23/10/2007

L'activité économique mafieuse représente 7% du PIB italien

L'activité économique mafieuse représente 7% du PIB italien
 

Le chiffre d'affaires des organisations mafieuses, toutes activités confondues, s'élève à 90 milliards d'euros correspondant à 7% du produit intérieur brut (PIB) de l'Italie, selon une étude publiée lundi par l'association d'entrepreneurs et commerçants italiens Confesercenti.

Le rapport annuel de la Confesercenti sur la criminalité économique relève en outre "l'infliltration croissante des organisations criminelles de caractère mafieux dans le tissu économique" de la Péninsule. Cette infiltration n'épargne pas "le gotha des grandes entreprises italiennes, particulièrement celles engagées dans les grands travaux publics, qui préfèrent pactiser avec la mafia plutôt que de dénoncer les chantages" dont elles font l'objet, précise le rapport. Il s'agit "d'entreprise cotées en bourse ayant leur siège à Milan et Turin", dans le nord industriel nord du pays, et non seulement "de petites boutiques de la banlieue de Naples", insiste-t-il.

Du racket au prêt usuraire, du vol à l'escroquerie ou à la contrebande, des adjudications aux constructions sans permis ou aux contrefaçons, le chiffre d'affaires de la criminalité économique s'élèverait à 90,5 milliards d'euros, et le coût pour les commerçants serait de 30 milliards. Le "pizzo" (extorsion de fonds) concernerait 160.000 commerçants, notamment dans les principales régions du sud : la Sicile où sévit la mafia, la Calabre berceau de la Ndrangheta, la Campanie avec la Camorra, et les Pouilles.

Dans le secteur agricole, de nombreuses activité (pêche, lait, café, pain) sont sous contrôle mafieux comme à Naples, où la Camorra aurait sous son contrôle 2.500 boulangeries. Quant aux contrefaçons, elles génèreraient un chiffre d'affaires de 7 mds par an, dont la moitié dans le domaine de la mode.

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16/09/2007

Google, devenu en dix ans le coeur d'internet

Google, devenu en dix ans le coeur d'internet
 

Né il y a 10 ans, le moteur de recherche Google est en passe de réussir son pari insensé de devenir le carrefour de la connaissance mondiale, en recensant des milliards de pages web mais aussi images, photos, livres ou vidéos, une omniprésence qui peut inquiéter.

Googol
Le 15 septembre 1997, Larry Page et Sergey Brin, deux étudiants de 24 ans de l'Université de Stanford, en Californie, ont déposé le nom de domaine "google.com", variation de "googol" qui désigne le nombre 10 puissance 100. Les deux amis créeront le groupe Google un an plus tard, le 7 septembre 1998, dans un garage. Par pur bouche à oreille, grâce à la qualité de son algorithme - les paramètres de pertinence et de classement des réponses quand on tape des mots-clés -, les internautes l'adoptent.

Mot-clé
Dès le départ, les fondateurs jugent crucial leur rôle de trieur du web. "Nous pensions que la recherche, c'était vraiment important, alors que tous les autres moteurs arrêtaient d'y travailler", a raconté Sergey Brin dans une interview récemment. Pour rechercher des documents sur internet, il faut constamment contacter les sites et mémoriser leurs pages: c'est dans cette colossale base de données de Google, constamment renouvelée, que se font les recherches par mot-clé. Il faut plusieurs semaines à Google pour parcourir la totalité du web et renouveler sa base.

Google, devenu en dix ans le coeur d'internet (2)
 

CA de 13,4 milliards
Google devient vite le moteur qui "aspire" le plus de pages web, des dizaines de milliards aujourd'hui. Multilingue, il devient presque partout le premier moteur de recherche, sauf en Chine, Japon et Russie. En 2000, Google commence à vendre des publicités liées aux mots-clés. Au moment où d'innombrables sociétés internet font faillite, il devient rentable. Il entre en Bourse en août 2004, à 85 dollars. Son action en vaut aujourd'hui 525 et sa capitalisation boursière 164 milliards. En 2006, il a encaissé un chifre d'affaires de 13,4 milliards - le tiers des dépenses publicitaires mondiales sur internet - et un bénéfice de 3,7 milliards.

