31/05/2007

Il nous faut 150 fois moins de temps qu'au XVIII siècle pour faire Paris-Marseille

1750 : 9 jours en diligence

1950 : 12 heures en train

2007 : 1 heure et 15 minutes en avion

Dans le temps

 

Voilà deux siècles, un Parisien devait être sacrément motivé pour rendre visite à sa grande-tante marseillaise : il lui fallait alors subir neuf jours de voyage dans une diligence bringuebalante, à la merci des bandits. A partir de 1850, l'ouverture de la ligne de chemin de fer PLM a considérablement réduit ce temps de parcours (en 1887, il était tombé à 14 heures). Avec l'électrification (1963), puis la construction des voies TGV (2001), la durée du trajet est descendue sous les 3 heures. Mais c'est bien sûr l'avion qui détient le record, avec 1 heure et 15 minutes. Nous n'avons plus d'excuses pour nos grandes-tantes...

 

 

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27/02/2007

LISEZ CE MESSAGE

      Si vous avez de la nourriture dans le réfrigérateur, des vêtements sur le dos, un toit au dessus de la tête et un endroit pour dormir…

Vous possédez plus de richesses que 75 % des gens en ce monde.

 

      Si vous avez de l’argent en banque ou dans votre portefeuille, et du petit change dans une assiette quelque part…

Vous comptez parmis les 8 % des personnes les plus riches de la planète.

 

      Si vous vous êtes levés en bonne santé ce matin…

Vous avez plus de chance que le million de personnes qui est mort cette semaine.

 

      Si vous n’avez jamais connu la guerre, la solitude, l’emprisonnement, l’agonie de la torture ou les affres de la famine…

Vous avez plus de chance que 500 millions de personnes dans le monde.

 

      Si vos parents sont toujours ensemble et toujours vivants…

Vous êtes dans une classe à part, même chez nous.

 

      Si vous pouvez tenir la main de quelqu’un, le serrer dans vos bras ou simplement le toucher sur l’épaule…

Soyez fier, car vous possédez le don de guérir.

 

      Si vous pouvez lire ce message, vous êtes fort chanceux de ne pas faire partie des 2 milliards de personnes qui ne savent pas lire du tout.

 

      Faites le décompte de vos chances, et passez une bonne journée (ou soirée).

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25/02/2007

Le dictionnaire qui perd la boule

Le dictionnaire qui perd la boule

 

Dans le dictionnaire,

le mot "gras" est écrit en gras.

Le mot maigre aussi d'ailleurs.

Le mot "absent" est présent,

"minuscule" est écrit en majuscules.

Et "abréviation" est écrit en entier.

Au mot "rien", il y a quelque chose.

Le mot "imprimé" l'est, tandis que "effacé" ne l'est pas.

"Infinitésimal" prend plus de place que "géant".

"Double" n'est écrit qu'une fois.

"Jaune", "mauve", "gris" ou "turquoise" sont tous écrits en noir.

Le mot "traduction" n'est pas traduit, mais "définition" est défini !

Le mot "numéro" n'en porte pas, et le mot "page" non plus. Or, toutes les pages portent un numéro.

Tandis que "dyslexie" est parfaitement orthographié.

De façon assez inexplicable, "deuxième" vient avant "premier" et "quatrième" après "douzième".

On aurait dû s'y attendre, vu que "préface" se situe au beau milieu de l'ouvrage.

Mais tout se termine bien, puisque "Zorro" arrive à la fin !

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02/02/2007

La résistance du passé

La résistance du passé

 

Le destin collectif s’apparente au destin individuel : chacun de nous est à la fois continuité et changement. D’enfant, l’homme devient adulte puis vieillard sans cesser d’être lui-même. Par moments, il se sent vieillir : il y a la puberté, le premier cheveu blanc, la première fausse dent, la première paire de lunettes. Mais les rides se creusent insensiblement et l’usure est insidieuse. Il en va de même des sociétés. Il y a des révisions « déchirentes », des retournements spectaculaires, des révolutions et des guerres. Mais il y a aussi des évolutions lentes, dont on ne voit l’effet que lorsqu’elles ont atteint leur terme. Et il reste toujours quelque chose de ce qui a été.

