeur des programmes de conservation chez WWF.

Pour autant, les défenseurs de la nature sont conscients de la difficulté que rencontrent les acteurs du secteur.
« L'aérien, ce n'est pas comme le bâtiment. Les avions ne peuvent pas voler sans kérosène du jour au lendemain. C'est pour cela que nous jugeons ces objectifs réalisables. Ils constituent un pas dans la bonne direction », précise WWF. L'ONG estime toutefois que les choix actuels des compagnies ne sont pas forcément les bons.
« La première étape serait d'abord de faire en sorte de consommer moins au kilomètre plutôt que de viser le biocarburant ou les agrocarburants. Cette dernière technologie est chère et parfois tout aussi énergivore. Elle peut, de plus, favoriser des tensions sur le marché alimentaire ».

Reste la solution « logique » pour les compagnies aériennes, d'après WWF : « atteindre des taux d'occupation maximum des avions, améliorer les rotations des avions, et moderniser les flottes ». Sur ce dernier point, l'ONG constate que compagnies et avionneurs sont déjà très actifs car « ils y ont intérêt, vu la hausse du prix du pétrole sur le long terme ». Jean-Stéphane Devisse va plus loin : « il faudrait une alliance des opérateurs avion-rail TGV sur les trajets moyen courrier ». Autrement dit, imaginer une coopération totale entre la SNCF et sa concurrente Air France. L'ONG est réaliste : cette solution reste un « idéal »...


> Plus d'articles sur les défis de l'environnement pour l'aéronautique dans la catégorie "Environnement" de J.R.

Publié dans Environnement | Lien permanent

01/12/2010

Lufthansa teste du biocarburant pendant six mois sur un Airbus 321

Lufthansa teste du biocarburant pendant six mois sur un Airbus 321.PNG

Lufthansa avance d'un pas dans l'utilisation des biocarburants dans le transport aérien. Alors que de nombreux vols d'essais ponctuels se multiplient à travers le monde, la major allemande a décidé le 29 novembre de tester les performances des biocarburants sur une durée de six mois à partir d’avril 2011, et ce en conditions opérationnelles.

La compagnie va dédier un appareil à ces essais, un Airbus 321, qui ne sera affecté qu’à la rotation Hambourg – Francfort. L’un de ses moteurs sera alimenté par un mélange composé de 50% de biocarburant et de 50% de kérosène classique. L’autre restera alimenté entièrement par du kérosène classique.
Le biocarburant, produit et fourni par la société finnoise Neste Oil, est du BTL (Biomass To Liquid), fabriqué à partir d’huiles végétales et de graisses animales. Sa certification est prévue en mars 2011.

C’est la première fois que des essais à moyen terme vont être effectués en conditions commerciales. L'objectif est d’étudier l’impact de l’utilisation de ce biocarburant sur la maintenance et la vie des moteurs.
Lufthansa est actuellement en train de préparer ce test. Il va en effet changer l’organisation de ses opérations puisque le 321 ne pourra être ravitaillé avec ce biocarburant qu’à Hambourg, alors qu’habituellement, l'appareil n'est pas affecté à une seule route, mais bien à une chaîne de rotations entre plusieurs destinations différentes.

La major estime que ce test lui coûtera environ 6,6 millions EUR à terme. Il devrait cependant réduire de 1500 tonnes les émissions de CO
2 sur six mois.

Publié dans Environnement | Lien permanent

20/09/2010

L'IATA (International Air Transport Association) déplore le faible investissement des gouvernements

 

Le transport aérien déplore le faible investissement des gouvernements.jpg

Giovanni Bisignani (directeur de l'IATA), déplore que les gouvernements, tout comme l'industrie pétrolière, n'ont investi jusqu'à présent que des "cacahuètes" pour développer les biocarburants.

 

"Les gouvernements ont investi des cacahuètes, et qu'a investi l'industrie pétrolière ? Des cacahuètes", a affirmé Giovanni Bisignani devant les représentants du transport aérien présents à Genève pour un sommet sur le climat.
"Nous avons besoin" de l'industrie pétrolière à nos côtés, a-t-il ajouté.