Tous les domaines
Ces dernières années, en recrutant à tour de bras - 13.700 salariés actuellement -, Google s'est développé dans tous les domaines de l'information, s'appuyant sur une culture tournée vers l'innovation, où chaque employé est prié de passer 20% de son temps à des projets personnels. Il indexe tout: blogs, photos satellites de la Terre et de l'espace, il photographie des rues, scanne des millions de livres dans les bibliothèques mondiales, ainsi que les archives de journaux. Il a acheté en 2006 le plus grand site d'échange de vidéos, YouTube, puis l'une des plus puissantes régies publicitaires sur internet, DoubleClick. Il s'est lancé aussi dans les logiciels gratuits en ligne, avec le courrier électronique Gmail et des logiciels de traitement de texte, de photos ou de calendrier, qui concurrencent le géant Microsoft.

Google, devenu en dix ans le coeur d'internet (3)
 

500 millions de visiteurs par mois
Ses deux fondateurs trentenaires possèdent chacun 16 milliards de dollars. Leur groupe, qu'ils dirigent avec le PDG Eric Schmidt, est le plus consulté du monde, avec chaque mois 500 millions de visiteurs (2 internautes sur trois).

Critiques
Mais malgré son slogan interne "Ne fais pas le Mal" et son utilité, sa volonté d'omniscience suscite de plus en plus d'hostilité. Google et sa filiale YouTube ont été attaqués en justice par de nombreux médias qui l'ont accusé de piller leur contenu. Ses publicités ciblées en fonction des recherches mais aussi du contenu des e-mails font craindre des intrusions dans la vie privée, d'autant que le groupe envisagerait de stocker les dossiers médiaux. Son initiative de photographier les rues de villes a aussi été critiquée -- tout en étant également admirée et utilisée. L'association Privacy International reste méfiante: pour le respect des données privées, Google "au pire est hostile, au mieux ambigu", estime-t-elle.

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11/06/2007

Galileo sera public

Galileo logo

 

Le programme Galileo traverse une mauvaise passe. Le Conseil des ministres des Transports européens a dû admettre le 8 juin que les négociations pour confier le développement du projet de système de radionavigation par satellite à un consortium privé avaient échoué. Il n’a pas pour autant remis en cause sa raison d’être. Galileo sera donc 100% financé par le secteur public.

La prise de décision a été reportée à la prochaine réunion des ministres des Transports européens prévue pour le 1er et le 2 octobre. En attendant, le Conseil a confié à la Commission Européenne le soin de se débrouiller pour trouver des propositions de financement. Ce revers va en effet augmenter les coûts de développement du système de 2,4 milliards d’euros entre 2007 et 2013, qui s’ajoutent au milliard déjà prévu.

Deux visions s’affrontent à présent. L’une prône l’utilisation des fonds apportés annuellement par les Etats membres pour soutenir le fonctionnement de l’Union Européenne. Ceux-ci ne sont en général pas intégralement utilisés et finissent par être restitués aux Etats sous forme d’avoirs. L’autre solution, soutenue par l’Allemagne, les Pays-Bas et le Royaume-Uni, serait que chaque Etat apporte sa contribution à l’ESA (Agence Spatiale Européenne) afin que les retombées financières du système soient proportionnelles aux investissements consentis.

Si une solution est rapidement trouvée, le déploiement de la totalité du système Galileo devrait être terminé en 2012. Il compte trente satellites dont la mission va être de faire concurrence au GPS (Global Positioning System) américain. Son développement et son exploitation devaient initialement être confiés à des industriels privés, les consortiums iNavSat (EADS, Thalès et Inmarsat) et Eurely (Alcatel, Finmeccanica, Aena et Hispasat) s’étant entendus pour collaborer en juin 2005. Mais depuis, les rivalités ont refait surface ainsi que les inquiétudes sur les retombées du projet, bloquant les négociations sur les modalités de sa concession. Le Conseil des ministres n’a pourtant pas exclu la possibilité d’une participation du secteur privé dans la phase d’exploitation.

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24/02/2007

La fraude aux prélèvements évaluée à 30-40 milliards d'euros

La fraude aux prélèvements évaluée à  30-40 milliards d'euros

 

Fraude aux prélèvements

 

La fraude aux prélèvements obligatoires atteindrait en France entre 30 et 40 milliards d'euros par an, soit l'équivalent du déficit budgétaire en 2006, selon un rapport officiel dont le quotidien Les Echos publie des extraits.

 

Le premier rapport du Conseil des prélèvements obligatoires (CPO), qui doit être rendu public le 1er mars, évalue l'ensemble des "fraudes et irrégularités" dans une fourchette "plutôt basse" de 29,1 à  40,2 milliards d'euros, soit de 1,7 à  2,3% du PIB.

 

"Si le rapport ne veut pas associer ces montants à  l'idée d'une nouvelle 'cagnotte' budgétaire, ni au débat électoral sur le niveau des prélèvements obligatoires, le montant est équivalent au déficit budgétaire de l'Etat, à  savoir 36,5 milliards d'euros l'an dernier", soulignent Les Echos.

