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15/08/2010

Le cauchemar du transport aérien africain bride le commerce et le tourisme

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Attachez vos ceintures, serrez les dents et gardez espoir : ce pourrait être la devise des voyageurs habitués des lignes aériennes en Afrique, confrontés au cauchemar des retards, escales surprises et autres correspondances multiples qui brident le commerce et le tourisme.

Glenna Gordon, photographe indépendante au Liberia, a eu sa part de mésaventures dans le ciel africain. Voulant rejoindre Monrovia depuis le Cameroun (2080 km), elle a fait une "escale surprise" à Libreville, une autre à Monbasa, au Kenya, traversant ainsi le continent "d'un océan à un autre".
Trente heures de voyage ! "Ce serait plus rapide à bord d'une pirogue par le golfe de Guinée", ironise-t-elle.

Vingt ans après la signature de l'accord de Yamoussoukro, censé ouvrir le ciel africain à la concurrence, voyager sur le continent reste une épreuve.
"L'objectif de cet accord était de libéraliser les services aériens mais peu de progrès ont été faits", indique le directeur des communications de l'IATA, Anthony Concil.

Les compagnies locales sont handicapées par des restrictions complexes imposées par les Etats africains qui restent souvent propriétaires des compagnies : si participation étrangère il y a, elle est limitée à 49%, sans possibilité de contrôler la gestion.
"Très souvent, les gouvernements ne facilitent pas les choses. L'industrie du secteur aérien ne peut pas fonctionner normalement comme une autre à cause de leur interventionnisme", affirme M. Concil.
"La corruption est également un problème dans beaucoup d'endroits du continent", ajoute-t-il.
"Ce n'est pas facile de voyager en Afrique, ça c'est sûr", admet Tim Clark, président d'Emirates, une des compagnies internationales qui s'étendent sur le continent. Elle va lancer en septembre la première liaison directe entre l'Afrique de l'ouest et l'Asie, via Dubaï, à partir de Dakar.

L'héritage colonial contribue en outre à la domination de l'Afrique par les compagnies étrangères.
"Si vous voulez aller d'Accra (Ghana), à Douala (Cameroun), soit 900 km, vous devez aller jusqu'à Paris. C'est beaucoup de temps perdu", ajoute Tim Clark.
"Une bonne compagnie, avec plusieurs destinations, a un impact sur le commerce et le tourisme et la libre circulation des personnes", souligne Ibrahima Cheikh Diongue, président du conseil d'administration de Senegal Airlines, compagnie nationale sénégalaise dont le début des vols est attendu cette année (lire article), en partenariat avec Emirates.

Mais, en l'absence de politique gouvernementale pour développer l'aviation comme une composante essentielle des infrastructures, "le continent paie le prix par de l'activité économique perdue et un coût des affaires élevé", selon M. Concil.

L'industrie aérienne africaine a perdu 100 millions USD en 2008 et en 2009 à cause de la crise financière internationale.
Elle s'attend cependant cette année à un gain équivalent en raison d'une forte croissance du trafic aérien (fret et passagers) lié à l'accroissement des exportations de matières premières (selon l'IATA).
"On s'attend à 13,5% cette année, une croissance exceptionnelle, en comparaison avec l'année 2009 extrêmement faible (- 5,4%)", indique l'IATA.

Le besoin de circuits aériens mieux organisés est une nécessité, mais la priorité demeure la sécurité sur un continent considéré comme le plus dangereux au monde, avec un nombre d'accidents d'avions quatorze fois supérieur à la moyenne mondiale.


Lire aussi :
- 90 accidents d'avion sur 35 millions de vols en 2009 26-02-10

- L'Afrique, en guerre contre les avions-poubelles, en voie d'une coopération continentale pour son transport aérien 11-11-09
- L'Afrique adopte le RVSM 28-09-08
- Engouement pour le marché africain 28-01-08

13/08/2010

Latam Airlines, fusion entre TAM et LAN ?

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La première compagnie aérienne brésilienne TAM Linhas Aereas veut fusionner avec sa concurrente chilienne LAN, ce qui donnerait naissance au plus grand transporteur d'Amérique latine.