GB a expliqué que les "biocarburants pouvaient casser la tyrannie du pétrole et sortir des millions (de personnes) de la pauvreté tout en offrant de nouveaux carburants pour l'aviation".
Ces dernières années, l'IATA s'est engagée à réduire ses émissions de CO2. L'Association espère améliorer l'efficacité du kérozène de 1,5 % par an d'ici 2020 et réduire de moitié les émissions de CO2 d'ici 2050, par rapport au niveau de 2005.
Un troisième objectif vise également à stabiliser les émissions de carbone d'ici 2020 grâce à une "croissance neutre en carbone".

Pour atteindre ces objectifs, l'association compte particulièrement sur les nouvelles technologies, les nouveaux carburants, l'amélioration des infrastructures mais aussi une meilleure gestion du trafic.
"C'est dans l'intérêt des gouvernements de s'impliquer davantage et de soutenir la commercialisation des biocarburants à travers des mesures incitatives qui permettent de faciliter les investissements nécessaires aux développements de ces produits qui consomment moins de CO2", a insisté GB.

GB a par ailleurs également appelé à la mise en place lors de la prochaine assemblée générale de l'OACI (Organisation de l'Aviation Civile Internationale ; ICAO en anglais, pour Internation Civil Aviation Organization), le 28 septembre 2010, d'un ensemble de règles au niveau mondial qui définissent les systèmes d'émission de CO2, critiquant le "patchwork" de systèmes régionaux et nationaux actuels.

Publié dans Environnement | Lien permanent

31/05/2010

Le transport aérien rêve de se mettre au bio

Le transport aérien rêve de se mettre au bio

Le secteur aérien place beaucoup d'espoirs dans les biocarburants pour freiner sa consommation de pétrole et ses émissions de CO2, mais tout reste à faire alors qu'une croissance galopante lui est promise dans les prochaines décennies.

Début mai, la première compagnie aérienne allemande, Lufthansa, a annoncé son intention d'utiliser un mélange de kérosène et de biocarburant sur des lignes régulières d'ici à deux ans, après des vols d'essais d'Air New Zealand, Continental Airlines, JAL et KLM en 2008 - 2009.
"Les biocarburants, ça fonctionne", le problème c'est leur caractère durable, a affirmé Christian Dumas, directeur de l'environnement et du développement durable chez Airbus, lors du Forum International des Transports qui s'est tenu cette semaine à Leipzig (est de l'Allemagne).

Certains biocarburants dégagent plus d'énergie que le kérosène pour moins d'émissions de dioxyde de carbone (CO2), gaz à effet de serre considéré comme l'un des grands responsables du réchauffement climatique.
Mais leur culture à grande échelle risquerait de s'imposer dans certaines régions du monde au détriment de besoins alimentaires de base, de l'eau ou des forêts. Leur production pourrait alors émettre plus de CO2 que leur usage permettrait d'en réduire.
Le bilan carbone est "pour l'instant plutôt médiocre" et les biocarburants de deuxième génération "ne sont pas encore au point", estime Yves Crozet, professeur d'économie des transports à Lyon (France).

Cette nouvelle génération qui promet de meilleurs rendements expérimente des plantes comme le jatropha, la cameline ou les algues. La première génération s'appuie sur des produits issus de l'agriculture, comme le maïs, le soja ou le tournesol.
"Les biocarburants dans l'aérien, c'est largement de la communication", car le transport aérien ne veut pas apparaître comme un "prédateur" sur les ressources mondiales de pétrole, poursuit M. Crozet.

