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29/10/2010

British Airways renoue avec les bénéfices au premier semestre

 

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British Airways fait état de son premier bénéfice en deux ans, grâce à des réductions de coûts et une hausse de la demande pour les vols en première classe et en classe affaires.

Le bénéfice avant impôt s'est établi à 158 millions GBP (181 millions EUR environ) au titre du premier semestre fiscal clos fin septembre contre une perte de 292 millions GBP au premier semestre 2009.

Le chiffre d'affaires du semestre à fin septembre a crû de 8,4% à 4,44 milliards GBP tandis que la recette par siège a bondi de 17,2%, les entreprises augmentant leur budget de voyages d'affaires.

La major britannique précise que son rapprochement avec Iberia sera effectif en janvier 2011.


Lire aussi :
- British Airways affiche un trafic passagers en légère hausse en septembre 06-10-10
- Accord signé entre British Airways, Iberia et American Airlines 01-10-10
- British Airways et Iberia achèteront des concurrents après leur fusion 06-09-10
- British Airways creuse sa perte au premier trimestre 02-08-10
- Iberia signe sa fusion avec British Airways 30-06-10

- British Airways accuse une perte annuelle record de 531 millions GBP 21-05-10
- Nouveaux jours de grève décidés chez British Airways 10-05-10
- La grève chez British Airways pourrait coûter 22 millions d'euros par jour à la compagnie 15-03-10

- Bénéfice inattendu pour British Airways 05-02-10
- Fusion entre Iberia et British Airways 14-11-09

- British Airways a perdu £292 millions au premier semestre 08-11-09
- British Airways craint une baisse de 11% de son chiffre d'affaires cette année 20-10-09
- British Airways annonce la suppression de 1700 postes au Royaume-Uni 08-10-09
- British Airways attend une perte opérationnelle de 135 millions d'euros 04-04-09
- British Airways révise ses prévisions 27-01-09
- Bonne performance de British Airways au premier semestre 15-11-08
- British Airways, American Airlines et Iberia veulent joindre leurs forces 15-08-08

- Les surcharges carburant commencent à peser sur le trafic chez British Airways 10-07-08
- British Airways bat des records 19-05-08
- British Airways condamnée à près de 400 millions d'euros (...) 21-02-08
- British Airways commande 12 Airbus A380 et 24 Boeing 787 27-09-07

 

28/10/2010

Les pilotes de ligne suisses manquent de relève

Neuf ans après le "grounding" de Swissair, ses conséquences sont toujours perceptibles : l’école de pilotage de Swiss se plaint du manque de relève. Sans les pilotes allemands, la compagnie se trouverait dans une zone de turbulences.

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Swiss manque de relève helvétique. Près de 40% des diplômés du Swiss Aviation Training (SAT), une filiale de Swiss, sont des ressortissants de l’Union Européenne. La grande majorité provient d’Allemagne, explique le directeur de SAT, Urs Schöni.

Les Allemands s’intègrent parfaitement, selon lui. Mais d’ajouter que le taux élevé d’étrangers peut créer des problèmes au sein de la culture d’entreprise. Des difficultés surgissent notamment pour des raisons de langue, quand les collaborateurs ne parlent pas le dialecte alémanique.

Au total, 600 jeunes se portent chaque année candidat pour une formation de pilote auprès du SAT. Malgré cet engouement, de nombreux pupitres restent vides :
"Nous pourrions former 96 pilotes par an. Or en 2010, nous n’avons occupé que 82 places", poursuit Urs Schöni.


Feu vert malgré des incertitudes

Trop peu de diplômés aussi à l’école de pilotage Horizon, qui recrute pour Helvetic Airways. Selon le chef de presse Nicolas Bachmann, 25 pilotes ont terminé leur formation cette année et les capacités de l’école sont loin d’être épuisées. Un tiers des pilotes volent pour Helvetic, le reste se répartit sur d’autres organisations.

Afin de disposer d’élèves en nombre suffisant dans les classes, Swiss accorde une chance aux candidats à propos desquels elle a de de légères incertitudes lors de la sélection. Lors de la formation d’une année et demi, SAT examine et teste toutefois les élèves sous toutes les coutures. Moins de cinq candidats par an échouent.

Swiss contredit toutefois l’affirmation de l’école de pilotage Swiss Aviation Training. Swiss est compétente pour la sélection des pilotes, pas la SAT. Et tous les candidats doivent remplir les mêmes critères stricts de sélection.