Le rapprochement, s'il se concrétise, créerait un nouveau géant qui aiderait à répondre à la demande en forte expansion pour le trafic aérien en Amérique latine.
La nouvelle entité issue du rapprochement des deux compagnies pourrait proposer des vols vers 115 destinations dans 23 pays et emploierait 40 000 personnes, précise TAM.

Dans un document adressé aux autorités, le trasporteur brésilien indique en outre que la nouvelle compagnie, qui aura pour nom le groupe Latam Airlines, sera créée via une transaction exclusivement en actions qui pourrait inclure un échange d'actions. Les conditions financières de l'opération n'ont pas été révélées.
LAN a confirmé l'accord qui est non-contraignant, a précisé la compagnie.

Le directeur général de LAN, Enrique Cueto, deviendra le directeur général de Latam Airlines tandis que le vice-président de TAM, Mauricio Rolim, occupera les fonctions de président de la nouvelle entité.
Les marques des deux compagnies resteraient distinctes, précise le communiqué.

Dans le cadre de l'accord, les actionnaires de TAM recevront 0,9 action de LAN pour chaque action TAM sous la forme de certificats de dépôts brésiliens, a précisé la compagnie brésilienne. L'action de TAM sera ensuite retirée de la cotation à Sao Paulo et à New York.
L'action de TAM a clôturé sur un bond de 27,64% à 36,20 réals. LAN a gagné 7,7% à 13900 pesos chiliens à la bourse de Santiago.

LAN est membre de l'alliance Oneworld, qui compte American Airlines, Mexicana et British Airways parmi ses membres. TAM est membre de Star Alliance.

La fin du tunnel

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Je suis à la maison, assis devant mon iBook. Je pense à l'état actuel du secteur du transport aérien américain, et je me demande si on peut voir enfin "the light at the end of the tunnel," de la pire décennie dans l'histoire de notre secteur.

Selon la liste de pilotes à Delta, il y aura des centaines de départs à la retraite chaque année à partir de 2013 jusqu'à ce que je sois moi-même "retired" en 2039, suscitant des embauches à tour de bras et des progressions assez importantes pendant ma carrière. Il y aura une décennie complète, à partir de 2020, où plus de 500 pilotes par an prendront leur retraite, dont quatre ans d'affilée où l'on verra plus de 800 pilotes par an atteindre l'âge fatidique de 65 ans. Quand on ajoute les "retirements" dans les autres compagnies, comme American Airlines et United, les totaux sont faramineux. Delta a annoncé qu'elle embauchera déjà 300 pilotes supplémentaires pour le planning de vol 2011.

Mon chef pilote, ici à Salt Lake City, m'a avoué qu'il a informé son ancienne école de pilotage du nombre de départs : la plus grande compagnie du monde va devoir remplacer plus de la moitié de ses pilotes en moins de dix ans.

Avec la récession économique et l'augmentation récente de l'âge de la retraite de cinq ans, les embauches de pilotes avaient été pratiquement inexistantes ces deux dernières années. A cause de ça, un certain nombre d'écoles de pilotage ont fait faillite, exacerbant le manque d'infrastructures disponibles lorsqu'on aura besoin de former les futurs pilotes de ligne américains.

Delta m'a écrit un courrier aujourd'hui, me disant que je serai à nouveau basé à Salt Lake City, selon mes desiderata, et je serai sur A320. Viva Salt Lake ! Viva Airbus ! Je passerai donc du "Maddog" à "Fifi," comme on surnomme l'A320 ici. Je n'ai pas encore de date de formation ; les plannings de simulateur doivent être révisés. D'ici là, je continuerai à faire des mises en place sur Minnéapolis... but I see the light at the end of the tunnel. Mon rythme soutenu d'une formation tous les deux ans continue, cependant celle-là devrait être moins stressante puisque l'A320 est une bécanne que j'avais déjà pilotée.

Je suis venu tenter ma chance aux Etats-Unis avec une certaine dose d'optimisme. Cet optimisme m'a permis de continuer à espérer lorsque les moments étaient durs, et surtout de ne jamais laisser tomber. Ce nombre de retraites est encourageant, mais je me rends compte que j'ai perdu un peu cette "audacity of hope" que décrit Obama dans son autobiographie. Suis-je maintenant un peu plus réaliste, un peu moins naïf ? Est-ce vraiment la lumière à la fin du tunnel que je vois, ou est-ce les phares d'un train dans la direction opposée ?