La résistance du passé, c’est sans doute ce que les révolutionnaires ont le plus naturellement tendance à sous-estimer, et qui explique qu’ils soient si souvent contraints, quitte à s’entre-tuer, à changer le cap de leur entreprise. Parce qu’ils ont facilement l’esprit géométrique, parce que leur dessein leur paraît rationnel, juste, cohérent, ils croient qu’ils vont pouvoir en fin de compte, tout maîtriser. Mais le changement qu’ils prétendent apporter s’inscrit sur une société qui, comme un sol, une race, une langue, est constituée de sédiments multiples et superposés. Elle possède déjà une dynamique propre et subit de surcroît le contrecoup de l’évolution, voulue ou non, de son environnement. Les modifications qu’ils vont apporter suscitent des réactions qu’il n’est en fait au pouvoir de personne de vraiment prévoir, puisque aussi bien les effets ont vite fait de redevenir des causes, et aussi parce que l’aveuglement ou l’ignorence dissimulent trop souvent des pans de réalité dont la connaissance serait indispensable à la formulation d’un jugement juste et donc d’un projet cohérent.

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Le réchauffement climatique est dû à l'homme

Le réchauffement climatique est dû à l'homme

 

Industries poluantes

 

L'essentiel du réchauffement climatique est "très vraisembablement dû" aux émissions humaines de gaz à effet de serre, avec une probabilité désormais fixée à 90 %, ont annoncé vendredi les experts climatiques du Groupe Intergouvernemental d'Experts sur l'évolution du Climat (GIEC).

Les experts mondiaux réunis à Paris ont renforcé leur conviction que l'homme est responsable de "l'essentiel de l'accroissement observé sur la température moyenne globale depuis le milieu du 20e siècle".

Terre en feu

 


Les experts ont également indiqué que les émissions "passées et futures de CO2 continueront à contribuer au réchauffement et à l'élévation du niveau des mers pendant plus d'un millénaire", compte tenu de leur durée de vie dans l'atmosphère. De plus, les températures devraient augmenter de 1,8 à 4 degrés d'ici 2100, entraînant une hausse du niveau des océans de 18 à 59 cm, des précipitations et vagues de chaleur plus fréquentes, des cyclones plus violents.

Il est "vraisemblable" que les cyclones tropicaux futurs, ainsi que les typhons et ouragans, deviendront plus intenses, avec des vents plus forts et des précipitations plus fortes.

 

Le réchauffement pourrait atteindre 4 degrés en 2100

 

Environ 4 degrés en plus en 2100 !

 

Le réchauffement de la planète atteindra "probablement" 1,8 à 4 degrés supplémentaires d'ici à la fin du siècle, selon le texte approuvé ce jeudi soir par le GIEC. Le niveau des océans pourrait lui s'élever à la fin du siècle de 19 cm au minimum à 58 cm au maximum, selon les scénarios de réchauffement envisagés.

Le résumé final du rapport scientifique, négocié cette semaine à Paris entre 500 délégués de 130 pays, sera officiellement présenté demain-vendredi. La fourchette de +1,8° à +4°C correspond aux "valeurs les plus probables" ("best estimate") des experts à l'horizon 2090-2099 par rapport à 1980-1999, ont-ils précisé.

La notion de "valeurs les plus probables" n'existait pas dans le précédent rapport du Giec en 2001, ont-ils expliqué. Par conséquent la fourchette de réchauffement approuvée jeudi soir n'est pas directement comparable à celle adoptée en 2001 (+1,4 à 5,8°C) qui comportait davantage d'incertitudes.

Les projections pour la montée du niveau des océans ne reprennent d'ailleurs pas cette notion de "valeurs les plus probables". Selon les scénarios envisagés et compte tenu des marges d'incertitude, le niveau des mers augmenterait au minimum de 19 à 37 cm et au maximum de 28 à 58 cm.

Le 4e rapport scientifique du Giec juge désormais "très probable" avec plus de 90% de chances (contre 60% précédemment) que les gaz à effet de serre émis par les activités humaines sont responsables de l'essentiel du réchauffement observé depuis le milieu du 20è siècle.

 

Réchauffement climatique (Wikipedia)

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25/01/2007

Constatations réelles pour un bon pilote

B747

 

Constatations réelles pour un bon pilote 

1. Chaque décollage est optionnel. Chaque atterrissage est obligatoire. Tentez de toujours garder le nombre d'atterrissages que vous faites, égal au nombre de décollages.

2. Si vous poussez le manche à balai en avant, les maisons deviennent plus grosses. Si vous tirez sur le manche à balai, elles deviennent plus petites. Une seule exception: si vous continuez de toujours tirer le manche à balai vers l'arrière, les maisons recommencent à devenir grosses.

3. Voler n'est pas dangereux. S'écraser est dangereux.

4. Il est toujours préférable d'être en bas et souhaiter être en haut que d'être en haut et souhaiter être en bas.

5. Le SEUL moment où vous avez trop de carburant est quand l'avion est en feu.

6. L'hélice devant l'avion est un gros ventilateur conçu pour garder le pilote au frais. Lorsqu'il s'arrête, vous commencerez à avoir chaud. Il est donc important de le faire fonctionner en tout temps durant le vol.

