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19/01/2011

Airbus relève ses prix catalogue de 4,4% en moyenne

Airbus annonce une hausse moyenne de 4,4% du prix catalogue de ses appareils, qui reflète selon le constructeur aéronautique européen les investissements consentis pour augmenter ses cadences de production.
Cette décision, qui tient compte également de la baisse du dollar, intervient quelques semaines après celle de son rival américain Boeing de relever ses propres tarifs de 5,2% en moyenne.

Les deux constructeurs ont accéléré leurs cadences pour faire face à l'augmentation des commandes liée à la reprise du transport aérien, qui a connu un ralentissement au cours de ces dernières années en raison de la crise économique.

Le groupe européen précise que la hausse concernant son très gros porteur A380 atteint 8,3%, ce qu'il justifie par les performances de l'appareil qui permettent aux compagnies de générer plus de recettes.

Le prix affiché pour un A380 s'élève ainsi désormais officiellement à 375,3 millions USD (280 millions EUR environ), mais les constructeurs consentent souvent des rabais importants à leurs meilleurs clients par rapport à ce prix catalogue, purement indicatif.

Airbus a remporté en 2010 une part de marché de 52% des commandes nettes et de 52,5% des livraisons.

GAMME AIRBUS

* Prix catalogue moyen 2011, effet premier janvier (en millions de dollars - USD)

A318 : 65,2

A319 : 77,7

A320 : 85,0

A321 : 99,7

A319/A320/A321 (Prix de l'option avec nouveau moteur) +6,2

A330-200 : 200,8

A330-200 version fret : 203,6

A330-300 : 222,5

A340-300 : 238,0

A340-500 : 261,8

A340-600 : 275,4

A350-800XWB : 236,6

A350-900XWB : 267,6

A350-1000XWB : 299,7

A380-800 : 375,3

NOTE : Les prix varient pour chaque modèle en fonction des options retenues (aménagement de la cabine, ...) et du choix de la motorisation.

Delta Air Lines publie un bénéfice et termine l'année dans le vert

Delta Air Lines publie un bénéfice et termine l'année dans le vert.PNG

Delta Air Lines a dégagé un bénéfice net hors éléments exceptionnels de 158 millions USD au titre de son dernier trimestre 2010, soit 19 cents par action, en amélioration de 383 millions USD en comparaison annuelle. Résultats inférieurs aux attentes.

La compagnie américaine a vu ses revenus progresser de 14% pour atteindre 7,8 milliards
USD, une hausse de 15% dans le secteur passager compensant largement un repli de 7% dans le fret.
Dans le transport de passagers, le chiffre d'affaires de Delta Air Lines a profité à la fois d'une augmentation de 7% de ses capacités et de 8% de son revenu passager par siège disponible.

Grâce à des synergies de coûts supplémentaires, les résultats n'ont été pénalisés que partiellement par une augmentation de ses dépenses opérationnelles associée à son programme de partage de bénéfices et à la hausse des frais de carburants. Hors carburants et éléments exceptionnels, le coût unitaire consolidé a été réduit de 2%.

Sur l'ensemble de l'année 2010, Delta Air Lines a engrangé un résultat net de 1,4 milliard
USD en données ajustées, et de 593 millions en prenant en compte les éléments exceptionnels.

Par ailleurs, le prix élevé du pétrole est un danger direct pour Delta. Si le prix du brut reste à son niveau actuel, la facture carburant de la compagnie pourrait augmenter de un milliard USD cette année, estime le CFO, Hank Halter.
Ce dernier précise que les récentes augmentations tarifaires ainsi que la croissance des revenus de complément sur les services devraient néanmoins aider à couvrir cette hausse.


Lire aussi :
- Delta renoue avec les bénéfices 21-07-10
- Delta réduit ses pertes et anticipe un retour aux bénéfices 20-04-10

15/01/2011

Airbus pourrait gagner la bataille 2010 face à Boeing

 

Airbus pourrait gagner la bataille 2010 face à Boeing.PNG


Airbus devrait annoncer lundi avoir remporté la bataille 2010 face à son grand rival Boeing ainsi qu'une commande de dernière minute lors de la présentation de ses résultats commerciaux annuels.

Les deux leaders mondiaux de l'aéronautique civile surfent actuellement sur un forte vague de commandes, initiée par la reprise économique mondiale et amplifiée par le cours élevé du pétrole, qui incite les compagnies à se doter plus vite que prévu de nouveaux avions moins gourmands en kérosène.
L'examen des commandes préliminaires non encore signées suggère que le constructeur européen soit parvenu à combler son retard sur l'américain et à le battre en termes de commandes pour la troisième année consécutive. Airbus devrait battre Boeing à la fois au niveau des commandes nettes et des commandes brutes.
Airbus, qui a passé la majeure partie de l'année à courir après Boeing en termes de commandes, prépare avec confiance l'annonce de lundi qui pourrait démontrer que la crise est derrière.
Airbus s'est refusé à tout commentaire.

Le président exécutif d'EADS (maison mère d'Airbus), Louis Gallois, a indiqué qu'Airbus avait vendu et livré plus de 500 appareils en 2010, sans comparer ce résultat à celui de Boeing, qui de son côté fait état de 530 commandes nettes.