 

Ces fraudes fiscales et sociales, de bonne ou de mauvaise foi, sont imputables pour deux tiers aux impôts (3 milliards d'euros pour l'impôt sur le revenu, 4,6 milliards pour l'impôt sur les sociétés, entre 7,3 et 12,4 milliards pour la TVA), précise le quotidien économique.

 

Le tiers restant concerne les prélèvements sociaux, essentiellement le manque à  gagner dû au travail au noir, que le rapport évalue entre 6 et 12 milliards d'euros.

 

Le Conseil des prélèvements obligatoires (CPO), créé en 2005 et rattaché à  la Cour des comptes, met également en exergue "la faiblesse de la coopération européenne et propose la création d'un office européen de contrôle fiscal, sur le modèle d'Europol ou d'Eurojust pour la police et la justice", ajoutent les Echos.

 

Les Echos

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09/02/2007

Le Pdg d'Alitalia va être évincé

Le Pdg d'Alitalia va être évincé

 

Giancarlo Cimoli

 

Le PDG d'Alitalia, Giancarlo Cimoli, va être évincé de son poste par l'Etat, premier actionnaire de la compagnie avec 49,9% du capital, à l'occasion de l'assemblée générale du 22 février, affirme vendredi le quotidien économique Il Sole 24 Ore.

Le gouvernement italien, qui a lancé la privatisation d'Alitalia fin décembre, pourrait communiquer dès ce vendredi soir une liste de trois candidats au conseil d'administration, dissous depuis la démission de Jean-Cyril Spinetta, Pdg d'Air France-KLM, le 17 janvier, ajoute le journal.

Le départ de M. Cimoli, en poste depuis mai 2004 et qui est très contesté par les syndicats, est souhaité par le gouvernement qui lui reproche les mauvais résultats enregistrés l'an dernier, avec une perte estimée d'au moins 380 millions d'euros. Cette décision interviendrait alors que le ministère de l'Economie doit annoncer prochainement la liste des candidats retenus pour présenter une offre de rachat de sa participation dans la compagnie.

Onze candidats ont présenté un dossier pour le rachat de cette participation, dont quatre à six ont des chances d'être sélectionnés pour la deuxième phase. Les prétendants les plus souvent cités sont le fonds italien Management e Capitali, crée par l'homme d'affaires Carlo De Benedetti, le fonds américain Texas Pacific Group (TPG), la banque italienne Unicredit et la holding du fondateur de la compagnie aérienne italienne Air One.

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04/02/2007

Au moins 100 milliards de dollars perdus à cause de la contrefaçon

Au moins 100 milliards de dollars perdus à cause de la contrefaçon

 

Contrefaçon 1

 

La contrefaçon coûte au bas mot 100 milliards de dollars (77 milliards d'euros) par an à l'économie mondiale, a averti mardi l'Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI), au premier jour d'une conférence sur le sujet à Genève.

"A l'heure actuelle, pratiquement chaque produit mis sur le marché est la cible de contrefaçon et de piratage, ce qui met en danger la santé et la sécurité et sape le développement économique", a estimé l'OMPI. La Chine et la Russie sont les deux pays les plus mal notés dans la lutte contre ce phénomène, selon une étude de la Chambre de commerce internationale (CCI) auprès de 48 grandes entreprises mondiales.

Cette étude reflète de récentes conclusions de la Commission européenne selon laquelle la Chine serait à l'origine des deux-tiers des produits contrefaits saisis dans l'UE. La Russie, l'Ukraine, le Chili et la Turquie suivent dans le peloton de tête. "Cette étude montre qu'il faut travailler beaucoup plus sur l'application des lois. Il faut faire comprendre aux responsables politiques qu'investir davantage dans le respect de la propriété intellectuelle se traduit par plus d'emplois et plus de recettes fiscales et aide à combattre le crime organisé", a déclaré le secrétaire général de la CCI, Guy Sebban.

Les Etats-Unis ont annoncé la semaine dernière qu'ils pourraient traîner la Chine devant l'Organisation mondiale du commerce (OMC) pour piratage et contrefaçon. Le sous-secrétaire américain au Commerce international, Franklin Lavin, a expliqué que son pays souhaiterait voir "davantage d'avancées" de la part de la Chine en matière de protection du droit de propriété intellectuelle, qui "pourrait s'avérer le faisceau de problèmes" dans les relations sino-américaines.