Une formation coûteuse

Au total, 2203 personnes détenaient l’an dernier en Suisse une licence de pilote, selon l’Office Fédéral de l’Aviation Civile (OFAC). Le manque de relève ne concernera l’office que lorsque la sécurité ne sera plus garantie, selon un porte-parole. Ce n’est pas la tâche de l’OFAC de prendre des mesures pour assurer la relève.

L’Aéro-Club de Suisse s’engage en revanche en faveur des futurs pilotes. Chaque année, il organise un camp de jeunesse qui doit rapprocher les 14-16 ans du monde de l’aviation. Avec 170 inscrits, ce camp affiche régulièrement complet, assure le chef de la communication Jürg Wyss.

L’intérêt pour l’aviation reste grand. Mais le financement d’une formation de pilote est pour beaucoup un obstacle insurmontable. Au SAT, le chemin qui mène au cockpit coûte 140 000 CHF (102 000 EUR environ), chez Horizon 106 000 CHF (77 500 EUR environ).
"Le financement peut être le seau d’eau qui éteint l’étincelle, alors que celle-ci devrait plutôt mettre le feu", résume Jürg Wyss.
De plus, le métier de pilote (autrefois un rêve) a perdu quelque peu de son attrait.

Le "grounding" de Swissair a définitivement terni son image, confirme Urs Schöni, de SAT : Swissair et Swiss ont mis à la porte beaucoup de pilotes et Swiss a longtemps tardé à en recruter.

Banquier plutôt que pilote
Les choses se sont améliorées depuis, mais les pilotes démissionnaires à remplacer sont désormais plus nombreux.
"Les engagements sont très pénibles. Les gens sont fatigués et se tournent vers d’autres options". Le salaire reste bon, mais d’autres branches ont rattrapé le retard : un candidat qui hier choisissait la formation de pilote en raison du salaire ira aujourd’hui dans une banque.

Les pilotes de Swiss gagnent maintenant davantage qu’avant le "grounding", selon Henning Hoffmann, président du syndicat de pilotes Aeropers. Mais la raison principale selon lui des changements de métier fréquents chez les pilotes, ce sont les difficiles conditions de travail comme le manque de temps libre et les engagements irréguliers.
"C’est un mythe qui date d’hier que les pilotes sont des cosmopolites parcourant le monde", résume Henning Hoffmann. Pour augmenter l’attrait du métier, la balle est dans le camp de l’employeur.
"Piloter reste une chose fantastique. Mais les conditions de travail sont déterminantes".

LAN annonce l'acquisition d'Aires

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La major chilienne LAN, un des plus grands transporteurs aériens d'Amérique latine (lire aussi : Latam, fusion entre TAM et LAN ? 13-08-10), annonce l'acquisition prochaine de la deuxième compagnie de Colombie, Aires, avec une flotte de 24 appareils, dont neuf Boeing 737.

LAN déclare avoir signé une promesse de vente à 98,9%, pour une transaction de 32,5 millions USD (23,6 millions EUR environ).
La vente définitive est soumise à un processus de validation par les autorités de règlementation et à l'éventuelle intégration d'actionnaires colombiens. Le prix sera ajusté en fonction de la dette de Aires.
L'acquisition devrait être effective d'ici deux mois au maximum.

Selon LAN, la compagnie Aires, fondée en 1980, est le deuxième transporteur aérien de Colombie, avec 22% du marché intérieur, derrière Avianca. La compagnie dessert 27 destinations intérieures et trois internationales, vers New York, Fort Lauderdale (Etats-Unis) et le Panama.

Outre des Boeing 737-700 (150 passagers environ), la flotte de Aires comprend 11 Dash 8-200 (70 places environ) et quatre Dash 8-400 (35 places environ) du canadien Bombardier.

Au terme de l'acquisition, Aires deviendra une filiale de LAN, et intègrera à terme le futur géant latino-américain LATAM Airlines Group, dont LAN a annoncé la formation en août, à travers une fusion avec la compagnie brésilienne TAM (lire article : Latam, fusion entre TAM et LAN ? 13-08-10).
Aires ajouterait son réseau à la flotte prévue de LATAM qui devrait desservir plus de 115 destinations dans 23 pays, avec une flotte de 220 avions. Selon le président de LAN, Jorge Awad, les opérations communes entre LAN et TAM devraient commencer entre avril et juin 2011.

