11.12.2006
TECHNOLOGIE D'UN AVION LEGER EN BOIS
TECHNOLOGIE D'UN AVION LEGER EN BOIS
Autopsie d'une structure
Présentation
Aucun concepteur ne s'amuse à inclure dans un avion des éléments non fonctionnels.
Chaque pièce répond à un cahier des charges fixé soit par l'aérodynamique , soit par l'ergonomie, soit par des considérations mécaniques ou structurales.
Le but de cet exposé est de découvrir la technologie utilisée pour chaque composant en le replaçant dans un contexte « structure ».
Principes généraux
Chaque dessin d'un élément est conditionné par son cahier des charges pour résister à :
- des efforts dans son plan ou perpendiculaires qui se traduisent par un cisaillement et une flexion
- des efforts excentrés qui se traduisent par des torsions
En fonction de ces critères, les pièces sont dimensionnées soit en résistance, soit en déformation.
Moyens de tenir les efforts.
Efforts verticaux ou horizontaux provocant un cisaillement.
Ces efforts passent par :
- une âme ou revêtement travaillant (cas des longerons et fuselages coques) :
L'âme, pour travailler correctement sans plissement, est maillée par des raidisseurs placés souvent en face des nervures pour un longeron d'aile.
- une structure triangulée (cas des fuselages dits treillis) :
Le principe est identique à celui des fuselages tubulaires métalliques.
Flexion :
Le moment de flexion est repris par un ensemble de 2 éléments (semelles ou revêtement travaillant) soumis l'un à une compression l'autre à une traction.
Dans le cas d'une peau mince de revêtement, celle-ci est raidie par des profilés, ou plus généralement, en construction bois ou plastique par une construction en sandwich.
Torsion :
La torsion (aile, fuselage, gouverne, etc..) est reprise par :
- un caisson fermé à revêtement travaillant, notamment caisson avant de voilure.
- une structure triangulée, souvent utilisée pour les gouvernes.
- éventuellement par une flexion différentielle de deux éléments, solution souvent rencontrée pour les flancs de fuselage au niveau de la cabine.
Longerons
Deux principes sont couramment utilisés :
- longeron encaissant uniquement la flexion
- longeron encaissant la flexion et la torsion
Uniquement la flexion :
La largeur est souvent conservée constante pour faciliter la fabrication et montage des nervures.
La semelle supérieure a une section plus importante que la semelle inférieure car le bois n'aime pas la compression.
Flexion et Torsion :
L'épaisseur des semelles est constante. Les âmes et revêtement forment le caisson de torsion.

Nervures
Plusieurs principes sont en concurrence :
- Ce procédé donne sensiblement une égale résistance en vol normal et inversé.
- Fabrication plus rapide, mais le sens des diagonales est privilégié pour travailler en traction.
- Solution simple sans diagonale, mais plus lourde. Valable pour les petites nervures.
Assemblage nervures/longeron
Deux principes :
- Nervures enfilées sur le longeron

Cette solution n'est réalisée que sur des ailes entoilées.
Variante peu utilisée : les tasseaux sont remplacés par des cales ajustées entre semelles de nervure et longeron.
La transmission des efforts se fait par les deux montants de nervure collés sur les âmes du longeron et par la reprise des semelles de nervures par les tasseaux sur les faces inférieures et supérieures du longeron. - Demi-nervures de part et d'autre du longeron.

Cette solution impose une mise en forme du longeron en accord avec le profil.
Le revêtement de voilure assure le rôle de gousset et transmet les charges sur les faces inférieure et supérieure du longeron.

Dans le cas d'une aile entoilée en arrière du longeron le revêtement de bord d'attaque est prolongé en feston pour reprendre les demi-nervures arrière.
Ensemble voilure
Deux principes :
- Ailes d'une seule pièce :

- Demi-voilure :

Cette solution impose une mise en forme du longeron en accord avec le profil.
Le revêtement de voilure assure le rôle de gousset et transmet les charges sur les faces inférieure et supérieure du longeron.
Liaison Voilure - Fuselage
Les principes sont totalement différents selon le type de voilure : 
- Ailes d'une seule pièce :
- L'attache principale ne transmet que les efforts verticaux et la traînée. L'attache Arrière équilibre la torsion. Les flexions s'équilibrent directement dans le longeron.
- Attache principale : La solution la plus classique est celle du boulon traversant le longeron et un cadre du fuselage
- Attache Arrière : Elle dépend essentiellement de la technologie de l'aile et du fuselage. En général, elle n'introduit dans le fuselage qu'une charge verticale due à la torsion de la voilure, notamment à l'atterrissage pour les avions à train classique.
- Demi-voilure : La flexion des ailes passe par des éléments du fuselage :
Solution classique
Rencontrée surtout sur des fuselages à caisson central ou fuselage métallique en treillis.