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29/01/2007

842 millions de touristes dans le monde en 2006

842 millions de touristes dans le monde en 2006

 

Tourites dans le monde

 

Le nombre de touristes dans le monde a atteint un record en 2006, avec environ 842 millions de visiteurs, soit une progression de 4,5% par rapport à 2005, a annoncé lundi à Madrid l'Organisation Mondiale du Tourisme (OMT).

Mieux que prévu
L'OMT tablait sur une croissance de 4,1% pour 2006, et en 2005, le nombre de touristes dans le monde avait déjà atteint un record de 806 millions, avec une progression de 5,5%. Pour 2007, l'organisation prévoit une croissance de 4% du tourisme mondial.

Baisse graduelle
La tendance actuelle est à "une baisse graduelle du taux de croissance" du nombre de visiteurs dans le monde, a commenté l'OMT, dont le siège est à Madrid. L'organisation a précisé lors d'une conférence de presse que ces résultats pour 2006 étaient encore préliminaires.

Afrique
Le continent africain a été celui qui a connu en 2006 la plus forte croissance, avec une hausse de 8%, dont 6% pour le Maghreb et 9% pour l'Afrique sub-saharienne. "L'Afrique a été de nouveau une des plus dynamiques", selon l'OMT.

Irak
Ces chiffres confirment donc un ralentissement de la hausse de ces dernières années, qui avait été très forte en 2004 et 2005. Après un recul sans précédent de 1,2% en 2003, motivé par le début de la guerre en Irak, le tourisme mondial avait connu un spectaculaire redressement en 2004 avec une hausse annuelle des touristes internationaux de 10%.

L'OMT tablait en novembre sur un rythme de l'ordre de 4,1% jusqu'en 2020.

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Trichet (BCE) s'inquiète des risques inflationnistes et défend l'euro

Trichet (BCE) s'inquiète des risques inflationnistes et défend l'euro

 

European Union Inflation Interests

 

Le président de la Banque centrale européenne Jean-Claude Trichet s'est inquiété, dimanche, des risques de "spirale inflationniste" dans la zone euro, tout en défendant l'euro, jugé trop fort et responsable de la hausse des prix par de nombreux Européens.

Refusant de dire clairement si une nouvelle hausse des taux était nécessaire, M. Trichet a estimé que la hausse des prix pétroliers et de l'essence entraînait "un risque d'effets de second tour avec les augmentations de pétrole que nous avons eues et d'essence à la pompe". "On risque de voir une spirale inflationniste se déclencher" dans la zone euro, a-t-il averti.

La BCE a récemment multiplié les mises en garde contre des risques de dérapage des prix. Les marchés financiers tablent donc sur un nouveau relèvement, probablement en mars, d'un quart de point du principal taux de la BCE, actuellement à 3,50%. A l'approche du prochain G7, qui se tiendra du 9 au 11 février à Essen en Allemagne, M. Trichet a répété que "les mouvements excessifs ou désordonnés" des principales monnaies étaient "indésirables du point de vue de la croissance mondiale".

Il a défendu la politique de la BCE face à la salve de critiques qu'elle a récemment essuyée. Le président de la BCE a considéré que la perception de l'euro chez les Européens n'était pas conforme à la réalité, en particulier pour l'inflation: les citoyens "perçoivent des augmentations de prix supérieures à ce que nous croyons être la vérité et à ce que donnent les indices".

Il a jugé aussi "fausses" deux thèses selon lesquelles "après l'euro ça va moins bien du point de vue de la création d'emploi", et dans la zone euro "c'est beaucoup moins bien qu'aux Etats-Unis". "On a créé plus de 12 millions d'emplois dans la zone euro depuis la création de l'euro, au 1er janvier 1999 contre seulement trois millions au cours des huit années précédentes, et au total plus qu'aux Etats-Unis pendant la même période", a-t-il affirmé.

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14/12/2006

Les sports d'hiver européens en danger en raison du climat

Les sports d'hiver européens en danger en raison du climat

 

De nombreuses compétitions de ski ont été annulées en Europe ces derniers jours. Et à en croire la plus récente étude internationale, il s'agit là du prélude à une situation climatique qui pourrait causer la fermeture de certaines stations de ski européennes.

Des hivers de plus en plus tardifs, des glaciers qui fondent à la vitesse grand V, des températures qui peinent à descendre sous le point de congélation, voilà ce qui attend le secteur des sports d'hiver en Europe, selon une étude publiée hier par l'Organisme de coopération et de développement économique (OCDE).

«Les changements climatiques remettent gravement en question la fiabilité de l'enneigement dans les stations de ski et, par conséquent, menacent les économies régionales qui sont tributaires du tourisme d'hiver», note-t-on.