27/10/2010

Lufthansa, portée par la demande, relève sa prévision pour 2010

 

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Lufthansa relève sa prévision de bénéfice pour 2010 en raison d'une forte demande pour le transport de fret et les vols internationaux.
"Compte tenu de notre activité jusqu'ici et de la stabilité de la demande, le comité exécutif a révisé ses anticipations en ce qui concerne les résultats à venir", déclare la major allemande.

La compagnie, qui doit publier ses résultats trimestriels complets jeudi, table désormais sur un bénéfice d'exploitation supérieur à 800 millions EUR pour 2010 alors que les analystes tablaient en moyenne sur 518 millions EUR.
Elle tablait auparavant sur un bénéfice d'exploitation conforme aux attentes du marché.

Les hommes d'affaires fréquentent de nouveau plus volontiers la classe affaires alors que parallèlement le restockage de marchandise dope le fret.

Le titre Lufthansa a terminé en hausse de 1,85% à 15,43 euros, alors que l'indice Dax de la Bourse de Francfort reculait de 0,7%.

Air France KLM revoit également à la hausse ses prévisions. Elle table désormais sur un résultat d'exploitation positif à la fin du premier trimestre de l'an prochain, grâce à une amélioration de ses revenus, alors qu'elle tablait précédemment sur un résultat d'exploitation juste à l'équilibre.

British Airways publiera ses résultats vendredi.

 

26/10/2010

Croissance du trafic passagers en hausse, celle du fret en baisse en septembre

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Le trafic aérien international de passagers, qui sort d'une année noire, a vu sa croissance s'accélérer en septembre, indique l'Asssociation Internationale du Transport Aérien (IATA), qui reste néanmoins pessimiste en raison du tassement du fret.
"Le rebond de la croissance du trafic passagers au cours de septembre peut être attribuée à la volatilité normale des habitudes de voyage, accentuée par des facteurs particuliers tels que l'effet du Ramadan", souligne IATA.

Le trafic passagers a augmenté de 10,5% en septembre sur un an, contre 6,5% le mois précédent, tandis que le fret a progressé de 14,8% durant le mois sous revue, contre 19,0% en août.
"Alors que la croissance du trafic passagers de septembre est rassurante, l'accélération du ralentissement du fret aérien, notamment en Asie, est un indicateur précoce des turbulences à venir", a souligné Giovanni Bisignani.
L'association s'attendait à un "affaiblissement" du fret d'ici la fin de l'année, mais "le ralentissement de septembre a été plus important que prévu".

Le 14 octobre, l'association avait relevé des "signes clairs" montrant que "le rebond post-récession du transport aérien international était en train de ralentir".
En septembre, l'association, qui représente près de 230 compagnies aériennes assurant 93% du trafic commercial, avait clairement indiqué s'attendre à un ralentissement l'année prochaine de la croissance économique, croissance qui a un impact direct sur le transport aérien et l'industrie aéronautique dans sa globalité.

Pour 2010, l'IATA s'attend à un bénéfice de 8,9 milliards USD (6,4 milliards EUR environ) pour l'ensemble du secteur, grâce à une reprise plus importante et rapide que prévu.
Giovanni Bisignani
prévient: "Les actions des gouvernement peuvent avoir un impact sur la reprise. Les mesures d'austérité vont freiner la demande".
Pour 2011, l'association prévoit ainsi un bénéfice total ramené à 5,3 milliards USD pour le secteur aérien.

Pour le mois de septembre, la croissance du trafic passagers a été principalement tirée par la région Moyen-Orient (+23,9%), qui a encore augmenté sa capacité d'offre, et par le continent africain (+16%).
La région Amérique du Nord a vu sa situation s'améliorer (+11,1%), le trafic revenant même à ses niveaux d'avant la récession (début 2008).

La demande a par ailleurs progressé de 8,4% sur le continent européen, de 8,6% en Asie et de 6,6% en Amérique latine.