Les ferrures sont longues pour repartir les efforts dans les semelles. Elles sont souvent d'épaisseur décroissante.
Autre solution plus rare
Sur des fuselages métalliques ou plastiques, en général biplace côte à côte.
L'écartement entre les axes diminue les charges locales à introduire dans le fuselage.
Les attaches arrière sont identiques à celle d'une aile en une seule partie, mais transmettent un effort horizontal vers l'axe avion du fait de l'interruption du longeron arrière.
Articulations des gouvernes (Ailerons et Volets)
De très nombreuses conceptions sont rencontrées : 
- Articulations ponctuelles :
Avec nervures enfilées sur le longeron arrière :
Avec longeron arrière en bout des nervures : - Charnières continues : du type : « piano » surtout pour des petites gouvernes ou tabs
- Paliers d'extrémités : solution peu utilisée
Quel que soit le type utilisé, les ferrures ont une certaine rigidité latérale et l'ensemble des fixations doit autoriser le débattement même avec une flexion voilure importante ; d'où simplement 2 fixations par élément de gouverne et des rotules de préférence aux paliers lisses. Il existe cependant des paliers « Rilsan ».
Articulations des gouvernes (Profondeur et Direction)
Comme pour les ailerons, de nombreuses solutions sont rencontrées qui diffèrent principalement sur la technologie de leur fabrication : tôle pliée, ferrure coulée ou matricée, usinée...
Le poids propre de la gouverne de direction conduit souvent à une, au moins, des ferrures avec extension dans le plan vertical.
Equilibrage des gouvernes
La technologie varie suivant la position de l'axe d'articulation.
Deux solutions indifféremment : - Masse répartie le long du bord d'attaque de la gouverne :

- Masse concentrée :
Quelques fois plusieurs masses par gouverne
- Solutions rencontrées pour des gouvernes profondeur ou direction :

Fuselage
Les fuselages de la plupart des avions légers en bois sont réalisés à partir de la même conception : des flancs construits à plat et assemblés sur des cadres qui leur donne forme et rigidité.
Les structures inférieures et supérieures sont réalisées sur le fuselage assemblé.
Les cadres n'existent qu'à l'endroit d'introduction d'efforts : cloison pare-feu ; cadre principal d'attache voilure ; niveau de l'attache arrière ; support de roulette et étambot.
La partie Avant du fuselage et notamment des flancs est toujours revêtue de contre-plaqué pour prendre les cisaillements importants dus aux efforts d'inertie du moteur dans les ressources ou atterrissages. Les flans travaillent en flexion différentielle dans la zone habitacle.
La partie Arrière est soit en treillis, soit traitée en coque. Dans les 2 cas, elle supporte les efforts des empennages et torsion due aux charges de la direction et charges dissymétriques de l'empennage horizontal.
Bielles de commandes de vol
Les bielles de commandes de vol paraissent souvent sur dimensionnées car elles sont définies par la rigidité de la chaîne cinématique et non par les efforts (forfaitaires ou aérodynamiques) appliqués.
Les bielles sont terminées par des embouts, l'un fixe, l'autre réglable.
- Embout fixe :

Bielle en alliage léger :
- Embout réglable :
La plupart des bielles réglables possèdent un moyen de contrôle de la garde de filetage restant en prise : soit par une gorge circulaire sur l'embout réglable, soit par un trou de contrôle sur l'embout coté bielle.
Commandes de tab
La technologie des commandes de tab a pour particularité de rendre celui-ci irréversible. Cette commande est très démultipliée pour éviter un facteur de charge élevé en cas de manœuvre brutale ou accidentelle.
Elle est manuelle ou électrique et passe souvent par une vis sans fin et des câbles semi-rigides sous gaine.
Lorsque la commande de tab n'est pas irréversible, il est équilibré à 100 % :
Bati-Moteur
Les points d'attache sur la cloison sont situés au droit des longerons de fuselage.
Les moteurs sont fixés par 4 points munis de « silentblocs » à axe parallèle ou convergent.
Le moteur déposé, chaque bâti possède au moins un point fixe dans l'espace ( c'est à dire parfaitement triangulé vis à vis de la cloison pare-feu).
Les autres points sont, soit rendus fixes par le bâti lui-même, soit par le carter moteur qui fait office de triangulation. Un anneau circulaire existe souvent pour solidariser les 4 points.
Pour un avion de voyage un décalage de l'axe moteur de 3° environ par rapport à l'axe avion permet de contrer la dissymétrie du souffle hélicoïdal.
Des renforts de la cloison pare-feu servent parfois de triangulation du bati-moteur.
Attaches moteur sur bati et bati sur cloison
Les solutions dépendent essentiellement du type de moteur et des silentblocs utilisés.
Coté bâti, dans beaucoup de conceptions une grosse pièce tournée est utilisée et reçoit les différentes barres du bâti.
