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18/09/2010

De nouveaux sièges pour gagner de la place dans les avions

De nouveaux sièges pour gagner de la place dans les avions.jpgNi vraiment debout, ni complètement assis... C'est la position proposée par un équipementier italien (sièges d'avions), qui pense avoir trouvé la solution miracle pour entasser encore plus de passagers dans l'espace déjà réduit des avions de ligne des compagnies à bas coûts.
 
58 cm d'espace
Composé d'une assise inclinée et d'un fin dossier, le siège "SkyRider" de la société italienne Aviointeriors oblige le passager à se tenir dans une position quasiment verticale, permettant de gagner de précieux centimètres entre les rangées. Alors que les sièges de classes économiques sont espacés aujourd'hui de 70 centimètres en moyenne, Aviointeriors promet de ramener cette distance à 58 cm.
 
Comme sur un scooter
Le SkyRider "est conçu pour un nouveau type de classe économique. La position est similaire à celle que l'on adopte en scooter", ajoute la société, qui a dévoilé son produit lors d'un salon d'équipement aéronautique à Long Beach (Californie).
 
De nouveaux sièges pour gagner de la place dans les avions (2).jpgRyanair voulait des places debout
Michael O'Leary, le patron de la compagnie à bas coût irlandaise Ryanair, avait déjà prévenu qu'il ne verrait aucun inconvénient à créer des places debout dans les avions. Mais la décision serait sans doute rejetée par l'Union Européenne, pour des raisons de sécurité.
 
Inconfortable
La solution mi-figue mi-raisin (mais tout aussi inconfortable) d'Aviointeriors prétend mettre tout le monde d'accord. "Le SkyRider a été conçu pour permettre de réduire encore le prix des tickets sans sacrifier la rentabilité, en permettant d'embarquer un maximum de passagers dans l'appareil, conformément aux règles de sécurité", affirme la société.

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Procès Sabena : la curatelle fait état de nouvelles preuves

Procès Sabena, la curatelle fait état de nouvelles preuves.jpg

Me Christian Van Buggenhout, représentant la curatelle de la Sabena, a fait état de nouvelles déclarations des anciens administrateurs de SAirGroup et de nouveaux rapports d'experts comptables.
L'avocat avait demandé, lors des premières plaidoiries en février dernier, la production au dossier de certaines pièces caractérisées de "primordiales".
Il s'agit d'un jugement du tribunal de Zurich prononcé le 23 juin 2009. Me Van Buggenhout y a relevé, a-t-il dit, des déclarations des anciens administrateurs de SAirGroup qui prouveraient qu'ils dirigeaient totalement, en fait, la Sabena.
 
Selon l'avocat, SAirGroup avait placé ses propres collaborateurs aux postes importants de la Sabena et avait ainsi influencé les décisions de la compagnie aérienne. Des décisions portant par exemple sur un achat d'une trentaine d'Airbus, ce qui a notamment entraîné la Sabena vers la faillite.
"Ils affirment bien, dans ce jugement, que leur objectif était d'intégrer la Sabena", a indiqué le curateur.
 
En outre, l'avocat compte se servir d'expertises qui ont été menées concernant les comptes du groupe suisse.
"Il apparaît clairement que leurs comptes étaient complètement irréguliers, presque faux", a-t-il poursuivi.
 
L'avocat tient la thèse que la Sabena, qui produisait des bénéfices, ne faisait, en réalité, que renflouer les caisses vides de SAirGroup. Il pointe donc le groupe suisse comme le seul responsable de la faillite, en novembre 2001, de la Sabena.


Articles sur J.R., en rapport direct ou non avec la Sabena :
- SAirGroup responsable de la faillite de la Sabena ? 02-09-10
- Procès Swissair : l'Etat belge fait appel 12-09-07
- 3,75 millions d'euros de primes pour 8 bénéficiaires de la Sabena 01-02-07
- Notre nouvelle compagnie est née ! 24-11-06

17/09/2010

Boom professionnel dans l'aviation civile durant les vingt prochaines années ?

Boom professionnel dans l'aviation civile durant les vingt prochaines années.jpg

Le doublement annoncé du nombre d'avions de ligne dans le monde d'ici 2029 devrait entraîner des campagnes de recrutement importantes de pilotes et de techniciens de maintenance, principalement en Chine.