Celles-ci se raréfient et font monter les prix du carburant, alors que le trafic aérien passagers devrait au moins tripler de volume d'ici à 2050, selon le dernier rapport annuel du Forum International des Transports.
Or les besoins de pétrole de l'aviation sont colossaux. Avec environ 20 000 avions aujourd'hui, le secteur avale 12% du pétrole utilisé par les transports dans le monde, selon ce rapport.
L'addition va en outre se corser avec la mise en place des systèmes d'échange de quotas d'émissions (ETS) pour les compagnies aériennes. Ce marché devrait voir le jour dès 2012 dans l'Union Européenne.

Les compagnies aériennes devront ainsi acheter des "crédits carbone" en fonction de la quantité de leurs émissions de CO2. Lufthansa, par exemple, prévoit une charge annuelle entre 100 et 300 millions EUR pour s'affranchir de ce droit à polluer.

L'Association Internationale du Transport Aérien (IATA) avance le chiffre de 100 milliards de dollars d'investissement pour atteindre son objectif d'utiliser 6% de mélange de kérosène et de biocarburants en 2020 pour réduire de 5% les émissions des avions.
A l'horizon 2050, le secteur aérien vise une réduction de 50% de ses émissions par rapport à aujourd'hui, selon des objectifs annoncés lors du sommet des Nations Unies sur le climat en décembre dernier à Copenhague.

Une répercussion de la facture énergétique du transport aérien sur les prix des billets d'avion semble inévitable à terme, mais les compagnies aériennes préfèrent ne pas jeter de l'huile sur le feu pour l'instant.
"Il faut que le prix soit juste", a simplement glissé un lobbyiste d'Air Berlin.

Publié dans Environnement | Lien permanent

07/04/2010

Premier vol transatlantique vert

Air France a effectué le premier vol transatlantique "vert", pensé de bout en bout pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et les nuisances sonores, a annoncé mercredi la compagnie aérienne major française. Le vol, qui effectuait hier mardi la liaison Paris-Miami, est le fruit d'une collaboration entre l'Europe et les Etats-Unis, dans le cadre du programme AIRE (Atlantic Interoperability Initiative to Reduce Emissions), a souligné un porte-parole d'Air France.

Il s'agissait d'un vol commercial classique. L'avion, un Boeing 747, transportait 420 passagers.  Au cours de ce vol, d’une durée de 9h30, "ont été mis bout à bout des procédures qui avaient fait l'objet d'expérimentations séparées", a expliqué le porte-parole. Ces procédures ont été appliquées à chaque phase de vol, en coordination avec tous les participants du projet (aéroports, centres de contrôle aérien, services de navigation aériens).

Leur application a permis de réduire de 6 à 9 tonnes les émissions de CO2, et d’économiser entre deux et trois tonnes de carburant, selon le communiqué. Parmi ces procédures, on peut citer la diminution des temps de roulage au sol, la montée et la descente "continue" (et non par paliers comme cela se fait habituellement) et, en croisière, "le choix continu de l’altitude et de la vitesse optimales pour réduire la consommation de carburant".

En outre, "pendant les phases de départ et d’arrivée, les procédures adaptées permettront également de réduire les émissions sonores jusqu’à sept décibels", souligne Air France, qui rappelle qu'une réduction de 3 décibels équivaut à une baisse de moitié du niveau sonore.

Quand tous les vols long-courriers d’Air France vers le continent américain seront "verts", les émissions de CO2 seront réduites de 135000 tonnes par an, avec 43000 tonnes de carburant économisées, selon le communiqué.

Selon le Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC), le transport aérien représente 2% des émissions de CO2 et 13% des émissions liées au transport, une proportion en constante augmentation. La Suède, très soucieuse d'écologie, expérimente depuis plusieurs années des "atterrissages verts" à faible consommation de kérosène.

Publié dans Environnement | Lien permanent

Premier vol effectif pour l'avion solaire Solar Impulse

Premier vol effectif pour l'avion solaire Solar Impulse

L'avion propulsé à l'énergie solaire Solar Impulse a réussi aujourd'hui en Suisse son premier vol d'environ une heure et demie. Le but est d'effectuer un tour du monde en cinq étapes d'ici 2013.