Coté cloison, la conception des attaches est liée à la réalisation du fuselage. L'axe des barres passe au plus près des boulons de fixation.
Ces deux solutions sont utilisées. Le modèle 1 est de moindre coût, tandis que le modèle 2 est plus élaboré pour la tenue en fatigue.
Fixation train d'atterrissage sur longeron
Les semelles du longeron sont très rarement percées. Le principe de fixation du train principal est similaire aussi bien pour un train classique que tricycle.
Deux solutions existent selon le montage voilure :
- nervures enfilées
- demi-nervures de part et d'autre du longeron
- Nervures enfilées :
Des cales existent de part et d'autre du longeron et sont percées par les boulons de fixation. Le train comporte 2 platines qui enserre le longeron. Les efforts verticaux passent directement en appui. Les cales assurent la transmission de la torsion. Cette solution est surtout rencontrée pour des longerons de faible profondeur.
- Demi-nervures :
Le train prend appui sur la face avant du longeron et est lié à une contre-plaque arrière par l'intermédiaire de boulons passant entre les semelles du longeron. La plaque avant et arrière prennent appui sur les faces des semelles pour les efforts de torsion et traînée.
Ce principe plaque et contre-plaque est également utilisé pour tenir l'axe de pivotement d'un train rentrant.
Conclusion
L'examen des détails de fabrication d'un avion léger en bois permet de réfléchir au travail demandé au concepteur ou au bureau d'études. L'analyse ci-dessus, qui pourrait encore être étendue aux avions métalliques ou composites, montre que, sur un cahier des charges donné, plusieurs conceptions peuvent en découler.
C'est ce qui fait la diversité et la richesse de l'aviation légère .
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29.11.2006
Transport aérien civil : techniques opérationnelles
| Transport aérien civil techniques opérationnelles |
| Par où passent les routes trans-océaniques (Atlantique nord et central) ? |
Ces routes ne sont pas fixes. En effet, les conditions météorologiques régnant sur l'Atlantique Nord sont essentiellement variables. Or les compagnies aériennes cherchent bien évidemment à optimiser la consommation en carburant des avions. De plus, le trafic aérien dans cette région est très dense, étant donné que ces routes sont empruntées par tous les vols reliant l'Europe à l'Amérique. Il a donc fallu organiser les trajectoires de façon précise. A cette fin, un organisme calcul chaque jour, en fonction des conditions de vent en altitude, un faisceau de routes optimisées et les publie afin que chaque compagnie puisse programmer les plans de vol sur ces trajectoires pré-définies. Ces routes s'appellent des "tracks" et sont séparées par convention de 1° de latitude entre elles soit 60 NM (environ 110 km). Elles sont construites comme étant des routes passant par des positions définies en longitude et latitude ayant des valeurs entières. Ex: 46N 010W -> 46N 020W -> 47N -> 030W etc… Les espaces océaniques qu'elles traversent sont sous la responsabilité de 4 grands secteurs.
La séparation horizontale sur le parallèle 45N entre les blocs nord (Shanwick + Gander)et sud (New York + Santa-maria) Chaque jour, deux faisceaux de route (de jour et de nuit) sont publiés. L'ensemble porte un numéro unique (Track Message Identification number) qui change chaque jour également pour éviter toute confusion. Le "TMI number" est le numéro du jour de l'année compté depuis le premier janvier.
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| Dans quels cas vidange-t-on le carburant en vol ? |
La vidange ne s'impose que dans le but d'alléger l'avion afin de le poser. En effet un avion peut décoller à une masse bien supérieure à celle maximum autorisée pour se poser. Aussi, lorsqu'un équipage décide de la quantité de carburant à placer à bord de l'avion, il veille à ce que, une fois consommée la quantité nécessaire au vol (délestage), l'avion à l'arrivée, soit suffisamment léger pour se poser. |
| Comment sont menés les atterrissages automatiques ? |
Les atterrissages automatiques, outre qu'ils doivent satisfaire à des normes extrêmement précises du point de vue de l'équipement de l'avion et des infrastructures au sol, nécessitent également une méthode et une répartition des tâches rigoureuses à bord. C'est le pilote automatique qui pilote l'avion, le commandant de bord est le pilote "en fonction" donc menant l'approche et le copilote à pour mission de surveiller l'ensemble des systèmes et instruments y compris ceux dont dépend le guidage de l'avion. En phase finale, le copilote doit rester "tête basse" et ne pas regarder dehors afin d'être totalement concentré sur la planche de bord. Le commandant de bord quand à lui regarde exclusivement dehors afin de voir le plus tôt possible les repères visuels nécessaires pour pouvoir laisser l'avion poursuivre jusqu'au touché. Sur les avions modernes, la décision de remettre les gaz pour cause d'absence de repères visuels, est reportée jusqu'à 20 ft (6 m) de hauteur, cette valeur étant la hauteur des roues du train d'atterrissage au-dessus de la piste et non la hauteur des yeux des pilotes au-dessus de la piste. La visibilité permettant ce genre d'atterrissage peut descendre jusqu'a 100 m soit 1,4 seconde à la vitesse d'approche moyenne. Si un problème survient, quelque soit l'anomalie constatée, une annonce unique "ALARME" doit être faite immédiatement, ce qui entraîne l'execution une approche interrompue (Remise de gaz). |