Belles perspectives de carrière dans le transport aérien, donc ! Les embauches exploseraient dans les années à venir, même si rien n’est jamais sûr… surtout dans ce secteur, bien particulier.
C'est en tout cas ce qui ressort d'une étude de Boeing sur les besoins futurs estimés des compagnies aériennes entre 2010 et 2029. Les chiffres cités par Roei Ganzarski, responsable du département formation du constructeur aéronautique américain, sont assez optimistes : il est question sur cette période de 466 650 pilotes et 596 500 techniciens et mécaniciens, soit plus de un million de personnes à former au total.

Ce boom attendu s'explique par deux phénomènes : la croissance de la flotte mondiale dont la taille devrait doubler à 36 300 appareils à cet date, ainsi que le remplacement du personnel appelé à partir à la retraite. Actuellement, les compagnies aériennes emploient 233 000 pilotes dans le monde.
« Lorsque que vous considérez tous ces chiffres, vous comprenez rapidement les défis que doit relever notre l’industrie aéronautique », réagit Roei Ganzarski.
Et d’ajouter : « Notre tâche est de former la future génération de personnes qui feront voler et entretiendront les avions que nous livrerons d'ici 2029 ».


Les besoins de la Chine amenés à "exploser"

Toutes les régions du monde sont concernées. Selon les calculs faits par Boeing, les besoins sont estimés à 97 350 pilotes et 137 000 techniciens en Amérique du Nord et à 94 800 pilotes et 122 000 techniciens en Europe.
Mais le gros reviendrait à l'Asie et en particulier à la Chine dont les besoins à l'embauche  se chiffreraient à 180 600 nouveaux pilotes et 220 000 techniciens. En Asie, la bataille de la formation a débuté dans le sillage de la guerre commerciale qui oppose les grands noms secteur. En 2010, les compagnies locales devraient sortir du rouge et dégager un résultat de quelque 2,2 milliards USD (contre une perte de 2,7 milliards l’année d’avant).

Portées par la vigueur de la reprise du trafic qui, selon Boeing, devrait progresser de 6,8% par an en Asie, elles ont déjà entamé leur renouvellement et agrandissement de flotte.

Partenariat avec l'industrie chinoise
En Chine, pays qui deviendra dans vingt ans le premier marché aéronautique au monde devant les Etats-Unis, la lutte est pour le moins acharnée. Airbus y revendique 43% de parts de marché avec 623 appareils en service. L'avionneur européen vise 50%. Pour atteindre ses objectifs, il développe depuis des années un partenariat avec l'industrie chinoise. Les équipementiers chinois sont intégrés au réseau mondial des fournisseurs d'Airbus. Ils fabriqueront 5% de la valeur du futur long courrier 350.

16/09/2010

L'OMC remet aux USA et à l'UE son rapport sur les aides à Boeing

• Ce rapport confidentiel pourrait ne pas être publié avant mi-2011
• La CE s'attend à un compromis entre les USA et l'UE

L'Organisation Mondiale du Commerce (OMC) a rendu hier mercredi les premières conclusions de ses travaux sur la légalité des aides publiques apportées par l'Etat américain à Boeing , un élément clé du conflit opposant Américains et Européens sur le soutien au secteur aéronautique.
Cette décision confidentielle, qui ne devrait pas être publiée officiellement avant six à douze mois, a été remise à des représentants des Etats-Unis et de l'Union Européenne.
Le bureau du représentant américain au Commerce (USTR) a reconnu avoir obtenu le rapport de l'OMC mais a précisé qu'il ne pouvait pas discuter de son contenu.

Des sources européennes et américaines ont dit que ce rapport devraient soutenir certaines des réclamations de l'Union Européenne selon lesquelles Boeing aurait bénéficié d'aides publiques illégales ou déloyales pour un montant total de 24 milliards USD (18 milliards EUR environ).
La Commission Européenne espère que ce rapport va encourager les Etats-Unis à négocier un accord pour résoudre leur différend, qui constitue le conflit commercial le plus important entre les deux rives de l'Atlantique.

Les Etats-Unis s'opposent à toute discussion tant que l'Union Européenne n'abandonne pas ses aides destinées au financement du développement du nouvel avion A350 d'Airbus, que Washington assimile aux subventions condamnées par l'OMC.

"Impatients de voir les conclusions de l'OMC"
Boeing soutient pour sa part que les aides publiques qui lui sont reprochées ne sont rien en comparaison de celles reçues par Airbus et rappelle la décision de juin de l'OMC concernant son concurrent : l'organisation genevoise avait alors estimé que certaines des aides au lancement reçues par Airbus étaient contraires aux règles du commerce international.
"Nous sommes impatients de voir les conclusions de l'OMC dans sa décision préliminaire d'aujourd'hui sur les pratiques américaines, dont aucune n'a sur les marchés l'effet de distorsion qu'ont les aides au lancement, ni même n'approche le niveau des pratiques européennes en matière de subvention", a déclaré le constructeur américain dans un communiqué publié avant la diffusion du rapport de l'OMC.