C'est une première mondiale qu'a réalisée l'explorateur suisse Bertrand Piccard : voler à bord d'un avion solaire, autrement dit, sans aucun carburant. C'est un pari complètement fou qui a été lancé il y a 5 ans.

63 mètres d'envergure, un minuscule cockpit et un seul passager, le Solar Impulse est un avion hors normes, tout en légèreté, 1600 kilos seulement.

Le moindre gramme a été économisé. Ce concentré de technologie a pris son envol grâce à la seule énergie solaire, sans une goutte de kérosène. Ses quatre moteurs sont en fait alimentés par des panneaux photovoltaïques déployés sur les longues ailes gracieuses du Solar Impulse.

Une entreprise de longue haleine

Il  y a quelques mois l'engin avait déjà quitté le sol (voir article : Solar Impulse s'envole) Il a fait quelques bonds, des sauts de puce en rase-motte, de 400 mètres maximum. Ce mercredi l'explorateur suisse, Bertrand Piccard et toute son équipe, l'ont vu décoller pour de bon, s'élever à 1000 mètres d'altitude, pour un vol d'une heure et demie environ. A terme, ces nouveaux pionniers de l'aviation, parce que c'est bien de cela qu'il s'agit, espèrent faire le tour du monde, avec cet avion solaire, un projet qu'ils veulent mener à bien dans les trois ans.
L'avion devait effectuer une série d'essais lors de ce premier vol, notamment évaluer son comportement en vol, simuler des approches de la piste et finalement atterrir.
Ce premier vol, qui a été repoussé à maintes reprises en raison de conditions météorologiques défavorables, intervient donc après un premier "bond" de quelques mètres de hauteur en décembre 2009.

Le Solar Impulse avait été présenté au public fin juin 2009. Le projet doit aboutir d'ici deux ans à un vol autour du monde en cinq étapes. Mais d'ici là, l'avion devra encore effectuer une série de vols d'essais et notamment un périple de 36 heures non-stop afin de tester la capacité de l'appareil à voler de jour comme de nuit.

Bertrand Piccard, le petit-fils du professeur Tournesol
Né le 1er mars 1958 à Lausanne, Bertrand Piccard est docteur en médecine, spécialisé en psychiatrie et psychothérapie de l'adulte et de l'enfant mais il est aussi le pionnier du Vol Libre et de l'ULM en Europe et commandant de bord du premier ballon à avoir réalisé le Tour du Monde sans escales.

Auguste Piccard
Son grand-père, Auguste (1884-1962), ami d'Albert Einstein et de Marie Curie, professeur de physique à l'Université de Zürich, puis de Bruxelles, ouvre la voie à l'aviation moderne et à la conquête spatiale en inventant le principe de la cabine pressurisée et du ballon stratosphérique. En effectuant la première exploration de la stratosphère à 16000 mètres d'altitude en 1931, il étudie les rayons cosmiques et devient de ce fait le premier homme à voir de ses propres yeux la courbure de la Terre. Appliquant le principe de son ballon stratosphérique à la recherche océanographique, il invente et construit un sous-marin révolutionnaire qu'il appelle le Bathyscaphe.

Auguste Piccard fut pris comme modèle par Hergé pour le Professeur Tournesol.

Jacques Piccard
Le père de Bertrand, Jacques Piccard, poursuit les travaux d'Auguste en compagnie duquel il effectue plusieurs records de plongée avant de devenir lui-même l'homme le plus profond du monde ( -10916 mètres dans la fosse des Mariannes, point le plus profond des océans). Il invente ensuite les Mésoscaphes, submersibles pour moyennes profondeurs, construit le premier sous-marin touristique au monde et explore en 1969 le courant du Gulf Stream sur 3000 km à l'occasion d'une plongée-dérive d'un mois.
Président de la Fondation pour l'Etude et la Protection de la Mer et des Lacs, il effectue plusieurs milliers de plongées scientifiques à bord de son dernier mésoscaphe de poche...

