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22/08/2010

Les compagnies aériennes européennes trop optimistes

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En plus des problèmes économiques qu'elles traversent, les compagnies aériennes européennes pourraient saboter leur propre reprise. La plupart des transporteurs traditionnels du Vieux Continent ont augmenté leur capacité en termes de passagers sur un marché encore fragile, avec des coûts de carburant élevés. C'est une quasi-certitude : cet accroissement réduira le prix des billets, alors qu'ils étaient à nouveau en hausse. Il faudrait recommander la plus grande prudence à cette industrie fortement cyclique (mais un tel comportement de sa part est improbable).

L'optimisme des compagnies aériennes peut sembler fondé. En effet, le trafic reprend et les voyageurs d'affaires remplissent l'avant des avions (hausse de 12% au cours du premier semestre par rapport à la même période de 2009 pour les classes premium, selon l'IATA).

Plus important encore, le prix des billets est en hausse. British Airways et Lufthansa ont enregistré une forte croissance au deuxième trimestre. Et une nouvelle reprise est tout à fait envisageable (les rendements du secteur se situent encore dans une fourchette comprise entre 10% et 15%) selon les estimations, ce qui est en dessous des niveaux observés avant la récession.

Cependant, les signaux d'alerte ne manquent pas. En Europe, l'augmentation de la capacité de transport programmée pour le dernier trimestre 2010 est déjà plus élevée que les prévisions de trafic. Ainsi, SAS a récemment averti qu'elle était en surcapacité sur certains marchés. British Airways a également annoncé un ralentissement de la croissance cet hiver face à une concurrence qui augmentera ses capacités de transport.

En effet, les vols programmés par les compagnies européennes suggèrent des capacités long-courriers en augmentation de 8% à 9% pour cette période. Lufthansa et Alitalia semblent particulièrement ambitieuses. La compagnie allemande va accroître sa capacité long-courrier de 11% au quatrième trimestre de 2010 (selon UBS), c'est-à-dire au-dessus de la moyenne européenne.


Cercle vicieux

Les compagnies à bas coûts, low cost, comme Ryanair ou easyJet, procèdent elles aussi à une expansion agressive, mais cela n'a rien de nouveau. Et avec son solide bilan comptable, Ryanair peut se permettre une telle prise de risque. Ce que les transporteurs traditionnels, en revanche, ne peuvent s'autoriser, notamment à cause de la hausse des coûts du carburant.

Les compagnies européennes n'ont pas réduit assez rapidement leur capacité de transport une fois le creux d'activité atteint, et le risque est maintenant de vouloir redémarrer trop tôt. La prudence est de mise, alors que pour certains, la tentation d'accroître les parts de marché est trop forte. Le cercle vicieux ne semble pas prêt de prendre fin.


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- La course des compagnies aériennes à la taille des joint-ventures 08-08-10

Mexicana rachetée par des investisseurs mexicains

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Un consortium d'investisseurs mexicains a repris 95% du capital du groupe de la compagnie aérienne Mexicana, actuellement placée sous administration judiciaire, les 5% restants demeurant propriété du syndicat national des pilotes, a-t-on appris samedi des nouveaux actionnaires.

Le groupe Tenedora K a été constitué spécialement pour "capitaliser" et "sauver" Nuevo Grupo Aeronautico, la holding contrôlant non seulement Mexicana, mais les deux compagnies "annexes" Mexicana Click et Mexicana Link, a indiqué le consortium.

Le montant de la transaction n'a pas été précisé, mais le principal actionnaire de la holding, le groupe hôtelier mexicain Posadas, avait annoncé vendredi la vente de sa participation de 30,4% au capital "pour une valeur symbolique".
Tenedora K compte notamment la participation des groupes mexicains Omega (infrastructues, construction) et Arizan (assurances), a précisé le groupe d'investisseurs.

Mexicana, une des deux plus importantes compagnies aériennes du Mexique avec Aeromexico, qui transportait 22000 passagers par jour sur 220 vols, avait obtenu début août d'un juge mexicain la protection contre la faillite, une forme juridique protégeant contre d'éventuelles actions en justice des créanciers et permettant de continuer à fonctionner.