Bien que les deux affaires fassent l'objet d'examens séparés à l'OMC, elles font partie de la bataille que se livrent Bruxelles et Washington pour le compte de leurs constructeurs aéronautiques respectifs.

Les conclusions de l'OMC sont censées donner aux deux parties une idée plus précise du type d'aides publiques considérées comme acceptables dans le secteur aéronautique, qu'elles concernent Boeing ou son grand rival européen EADS, maison mère d'Airbus.

Washington dispose toutefois d'un léger avantage tactique car les Etats-Unis sont en mesure de prendre des mesures de rétorsions commerciales avant l'Union Européenne si la victoire américaine obtenue en juin est confirmée. Le dossier est cependant loin d'être clos, les deux parties ayant interjeté appel.


Le commissaire européen chargé du Commerce, Karel De Gucht, s'est félicité que l'OMC donne raison à l'Union Européenne dans le différend opposant les deux constructeurs.
"Certaines des conclusions du rapport d'experts de l'OMC sur les subventions à Boeing ont déjà été divulguées et commentées. Je voudrais me limiter à dire que l'analyse effectuée semble très complète et que les conclusions appuient les vues de l'Union Européenne dans le différend entre les deux compagnies", a déclaré M. De Gucht. "Une évaluation plus détaillée est nécessaire, mais je crois encore plus fermement qu'auparavant que la question des subventions aux constructeurs d'avions ne peut être réglée que par la voie de négociations", a-t-il ajouté.

Ce rapport préliminaire de l'OMC, considéré comme crucial, aborde les décennies d'aides américaines à Boeing, jugées illégales par Bruxelles et son géant aéronautique Airbus. Le jugement confidentiel de l'OMC sur la plainte européenne déposée en 2004 était très attendu après le premier verdict du gendarme du commerce mondial qui a condamné le 30 juin certaines aides européennes à l'avionneur Airbus (filiale d'EADS).


Lire aussi :
- Les Etats-Unis font appel de deux conclusions de l'OMC sur Airbus 22-08-10
- Bras de fer entre Airbus et Boeing devant l'OMC 02-07-10
- Il faut une solution négociée sur les aides Airbus - Boeing 28-03-10
- Boeing accuse Airbus et Airbus accuse Boeing 05-09-09

15/09/2010

Alitalia s'attend à la poursuite de la reprise au second semestre

Alitalia s'attend à la poursuite de la reprise au second semestre.jpg

Alitalia prévoit que la reprise du trafic passagers se poursuive durant la deuxième moitié de l'année, après avoir enregistré une hausse de 10% de son chiffre d'affaires au premier semestre, grâce à la demande croissante pour les voyages, en particulier pour les liaisons avec le Brésil et l'Argentine, a déclaré l'un de ses dirigeants.

S'agissant de la situation financière de la compagnie aérienne italienne qui avait fait faillite en 2008, Giorgio Callegari, vice-président exécutif en charge des alliances et des stratégies d'Alitalia, a déclaré que le groupe était bien parti pour afficher des comptes à l'équilibre en 2011 comme prévu dans son plan de restructuration.
"En juillet, en août, et sur une partie de septembre, ce que nous avons observé ce sont des volumes (passagers) légèrement meilleurs que ceux des six premiers mois (de l'année) et nous notons également une tendance favorable en matière de réservations pour le reste de l'année", a-t-il dit.
"Notre prévision d'ensemble pour la croissance du marché en Italie pour 2011 est d'environ 7% à 8%. Le fait que nous progressions plus vite que le marché est un indicateur de bonne performance", a-t-il ajouté.

La major italienne, détenue à 25% par Air France KLM , pourrait également accroître la fréquence de ses vols vers Osaka, la plate-forme d'affaires de l'ouest du Japon, envisageant un accès plus important à l'archipel alors que Japan Airlines a supprimé certaines dessertes dans le cadre de son plan de restructuration.
"Quand JAL (Japan Airlines) a annoncé la réduction de ses services, nous avons décidé de réviser notre stratégie de réseau et de réajuster notre réseau longue distance afin de voir si nous pouvions dégager plus de capacités dédiées au Japon", a déclaré Giorgio Callegari.

