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13/11/2010

Ouverture du premier festival aérospatial (livre et cinéma) à Toulouse

Le premier "Festival aérospatial de l'image et du livre" s'est ouvert vendredi à Toulouse (à Blagnac), capitale de l'aéronautique et de l'espace avec notamment et le CNES (Centre National d'Etudes Spatiales), pour trois jours de fête consacrés au culte de l' et de l'espace.
Une cinquantaine d'auteurs de livres sont présents lors de cette qui programme aussi des films de fiction, des documentaires et des films institutionnels, ainsi que des conférences sur "les nouveaux avionneurs", "les accidents d'avion" ou "la conquête spatiale".
"Toulouse et Blagnac ont une légitimité incontestable dans les domaines de l'aéronautique et de l'espace pour accueillir un tel festival", s'est félicité le maire de Blagnac, Bernard Keller (PRG), en ouvrant la manifestation au centre culturel Odyssud.
Le Grand Toulouse accueille en effet, outre Airbus, le siège d'ATR, le Centre National d'Etudes Spatiales (CNES), des entreprises comme Astrium (EADS) ou Thalès, et de grandes écoles comme Supaéro ou l'Ecole Nationale de l'Aviation Civile (ENAC).
Parmi les auteurs attendus figurent notamment Patrick Poivre d'Arvor, André Turcat ou Michel Polacco. "Au Grand Balcon", sur l'aventure de l'Aéropostale, "Les chevaliers du Ciel" et "2001, l'Odyssée de l'espace" sont les vedettes de films de fictions ; "Des ailes européennes" illustrera la saga Airbus du côté des documentaires.
"L'aile d'or" récompensera le meilleur de la vingtaine de films institutionnels présentés, lors de cette manifestation parrainée par Michel Drucker, animateur télé et pilote d'hélicoptère.
Dès 2014, a précisé Bernard Keller, ce festival s'inscrira dans la programmation du futur musée de l'aéronautique Aeroscopia, un projet prévu près du site d'Airbus à Blagnac qui ouvrira ses portes fin 2013.

11/11/2010

Routes aériennes nocturnes plus courtes en Europe

 

Routes aériennes nocturnes plus courtes en Europe.JPG

Dans le cadre de l'harmonisation de l'espace aérien européen, les services de la navigation aérienne proposent des routes aériennes nocturnes raccourcies sur 115 liaisons internationales. Plus écologiques et moins coûteuses, ces routes aériennes sont le résultat des travaux du FABEC (Functional Airspace Block Europe Central), un espace où les services de la navigation aérienne d'Allemagne, de Belgique, de France, du Luxembourg, des Pays-Bas et de Suisse collaborent pour mieux gérer leur espace aérien commun.

 

 

FABEC a entre autres pour but de proposer aux pilotes le plus grand nombre possible de routes aériennes directes dans l'espace aérien européen. Pour l'heure, le FABEC a raccourci 115 routes aériennes utilisées de nuit, ce qui permet aux compagnies aériennes de parcourir 800 000 milles nautiques de moins par an, soit environ 1,481 million de kilomètres. Cette diminution se traduit par une économie de 4800 tonnes de kérosène et par une réduction des émissions de CO2 de 16 000 tonnes. S'il est possible de proposer ces itinéraires plus courts, c'est parce que le trafic aérien diminue considérablement la nuit et parce que les espaces aériens réservés aux exercices militaires ne sont généralement pas utilisés pendant cette période. Le raccourcissement des routes aériennes est particulièrement utile aux avions cargo, qui volent souvent la nuit. Des 115 nouvelles routes aériennes, 19 traversent l'espace aérien contrôlé par skyguide.

 

Les membres du FABEC voient dans ce premier succès tangible la confirmation de leur intention de faire avancer l'harmonisation de l'espace aérien européen. Ce progrès contribue non seulement à améliorer le réseau des routes aériennes, mais aussi à réduire l'impact écologique de l'aviation.

 

 

FABEC réunit six États européens (Allemagne, Belgique, France, Luxembourg, Pays-Bas et Suisse), leurs fournisseurs de services civils et militaires de la navigation aérienne et le centre de contrôle aérien quadrinational d'EUROCONTROL à Maastricht. Les Services de la navigation aérienne (SNA) civils du FABEC emploient en tout 17 700 collaborateurs, dont 5400 contrôleurs de la circulation aérienne. 55% de la totalité du trafic aérien européen est géré dans l'espace FABEC.