Lire aussi :
- Perspectives du transport aérien d'ici à 2027 01-08-09

- La reprise du transport aérien ralentit 14-10-10
- La croissance du trafic aérien international a ralenti en août 01-10-10
- La reprise du transport aérien commence à ralentir 25-08-10
- Recul de 2,4% du trafic aérien international en avril 27-05-10
- La reprise du transport aérien s'est accélérée en mars 28-04-10
- Nouvelle hausse du trafic aérien en février 30-03-10

- La crise du transpoert aérien encore pendant 4 ou 5 an ? 30-03-10
- Reprise du transport aérien plus forte que prévue en 2010 11-03-10
- Forte hausse du fret aérien en décembre 27-01-10
- Pas encore de reprise de la demande en première classe et classe affaires 18-01-10
- Airbus et Boeing face à la crise, encore et toujours 05-10-09
- Transport aérien : une crise historique 26-09-09
- Pas encore de reprise en vue pour l'industrie aéronautique européenne, selon Fitch 24-09-09
- Le trafic aérien restera très déficitaire en 2010 16-09-09
- La baisse du trafic aérien mondial s'atténue 11-09-09
- La reprise a commencé dans le trafic aérien, signale l'IATA 30-08-09
- Nouveau recul du trafic aérien international en juin 02-08-09
- Airbus table sur une sortie de crise dès l'année prochaine 13-04-09
- Nouveau plongeon de l'activité passagers en mars 08-04-09
- Eurocontrol publie ses prévisions de trafic aérien pour l'Europe 25-03-09
- Le transport aérien ne redécolle pas 03-03-09
- Le trafic Premium ne sauvera pas le transport aérien 01-03-09
- La chute du trafic des compagnies européennes ne fait que commencer 21-02-09
- L'étau de la crise se resserre sur le transport aérien 22-01-09
- Le trafic aérien subit un ralentissement général 03-01-09
- L'aéronautique face à la crise 03-11-08
- L'aviation civile en pleine tempête 02-09-08
- Le modèle low-cost a fait son temps, l'aviation de demain approche 19-08-08
- Le trafic aérien international résiste au ralentissement mondial 04-07-08
- Le prix des billets d'avion va continuer de s'envoler 19-06-08
- Le prix du pétrole devient une menace importante 26-05-08
- Le trafic aérien international continue de ralentir 03-05-08
- L'industrie aéronautique européenne menacée par le dollar faible 23-04-08
- Le transport aérien français dopé par les low-cost 27-02-08
- La pollution, un enjeu majeur pour l'industrie aéronautique 27-01-08
- Thales exclu une crise dans l'aéronautique 23-01-08
- Hausse de 9,3% du trafic aérien mondial 05-01-08
- 2,2 milliards de passagers aériens en 2007 23-12-07
- Big bang dans le transport aérien 02-10-07
- Le transport aérien en état de crise au Brésil 27-07-07
- Croissance du transport aérien s'accélère au premier trimestre 30-04-07
- La croissance du trafic aérien international a baissé en 2006 31-01-07

Airbus cherche un partenaire pour lancer la remotorisation de l'A320

Airbus chercherait un partenaire industriel susceptible de prendre en charge une partie du développement d'une nouvelle version remotorisée de l'A320, un projet de 1,2 milliard EUR.
Le principe d'une telle alliance, qui pourrait concerner aussi bien un motoriste qu'un fabricant d'aérostructures, serait au stade de la réflexion relativement avancée.

Le résultat pourrait être annoncé en même temps que la décision de lancer l'A320 NEO (new engine option), probablement vers la fin de l'année.

Airbus pourrait tout aussi bien renoncer à remotoriser son 320.
"C'est du 50-50", indique-t-on chez le constructeur.


Lire aussi à propos des remotorisations :
- Remotorisation de la famille A320 01-10-10
- Pratt & Whitney compte sur un possible programme de remotorisation en 2010 15-12-09

23/10/2010

Qatar Airways, la petite compagnie du Golfe qui monte, qui monte

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Inconnue voici peu, Qatar Airways rivalise aujourd’hui avec les meilleures compagnies aériennes mondiales. Son carnet de commandes d’avions est plein et elle ouvrira en janvier une ligne quasi quotidienne entre Bruxelles et Doha, le « hub » d’où elle dessert plus de 90 destinations. En cultivant le goût du secret et en attendant… d’être rentable.