Une victoire inattendue d'Airbus après le traditionnel sprint de fin d'année serait une heureuse nouvelle pour le constructeur européen, qui a déjà créé la surprise cette semaine en annonçant une commande d'ampleur historique placée par la compagnie indienne IndiGo, portant sur 180 avions de la famille 320.

 

Bientôt le dix millième Airbus
La réunion de lundi, organisée au siège du groupe à Toulouse, sera également placée sous le signe du ralentissement de la production du très gros porteur 380 depuis l'avarie moteur subie début novembre chez Qantas et par le développement du futur 350.
"Il est moins important pour Airbus et Boeing de l'emporter sur une année donnée que de faire les choses correctement, en produisant un bon résultat net, en fournissant aux clients ce qu'ils demandent et en évitant les retards", a commenté Howard Wheeldon, analyste chez BGC Partners.

Louis Gallois a jugé cette semaine que l'objectif d'EADS de réaliser un bénéfice d'exploitation de 1,1 milliard EUR en 2010 et un résultat similaire en 2011 n'était "pas satisfaisant".
A la fin de novembre, Airbus avait décroché 440 commandes brutes sur l'année, contre 625 sur toute l'année pour Boeing. En tenant compte des annulations, Airbus dispose de 388 commandes nettes sur les onze premiers mois, contre 530 sur l'année pour Boeing.
Depuis la fin novembre, Airbus a réduit l'écart en faisant état de 73 commandes de modèles 320. Bien qu'annoncées après le jour de l'an, elles devraient être comptabilisées sur l'exercice 2010.

Pour dépasser Boeing, Airbus doit donc concrétiser une série de commandes laissées en suspens depuis le salon de Farnborough, notamment un accord sur au moins 40 appareils avec Virgin America et 15 unités de 350 pour Hong Kong Airlines.

Anecdote : Airbus se rapproche de la barre des 10 000 avions vendus depuis sa création, il y a quarante ans.

Avec 9874 ventes pour Airbus entre sa fondation en 1970 et la fin novembre 2010, le secteur des compagnies aériennes s'interroge déjà sur l'identité du transporteur qui recevra le 10 000ème Airbus et profitera de la forte publicité que ce type d'événement suscite généralement dans le secteur aéronautique.

En comparaison, Boeing a vendu 20 663 avions depuis janvier 1958, premier mois pour lequel des chiffres sont disponibles sur son site internet.

 

14/01/2011

Des mesures pour mieux faire face à la neige dans les aéroports français

 

Des mesures pour mieux faire face à la neige dans les aéroports français.PNG

Le gouvernement et les responsables du transport aérien français ont convenus d'une dizaine de mesures pour mieux faire face aux chutes de neige, qui ont fortement perturbé le trafic aérien fin décembre.

Les stocks de glycol, le produit utilisé pour dégivrer les avions, seront augmentés, ainsi que le nombre d'aires de dégivrage à l'aéroport de Roissy-Charles de Gaulle, ont-ils annoncé lors d'une conférence de presse après leur rencontre.
"On ne veut plus revoir ce qui s'est passé à l'occasion de cette crise", a déclaré le secrétaire d'Etat au commerce (Frédéric Lefebvre).

La ministre des transports (Nathalie Kosciusko-Morizet) a précisé : "pour Aéroports de Paris, ceci représente un engagement de 60 millions EUR, sans augmentation des redevances d'aéroport".

Le gestionnaire des aéroports parisiens avait notamment été critiqué par la compagnie Air France pour sa gestion des intempéries.
Il a en outre été décidé que l'information et la prise en charge des passagers serait améliorée, avec une transmission de messages SMS et un meilleur affichage sur internet et sur les écrans des aéroports.
Pour faciliter la vie des passagers bloqués, l'information sur les capacités hôtelières sera centralisée et le remboursement des billets aux bornes électroniques sera mis à l'étude.
L'accès aux aéroports sera amélioré avec le déneigement prioritaire des axes les reliant aux villes et l'extension des horaires des transports en commun.

Au niveau européen, une coordination des déroutements d'avions et la présence obligatoire d'un chef d'escale par compagnie dans les principaux aéroports seront proposées.

Une réunion pour vérifier la mise en application de ces mesures aura lieu le 15 avril pour assurer que tout sera prêt l'hiver prochain, a précisé le secrétaire aux transports (Thierry Mariani).

 

08/01/2011

Boeing réalise ses objectifs de livraison de 2010

Boeing réalise ses objectifs de livraison de 2010.JPG
Le bilan de 2010 des commandes et livraisons de Boeing a été publié le 6 janvier par le constructeur américain. Celui-ci a confirmé avoir réalisé son objectif de livraisons (fixé à 460) en livrant 462 unités aux compagnies clientes (contre 481 en 2009).
Ces chiffres restent cependant loin des niveaux records atteints en 1999, avec la livraison de 620 appareils.

La famille 737 a d’ailleurs battu un nouveau record avec 376 unités du monocouloir livrés au cours de l'année 2010. 74 unités du "triple seven", le 777, et 12 du 767, ont été produites.

