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08/11/2010

Les pilotes courtisés par les compagnies aériennes au Canada

Les pilotes courtisés par les compagnies aériennes au Canada.jpgAprès plusieurs années de vaches maigres, les perspectives s’améliorent pour le transport aérien, avec des conséquences positives pour les pilotes et autres employés québécois du secteur.

Le secrétaire général de l'Organisation de l’Aviation Civile Internationale (OACI), Raymond Benjamin, a indiqué fin septembre que le transport aérien avait rattrapé l'écart perdu au niveau du trafic international à la suite de la récession.

Signe d’un revirement de la situation, Air Canada a fait paraître récemment une pleine page dans des quotidiens québécois visant à souligner la qualité de ses employés et à se positionner comme un employeur de choix auprès de recrues prometteuses.
« On s’emploie à l’excellence. Air Canada ne recrute que parmi les meilleurs », affirme la publicité.

Selon Daniel Adams, gestionnaire des opérations chez Max Aviation, à St-Hubert, Air Canada prévoirait d’embaucher bientôt quelque 150 pilotes au Canada pour pallier aux départs à la retraite et gérer la reprise, ce qui représente un nombre jamais vu depuis de nombreuses années.

Du côté de Pascan Aviation, un transporteur régional, on affirme avoir embauché une quarantaine de nouveaux employés, dont 20 pilotes, dans la dernière année.

Chef instructeur au Centre de formation aéronautique de Québec, Éric Jutras, souligne que le secteur de l’aviation est très cyclique et qu’il se relève actuellement d’une période difficile à la suite de la crise financière de 2008 - 2009.

Vents favorables
De façon générale, les pilotes et autres employés du transport aérien devraient profiter de vents favorables dans les prochaines décennies. Alors que l’industrie doit composer avec de nombreux départs à la retraite de pilotes issus de la génération des baby-boomers, elle doit aussi gérer une forte augmentation de la demande en provenance des pays émergents.

Boeing avait récemment annoncé que les compagnies aériennes devraient embaucher plus d’un million de travailleurs en 20 ans pour faire fonctionner les 30 000 nouveaux avions qui seront mis en opération pendant cette période.
L’OACI prévoit pour sa part une pénurie de pilotes pour les 20 prochaines années.
« Les compagnies aériennes vont avoir besoin de 49 900 nouveaux pilotes par année, mais les capacités mondiales de formation sont seulement de 47 025 pilotes par année », écrit l’organisation.

M. Adams signale que l’école de Max Aviation forme chaque année une centaine d’étudiants chinois. Ces étudiants sont formés aux frais de sociétés aériennes chinoises et ont un emploi garanti dans leur pays à leur retour.
Il ajoute que de nombreux pilotes québécois et canadiens sont aussi courtisés par des transporteurs de pays émergents en Inde, aux Émirats arabes unis et en Thaïlande. M. Jutras signale que les conditions de travail sont souvent meilleures à l’étranger qu’au pays.
« Les pilotes qui s’expatrient ne paient presque pas d’impôt et sont souvent logés gratuitement », explique-t-il.


Secteur difficile
Malgré des perspectives qui s’améliorent, le secteur aérien continue de souffrir d’une mauvaise image auprès de la jeunesse québécoise.
« Les jeunes d'ici sont moins attirés par le métier. Il y a de moins en moins de points de contact entre les jeunes et notre industrie et les frais de formation sont très élevés », déplore Marco Prud’homme, PDG de l’Association québécoise du transport aérien.

Un futur pilote doit débourser environ 70 000 CAD (50 000 EUR environ) pour sa formation, et les salaires sont maigres dans les premières années, souligne M. Jutras.
« Les choses s’améliorent, mais beaucoup de gens ont encore une perception négative de l’industrie », mentionne-t-il.

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Publié dans Carrières | Lien permanent

Commentaires

Perspectives donnant le moral aux futurs investisseurs de QT-JAR-25
qui trouveront , souhaitons- le , une issue favorable , aux commandes d'un Jet
ou d'un Turboprop, malgré les crises du pétrole et de l'économie Monde.

Écrit par : Bertrand | 24/03/2011

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