 

Il y a de quoi faire pâlir l’immense majorité de VIP lounges des compagnies européennes. Contrairement à la plupart d’entre eux, il n’occupe pas quelques pauvres mètres carrés grignotés de haute lutte dans un recoin caché, mal indiqué et difficile d’accès de l’aéroport. Au contraire.
A l’aéroport international de Doha, capitale de l’émirat du Qatar, dans le golfe Persique, c’est un bâtiment entier et moderne de 10 000 m² qui abrite le salon d’affaires « Premium » de la compagnie nationale Qatar Airways. Capacité d’accueil : 1000 passagers quotidiens ET simultanés. Sésame : un billet en Business ou en First. Pas seulement pour quelques happy fiews, à en juger par l’affluence qui règne ici quasi en permanence. Mais c’est une foule tranquille, décontractée, soignée aux petits oignons. Dans un havre de luxe et de confort conçu pour canaliser l’impatience des passagers en transit entre deux avions, quel que soit le temps qu’ils y passent. Passons sur les différents comptoirs gastronomiques qui permettent de rassasier petites et grandes fringales en les arrosants d’excellents crus offerts à discrétion, l’un d’entre eux dédié au bio et autres saveurs organiques. Passons sur les fauteuils et canapés de cuir, les coins tranquilles, le wifi accessible gratuitement partout et le service irréprochable. Tout est ici pensé pour que le temps d’attente s’écoule agréablement. Nursery et salles de jeux vidéo pour les plus jeunes, salles de réunions de toutes tailles et business center pour les workaholics, fumoirs pour les tobaccoholics, duty free abondant pour les plus dépensiers et, cerise sur le gâteau, spas, saunas, jaccuzzis et même chambres à coucher pour ceux qui veulent vraiment se détendre. Pas de doute : si le lounge de son hub est la vitrine de la qualité de son service, la jeune compagnie qatarie n’a pas volé les lauriers que lui tresse le consultant britannique Skytrax, référence en la matière, connu pour ses classements annuels des compagnies aériennes. Cet organisme a classé cette année Qatar Airways parmi les six meilleures compagnies du monde, auxquelles il attribue 5 étoiles, la cote maximale pour la qualité du service à bord de ses avions. Il lui a aussi décerné la couronne de meilleure classe affaires et de meilleure compagnie du Moyen-Orient. En 2009, elle avait déjà décroché celle de meilleure classe économique, grâce à un niveau de confort de base supérieur à celui de ses concurrentes (espace disponible, vidéo à la demande, etc.). Toutes catégories confondues, elle se classe troisième du top 10 mondial de Skytrax.

 

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Un pont vers l’Orient
Qatar Airways est encore peu connue des voyageurs belges. Cela devrait bientôt changer. Dans le cadre de la consolidation en cours de son réseau européen, la compagnie émiratie vient d’annoncer l’inauguration, le 31 janvier 2011, d’une liaison entre Doha et Bruxelles, qui sera desservie cinq fois par semaine. C’est un véritable pont jeté vers un réseau mondial de plus de 90 destinations, en expansion constante. Avec le Moyen-Orient, l’Inde, l’Océan Indien, l’Asie du Sud-Est, l’Extrême-Orient et l’Australie, l’Orient est le jardin naturel de cette compagnie tournée à l’origine vers le soleil levant. Cependant, il s’étend aujourd’hui à la planète entière. Pékin, Tokyo, Bombay, New York, Washington…
« Notre stratégie vise à développer notre réseau vers toutes les destinations clés du globe », confirmait récemment Eric Didier, country manager France et Benelux, au webzine spécialisé Tourmagazine.fr. L’Afrique et l’Amérique du Nord sont désormais à l’honneur et même, depuis cette année, l’Amérique latine, avec des vols vers Buenos Aires et São Paulo. Quant à Bruxelles, la compagnie parie sur son statut de capitale européenne censée attirer de plus en plus de visiteurs d’Asie et du Moyen-Orient. Tout cela s’est construit en à peine plus de 15 ans. Lancée en 1994 et dirigée d’une main de fer (aucune information ne peut par exemple filtrer hors de la compagnie sans son accord formel) par l’homme d’affaires qatari Akbar Al Baker, Qatar Airways «  a connu une croissance forte de l’ordre de 40% par an », à en croire son directeur régional. En 1997, elle possède quatre avions. Dix ans plus tard, en juin 2007, elle fait sensation en annonçant au salon du Bourget, la Mecque annuelle de l’industrie aéronautique à Paris, la commande record de 80 (futurs) Airbus 350 et de 5 Airbus 380. La même année, elle ajoute à sa liste 60 Boeing 787 et 32 Boeing 777. A l’horizon 2013, cette « petite » compagnie, qui voit décidément très grand, exploitera une flotte de 120 avions de nouvelle génération. Elle en exploite déjà 80 à l’heure actuelle et son carnet de commandes affiche 220 appareils, pour le montant astronomique de 40 milliards USD.