Mexicana Click et Mexicana Link n'étaient pas concernées par cette procédure, et Mexicana avait suspendu depuis nombre de ses vols, dont ceux vers Londres, Madrid et Montréal.


Lire aussi :
- Mexicana s'étouffe 07-08-10

Le futur festival aéronautique de Blagnac se dévoile

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Pourquoi créer une nouvelle association, "des étoiles et des ailes", alors même qu'il en existe déjà une multitude dans le domaine ? La réponse de Catherine Gay, présidente de cette nouvelle structure, par ailleurs directrice stratégie et développement à l'aéroport de Toulouse Blagnac, jaillit comme une fusée à plusieurs étages. Elle justifie la nécessité d'un festival aéronautique du film et du livre.

Préfigurer Aeroscopia, futur musée de l'aéronautique
"En premier lieu grâce à la complicité de Bernard Keller (le maire de Blagnac), et pour trois raisons : tout d'abord le Grand Toulouse a vraiment besoin d'un tel festival du fait de l'activité économique majeure sur son territoire, et se doit légitimement de l'accueillir ; en deuxième lieu, un tel événement n'existe pas ; et enfin, ce festival doit préfigurer Aeroscopia, le musée de l'aéronautique qui va être construit à Blagnac".

Confirmant le diagnostic selon lequel il manquait la dimension culturelle liée aux deux domaines que sont l'aéronautique et le spatial, elle voit plus loin.
'Le terme d'image ne doit pas être restrictif, et l'on doit y voir, derrière, l'art sous toutes ses formes, tant le cinéma que la photo, voire la sculpture". Tout comme il lui paraît naturel d'englober le livre, "car il n'y avait qu'un mini-salon en décembre à l'ENAC, et ils ont logiquement adhéré à notre initiative pour l'élargir". Et faire atteindre à l'événement "une dimension européenne, sortant ainsi du cadre franco-français".
La présidente se réjouit de la mise à disposition de sites remarquables, Odyssud, le Rex et l'aéroport, et le concours de parrains prestigieux comme Michel Drucker, de partenaires de poids (Airbus, EADS, ATR), d'un jury de personnalités du septième art, et d'une cinquantaine d'auteurs. Catherine Gay attire également l'attention sur les conférences de spécialistes comme Michel Polacco, et surtout des compétences réunies dans le bureau de son association.


Plus d'infos : desetoilesetdesailes.com

Les Etats-Unis font appel de deux conclusions de l'OMC sur Airbus

Les Etats-Unis font appel de deux dispositions de la décision de l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC) sur les aides de l'Union Européenne accordées à Airbus, qui a donné en grande partie raison aux arguments de la partie américaine, a-t-on appris jeudi de source officielle.
"La décision de juin a été une victoire très importante pour les salariés américains de l'aéronautique et a permis de rééquilibrer la compétition en leur faveur", déclare Nefeterius McPherson, porte-parole des services du représentant américain au Commerce.
"Toutefois, la commission a fait deux erreurs et les Etats-Unis font appel de ces conclusions", ajoute-t-elle.
Les Etats-Unis ont qualifié de victoire majeure la décision de l'OMC rendue le 30 juin dans le litige qui l'oppose depuis longtemps à l'Union Européenne concernant les aides accordées à Airbus.
L'OMC a ordonné à l'UE de supprimer certaines subventions à l'exportation mais elle n'a pas donné raison aux Etats-Unis sur la totalité des arguments qui avaient été avancés.
L'UE de son côté a annoncé qu'elle faisait appel de la décision.


Lire aussi :
- Bras de fer entre Airbus et Boeing devant l'OMC 02-07-10

19/08/2010

Une réunion pour éviter un nouveau chaos aérien

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Des experts du secteur aérien et de l'aérospatiale se réuniront le mois prochain en Islande pour tenter de mettre sur pied une réponse coordonnée à de nouvelles perturbations éventuelles liées à une éruption volcanique.