FAB Europe Central Media relations
Phone : +49 6103 707 4190
Email : Roland.Beran@FABEC.eu
Website : www.fabec.eu

 

 

Skyguide est responsable des services de la navigation aérienne en Suisse et dans une partie de l'espace aérien adjacent. C'est à travers l'un des espaces aériens les plus denses et complexes d'Europe que skyguide accompagne les avions civils et militaires (près de 3150 par jour ou 1,15 million par an). Société anonyme à but non lucratif basée à Genève et dont la majorité du capital-actions est détenue par la Confédération, skyguide a dégagé en 2009 un chiffre d'affaires annuel de plus de 362 millions CHF. Skyguide emploie 1400 collaboratrices et collaborateurs sur 14 sites en Suisse.

Skyguide Swiss Air Navigation Services ltd.
Media relations
Phone : +41 22 417 4008
Email : presse@skyguide.ch
Website : www.skyguide.ch

Huitième salon international de l'aéronautique et de l'aérospatial de Chine

Le huitième salon international de l'aéronautique et de l'aérospatial de Chine, qui s'ouvrira le 16 novembre 2010 à Zhuhai, une ville de la province du Guangdong (sud), exposera environ 70 aéronefs venus du monde entier, a annoncé la Zhuhai Airshow Co. Ltd., l'organisatrice du salon.
Celle-ci a tenu une conférence de presse mardi à Hong Kong afin de présenter en détails ce salon, qui a attiré près de 600 exposants.

La salon, d'une superficie au sol de 23 000 m², exposera pas moins de 70 aéronefs (civils et militaires) venus de 35 pays et régions.

L'armée de l'air de l'armée populaire de libération (APL) de Chine apportera une série d'avions, qui avaient été exposés lors du défilé de la soixantième fête nationale chinoise.

Durant ce salon d'une semaine, environ quarante forums, des conférences de presse, des présentations de modèles et des cérémonies de signature de contrats seront entre autres organisés.

Créé en 1996, le salon bi-annuel de Zhuhai a servi de passerelle pour les échanges de technologies et la coopération entre les industries aéronautiques et aérospatiales chinoises et étrangères.

10/11/2010

Vueling s'implante à Toulouse

Vueling s'implante à Toulouse.PNG

La low cost espagnole Vueling va s'installer à Toulouse. A compter d'avril 2011, elle proposera sept destinations au départ de la ville rose : Amsterdam, Venise, Pise, Paris, Barcelone, Ibiza et Malaga.
Vueling, qui opère depuis 2004, a fusionné en 2009 avec Clickair (lire article), filiale low cost d'Iberia. Cette dernière possède un peu plus de 45% du capital de Vueling.

Vueling disposera au départ un avion sur sa base de Toulouse et offrira des vols vers sept villes européennes dont Barcelone (nord-est de l'Espagne), le hub de Vueling, qui est elle connectée à plus de 40 destination internationales. L'ouverture de la base de Toulouse représente pour Vueling un investissement de près de 30 millions EUR au cours des trois prochaines années, et devrait générer 150 postes de travail directs et indirects.

Vueling est le quatrième transporteur aérien espagnol en nombre de passagers transportés (2,8 millions au deuxième trimestre) et numéro un sur l'aéroport de Barcelone. Son chiffre d'affaires au premier semestre a grimpé de 100% à 211 millions EUR.


Lire aussi :
- L'Europe donne le feu vert à la fusion de Vueling et Clickair 12-01-09
- Vueling publie le meilleur résultat trimestriel de son histoire 01-11-08
- Fusion entre Vueling et Clickair 08-07-08
- Vuelings'essoufle 03-10-07

Airbus fait une percée sur le marché japonais

L'avionneur européen Airbus est sur le point de vendre six modèles 380, dont quatre fermes, à la compagnie low cost japonaise Skymart Airlines. Une percée dans un marché monopolisé jusqu'à présent par Boeing.
Le contrat définitif sera signé au printemps pour un montant de 2 milliards EUR, mais c'est surtout la valeur symbolique de cettte vente qu'il faut retenir, car jusqu'à présent, Boeing détenait le quasi monopole du marché aéronautique nippon, avec 95% de parts de marché.

Créée en 1996, Skymart Airlines se concentrait jusqu'à présent sur les lignes japonaises intérieures. En portant son choix sur des A380, elle marque sa volonté de passer au stade supérieur et mettre ses "gos porteurs" en service dès 2014 sur des lignes internationales importantes. La compagnie prévoit aussi de doubler sa flotte en deux ans.

