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20/07/2010

Combien gagne un pilote de ligne ?

 

Combien gagne un pilote de ligne.JPG

 

Les pilotes de ligne (avions commerciaux) gagnent-ils assez pour supporter leurs frais de licence et de formation ? 
Le salaire d'un pilote se compose d'une partie fixe (basique) et de primes. En Belgique, un pilote gagne en moyenne quelque 4000 EUR bruts. Le salaire d’un commandant de bord (expérimenté ou non) peut lui dépasser 7000 EUR bruts (voire 10 ou plus). Les copilotes perçoivent en début de carrière environ 3000 EUR. Cette rémunération augmente assez rapidement par la suite.
Un commandant de bord avec pas mal d'expérience (mi ou fin de carrière...) peut allègrement prétendre à 6000 EUR nets (voire plus). Mais tout cela dépend de la compagnie aérienne, de la situation de celle-ci, etc.
Depuis dix ans, le revenu d'un pilote de ligne en fonction a clairement chuté.


Coût de la formation exorbitant
La formation coûte très cher et les risques de pertes du métier sont grands.
Le pilote doit payer soi-même sa formation, et une licence professionnelle revient facilement à 80 000
EUR voire 100 000 EUR à l'heure actuelle (entièrement à charge du pilote donc).
Ceci en tenant compte du fait que cette somme est la plupart du temps empruntée, et donc soumise à intérêts... Le prix de revient total chatouille en fin de compte les 140 000 EUR pour monsieur le pilote. Cela commence à faire cher les études, non ?

900 heures de vol par an
Comparer les salaires n’a cependant pas beaucoup de sens. En règle générale... il n'y a pas de règle générale. Chaque compagnie applique ses propres barèmes.
En théorie, un pilote ne peut pas dépasser 900 heures de vol par an, mais il s'agit d'une indication trompeuse pour les gens ne connaissant pas le métier, car les activités d’un pilote ne se limitent pas aux vols
La préparation d’un vol débute au minimum une heure trente avant son départ. Le pilote passe en revue les plans de vol, l’itinéraire et les prévisions météo. Sur base de ces éléments, il effectue ses calculs (notamment sur la vitesse de décollage et la quantité de carburant). Après l’atterrissage, il doit analyser son vol et établir un rapport (ceci est une version très "simpliste" de la réalité).

Examens médical et technique
Tous les six mois, les pilotes doivent passer un examen à l’issue duquel ils peuvent perdre leur licence. Il s’agit d’épreuves de vol en présence d’un instructeur et de tests sur simulateur. En outre, les données de tous les vols sont transmises aux services centraux.

Ces données sont cryptées, mais si le monitoring indique des anomalies récurrentes, l’anonymat du pilote est dévoilé. Les pilotes doivent également se soumettre à des tests médicaux tous les six mois après 40 ans (annuellement en deça).

Au cours de sa carrière, un pilote voit son diplôme constamment remis en jeu, donc. Y a-t-il beaucoup de professions où le diplôme est remis en jeu systématiquement ?

Assurance
Si un pilote est écarté pour raisons médicales, par exemple parce que sa vue a baissé ou parce qu’il a perdu deux doigts dans un accident, il peut être couvert par l’assurance "loss of license". Cette assurance lui garantit alors son salaire. Cette police est très onéreuse, mais parfois prise en charge par la compagnie aérienne (les majors globalement)
.
Cette assurance perte de licence n'est donc pas systématiquement offerte par les compagnies.
Par exemple, les pilotes d'une low cost comme Ryanair n'en bénéficient pas, ou alors à titre privé et le pilote la paye extrêmement chère.


Voir l'index "carrières"

Lire aussi :
- Devenir pilote de ligne : le dossier complet
- Devenir pilote de ligne
- Pour être pilote de ligne (annexe)
- Une passion, un rêve
- Le métier de pilote de ligne pensé à 10 ans

 

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