En avril dernier, le nuage de cendres rejeté dans l'atmosphère par le volcan Eyjafjöll avait provoqué un chaos sans précédent dans le transport aérien, clouant au sol des dizaines de milliers de vols et piégeant des millions de passagers pendant une grosse semaine.

Lire articles :
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La pire paralysie de l'histoire du transport aérien (3)
- La pire paralysie de l'histoire du transport aérien (2)
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Le manque à gagner lié à cette crise avait été estimé à 1,3 milliard EUR par l'IATA.

La réunion, fixée les 15 et 16 septembre dans la ville islandaise de Keflavik, sera ouverte aux représentants des principaux gouvernements, d'organisations internationales, de compagnies aériennes et de firmes du secteur aérospatial.
"Elle devrait aboutir à des indications claires sur ce que devrait faire la communauté internationale pour faire en sorte que les conséquences d'une éruption d'une telle ampleur soient à l'avenir minimisées", a déclaré Henry Gaudry, président de la Société européenne de volcanologie.


> Voir simulation du nuage de cendres du 15 avril 2010

SAS affiche une perte moins importante que prévue

 

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La major scandinave SAS a fait état d'une perte inférieure aux attentes au deuxième trimestre, et prévenu qu'il lui faudrait encore surmonter de nombreux défis.

Le groupe, dont la Suède, la Norvège et le Danemark détiennent la moitié du capital, a fait état d'une perte avant impôts de 600 millions SEK (63,6 millions EUR) au cours du deuxième trimestre.
Les analystes anticipaient une perte de 758 millions SEK. L'année dernière, à la même époque, SAS avait accusé une perte d'un milliard SEK.
"Bien que la situation se soit améliorée en 2010 pour l'industrie de l'aérien, le secteur, et nous en tant que groupe, devons faire face à des défis majeurs", déclare le directeur général Mats Jansson, citant les incertitudes macroéconomiques, la volatilité des taux de change et les prix du kérosène.
"Bien que nous soyons sur la bonne voie, il reste du chemin à parcourir pour revenir à la rentabilité", a-t-il ajouté.

SAS, comme beaucoup de compagnies aériennes, a souffert au deuxième trimestre des conséquences de l'éruption du volcan islandais dont les cendres ont gêné le transport aérien durant près de deux semaines.

Le titre affichait une légère hausse à la Bourse de Stockholm après l'annonce de la compagnie.


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- Etat des lieux du ciel mondial 13-02-10

- SAS surprend avec un bénéfice inattendu 05-11-09
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- SAS en détresse 11-11-08

 

17/08/2010

L'aéroport de Charleroi arrive déjà à saturation

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L'aéroport de Charleroi (BSCA - Brussels South Charleroi Airport - EBCI) est victime de son succès . Avec cinq millions de passagers annuels, l'aérogare sature déjà et devra être à nouveau aménagée pour poursuivre sa croissance.
"On a bien senti en juillet, à des moments de pics, qu'on atteignait une certaine saturation", a indiqué Jean-Jacques Cloquet, l'administrateur délégué de l'aéroport carolo. "On ne peut plus se permettre de croître de la même manière, on va devoir faire un palier, on a besoin d'une petite pause".

L'aérogare actuelle a été inaugurée en janvier 2008 (lire article), et les gestionnaires ne pensaient pas qu'elle atteindrait si rapidement le seuil des cinq millions de passagers.
"On arrive à saturation plus tôt que prévu mais on peut être fier du succès de l'aéroport", selon M. Cloquet.

Les extensions nécessaires seront réalisées après la saison hivernale 2010 - 2011, sans doute moins intense que la précédente, qui devrait permettre de réfléchir aux travaux nécessaires.

En 2011, l'aéroport ambitionnera seulement de maintenir la fréquentation autour des cinq millions de visiteurs, avec quelques menus aménagements, notamment quatre portes d'embarquement supplémentaires au rez-de-chaussée. A plus long terme, les décisions dépendront des orientations stratégiques de l'aéroport.

 

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