J.R., le meilleur de l'aviation commerciale et civile !


> Index général < - Éditorial - Sources - Airbus - Boeing - Annuaire AeroRef - Forum

01/10/2010

Le transport aérien reste une industrie fragile

Lire aussi : La croissance du trafic aérien international a ralenti en août

L'IATA voit de nouveau les nuages assombrir le ciel. L'association a publié ses chiffres sur l'évolution du trafic aérien en août. Après une forte croissance au premier semestre, le volume du trafic passagers a fléchi de 1% et les perspectives s'assombrissent de nouveau. Le directeur général de l'IATA, Giovanni Bisignani, se montre très prudent pour la deuxième partie de l'année : "Nous avons atteint un pic en juillet et nous prévoyons désormais un ralentissement de la demande". Du coup, si, après deux années noires, les prévisions de résultat sont réjouissantes pour 2010 ( l'industrie devrait engranger des profits de 8,9 milliards USD), elles le sont déjà beaucoup moins pour 2011. L'IATA table en effet sur "seulement" 5,3 milliards de profits l'année prochaine. Et le directeur général ne cache pas son inquiétude : "Nous dégageons une marge de 1,6%, autant dire peanuts ! Nous aurions besoin de 7 à 8% pour couvrir les coûts du capital". D'autant que le secteur est pressé d'investir dans de nouveaux appareils pour réduire ses coûts d'exploitation... et ses émissions de CO2, qui sont dans le collimateur des défenseurs de l'environnement. Cette année, 1300 nouveaux avions auront rejoint la flotte mondiale.  

Consolidation du secteur nécessaire
En 2009, explique Bisignani, les compagnies aériennes ont dû accroître leur endettement de 40 milliards pour survivre : "L'industrie supporte une dette totale de 211 milliards de dollars. Elle reste donc très fragile".
Les faillites ne sont pas rares (une trentaine depuis un an, dont celle, spectaculaire, de Mexicana) et le secteur reste encore très fragmenté avec 230 compagnies pour 93% du trafic. Les compagnies ont toujours tendance à augmenter leurs capacités plus vite que la demande : un danger pour leur rentabilité.
"Pendant des années, elles ont chassé les parts de marché, mais cela ne suffit pas à faire une stratégie", déplore Bisignani, qui appelle à une consolidation du secteur : "Il y a eu des rapprochements au sein de l'Europe, des Etats-Unis ou encore dernièrement en Amérique latine avec la fusion LAN (Chili) et TAM (Brésil), une très grosse opération. C'est bien, cela permet de rationaliser les routes et donc les capacités. Mais nous avons maintenant besoin de consolidations inter-continentales. Il faut que les règles le permettent. Alors, nous serons une industrie normale, plus efficace et davantage capable d'attirer les investisseurs".

> Plus de publicité aéro

Publié dans Industrie & actualité aéronautique | Lien permanent

Les commentaires sont fermés.