 

Cette étude tombe à point nommé, car le grand cirque blanc est actuellement sous le choc des annulations à répétition des compétitions internationales. Le journal L'Équipe osait d'ailleurs ce titre il y a quelques jours : «La météo va-t-elle tuer le ski?»

Le tout a commencé le 29 octobre avec l'annulation du traditionnel Géant de Tignes, une compétition qui avait toujours eu lieu, bon temps, mauvais temps, depuis sa création il y a 13 ans. Les températures élevées et le manque de neige ont ensuite créé un effet domino qui a touché près d'une dizaine d'événements, et pas les moindres : le critérium masculin de Val d'Isère, le slalom féminin de Saint-Moritz, le slalom de Megève, etc.

Les Alpes, rappelle d'ailleurs l'OCDE dans son étude, sont tout particulièrement sensibles aux changements climatiques. À preuve, le réchauffement récent y a été près de trois fois supérieur à la moyenne de la planète.

«Les années 1994, 2000, 2002, et 2003 ont été les plus chaudes dans les Alpes au cours des 500 dernières années, note l'OCDE. Les projections des modèles climatiques font état de changements encore plus sensibles dans les décennies à venir, notamment d'une diminution de la quantité de neige à basse altitude et d'un recul des glaciers conjugué à la fonte du permafrost plus haut.»

L'Allemagne et l'Autriche sont les deux principales victimes de cette situation appelée à s'aggraver. On note qu'une augmentation d'à peine 1 degré Celsius de la température en Allemagne provoquerait une réduction de 60 % du nombre de domaines skiables bénéficiant d'enneigement naturel.

La Suisse est le pays alpin qui serait le moins touché par une telle hausse de température, avec une réduction potentielle de 10 % de l'offre skiable. La France et l'Italie risqueraient un impact qui se situe entre ces des deux extrêmes.


 

Neige artificielle


 

Évidemment, la production de neige artificielle peut venir en aide aux stations touchées par le réchauffement. L'OCDE note d'ailleurs que les exploitants sont plus portés à améliorer les outils technologiques qu'à modifier leur comportement pour aider à réduire les effets des changements climatiques.

Mais même avec l'aide des canons à neige, les victimes du réchauffement risquent d'être nombreuses, prévenaient des experts scientifiques à la fin septembre. Réunis lors d'un congrès sur l'eau en montagne, ils avertissaient les propriétaires de stations qu'un autre problème pointait à l'horizon : la baisse des niveaux d'eau disponible.

Précisant que les précipitations n'étaient pas moins nombreuses ces dernières décennies, le directeur de la Société d'économie alpestre de Haute-Savoie, Pierre Lachenal, faisait cependant remarquer que «la répartition saisonnière des précipitations est en train de basculer avec un renforcement des phénomènes climatiques extrêmes».

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11/12/2006

Ventes record pour la marque Volkswagen en novembre

Ventes record pour la marque Volkswagen en novembre

 

FRANCFORT (Reuters) - Volkswagen annonce avoir vendu un nombre record de voitures de marque VW sur les onze premiers mois de l'année, plus que sur l'ensemble de l'année 2005.


 

La marque principale du premier constructeur automobile européen a livré un total de 3,09 millions de véhicules à  ses clients de janvier à  novembre, soit une hausse de 11,4% sur un an. Les ventes du seul mois de novembre ont quant à  elles augmenté de 11,1% pour porter sur 293.000 unités.

 

En Europe, les ventes de Volkswagen ont progressé de 7,5% à  1,50 million d'unités entre janvier et novembre et de 9,7% le mois denier.


 

Aux Etats-Unis, les ventes de la marque VW ont crû de 8,6% sur onze mois tandis que celles du groupe signent une croissance de 9,9%, à  plus de 5,2 millions d'unités.


 

Volkswagen , qui communique sur les ventes de la marque VW sur une base trimestrielle et non sur une base mensuelle, contrairement à  d'autres acteurs du secteur automobile, a refusé de donner davantage de détails.


 

Les succès de la marque Volkswagen pourraient renforcer la position de son patron, Wolfgang Bernhard. La presse allemande a récemment rapporté qu'il envisageait de quitter l'entreprise depuis la nomination le mois dernier de Martin Winterkorn, anciennement au volant d'Audi, à  la présidence du directoire de Volkswagen , en remplacement de Bernd Pischetsrieder.


 

Le remplacement effectif doit intervenir en janvier.


 

Vers 12h30 GMT, le titre Volkswagen progresse de 2,19% à  83,69 euros à  la Bourse de Francfort.

 

 

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