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03/02/2011

Les compagnies augmentent leurs surcharges carburant suite à l'envolée du pétrole

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Alors que le prix du pétrole continue de grimper, les compagnies augmentent leurs surcharges carburant. Sur un vol long courrier de plus de 7 heures, elle passe de 96 à 106 euros pour Air France KLM. Soit 212 euros l'aller-retour.

La hausse ininterrompue des prix du pétrole depuis une semaine a d'ores et déjà des conséquences sur les prix pratiqués par les entreprises, à commencer par les compagnies aériennes. Après British Airways, Lufthansa et Singapore Airlines, Air France KLM et Qantas ont emboîté le pas de leurs concurrentes et décidé d'augmenter à leur tour leurs surcharges sur le carburant. Ces surcharges s'ajoutent aux tarifs des billets.

Pour la première fois depuis fin 2008, la major française a ainsi décidé d'augmenter la surcharge carburant acquitée par ses passagers. Depuis le premier février, Air France KLM a réintroduit sa surcharge sur les vols court-courriers, ce qui se traduit par une augmentation du prix du billet de 2 euros pour un aller simple et de 4 euros pour un aller-retour.

 

212 euros pour un aller-retour très long-courrier
Pour le moyen-courrier, la surcharge carburant est majorée de 2 euros pour un aller simple et de 4 euros pour un aller-retour. Elle passe donc à 28 euros par tronçon (soit 56 euros pour un aller-retour). Enfin, la surcharge pour les vols long-courriers grimpe de 10 euros pour un aller simple et de 20 euros pour un aller-retour. Air France KLM applique deux tarifs pour les long-courriers : la surcharge passe ainsi à 96 euros pour un vol de moins de 7 heures (soit 192 euros pour un aller-retour) et à 106 euros pour un vol de plus de 7 heures (soit 212 euros l'aller-retour).

Qantas a, elle, augmenté le prix d'un aller simple vers l'Europe d'une somme comprise entre 20 et 50 AUD (dollars australiens), soit entre 14,6 et 36,6 EUR, à partir du 19 février, et cette surcharge pourrait encore augmenter plus tard, a prévenu Qantas. Cette hausse est la première depuis trois ans pour la compagnie australienne.
"Les prix moyens du brut West Texas et du carburant Singapour pour les avions sont à leur plus haut depuis l'exercice financier de 2008, et les prévisions pour les prix du deuxième semestre de l'exercice 2011 devraient être de 20% supérieurs à ceux du premier semestre", a déclaré Alan Joyce, directeur général de Qantas.

 

Pétrole au plus haut depuis septembre 2008
De fait, les cours du pétrole continuent de flamber : ce jeudi, à Londres, le prix du baril pour le mois de mars a gagné 1,03 dollar pour s'établir à 103,37 dollars, soit son plus haut niveau depuis septembre 2008. Le Brent a ainsi cassé la résistance technique des 102 dollars, ce qui indique qu'il devrait continuer à progresser, porté notamment par les mouvements de spéculation.

Les inquiétudes des investisseurs au sujet des tensions persistantes en Égypte, qui tirent le pétrole toujours plus haut, ont effacé les effets négatifs sur l'or noir induits par la bonne tenue du dollar américain et une hausse des stocks de brut aux États-Unis. Les stocks de brut ont progressé de 2,6 millions de barils à 343,2 millions de barils la semaine dernière.
"L'Égypte soutient le marché et cela empêche tout réel mouvement à la baisse sur le brut actuellement", explique Matt Smith, de Summit Energy.

 

Craintes sur une contagion de la crise égyptienne
La crainte d'une contagion de la crise égyptienne à d'autres pays pétroliers comme l'Algérie, la Jordanie ou le Yémen, où les révoltes s'organisent, alimentent la hausse des cours. Les doutes sur une possible fermeture du canal de Suez participent également à la rapide flambée du prix du baril. Le prix de l'or noir était à 95 dollars au début de la révolte contre Hosni Moubarak le 25 janvier. Ce gain de près de 9% en un peu plus d'une semaine s'ajoute à la hausse de 22% enregistrée sur l'ensemble de l'année 2010.

Dans ce contexte, l'IATA (Association Internationale du Transport Aérien) a tiré la sonnette d'alarme.
"Une hausse prolongée du pétrole pourrait gâcher la fête cette année", a-t-elle prévenu.
L'IATA, qui s'attend pourtant à une deuxième année consécutive de croissance du trafic international de passagers en 2011, a rappelé que le carburant représentait 27% des coûts de production du secteur. Dans sa dernière estimation hebdomadaire, l'organisation a calculé qu'à un cours de 110,5 dollars le baril de pétrole, l'addition pourrait atteindre les 34 milliards USD pour les compagnies aériennes mondiales.

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Commentaires

Merci pour cette information interessante

Écrit par : ReexiaUsefs | 22/11/2013

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