 

 

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La bourse à l’horizon 2015
Où s’arrêtera-t-elle ? Dans ses très rares apparitions médiatiques, le PDG (et seul porte-parole autorisé) de cette compagnie semi-privée businessman de 47 ans très influant dans son pays, ne fixe aucune limite. Qatar Airways, qui a transporté 13 millions de passagers en 2009, construit actuellement un nouvel aéroport ultramoderne à Doha, dont elle sera l’opérateur unique, pour la bagatelle de 14,5 milliards USD. Ouverture prévue dès 2012, avec une capacité initiale de 24 millions de passagers, qui sera portée à 50 millions dès 2015. L’objectif affiché est de faire de Doha le principal hub régional entre les routes de l’Orient et celles de l’Occident. Mais pour le reste, motus et bouche cousue… Chiffres et informations ne sont divulgués qu’au compte-gouttes. Peut-être cela changera-t-il l’année prochaine, année où la compagnie espère dégager…  ses premiers bénéfices. Avant de commencer à préparer une hypothétique future introduction en bourse. « Après avoir démontré nos capacités à gagner de l’argent avec trois ans de profits consécutifs, nous iront en bourse. A ce moment-là, la compagnie réalisera un chiffre d’affaires de 9 milliards USD contre 3,2 milliards en 2007 – 2008, et transportera 18 millions de passagers », précisait Akbar Al Baker l’année dernière. D’ici là, sa compagnie aura peut-être enfin rejoint une alliance mondiale, comme il l’annonce depuis plusieurs années déjà. Star Alliance, constituée autours de Lufthansa (l’une de ses partenaires en Europe) et de United (fusionnée avec Continental ; lire article), est régulièrement citée. C’est la plus importante actuellement, avec ses 28 membres.

Portée par une croissance restée vigoureuse en Chine et en Inde, qu’elle dessert très largement, la plus jeune des compagnies du Golfe n’a pas vu passer la crise. Et n’a donc pas jugé nécessaire de freiner son programme d’investissements. Il faut dire qu’en 2009, son patron jugeait son business plan plutôt… conservateur (sic) : « Il y a des parts de marché à prendre partout, affirmait-il, y compris en Afrique. ». Il faut dire aussi que le petit émirat du Qatar, copropriétaire de la société, est assis sur un océan de pétrole et la troisième plus importante réserve mondiale de gaz naturel. De quoi largement soutenir la croissance de son nouveau porte-drapeau…

 

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Du gaz dans les réservoirs
C’était il y a un an, le 12 octobre 2009. Cette nuit-là, Qatar Airways est devenue la première compagnie au monde à voler en utilisant non pas du kérosène, mais un carburant alternatif à base de gaz naturel. A voler avec des passagers, s’entend, car il s’agissait d’un vol commercial (d’une durée de six heures) entre Londres et Doha. L’appareil était un Airbus 340, les moteurs des Rolls Royce et le carburant avait été mis au point par Shell. Il s’agit d’un mélange composé pour moitié de kérosène synthétique de gaz liquide ou GTL et pour le reste de fuel conventionel, toujours en phase de test et d’étude à l’heure de cet article. Selon la firme pétrolière, ce carburant alternatif doit permettre de réduire sensiblement les émissions de dioxyde de soufre. Il venait tout juste d’être officiellement autorisé, quatre jours plus tôt, par l’américain Society for Testing and Materials. « Cette étape est le premier pas vers la production de kérosène alternatif pour les vols commerciaux », c’était réjoui le PDG de la compagnie qatarie le lendemain du vol. Vu les ressources en gaz de son pays, troisième producteur mondial derrière la Russie et l’Iran avec 16% des ressources et un potentiel d’exploitation de 250 ans (!), on peut comprendre son enthousiasme. Les recherches sont conduites à Doha sous la houlette d’un consortium regroupant l’avionneur, le motoriste et la compagnie pétrolière anglo-néerlandaise, ainsi que, bien sûr, Qatar Petroleum. « La technologie GTL nous permet de produire des carburants liquides et d’autres produits à partir de nos ressources en gaz naturel », indiquait le premier ministre Abdulla bin Hamad Al-Attiyah, qui est aussi le ministre de l’ûr, Qatar Petroleum. « La technologie GTL nous permet de produire des carburants liquides et d’autres produits à partir de nos ressources en gaz naturel », indiquait le premier ministre Abdulla bin Hamad Al-Attiyah, qui est aussi le ministre de l’énergie et de l’industrie du Qatar. Cet émirat ambitionne en effet de devenir le premier producteur de GTL en 2012. Les partenaires ne comptent cependant pas s’arrêter au seul gaz naturel. Quelques mois à peine après l’exploit d’octobre 2009, les parties qataries et Airbus ont en effet annoncé la création, toujours à Doha, d’un centre de recherche en biocarburant. Objectif de cette plateforme : « mettre en place une chaîne complète de production en biocarburant techniquement et économiquement viable, depuis la collecte de la ressource jusqu’à sa redistribution. ». L’Etat du Qatar, à travers Qatar Airways qui en sera le principal utilisateur, dit vouloir se positionner ainsi comme un les leaders mondiaux dans la recherche en biocarburants. Ici, l’objectif est à la fois économique et écologique, puisque ces carburants produits à partir de matières organiques doivent permettre de réduire aussi les émissions de gaz à effet de serre. 