| Qu'est ce qu'une approche CAT I, CAT II, CAT III ? |
Les approches CAT I, II, III (Catégorie I, II, III) sont des approches de précision utilisant un ILS. Les différentes catégories sont déterminées par les conditions météorologiques minimales nécessaires pour les entreprendre ou les poursuivre. La CAT I "standard", permet de descendre jusqu'à une hauteur de décision de 200 ft minimum et peut être entreprise avec une visibilité horizontale supérieure ou égale à 800 m. Elle peut être menée en manuel ou en automatique. Les approches de précision catégorie II permettent de descendre jusqu'à 100 ft mesuré à la radio-sonde et la visibilité minimale tombe à 400 m. L'approche peut être menée en manuel ou en automatique mais chaque compagnie peut imposer ses propres règles et ne pas autoriser ce type de percée en manuel. Si les conditions météorologiques sont encore plus défavorables, il est possible d'entreprendre une approche catégorie III. Celle-ci doit obligatoirement être menée en automatique (en France du moins). Les minimas associés dépendent de l'avion et de sa certification. Ce type d'approche est soumis à des conditions très strictes tant du point de vue de l'infrastructure au sol et de l'équipement avion que du point de vue des qualifications de l'équipage. Une répartition standardisée des tâches à bord est également requise à partir de la CAT II. Les équipements au sol doivent êtres certifiés et secourus électriquement, et les contrôleurs sont tenus de garantir un espacement minimum entre les avions en approche d'une part et entre les avions au sol et les équipements radio-électriques d'autre part, ce afin d'éviter toute perturbation électromagnétique des systèmes de guidage. Lorsqu'un aérodrome se place dans cette configuration c'est à dire lorsqu'il estime que les conditions météorologiques nécessitent de respecter les espacements adéquats afin de permettre aux équipages de mener ce genre de percée et d'avoir une bonne chance de se poser, et si ses infrastructures répondent aux normes en vigueur, il se déclare en situation "LVP" (Low Visibility Procedures). Cette information signifie pour les pilotes que le terrain est apte à recevoir des avions menant des approches de type CATI à minimas réduits, CAT II et CAT III et ce à tout point de vue. Même si les infrastructures au sol sont pratiquement toujours aptes à répondre à ces normes, le terrain n'est LVP que si le contrôle assure les espacements adéquats, ce qui est très pénalisant du point de vue du nombre d'avions qu'il peut gérer pas unité de temps, c'est à dire de la cadence des atterrissages et des décollages qui se retrouve fortement réduite. C'est pourquoi un terrain ne passe LVP que lorsque cela est indispensable. |
| Qu'est ce qu'une approche classique ? |
La dénomination "approche classique" regroupe tous les types d'approche autre que de précision c'est à dire tout les types d'approche autre que les percées ILS ou GCA. Les approches classiques sont donc: les approches VOR, les approches ADF et les approches "localizer" (ILS sans guidage sur le plan de descente). Du fait de leur moindre précision, elles ont des minimas plus élevés que les approches de précisions et sont plus pénalisantes d'un point de vue des conditions minimales météorologiques pour lesquelles elles offrent une bonne chance d'être menées jusqu'à l'atterrissage. |
| Comment s'organise la répartition des tâches à bord ? |
En dehors des vols particuliers (instruction, tests etc…), on définit d'une part un pilote en fonction (PF) qui a la charge de la trajectoire et de la gestion du vol, c'est lui qui pilote l'avion en automatique ou en manuel, et d'autre part un pilote non en fonction (PNF) qui a pour tâche d'assister le PF selon ses requêtes et conformément à des règles précises. Le PNF est également responsable des communications radio avec le contrôle. Le PF à la possibilité de déléguer tout ou partie des tâches qui lui sont normalement dévolues s'il l'estime nécessaire dans l'exercice de son rôle de PF. Cette répartition ne s'établie pas comme on pourrait le penser selon la fonction (commandant de bord ou co-pilote) mais selon une alternance qui permet à l'un comme à l'autre d'être alternativement PF ou PNF afin de garantir un entraînement suffisant aux deux dans chacun de ces deux rôles. De plus, sauf lors des 2 ou 3 premières années d'embauche, les pilotes et les copilotes disposent des mêmes brevets et compétences qu'il convient