7. En cas de doute, maintenez votre altitude ou montez. Aucun avion n'est jamais entré en collision avec le ciel. Plusieurs sont cependant déjà entrés en collision avec le sol.

8. On peut définir un bon atterrissage par le fait que vous pouvez sortir de l'avion à pied sans blessures. On peut définir un excellent atterrissage par le fait que l'avion peut être réutilisé par la suite.

9. Apprenez par les erreurs des autres. Vous ne vivrez pas assez longtemps pour toutes les faire vous-même.

10. Si vous avez atterri et que vous devez mettre plein gaz pour avancer jusqu'au terminal, c'est que vous avez oublié de sortir le train d'atterrissage.

11. Les chances de survivre à un atterrissage sont inversement proportionnelles à l'angle d'atterrissage. Plus l'angle d'atterrissage est élevé, moins grandes sont les chances d'y survivre, et vice versa.

12. Restez à l'extérieur des nuages. Les reflets argentés qu'on voit dans les nuages peuvent être d'autres avions. Les montagnes sont aussi réputées pour se cacher dans les nuages.

13. Dans la bataille opposant les avions de métal filant à plusieurs centaines de kilomètres à l'heure et le sol qui est immobile, aucun cas n'a été rapporté où le sol a perdu.

14. Règle générale, afin d'avoir un vol stable, il faut pointer l'avant de l'avion dans la direction où on veut aller.

15. Il y a des vieux pilotes et il y a des pilotes audacieux. Cependant, il n'y a pas de vieux pilotes audacieux.

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06/12/2006

Le culte de l'idole

         La chance, comme le mérite, ne favorise que de rares élus. La multitude demeure frustrée. Chacun désire être le premier : la justice et le code lui en donnent le droit. Mais chacun sait ou soupçonne qu’il pourrait bien ne pas l’être, pour la simple raison qu’il n’y a qu’un premier. Aussi choisit-il d’être vainqueur par personne interposée, par délégation, qui est la seule manière que tous triomphent en même temps et triomphent sans effort ni risque d’échec. D’où le culte, éminemment caractéristique de la société moderne, de la vedette et du champion.

 

         Ce culte peut passer à juste titre pour inévitable dans un monde où le sport et le cinéma tiennent une si grande place. Néanmoins, il est à cet hommage unanime et spontané un motif moins apparent, mais non moins persuasif. La vedette et le champion proposent les images fascinantes des seules réussites grandioses qui peuvent échoir, la chance aidant, au plus obscur et au plus pauvre. Une dévotion sans égale salue l’apothéose fulgurante de celui qui n’avait rien d’autre pour réussir que ses ressources personnelles : muscles, voix ou charme, armes naturelles, inaliénables, d’homme sans appui social. La consécration est rare et , qui plus est, comporte invariablement une part d’imprévisible. Elle n’intervient pas à la fin d’une carrière aux échelons immuables. Elle récompense une convergence extraordinaire et mystérieuse, où s’ajoutent et se composent les présents des fées au berceau, une persévérance qu’aucun obstacle n’a découragée et l’ultime épreuve que constitue l’occasion périlleuse, mais décisive, rencontrée et saisie sans hésitation. L’idole, d’autre part, a visiblement triomphé dans une concurrence sournoise, confuse, d’autant plus implacable qu’il faut que le succès vienne vite. Car ses ressources, que le plus humble peut avoir reçues en héritage et qui sont la chance précaire du pauvre, n’ont qu’un temps. La beauté se fane, la voix se brise, les muscles se rouillent, la souplesse s’ankylose.

 

         D’autre part, qui ne songe vaguement à profiter de la possibilité féerique, qui cependant semble prochaine, d’accéder à l’empyrée improbable du luxe et de la gloire ? Qui ne souhaite devenir vedette ou champion ? Mais, parmi cette multitude de rêveurs, combien se découragent dès les premières difficultés ? Combien les abordent ? Combien songent réellement à les affronter un jour ? C’est pourquoi presque tous préfèrent triompher par procuration, par l’intermédiaire des héros de film et de roman, ou, mieux encore, par l’entremise des personnages réels et fraternels que sont vedettes et champions. Ils se sentent, malgré tout, représentés par la manucure élue Reine de Beauté, par la vendeuse à qui est confié le premier rôle dans une superproduction, par le fils de boutiquier qui gagne le Tour de France, par le garagiste qui revêt l’habit de lumière et devient toréador de très grande classe.

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