Pour profiter de la décision de JAL de supprimer notamment ses liaisons vers Rome et Milan début octobre, Alitalia doit porter dès le mois prochain à 14 le nombre de ses vols hebdomadaires vers l'aéroport Narita de Tokyo, soit 40% de plus que ceux réalisés six mois plus tôt.


Lire aussi :
- Les compagnies aériennes européennes trop optimistes 22-08-10
- Alitalia remonte lentement la pente 14-05-10
- Accord entre Alitalia et Air France 13-01-09

13/09/2010

Un contrat chinois de 150 avions pour Airbus ?

Airbus serait en négociations pour vendre à la Chine 150 appareils d'une valeur d'environ 16 milliards USD (12,5 milliards EUR environ).
Les discussions portent sur 120 moyen-courriers A320, 20 A330 et dix A350, selon le quotidien qui cite des sources "concordantes".

Il s'agirait de la plus grosse commande passée par la Chine depuis 2005.
Elle pourrait être annoncée lors de la visite en France du président chinois Hu Jintao, en novembre.

Airbus s'est refusé à tout commentaire sur cette information.

Stand by

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J'écris ces lignes depuis un hôtel à Minneapolis. Aujourd'hui et demain, je serai en stand-by, prêt à partir en vol s'il y a changement de planning à la dernière minute. Mon métier, ces derniers mois, a été un mélange d'attente dans les hôtels et les aéroports américains, parsemé de vols intenses dans des orages, la nuit, pour remplacer un équipage bloqué sur d'autres aéroports.

Je faisais une arrivée STAR le soir sur Minneapolis, en provenance de Washington DC. Et comme les orages étaient en train de traverser l'aéroport, nous faisions des circuits d'attente à une vingtaine de nautiques, à regarder patiemment notre pétrole se casser la figure. Après quelques circuits et la clearance reçue, on s'est pointé en finale à traverser la pluie battante, dans une nuit éclairée que par des éclairs sporadiques.

L'avion était plein, et lorsque j'ai déconnecté le pilote automatique pour pousser le nez du jet vers le seuil de piste, je me suis souvenu que l'ancien Secrétaire d'Etat Colin Powell était à bord, assis en Business Class avec son bodyguard des Services Secrets. Un dernier coup d'oeil sur les autobrakes, que j'ai vérifié armés, car avec une piste mouillée et une vitesse d'approche très élevée due à la maigre taille de leurs ailes, les McDonnell-Douglas ont du mal à s'arrêter.

Une fois arrivé à la porte du terminal, il n'y avait personne pour nous garer. "Ramp is closed," on nous avait annoncé à la radio, ce qui est procédure standard lorsqu'il y a des éclairs à proximité. Par mesure de sécurité, on évacue les agents au sol, et les avions restent bloqués sur les taxiways. Alors on attend.

Maintenant, c'est dans un hôtel que j'attends. Je ne peux qu'être en stand-by pendant 12 heures. J'ai commencé mon service à 03:30 ce matin, donc à partir de 15:30 je peux éteindre mon portable jusqu'à demain matin. Les heures de réserve sont assignées à tour de rôle, et après demain, je pourrai rentrer chez moi pour le week-end. Un collègue copi qui s'appelle Tom, a commencé sa réserve à 05:30 ce matin, et le planning l'a déjà appelé pour une rotation, car un pilote s'était porté malade à Las Vegas. Il s'est donc mis en position là-bas pour reprendre le vol. Grace au système informatique de Delta, je peux accéder aux plannings de mes collègues, et voir qui est parti en vol, et qui attend.

Même si je ne vole pas aujourd'hui, je dois me mettre en repos à partir de 15h30. Avant, les pilotes en stand-by pouvaient être appelés 24h sur 24, mais ceux-ci ne pouvaient que difficilement gérer leur repos. L'absence de standby reserve time dans la réglementation à été changée après le crash à Little Rock, la capitale de l'Arkansas, où le copi avait passé la journée en réserve à attendre. L'avion est sorti de piste par nuit orageuse, cassant le fuselage en plusieurs morceaux, et tuant une dizaine de personnes dont le commandant de bord. C'était un MD-83.

Il est 14h00 et mon portable vient de sonner. C'est Crew Scheduling, et on a besoin de moi pour reprendre un vol à Atlanta. Mise en place dans deux heures, et demain matin à l'aube, je ferai la rotation Atlanta - Chicago - Minneapolis. Quant aux prévisions météo, il y a une ligne d'orages qui s'approche d'Atlanta. L'attente est finie.


(Date original du message : 24 juin 2010)