d'entretenir aussi efficacement pour l'un que pour l'autre. Le distinguo réel tient au fait que le commandant de bord, pour avoir accès à cette fonction dispose généralement de plus d'ancienneté et donc de plus d'expérience professionnelle, ce qui fait qu'il est seul à pouvoir prétendre prendre en dernier ressort les décisions qu'il considère comme adéquates et qu'il en assume la responsabilité. Cette autorité et son rôle de "leadership" sont garantes d'une synergie efficace et d'une rentabilité maximum de l'équipage dans son ensemble. En situation d'urgence, une fois les actions vitales effectuées et pour lesquelles il n'y a pas de changement de main (c'est le PF du moment qui continue à piloter l'avion en cas de panne), il est courant que le commandant de bord confie le pilotage au copilote (qui est ou devient alors PF) afin de garder le recul nécessaire pour analyser la situation et élaborer les options et les choix qu'il soumettra à l'équipage pour gérer la panne. Il faut comprendre, que contrairement à l'image habituelle, colportée dans de nombreux films, rares sont les commandants de bord usant de leur fonction de façon autoritaire et péremptoire. La recherche de la sécurité maximale impose en fait un bon fonctionnement synergique de l'équipage dans son ensemble et c'est grace à cette conception que d'énormes progrès ont été faits ces dernières années en terme de sécurité des vols. L'autorité du commandant est primordiale, structurante et obtient sa pleine éfficacité dans la mesure où elle s'éxerce avec parcimonie et à bon escient. Les équipages ou la personnalité d'un des pilotes prend par trop le pas sur l'autre sont réputés pour être très dangereux dans la mesure ou une situation conflictuelle est génératrice de non-communication, ce qui est un des facteur les plus dangereux pour la sécurité. |
| Vitesses significatives |
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20.11.2006
Un winglet, c'est quoi ?
C'est l'espèce de recourbure à l'extrémité de l'aile, comme on en voit sur les Airbus, sur le 747-400, ou d'autres appareils de tailles diverses.
| Airbus A340-600 |
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| (crédit photo : Tomcat) |
| Learjet 60 |
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| (crédit photo : Tomcat) |
| Boeing C-17 Globemaster III |
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| (crédit photo : Tomcat) |
Les winglets apportent une réduction de trainée en essayant de limiter les tourbillons d'extrémité de voilure, qui sont dus à la rencontre entre les 2 flux d'air d'extrados et intrados, dont les pressions sont différentes. En bout d'ailes, ils se rencontrent et se mélangent, d'où la formation de troubillons.
Le moyen de ne pas avoir ces tourbillons, c'est d'avoir une aile d'envergure infinie, mais c'est pas facile à faire ;-))
C'est pourtant le principe de l'aile du 777 : Boeing a préféré l'allonger et ne pas mettre de winglets (sinon il aurait été trop large pour utiliser les infrastructures aéroportuaires classiques). Airbus, quant à lui, a préféré réduire l'envergure et installer des winglets sur ses A330 et A340.
Ca sert donc à améliorer une aile existante, à partir des traveaux de Mr Whitcomb dans les années 70 à la NASA. Le winglet type est en deux parties, le VaryEze les reprend fidèlement alors que le LongEze a une version simplifiée.
Le MD11 est très près du modèle original aussi. Les versions Grumman et 747-400 sont simplifiées au niveau du dessin, pas forcément au niveau de l'efficacité.
Une remarque du bureau d'études de Dassault: une aile nouvelle sans winglet est plus performante qu'une aile ancienne plus winglet.
On entend régulièrement dire que les winglets ne servent à rien d'autre qu'au look de l'avion et que le maigre avantage aérodynamique qu'ils procurent ne sert qu'à faire en sorte qu'ils ne soient pas un poids supplémentaire ajouté à l'avion. En gros, leur ajout ne présente aucun avantage mais pas non plus d'inconvénient.
Ces affirmations semblent totalement inexactes à la lumière des chiffres avancés par Boeing (pour ne citer qu'eux) : d'après Boeing, l'ajout de winglets fait gagner de 3 à 5% sur la consommation de carburant. Nombre de spécialistes confirment ces chiffres. Mais beaucoup d'autres estiment que le gain est négligeable... bref, coupons la poire en deux, disons 2% pour que tout le monde soit content, ce qui est déjà énorme ;o)
| Winglet d'Airbus A319CJ |
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| (crédit photo : Tomcat) |
| Winglet d'Airbus A340 |
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| (crédit photo : Mitucci) |
Les "wing tip fences" sont moins coûteux, d'un niveau d'efficacité équivalent voire meilleur mais doivent être adaptés à chaque aile au mieux par des études poussées des écoulements d'air. Le choix du modèle Withcomb est plutôt le souhait de prendre sur l'étagère ce qui existe.
Presque, en moins bien mais il ne dégradent pas, c'est déjà beaucoup.