 

Lire aussi :
- Solar Impulse s'envole 04-12-09
- L'appareil Solar Impulse dévoilé 07-11-07
- L'avion solaire "Solar Impulse" va traverser l'Atlantique 22-05-07

Publié dans Environnement | Lien permanent

19/03/2010

Salon de l'aviation verte : au coeur du défi écologique

Salon de l'aviation verte, le transport aérien sur la voie du changement

Fruit d'une réelle prise de conscience et d'un profond changement de mentalité, le développement de la mobilité durable, dont l'aviation verte fait partie intégrante, donne lieu à de multiples informations et introduit des concepts technologiques novateurs et souvent complexes. Pour permettre à tout un chacun de s'y retrouver et d'appréhender la réalité de ce secteur en pleine évolution, la deuxième édition du Salon de l'Aviation Verte se tiendra du 18 au 20 juin 2010 au Bourget.

Au programme : stands, ateliers pédagogiques, conférences, exposition statique, animations, pôle Recherche & Développement et projets d'études, ainsi qu'un premier meeting aérien écologique.

Organisé par le Musée de l'Air et de l'Espace sur l'aéroport de Paris-Le Bourget, le salon a reçu le soutien de la Direction Générale de l'Aviation Civile (DGAC) dont le Directeur, Patrick Gandil, a souhaité que "cette Aviation Verte au Bourget devienne un rendez-vous dont le plan de vol sera celui des améliorations environnementales et le bilan des mesures prises".

Lire aussi : Le secteur aérien français affiche ses engagements pour le climat 13-12-09

 

Le premier meeting aérien zéro emission
Première mondiale, le salon de l'Aviation Verte proposera un programme de démonstrations en vol qui, en privilégiant les motorisations électriques et le vol non motorisé, obtient un bilan carbone (quasi) neutre.

Les engins "Zéro Emission" à découvrir :
• Dirigeable solaire et à hydrogène
• Paramoteur électrique
• ULM électrique et à hydrogène
• Avion léger électrique, à hydrogène et solaire
• Planeur
• Aile delta
• Parapente
• Modèles réduits électriques

Les solutions de transition à découvrir :
• Moteur à cycle diesel
• Biocarburant
• Hélice plus silencieuse

Des animations viendront ponctuer le programme : démonstrations
de modèles réduits électriques, fly-in de motoplaneurs...

Solutions - réduction de l'impact du transport aérien
26000 avions de transport en 2009... 50000 en 2020 ? Conscients que la réduction de l'impact de leurs activités fait désormais partie des préoccupations majeures de leurs clients et usagers, les industriels de l'aérien, compagnies aériennes et organismes de recherche, s'emploient à trouver des solutions.

Les dernières innovations technologiques sont :
• Utilisation de nouveaux matériaux plus légers
• Conceptions et dispositifs aérodynamiques inédits
• Réduction de la consommation d'énergie à bord des avions
• Développement de moteurs à meilleur rendement
• Emploi de produits à moindre impact écologique
• Essai de carburants alternatifs

Pour une gestion durable des opérations, les nouveaux objectifs sont:
• Procédures au sol et en vol plus efficaces
• Réduction de la masse à vide des avions
• Optimisation du trafic aérien mondial
• Recyclage des appareils et emploi de produits recyclés
• Nouvelle réglementation prenant en compte l'écologie

Pour l'améliorations des infrastructures, les compagnies aériennes prévoient :
• Mise aux normes écologiques des aéroports
• Utilisation de véhicules aéroportuaires sans émission
• Nettoyage des appareils avec des produits biodégradables
• Récupération et traitement du liquide de dégivrage
• Utilisation généralisée de l'électricité aéroportuaire au lieu des moteurs auxiliaires

 

Sports et loisirs de l'air - préparer l'aviation de l'après-pétrole
Les sports et loisirs de l'air concilient performance et respect de l'environnement avec des machines totalemement innovantes présentées sur le marché et qui deviennent des "démonstrateurs".