 

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L’art de voyager zen
Voilà une idée originale, en phase avec la qualité revendiquée de son service, et qui ne séduira pas que les phobiques de l’avion.
Tout passager de Qatar Airways trouvera dans la pochette de siège située en face de lui un petit guide baptisé Fly Healthy, Fly Fit, censé l’aider à passer le vol le plus zen dont il ait jamais rêvé. Mouvements adaptés à l’avion, techniques d’auto-massage, de contrôle de la respiration, de relaxation, de méditation et même de yoga, ce manuel est tout sauf un gadget marketing. Il a été mis au point en collaboration avec Deepak Chopra, un médecin indo-américain considéré comme l’un des grands spécialistes de l’Ayurveda, une médecine naturelle originaire de l’Inde et basée sur des techniques holistiques. En sanskrit, le terme signifie « science de la vie », et les techniques proposées par la compagnie à ses passagers ont pour objectif, affirme-t-elle, d’aider le voyageur à « repenser son corps dans l’inconfort des avions ».

 

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Lire aussi sur J.R., anciens articles à propos de Qatar Airways :
- Qatar Airways reçoit son premier Boeing 01-12-07
- Qatar Airways resigne pour l'Airbus A350 et augmente sa commande 30-05-07
- Qatar Airways prévoit d'acheter 80 A350 16-03-07

 

22/10/2010

Lancement d'un réseau européen de police aéronautique, Airpol

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Les 20 et 21 octobre 2010, 21 délégations étrangères se sont rassemblées à Bruxelles afin de lancer officiellement Airpol, un réseau européen de police aéronautique et de services de sécurité frontalière. Airpol est une initiative de la police fédérale belge dans le cadre de son actuelle présidence du Conseil de l’Union Européenne.

L’objectif d’Airpol est d’augmenter la sécurité générale des aéroports européens ainsi que de l’aéronautique civile grâce à une collaboration plus intensive et plus structurelle.

 

Les services de police de la route européens disposent de leur réseau Tispol, les services de police des chemins de fer ont Railpol et les services de police et d’inspection des voies navigables en Europe utilisent le réseau Aquapol. Ces partenariats existants ont, les dernières années, prouvé à plusieurs reprises leur efficacité et plus-value.

Mais, jusqu’à présent, la police aéronautique et les services de contrôles des frontières en Europe ne disposaient pas encore d’un tel réseau. C’est pour cette raison que la police fédérale belge prend dans le cadre de la Présidence de l’Union Européenne l’initiative de créer Airpol par analogie avec les réseaux existants.

 

Le trafic aérien a, par excellence, un fort caractère international et tous les pays européens sont confrontés aux mêmes défis et besoins au niveau de la sécurité dans ce secteur. Afin de pouvoir constater ces besoins, il est de plus en plus nécessaire de collaborer de manière extrême au niveau international dans ainsi qu’autour des aéroports.