Ce sont des "fences" ou cloisons: la fonction est de séparer l'écoulement d'air entre les volets et les ailerons pour les ailes en flèche. Ca permet d'abord de mieux contrôler l'avion aux grands angles en lisse.
Mais l'avantage principal c'est que sur les voilures en flèche, les trajectoires des filets d'air dans la couche limite sont deviés vers l'extremité de l'aile, et une des conséquences de cette deviation est que le décrochage de l'écoulement se fait d'abord à l'extremité de l'aile. En fait on tente de redresser l'écoulement parallèlement à la vitesse pour alimenter les ailerons afin de conserver le controle en roulis.
A ce moment l'extremité de l'aile n'est donc plus "portante", la portance se déplace vers l'avant et l'avion a tendance a cabrer spontanément (autocabrage) et peut même devenir instable. Si cela arrive pendant un décrochage ou à une incidence proche de l'incidence de décrochage, ce n'est pas fun puisqu'au contraire il faudrait faire piquer l'avion.
Le rôle du fence est donc d'empêcher les filets d'air de la couche limite d'être deviés vers l'exterieur de l'aile. Et les séparations sur les avions de combat (Mirage III par exemple) font pareil : l'air qui passe par cette fente et qui s'écoule le long de l'aile joue le rôle de fence.
Il peut voler avec un seul winglet, à condition de boucher les trous ;o)
Dans ce cas, la réglementation impose cependant une légère augmentation de la masse de carburant emporté (1% en règle générale).
Ca peut paraître bizarre comme idée, mais certains soutiennent cette thèse : les tourbillons à l'extrémité de l'aile viendraient "frapper" le winglet sur sa partie externe ce qui créerait une force de poussée, un peu comme le vent sur la voile d'un bateau qui tire des bords. Cette théorie semble assez douteuse.
| Winglet d'Airbus A340 |
![]() |
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Aérodynamique : commandes
Publié dans Technique de l'aéronautique | Lien permanent
19.11.2006
Aérodynamique : phénomènes remarquables
Publié dans Technique de l'aéronautique | Lien permanent
17.11.2006
Aérodynamique : généralités
Aérodynamique : généralités
Pourquoi l'avion vole-t-il ? |
L'avion vole parce qu'une force vient s'opposer à son poids et le maintient "en l'air", l'empêchant de tomber. Dans le cas d'une fusée ou d'un Sea Harrier en vol stationnaire, c'est le moteur, qui fournit une force de réaction qui s'oppose au poids. Dans le cas de l'hélicoptère ce sont les pales du rotor principal (qui ne sont ni plus ni moins que des ailes entraînées en rotation). Dans le cas d'un avion ce sont les ailes qui créent cette force en se déplaçant dans l'air avec une vitesse suffisante, et rien d'autre. Donc, si vous me suivez bien, quand les moteurs s'arrêtent en vol, l'avion fait quoi? Il continue à voler tout à fait normalement mais en descente (légère s'il ne s'agit pas d'un chasseur) parce qu'il a toujours ses ailes et que ce sont elles qui lui permettent de voler. [voix de Michel Chevalet ON] - Alors...une aile...comment...ça marche? [voix de Michel Chevalet OFF] On s'est rendu compte que lorsqu'un objet se déplace dans l'air, il est soumis à une force aérodynamique due à l'écoulement des particules d'air autour de lui. Cette force, appelée "résultante aérodynamique", se décompose en deux parties. D'une part les forces de frottement qui freinent l'objet et d'autre part, si l'écoulement n'est pas symétrique, une force latérale appelée "portance" dans le vocabulaire aéronautique. Cette dernière force est due au fait que, si l'écoulement n'est pas symétrique, l'aile dévie une quantité d'air importante perpendiculairement à son déplacement en fonction de sa forme et de sa position dans le flux d'air qui l'entoure. Cette masse d'air ainsi déviée produit en réaction (loi de newton) une force opposée sur l'aile: la portance. On voit sur le schéma du haut que, si l'air, globalement, n'est pas dévié par l'aile selon la perpendiculaire à l'écoulement, seule la traînée existe. Sur le dessin du bas, en revanche, la déviation globale est manifeste, la portance existe. C'est cette portance ainsi créée par l'aile qui va s'opposer au poids de l'avion et donc lui permettre de voler. Cette force existe si l'avion a suffisamment de vitesse et que l'écoulement de l'air autour de l'aile est établi convenablement. Pour les fanas d'aérodynamique, voici une page où est expliqué de façon beaucoup plus rigoureuse (mais plus longue aussi) le phénomène de portance. Ceci étant acquis, on a cherché à produire des formes favorisant au maximum l'apparition de cette force latérale (la portance) tout en minimisant les forces de frottements (la traînée). Ainsi sont apparus les profils d'aile, chacuns répondant à un type de vol particulier. En effet, certains profils sont mieux adaptés au vol à basse vitesse, d'autres au vol à haute vitesse. Des systèmes permettant de faire varier la forme du profil en fonction des besoins ont été créés afin d'optimiser l'aile pour une large plage de vitesse. Il s'agit des becs et des volets décrits plus loin. |
| Un avion peut-il voler sans moteur ? |
Considérons un avion moteurs coupés ou un planeur en vol stabilisé et ligne droite. Sa trajectoire est rectiligne, sa vitesse constante donc par définition la somme des forces auxquelles il est soumis est nulle. En d'autres termes la résultante aérodynamique est égale et opposée au poids. Il avance parce qu'une composante de son poids (P1) l'entraîne vers l'avant comme une bille qui dévale une pente. Il vole parce qu'il a des ailes.