L'aviation générale a elle aussi engagé sa "mutation écologique" en privilégiant notamment la mise en oeuvre d'énergies alternatives. Industriels, associatifs ou individuels, de nombreux programmes sont développés et font apparaître dans le ciel une toute nouvelle génération d'appareils.

Champions de la performance énergétique et du respect de l'environnement, le plus souvent parfaitement silencieux, ces "nouveaux oiseaux" électriques, solaires, aux biocarburants de deuxième génération ou encore à hydrogène permettent non seulement de se réconcilier avec la planète mais aussi avec les riverains des aérodromes et les opposants à la pratique des loisirs aériens.

Ballon, dirigeable, paramoteur, ulm, avion léger, hélicoptère, drône : tous les types de machines ont désormais leurs specimens verts.

Passionnés d'aviation et écocitoyens auront ainsi l'opportunité de découvrir les précurseurs de l'aviation de demain au gré de leurs déambulations sur le tarmac lors de ce salon de l'aviation verte.


Espérances dans l'aviation de demain
Design révolutionnaire aux lignes épurées, performances époustouflantes gommant les distances, impact environnemental proche de zéro : l'avion de demain nourrit de nombreuses espérances.

Sous la pression écologique, constructeurs, ingénieurs, cherchercheurs et étudiants s'attachent à résoudre l'équation paradoxale : comment accompagner l'inévitable croissance du transport aérien tout en diminuant les émissions et nuisances ? Nés de la modélisation 3D, de nombreux projets illustrent ces pistes de recherches futuristes. Mais lesquels sortiront véritablement du domaine de la science-fiction ? Et à quelle échéance ?


Site web du salon : aviation-verte.org

> Lire tous les articles sur avia-environnement

Publié dans Environnement | Lien permanent

13/12/2009

Le secteur aérien français affiche ses engagements pour le climat

Le secteur aérien français affiche ses engagements pour le climat

Le secteur aérien français a rappelé ses engagements en faveur de la lutte contre les changements climatiques, en plein sommet de Copenhague.

Dans un communiqué, organisations et entreprises françaises souscrivent aux objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre, pris par leurs organismes représentatifs au niveau international.
Elles se prononcent en faveur, entre autres, des permis d'émission de carbone, contestés par les écologistes.
"Aujourd'hui, la croissance continue du transport aérien impose de poursuivre et d'amplifier les efforts de la profession afin de maintenir à son niveau actuel la part des émissions du secteur, soit environ 2% des émissions de CO2 d'origine humaine", précise un communiqué signé par Air France, Aéroports de Paris, la Fédération Nationale de l'Aviation Marchande, le Gifas et l'Union des Aéroports Français.

Au niveau mondial, les constructeurs, les compagnies et les aéroports s'engagent "sur des objectifs précis de réduction des émissions de l'aviation", notamment d'amélioration d'ici à 2020 de "l'efficacité énergétique de 1,5% par an" puis à partir de 2020 de stabilisation des émissions de gaz carbonique.
L'objectif en 2050 est d'avoir réduit les émissions de CO2 de 50% par rapport au niveau de 2005, soulignent les signataires du communiqué.

Pour atteindre ces objectifs, le secteur aérien promet d'investir dans de nouvelles technologies, de rendre plus efficaces les infrastructures et de recourir "à des instruments économiques, de type marché de permis d'émissions".

Publié dans Environnement | Lien permanent

30/11/2009

L'atterrissage vert ou le vol plané au service du climat

L'atterrissage vert ou le vol plané au service du climat

Lire aussi l'article de décembre 2006 : L'Éco-atterrissage.

A 9000 mètres d'altitude, réacteurs au point mort, l'Airbus amorce une descente silencieuse de 25 minutes en vol plané pour un atterrissage "vert" sur l'aéroport de Stockholm.

En planant à travers le ciel blanc de l'hiver suédois, le commandant de l'A321 Henrik Ekstrand a épargné 300 litres de kérosène à sa compagnie charter Novair, permettant de réduire les coûts et les émissions de CO2.