 

Airpol concentrera ses activités autour de trois domaines :

- Fonction de police dans les aéroports : toutes les missions de police de première ligne dans et autour des aéroports telles que la criminalité au sein des aéroports, la maîtrise des risques, le contre-terrorisme, la protection des VIP,…

- Sécurité aéronautique : toutes les actions et mesures nécessaires afin de sécuriser l’aéronautique civile comme des air marshals, les rebellions de passagers, des contrôles d’accès et de sécurité,…

- Sécurité des frontières aériennes : tous les aspects des contrôles frontaliers en étroite collaboration avec Frontex (Agence européenne pour la gestion de la collaboration opérationnelle aux frontières extérieures) et ce, sans chevauchement de leurs propres tâches.


L’innovation du réseau Airpol consiste à tendre vers une approche intégrée en rassemblant les expériences communes et en veillant à une synergie dans les trois domaines cités ci-dessus. Grâce à un échange constant d’informations, les membres d’Airpol pourront apprendre des expériences de chacun et ce, par exemple, lors de l’accompagnement d’un grand nombre de VIP pendant un sommet européen, d’un accident d’avion ou d’une menace terroriste.

 

Le réseau Airpol pourra contribuer au renforcement des actions au niveau européen ainsi qu’à une coordination optimale lors des actions au niveau national et international (européen). Cela est essentiel pour la protection contre la criminalité transfrontalière.

Le but final du projet Airpol est la création d’un organe permanent et multidisciplinaire composé de services de police, de maintien de l’ordre et de contrôles frontaliers qui seraient actifs au sein des aéroports européens. Cet organe organisera régulièrement des rencontres, effectuera de vastes opérations transfrontalières et créera un secrétariat permanent ainsi qu’un site internet interne. Airpol exercera également une fonction de conseil auprès des autorités européennes. Toutes ces initiatives contribueront sans aucun doute à la sécurité dans et autour des aéroports européens ainsi que dans l’aéronautique civile en général. 

Hamburg International fait faillite

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Nouvelle victime dans le ciel européen. La compagnie charter allemande Hamburg International s’est déclarée en faillite le 19 octobre et a cessé toutes ses opérations le lendemain, à la suite du retrait de son AOC (Air Operator's Certificate ; certificat de transporteur aérien) par les autorités allemandes.
Elle espérait atteindre le million de passagers cette année...

Hamburg International était à la recherche d’investisseurs. Aucune solution n'ayant été trouvée assez rapidement, elle a dû cesser ses opérations. La compagnie employait 320 personnes au total, pour une flotte de neuf appareils (8 Airbus 319 et un Boeing 737-700). Tous les appareils sont désormais cloués au sol.

Créée en 1998,
Hamburg International opérait essentiellement des vols charters pour les tour-opérateurs, notament TUI ou Thomas Cook, mais vendait également en direct une partie de ses places. Ses destinations concernaient principalement la méditerranée et les Canaries.


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United et Continental confirment leur rentabilité

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Les compagnies aériennes américaines United et Continental, qui viennent de fusionner pour former le numéro un mondial du transport aérien mais n'ont pas encore consolidé leurs résultats, ont publié toutes deux un bénéfice pour le troisième trimestre.

Dans un communiqué commun signé United Continental Holdings, nom de la nouvelle entité, elles confirment donc leur rentabilité retrouvée alors qu'elles étaient déjà dans le vert au deuxième trimestre (lire article), après une grave crise du secteur aérien en 2009 et 2008.

United Airlines a enregistré un bénéfice net de 387 millions USD au troisième trimestre, soit 1,75 USD par action, contre une perte de 57 millions un an plus tôt. Le chiffre d'affaires a progressé de 21,7% à 5,394 milliards USD.

Continental Airlines a de son côté dégagé un bénéfice net de 354 millions USD, contre une perte de 18 millions un an plus tôt. Le chiffre d'affaires a progressé de 19,2% à 3,953 milliards USD sur le trimestre achevé fin septembre.

La formation de United Continental Holding, issue de la fusion des compagnies, a été finalisée le premier octobre, et les deux compagnies prévoient de publier pour la première fois des résultats consolidés au quatrième trimestre.
Les deux compagnies "ont terminé le troisième trimestre avec 9,1 milliards USD de liquidités", précise le communiqué.
"Les équipes ont fait un très bon travail pour contenir les coûts tout en générant des résultats opérationnels solides", a commenté le directeur financier de United, Zane Rowe.


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