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| Pourquoi l'avion doit-il s'incliner pour tourner ? |
Vu de face ou de derrière, deux forces existent: Le poids et la résultante. Le poids ne pouvant être orienté au choix du pilote ;-) il ne lui reste plus qu'à orienter la résultante vers la droite ou la gauche. Comment faire? La résultante est toujours perpendiculaire aux ailes...donc si on incline l'avion...les forces s'organisent comme sur le schéma ci-contre, la somme est non-nulle et donne un vecteur qui est la force déviatrice qui fait tourner l'avion.Sur le schéma, la longueur de la résultante correspond à la portance puisqu'elle est projetée sur le plan perpendiculaire à la trajectoire en vue de face mais ne chipotons pas... |
| A quoi sert le fil de laine collé sur la verrière des planeurs, hélicoptères, etc.? |
Il est utilisé pour matérialiser le flux d'air qui s'écoule sur l'avion à cet endroit. Le but est de savoir si l'écoulement autour de l'appareil est symétrique afin d'obtenir un vol optimisé du point de vue aérodynamique en évitant une dissymétrie qui augmente la traînée, diminue le rendement de l'aile et crée des effets de masque qui risquent de déventer certaines parties de l'avion. Ceci peut dans certains cas entraîner des décrochages dissymétriques et éventuellement de graves perturbations de l'écoulement dans les entrées d'air des moteurs, provoquant leur extinction, ainsi qu'autour des gouvernes ceci pouvant déboucher sur une importante diminution de leur efficacité et, éventuellement, une perte de contrôle de l'appareil. Le schéma de droite représente l'avant d'un planeur vu de dessus, le fil de laine est dessiné en bleu. |
| Que représente la finesse d'un avion (ou d'un planeur) ? |
La finesse dépend de la vitesse et il existe une seule vitesse et donc une seule incidence pour laquelle la finesse est maximum. C'est une caractéristique très importante pour le vol car cette vitesse sera utilisée tant pour la montée (meilleur angle de montée sur avions à réaction) que pour d'autres phases de vol (vitesse mini opérationnelle en lisse par exemple). D'un pont de vue aérodynamique pure, la finesse est définie comme étant le rapport du coefficient de portance (Cz) sur le coefficient de traînée (Cx) et donc, si on les multiplie tous deux par ½ r SV2, la finesse devient égale au rapport de la portance sur la traînée. Donc sur nos schémas, à une vitesse donnée (et donc sous un facteur de charge de 1g, à une incidence donnée), nous visualisons l'angle a de plané (sans vent) comme étant l'angle fait entre la résultante aérodynamique et la portance. Les coefficients Cz et Cx vont toujours par paire pour une incidence donnée, il existe donc une incidence pour laquelle le rapport Cz/Cx est maximal, il s'agit de respectivement des Cz et Cx de finesse maximale définis pour l'incidence de finesse max. Les ordres de grandeur des finesses maximales sont les suivants:
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I ) La commande de profondeur, permettant de manœuvrer la gouverne de profondeur, cette dernière servant à faire cabrer ou piquer l'avion et donc de contrôler son assiette longitudinale. Pour ce faire, il faut tirer ou pousser le manche c'est à dire le manœuvrer d'avant en arrière.
II ) La commande de roulis, permettant de manœuvrer les ailerons, ceux-ci servant à contrôler l'inclinaison de l'avion de droite à gauche. Pour ce faire, il faut déplacer le manche latéralement à droite ou à gauche ou bien le tourner comme un volant de voiture sur les avions équipés de volants.
III ) La commande de lacet, permettant de manœuvrer la gouverne de direction. Cette dernière fonctionne comme un gouvernail. Contrairement à un bateau dont le gouvernail est utilisé pour faire tourner le bâtiment, celui de l'avion ne sert qu'à contrôler la symétrie du vol, la mise en virage étant réalisée quant à elle en inclinant l'avion.
Un spoiler est un dispositif situé au dessus de l'aile (extrados) permettant de détruire plus ou moins la portance de celle-ci par décollement de la couche limite. Utilisés de façon dissymétriques, ils permettent d'assister voire de remplacer les ailerons dans leur rôle de contrôle de l'inclinaison.