Approche en courbe

La compagnie suédoise a bouclé cette semaine une série de dix vols expérimentaux, les premiers en Europe à combiner un atterrissage moteurs au ralenti avec une approche dite "en courbe", réduisant de plusieurs kilomètres la distance parcourue, hors des habituels longs couloirs aériens.

Ce type d'atterrissage "vert", qui utilise la navigation par satellite, est en plein essor dans les pays nordiques et notamment en Suède, sous l'impulsion de la première compagnie scandinave SAS et de l'aéroport international de Stockholm-Arlanda (voir article de décembre 2006 : L'Éco-atterrissage).
"C'est très silencieux, on note vraiment la différence au niveau du bruit. C'est beaucoup plus confortable, sans à-coups", note Mathias Klarowski, un étudiant allemand en aéronautique de 23 ans, invité à bord grâce à son université de Stockholm.

Faible consommation de kérosène

Dans une Suède très soucieuse de l'écologie, SAS a commencé en 2006 à Stockholm ces atterrissages à faible consommation de kérosène qui rallongent de quelques minutes la durée des vols mais qui sont moins coûteux et moins polluants en termes de bruit et de C02.
"Bien sûr, je pourrais voler plus vite", explique Ulf Martinsson, un pilote de SAS, "mais le gain de l'approche verte vient du fait qu'on va plus lentement", souligne le pilote. Le type d'atterrissage mené par Novair est plus subtile car il combine la route plus courte de l'approche par GPS avec un atterrissage moins gourmand.

"C'est le début d'une évolution d'un système fondé sur la réglementation vers un système fondé sur l'efficacité", se félicite Lars Lindberg, président d'Avtech, la société aéronautique suédoise qui dirige le projet. Depuis juin dernier, l'expérience menée sur plusieurs vols commerciaux avec passagers a permis d'économiser en moyenne 165 litres par vol avec divers types d'appareils.

80% des atterrissages

Cette technique, impossible en cas de mauvaise visibilité, favorise également une approche mieux synchronisée, permettant près d'une demi-heure à l'avance de savoir quand l'avion se posera, et ce à une dizaine de secondes près.

L'aéroport international de Stockholm-Arlanda, où plus de 2000 atterrissages "verts" ont été menés depuis 2006 (le plus souvent par SAS) s'est fixé un objectif de 80% d'atterrissages de ce type d'ici à 2012, afin de réduire les émissions induites par son trafic. Quelque 17 autres compagnies, comme Air France, Nav Portugal, TAP Portugal, Icelandair ou Iberia, ont également mené des essais, selon le Sesar, l'organisme européen chargé de coordonner l'espace aérien en Europe.

Les compagnies aériennes, en difficulté à cause de la crise économique mondiale, sont sous pression pour réduire leurs coûts mais aussi leurs rejets polluants. Selon le Groupe Intergouvernemental d'experts sur l'Evolution du Climat (Giec), le transport aérien représente 2% des émissions de CO2 et 13% des émissions liées au transport, une proportion en constante augmentation.

Publié dans Environnement | Lien permanent

05/11/2009

KLM va effectuer un vol commercial au biocarburant

KLM va effectuer un vol commercial au biocarburant

KLM va être la première compagnie aérienne au monde à transporter des passagers à bord d'un appareil utilisant uniquement du biokérosène, a annoncé la compagnie néerlandaise.
"Il s'agit d'une étape importante sur la voie de l'aéronautique sans émissions", a déclaré le président-directeur de KLM Peter Hartman. Le 23 novembre, un Boeing 747 s'envolera avec un moteur utilisant un mélange de biocarburant Camelina et de kérosène fossile.
 
Le service d'inspection des transports néerlandais a donné son accord pour le vol, mais avec un nombre limité de passagers. Carmelina est un carburant à base de plantes. KLM est également occupé à développer un autre biocarburant à base d'algues. "Nous choisirons le meilleur produit", a déclaré une porte-parole.

Publié dans Environnement | Lien permanent