L'Europe sanctionne 11 compagnies aériennes pour entente illégale sur les prix du fret

L'Europe sanctionne 11 compagnies aériennes pour entente illégale sur les prix du fret.jpg

La Commission Européenne a infligé hier mardi une amende de 799 millions EUR à 11 compagnies aériennes pour leur entente sur les tarifs dans le fret, une décision qui pourrait ouvrir la voie à des plaintes individuelles contre les compagnies. C'est une des plus lourdes amendes collectives (799 millions EUR).
310 millions ne concernent que le groupe Air France KLM. En ajoutant la compagnie Martinair, qui appartient désormais également au groupe franco-néerlandais, l'amende de ce dernier atteint même 339,6 millions EUR, pas loin de la moitié du total. Air France  KLM a annoncé son intention de déposer un recours auprès du tribunal de l'Union Européenne et a prévenu qu'il devrait inscrire une charge supplémentaire à ses comptes.
Le groupe juge "disproportionné" le montant des amendes.
"Les analyses économiques produites dans le cadre de la procédure ont démontré que les comportements en cause n'ont pas eu d'effet dommageable pour les chargeurs de fret ou les transitaires qui travaillent avec les chargeurs", estime le groupe.
"De plus, le montant des amendes ne tient aucun compte des difficultés économiques qu'a connues le secteur du fret aérien et aura pour effet de fausser le jeu de la concurrence dans ce secteur", ajoute-t-il.

Le groupe souligne que le montant global des amendes infligées à Air France, KLM et Martinair (cf plus haut), excède le montant des provisions déjà constituées, de 127 millions EUR. Le groupe passera donc une charge supplémentaire, qui sera constituée dans ses comptes du premier semestre 2009-2010 (avril septembre), qu'il publie le 17 novembre prochain.

L'amende collective est la quatrième plus élevée jamais infligée par la Commission à un cartel. Elle entend ainsi "affirmer clairement qu'elle ne tolérera pas les ententes", a prévenu le commissaire à la Concurrence, Joaquin Almunia, lors d'une conférence de presse. Les faits incriminés se sont étalés sur six ans, de décembre 1999 à février 2006.
"Il est déplorable qu'autant de grandes compagnies aériennes aient coordonné leur prix au détriment des entreprises et des consommateurs européens", a déclaré le commissaire européen à la Concurrence Joaquin Almunia.

Les compagnies ont commencé par s'entendre pour imposer des surtaxes carburant. Après les attentats du 11 septembre 2001, les discussions ont été élargies à des surtaxes pour la sécurité.
"La hausse des prix du kérosène ou l'augmentation des coûts liés à la sécurité après les attaques terroristes du 11 septembre ne sont pas une raison acceptable pour arrêter de se faire de la concurrence", a commenté Joaquin Almunia.
"Si la Commission n'était pas intervenue, le cartel ne se serait pas terminé en 2006. Plus que probablement, il aurait continué pendant la récession économique et jusqu'à aujourd'hui, avec tout le mal que cela aurait causé à leurs clients et aux consommateurs finaux" des produits transportés, a-t-il encore dit.

Lufthansa épargnée pour avoir aidé à l'enquête
Lufthansa , jugée également coupable d'avoir pris part au cartel, n'a cependant pas été sanctionnée, la compagnie aérienne allemande ayant alerté la Commission de l'existence de ce cartel.
Le cartel avait été dénoncé par l'allemande Lufthansa, qui a également fourni des "informations précieuses" et donc bénéficié, ainsi que sa filiale Swiss, d'une immunité totale.
Parmi les autres compagnies épinglées figurent plusieurs compagnies européennes, comme British Airways (104 millions EUR), Cargolux (79,9 millions) ou SAS (70,2 millions). Mais des compagnies basées hors d'Europe, comme Singapore Airlines (74,8 millions), Cathay Pacific (57 millions), Japan Airlines (35,7 millions), Air Canada (21 millions) ou encore LAN Chile (8,2 millions).

Les pratiques des compagnies aériennes en matière de fret se sont d'ailleurs, ces dernières années, retrouvées dans le collimateur au niveau mondial. Les premières perquisitions, en février 2006, avaient été menées en parallèle en Europe et aux États-Unis, la Commission collaborant avec le département de la Justice américain. Ce dernier avait infligé en 2008 une amende totale de 504 millions de dollars à 4 compagnies, dont déjà 350 millions pour Air France KLM. Des condamnations pour cartel dans le fret aérien avaient aussi été prononcées en 2009 au Canada et en Australie.

