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25/07/2010

Airbus et Boeing revoient à la hausse leurs objectifs commerciaux pour 2010

Dans les annales de l'aéronautique, l'édition 2010 de Farnborough restera comme celle de la reprise. Avec près de 400 intentions d'achat (si l'on cumule les commandes fermes et engagements divers) rien que pour Airbus et Boeing, le salon a non seulement effacé le trou d'air du dernier Bourget (130 ventes l'année dernière), mais il a aussi enfoncé le score du millésime 2008 (312). Au prix catalogue, le bilan a quelque chose d'irréel, puisqu'on dépasse les 40 milliards USD d'engagements. De quoi renforcer encore les carnets de commandes des grands avionneurs à peine entamés par la crise.
« Mesdames et Messieurs, la récession est définitivement terminée »,
s'est réjoui John Leahy, le directeur commercial d'Airbus, partageant l'optimisme de ses pairs.

· Objectifs revus à la hausse : Conséquence logique des annonces de cette semaine, Airbus a revu à la hausse ses prévisions commerciales pour l'année : « Plus de 400 nouveaux avions » commandés, a précisé Tom Enders, contre une fourchette de 250 à 300 jusque-là. Le patron du constructeur européen ne prend pas un gros risque. Au début du Salon, le compteur affichait déjà 131 ventes brutes, auxquelles sont venues s'ajouter 133 commandes fermes et 122 options cette semaine. Du coup, les cadences de production vont à nouveau être augmentées. Même son de cloche chez Boeing, qui vient d'empocher 103 commandes fermes et 54 options au Salon. Soulignant la « poursuite de la reprise », le constructeur américain a lui aussi augmenté ses objectifs, mais sans en dévoiler le contenu.
« Nous augmentons de manière significative »,
a-t-il simplement précisé.

· Loueurs superstars : Absents du Bourget l'année dernière, les loueurs ont signé un retour en fanfare cette année, s'appropriant une très grosse part des annonces. L'un d'entre eux peut-être plus que les autres : ALC, société du vétéran Steven Udvar-Hazy. Quatre mois à peine après avoir immatriculé sa nouvelle société, l'ancien patron d'ILFC a acheté pour près de 10 milliards USD d'avions. Excès de confiance ? Aujourd'hui, les compagnies louent près de 40% de leur flotte. Après avoir essuyé des pertes abyssales en 2008 et 2009, la profession dans son ensemble n'a pas encore retrouvé suffisamment de marges de manoeuvre financières pour commander des avions neufs. Passer par des loueurs permet donc de ne pas rater la reprise du trafic aérien, en attendant de regarnir sa trésorerie. Et si les loueurs peuvent refaire leurs emplettes, c'est que les banques leur prêtent à nouveau de l'argent. Les avions restent toujours un bon actif dans un bilan.

· Très prisés moyen-courriers : Une pincée de 787, une quinzaine de 350, le double de 777 et de 330 combinés, mais surtout énormément de 320 et de 737. Le marché des moyen-courriers a beau faire des envieux, Airbus et Boeing ont confirmé de manière éclatante que Bombardier, Embraer ou encore le chinois Comac vont devoir travailler dur pour entamer leur duopole. Au total, 350 exemplaires des deux best-sellers ont été retenus cette semaine (options incluses), en grande partie chez les loueurs. De quoi rendre encore plus complexe la question de leur avenir. Remotorisation ou nouvelle génération ?
« Nous ne prendrons pas de risque financier inconsidéré »,
a prévenu Fabrice Brégier, le numéro deux d'Airbus.

· Bombardier rate sa sortie : le constructeur canadien finit le Salon comme il l'a démarré : pas en grande forme avec son C-Series, positionné comme le futur concurrent du 320 et du 737. Qatar Airways, dont le nom était cité avec insistance, a fait état de « problèmes commerciaux » avec Pratt & Whitney, le motoriste de l'appareil.

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