(Date original du message : 20 mai 2010)

La taxe européenne fait son chemin malgré les réticences

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La Commission Européenne envisage de proposer la création d'une taxe européenne assise sur les flux financiers, les quotas de carbone ou le transport aérien, et qui alimenterait directement le budget de l'Union en remplacement des contributions nationales, déclenchant l'opposition immédiate de Berlin.

Le commissaire européen chargé du budget, Janusz Lewandowski, a déclaré qu'il présenterait en septembre les contours de ce que pourrait être ce nouvel impôt communautaire.
"Il y a plusieurs options qui n'affecteraient pas les ministères des Finances et seraient liées avec la politique européenne, telles qu'une taxe sur les transactions financières, les enchères des quotas d'émissions de CO2 ou une taxe sur les avions", a-t-il expliqué.
"Une taxe sur les transactions financières pourrait rapporter beaucoup d'argent (...), les autres ne contribueraient que pour une plus petite part aux 140 milliards EUR que nous dépensons chaque année."

L'idée du commissaire est de revenir à une situation où le budget communautaire est financé majoritairement par des ressources propres et non par les transferts des Etats. Le produit du nouvel impôt viendrait donc en déduction des contributions nationales pour abonder un budget communautaire qu'il souhaite en légère augmentation.
"J'entends dans plusieurs capitales, y compris de grandes capitales comme Berlin, qu'elles aimeraient faire baisser leurs contributions (nationales)", a-t-il expliqué.

Dans les heures suivant la parution des déclarations du commissaire, le ministère des finances allemand a réagi vivement en précisant par la voix d'un porte-parole que "la demande d'introduction d'une taxe européenne est en contradiction avec la position du gouvernement allemand établie dans le contrat de coalition".


Moment Inopportun
Un porte-parole de Janusz Lewandowski a dit que le commissaire allait entreprendre une tournée des capitales européennes pour évoquer ces projets à Rome, Paris et Londres, et a déclaré qu'il serait "surpris" s'il rencontrait des objections.

Interrogé sur les mesures qui figureraient dans les propositions budgétaires de la Commission Européenne présentées le 21 ou le 28 septembre, le porte-parole a expliqué que "la Commission doit faire une proposition aussi concrète que possible et que l'atmosphère actuelle est à la réduction des contributions des Etats membres."

Selon Karel Lannoo, du Center for European Policy Studies à Bruxelles, ce n'est pas le bon moment d'introduire une nouvelle taxe.
"De nombreux Etats membres réduisent drastiquement leurs dépenses", explique-t-elle. "Pour créer une nouvelle taxe européenne, il faudrait regarder toutes les façons différentes de lever l'impôt en Europe. C'est une boîte de Pandore et nous ne sommes pas à un moment opportun pour l'ouvrir".

L'accueil plutôt frais de Berlin a contrasté avec l'optimisme du commissaire chargé du Budget qui espérait que "de nouveaux développements" pourraient surmonter l'opposition générale à une telle taxe.
"Le public est ouvert à une taxe sur l'industrie financière, via une taxation des transactions financières ou un impôt sur les banques, c'est assez populaire", a-t-il déclaré au journal.

Les opposants à une nouvelle taxe communautaire estiment qu'une telle décision conférerait trop de pouvoirs à Bruxelles ou mettrait l'Union européenne dans la possibilité d'agir comme un gouvernement supranational.

Les décisions communautaires en matière de fiscalité requièrent l'unanimité des Etats membres pour pouvoir être appliquées.


Lire aussi :
- L'IATA dénonce le projet de taxe aérienne en Allemagne 09-06-10

L'Union Européenne autorise la création du numéro un mondial du transport aérien

La Commission Européenne, gardienne de la concurrence en Europe, a donné son feu vert au rapprochement des compagnies aériennes américaines Continental Airlines et United Airlines, ce qui donne naissance au numéro un mondial du secteur.
"L'enquête de la Commission a confirmé la complémentarité des réseaux de United et de Continental pour les liaisons transatlantiques entre l'Espace économique européen et les Etats-Unis et le fait que l'opération de concentration ne posera aucun problème sur aucune liaison en particulier".