Si la condamnation à Bruxelles a tardé, c'est notamment parce que les compagnies tentaient d'obtenir une réduction d'amende, en invoquant le contexte économique difficile. La Commission avait innové en juin en acceptant de telles réductions pour quelques entreprises qui disaient risquer la faillite si elles payaient leur amende, lors de la condamnation d'un "cartel des lavabos", d'équipements pour les salles de bains, et dans un autre cas impliquant des aciéristes. Dans le cas du fret, "cinq compagnies ont dit qu'elles ne pourraient pas payer", mais "les conditions pour accepter de telles requêtes n'étaient pas remplies", a précisé Joaquin Almunia. Il a insisté sur le fait que les réductions d'amendes pour raisons économiques resteraient une "exception", confirmant que Bruxelles reste sur une ligne dure face aux cartels, contre lesquels elle s'est lancée ces dernières années dans une véritable guerre, avec des amendes toujours plus lourdes.

L'exécutif européen avait initialement lancé une enquête sur plus de 20 compagnies.

SAS, qui est détenue par la Norvège, la Suède et le Danemark, a déjà annoncé qu'elle allait faire appel de la décision de Bruxelles.

08/11/2010

Les pilotes courtisés par les compagnies aériennes au Canada

Les pilotes courtisés par les compagnies aériennes au Canada.jpgAprès plusieurs années de vaches maigres, les perspectives s’améliorent pour le transport aérien, avec des conséquences positives pour les pilotes et autres employés québécois du secteur.

Le secrétaire général de l'Organisation de l’Aviation Civile Internationale (OACI), Raymond Benjamin, a indiqué fin septembre que le transport aérien avait rattrapé l'écart perdu au niveau du trafic international à la suite de la récession.

Signe d’un revirement de la situation, Air Canada a fait paraître récemment une pleine page dans des quotidiens québécois visant à souligner la qualité de ses employés et à se positionner comme un employeur de choix auprès de recrues prometteuses.
« On s’emploie à l’excellence. Air Canada ne recrute que parmi les meilleurs », affirme la publicité.

Selon Daniel Adams, gestionnaire des opérations chez Max Aviation, à St-Hubert, Air Canada prévoirait d’embaucher bientôt quelque 150 pilotes au Canada pour pallier aux départs à la retraite et gérer la reprise, ce qui représente un nombre jamais vu depuis de nombreuses années.

Du côté de Pascan Aviation, un transporteur régional, on affirme avoir embauché une quarantaine de nouveaux employés, dont 20 pilotes, dans la dernière année.

Chef instructeur au Centre de formation aéronautique de Québec, Éric Jutras, souligne que le secteur de l’aviation est très cyclique et qu’il se relève actuellement d’une période difficile à la suite de la crise financière de 2008 - 2009.

Vents favorables
De façon générale, les pilotes et autres employés du transport aérien devraient profiter de vents favorables dans les prochaines décennies. Alors que l’industrie doit composer avec de nombreux départs à la retraite de pilotes issus de la génération des baby-boomers, elle doit aussi gérer une forte augmentation de la demande en provenance des pays émergents.

Boeing avait récemment annoncé que les compagnies aériennes devraient embaucher plus d’un million de travailleurs en 20 ans pour faire fonctionner les 30 000 nouveaux avions qui seront mis en opération pendant cette période.
L’OACI prévoit pour sa part une pénurie de pilotes pour les 20 prochaines années.
« Les compagnies aériennes vont avoir besoin de 49 900 nouveaux pilotes par année, mais les capacités mondiales de formation sont seulement de 47 025 pilotes par année », écrit l’organisation.

M. Adams signale que l’école de Max Aviation forme chaque année une centaine d’étudiants chinois. Ces étudiants sont formés aux frais de sociétés aériennes chinoises et ont un emploi garanti dans leur pays à leur retour.
Il ajoute que de nombreux pilotes québécois et canadiens sont aussi courtisés par des transporteurs de pays émergents en Inde, aux Émirats arabes unis et en Thaïlande. M. Jutras signale que les conditions de travail sont souvent meilleures à l’étranger qu’au pays.
« Les pilotes qui s’expatrient ne paient presque pas d’impôt et sont souvent logés gratuitement », explique-t-il.


Secteur difficile
Malgré des perspectives qui s’améliorent, le secteur aérien continue de souffrir d’une mauvaise image auprès de la jeunesse québécoise.
« Les jeunes d'ici sont moins attirés par le métier. Il y a de moins en moins de points de contact entre les jeunes et notre industrie et les frais de formation sont très élevés », déplore Marco Prud’homme, PDG de l’Association québécoise du transport aérien.

Un futur pilote doit débourser environ 70 000 CAD (50 000 EUR environ) pour sa formation, et les salaires sont maigres dans les premières années, souligne M. Jutras.
« Les choses s’améliorent, mais beaucoup de gens ont encore une perception négative de l’industrie », mentionne-t-il.

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