Les becs et les volets sont des dispositifs dits "hyper-sustentateurs" car ils permettent d'augmenter la portance de l'aile à basse vitesse, ou bien encore de diminuer la vitesse à laquelle est obtenue une certaine portance. Ceci permet donc de réduire très sensiblement les vitesses d'approche et donc d'atterrissage des avions, ce qui leur permet de se poser sur des distances beaucoup plus courtes, voire de décoller également en utilisant moins de piste. A fortiori, on peut également choisir de décoller plus lourd sur une même longueur de piste.
On parle par habitude du décrochage d'un avion mais en réalité, le phénomène qui nous intéresse est le décrochage de l'aile. Les filets d'air circulant autour d'une aile en épousent à peu près la forme. Toutefois, si on sollicite trop cette aile en lui demandant plus qu'elle ne peut d'un point de vue aérodynamique l'écoulement de l'air autour du profil va se décoller de l'aile dans sa partie supérieure. Du coup le rendement de l'aile va s'écrouler, sa portance va diminuer brutalement. On dit alors que l'aile a décroché. Lorsque ce phénomène se produit sur un avion en vol, la perte de portance est telle que l'aile n'assurant plus sa fonction sustentatrice, l'avion "tombe" ou du moins continue sur sa trajectoire par inertie mais le poids, qui n'est plus compensé par rien finit par l'emporter! Le cas le plus classique utilisé à titre de démonstration lors de l'apprentissage du pilotage consiste à ralentir l'avion en palier jusqu'à arriver au décrochage de l'aile. L'avion généralement pique du nez, s'enfonce, il ne reste plus au pilote qu'à accompagner ce "piqué" le temps de reprendre suffisamment de vitesse pour que l'avion puisse être remis en vol horizontal. Cet exercice ne présente aucun danger s'il est réalisé à une altitude suffisante.
Le lacet inverse est un phénomène qui fait pivoter l'avion sur son axe de lacet lorsqu'on l'incline et ce, dans le sens opposé à l'inclinaison commandée. Le lacet inverse n'existe que durant le temps où la commande de roulis est actionnée.
Le lacet et le roulis induit, même s'ils concernent chacun un axe différent, ont tous deux la même cause. En virage, l'aile extérieure est plus loin du centre du virage que l'aile intérieure. En conséquence de quoi, l'aile extérieure (haute) parcourt une plus grande distance que l'aile intérieure. Or, les deux ailes mettent le même temps à parcourir un tour complet donc si elles parcourent des distances différentes dans le même temps, c'est qu'elles n'ont pas la même vitesse. L'aile haute avance plus vite que l'aile basse. On observe un phénomène semblable sur les voitures où, en virage, la roue extérieure tourne plus vite, ceci imposant la présence d'un différentiel.
[voix de Michel Chevalet ON]
Oui...il suffit de lire le chapitre juste au-dessus...En fait, en vol, 2 forces s'exercent sur un avion moteurs coupés ou un planeur. Il y a la résultante aérodynamique et le poids. Et c'est tout...Et la portance? Et la traînée? Hum!? Ce ne sont que des composantes de la résultante. On la décompose ainsi pour illustrer son influence selon chaque axe, mais c'est une pure convention.
Pour les curieux...si il y a un moteur en fonctionnement, comment cela se présente t-il? Il existe alors une troisième force: la force de traction de l'hélice (ou la poussée des réacteurs) et la somme des forces est toujours nulle (ligne droite à vitesse constante) et voilà le dessin:
Pour le virage, le phénomène est du même ordre que celui du motard qui se penche dans les virages. En physique on énonce qu'un objet soumis à des forces dont la somme est nulle suit une trajectoire rectiligne uniforme. Donc si l'on veut tourner, la trajectoire n'étant plus rectiligne, la somme des forces ne doit plus être nulle. Il faut avoir une force résultante perpendiculaire à la trajectoire et qui fasse tourner l'avion.
Le fil de laine est un vrai fil en laine (généralement) collé à une de ses extrémités par un scotch sur la verrière du planeur ou de l'avion (sauf s'il a une hélice devant parce que le souffle de l'hélice perturberait complètement le fil de laine). Sur hélicoptères je l'ai souvent vu au bout d'une petite tige métallique. Il est placé devant le pilote, au milieu de son champ de vision.
D'une façon simple, la finesse d'un avion, d'un planeur ou d'un hélicoptère, représente sa capacité à planer plus ou moins bien. Plus la finesse est importante, mieux l'appareil plane. Le chiffre de la finesse exprime le rapport de la distance parcourue sur la hauteur perdue. En d'autre terme, la finesse représente "combien de fois" un "planeur" peut parcourir sa hauteur.Par exemple, un planeur ayant une finesse de 30 parcourra 30 km en perdant 1000 mètres d'altitude.