Le carnet de commandes également se porte bien, s'étant étoffé grâce à des accords conclus pour un total de 530 appareils nets, Boeing y voyant un signe de reprise de l'expansion des compagnies aériennes.
Le 737 est une fois de plus premier sur le podium, avec 486 unités. Le 777 représente quant à lui 46 unités.

Ce succès permet à l'avionneur américain d’annoncer plusieurs augmentations de cadence de production de ces deux modèles. Le 737 passera à 35 unités mensuelles à partir de début 2012, puis 38 à partir du deuxième trimestre 2013.
Le 777 passera de 5 unités mensuelles actuellement à 7 vers la mi-2011, puis 8,3 durant le premier trimestre 2013.

Le bilan n’est toutefois, paradoxalement, pas si rose pour Boeing. Payant les retards des nouveaux programmes, le résultat net des commandes et annulations est négatif pour le 747-8 (-1) et pour le 787 (-4), dont on attend toujours le nouveau calendrier. Et finalement, Boeing n’aura pas rempli l’objectif le plus symbolique qu’il s’était fixé pour 2010, soit livrer son premier Dreamliner à ANA (All Nipon Airways) avant la fin de l’année...

La Norvège disposée à céder sa part de SAS en cas d'offre

La Norvège est disposée à céder sa participation de 14,29% dans Scandinavian Airlines, a déclaré Trond Giske, ministre norvégien du commerce, faisant bondir le titre du groupe de près de 10% il y a quelque jours. La compagnie SAS est de longue date l'objet de rumeurs de rachat et des informations de presse font état ces derniers jours d'un intérêt prononcé de la compagnie allemande Lufthansa (voir "Lire aussi" plus bas).

La Norvège, la Suède et le Danemark détiennent à eux trois 50% de la compagnie scandinave basée à Stockholm.
"Nous sommes ouverts à une vente si une bonne opportunité se présente. Nous n'éprouvons pas le besoin idéologique de posséder une compagnie aérienne", a indiqué Trond Giske en marge d'une conférence sur la participation de l'État dans les entreprises.

L'idée d'un rachat de SAS par un grand groupe européen est un thème récurrent lorsqu'il s'agit de SAS, qui se débat avec difficulté face à la concurrence des compagnies à bas coûts et qui doit composer avec des pertes importantes après une série de plans de restructuration.

Lufthansa, British Airways et Air France seraient toutes les trois tentées par le rachat du groupe Scandinave.

Trois critères seront pris en compte si l'Etat doit examiner une offre, a-t-il précisé : "Le premier sera les employés, le deuxième sera l'offre de trafic aérien en Norvège et le troisième, la valeur de l'entreprise - qu'elle soit préservée et que nous obtenions un bon prix.".

 

Lire aussi :
- Etat des lieux du ciel mondial 13-02-10

- SAS affiche une perte moins importante que prévue 19-08-10
- SAS surprend avec un bénéfice inattendu 05-11-09
- SAS, en grandes difficultés, va supprimer 3000 emplois et vendre ses filiales 03-02-09
- Lufthansa reconnaît des discussions avec SAS 04-01-09
- SAS en détresse 11-11-08
- SAS supprime 2500 postes 15-08-08
- SAS retourne vers Bombardier 12-03-08  

03/01/2011

La diplomatie américaine aurait favorisé les ventes de Boeing

La diplomatie américaine aurait favorisé les ventes de Boeing.jpgDes diplomates américains sont intervenus à plusieurs reprises pour favoriser les ventes de Boeing face à son (presque) éternel rival européen, Airbus. C'est ce que révèlent des télégrammes diplomatiques obtenus par WikiLeaks (et publiés par le New York Times).
 
Les informations décrivent une lutte acharnée entre l'administration Bush et le président français Nicolas Sarkozy pour remporter un contrat avec Bahrein en 2007.
Au final, la diplomatie américaine a convaincu les autorités de cet émirat d'acheter chez Boeing en liant le contrat avec une visite de George W. Bush, qui a eu lieu en janvier 2008, la première à Bahrein d'un président américain en exercice.
"C'est la réalité de ce 21ième siècle, les gouvernements interviennent de plus en plus pour soutenir leurs entreprises et nous devons faire la même chose", a déclaré Robert Hormats, sous-secrétaire d'Etat pour les affaires économiques.
 
Un de ces câbles relate également l'intervention du département d'Etat américain pour que Boeing accède à la demande du roi d'Arabie Saoudite Abdullah d'avoir sur son avion la même technologie que l'avion présidentiel américain Air Force One.
Le département d'Etat a confirmé être intervenu pour "autoriser" cet aménagement dont dépendait la signature d'un gros contrat.
 
En novembre 2006, la compagnie publique saoudienne avait finalement signé un contrat pour 12 appareils 777-300ER pour un montant de 3,3 milliards USD.
Ces pratiques se seraient poursuivies malgré des décennies d'accords tacites selon lesquels les dirigeants européens et américains devaient s'abstenir de se mêler des contrats dans le secteur de l'industrie aéronautique.