United Airlines, troisième compagnie américaine, et Continental Airlines, quatrième, avaient annoncé en mai leur intention de fusionner sous le seul nom de United. Combinées, elles auront accès à 370 destinations dans 59 pays, avec un chiffre d'affaires cumulé de 29 milliards USD, une flotte de près de 700 appareils et environ 87 000 salariés dans le monde.

Bruxelles a relevé dans son enquête des chevauchements des activités des deux compagnies dans le transport régulier de fret (où l'impact reste selon elle "limité") et de passagers entre l'Europe et les Etats-Unis.
Dans ce dernier cas, les réseaux des deux compagnies sont toutefois "complémentaires dans la mesure où ils exploitent des plateformes dans des villes américaines différentes" et il n'y aura donc qu'une "hausse marginale des parts de marché", souligne la Commission.

En se mariant, United Airlines et Continental Airlines espèrent mieux résister aux difficultés que traverse actuellement le secteur : concurrence des compagnies à bas coûts, inquiétudes liées aux menaces terroristes, volatilité des cours des carburants, conjoncture économique mondiale...

Les deux compagnies ont dit espérer boucler l'opération au quatrième trimestre 2010.

Après les Européens, il leur faudra toutefois encore obtenir l'aval des autorités de la concurrence américaines, qui ont déjà rejeté dans le passé d'autres "méga-fusions" dans le secteur.
Le département de la Justice s'était ainsi opposé en 2001 au rapprochement de United Airlines et de US Airways, en estimant qu'il réduirait la concurrence dans le transport aérien aux Etats-Unis au détriment du public.


Lire aussi :
- Fusion officielle de Continental et United 03-05-10

Transavia France affiche de bons résultats pour juillet

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Transavia France se dit satisfaite de ses résultats du mois de juillet, résultats qui affichent un bond de 27% en termes de nombre de passagers transportés par rapport à la même période un an plus tôt.
La filiale low cost d’Air France KLM a totalisé 210 000 passagers sur cette période.

Concernant les taux de remplissage, ils sétablissent à 87% au départ d’Orly Sud, 84% au départ de Nantes et 83% au départ de Lyon.

Transavia France a lancé 18 nouvelles lignes cet été. Elle exploite 8 Boeing 737-800.


Lire aussi :
- Vive les low cost ! 15-01-09

- Première année prometteuse pour Transavia en Tunisie 29-07-08
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12/08/2010

Japan Airlines (JAL) espère redevenir solvable à la fin de l'exercice 2010

 

Japan Airlines (JAL) espère redevenir solvable à la fin de l'exercice 2010.JPG

 

Japan Airlines (JAL) dit prévoir que le montant de ses actifs dépassera celui de son passif de 24,8 milliards de yens (226 millions EUR environ) à la fin de l'exercice 2010, grâce à des résultats trimestriels solides.
Cette prévision positive fait partie des modifications que la major nippone en difficulté souhaiterait apporter à son plan de restructuration qui sera présenté à un tribunal de Tokyo d'ici la fin du mois.

JAL anticipait jusque-là un solde négatif de 12,2 milliards de yens (112 millions EUR environ).

La compagnie table sur des recettes solides générées par le trafic passagers pour la période d'avril à juin qui devrait améliorer de 16,8 milliards de yens sa prévision de bénéfice d'exploitation.
Compte tenu en outre des progrès meilleurs que prévu des réductions de coûts, JAL estime que son résultat opérationnel devrait grimper à 38,8 milliards de yens.

La nippone a déjà suspendu en avril l'octroi de billets gratuits sur les vols intérieurs pour ses salariés et elle va supprimer un programme permettant aux employés de bénéficier de billets à tarifs réduits ou gratuits dans le cadre de son programme de réductions de coûts.


Lire aussi à propos de Japan Airlines (JAL) :
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- JAL prévoit une perte nette de 16,2 milliards de Yens 02-05-07 
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