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31/05/2010

Le transport aérien rêve de se mettre au bio

Le transport aérien rêve de se mettre au bio

Le secteur aérien place beaucoup d'espoirs dans les biocarburants pour freiner sa consommation de pétrole et ses émissions de CO2, mais tout reste à faire alors qu'une croissance galopante lui est promise dans les prochaines décennies.

Début mai, la première compagnie aérienne allemande, Lufthansa, a annoncé son intention d'utiliser un mélange de kérosène et de biocarburant sur des lignes régulières d'ici à deux ans, après des vols d'essais d'Air New Zealand, Continental Airlines, JAL et KLM en 2008 - 2009.
"Les biocarburants, ça fonctionne", le problème c'est leur caractère durable, a affirmé Christian Dumas, directeur de l'environnement et du développement durable chez Airbus, lors du Forum International des Transports qui s'est tenu cette semaine à Leipzig (est de l'Allemagne).

Certains biocarburants dégagent plus d'énergie que le kérosène pour moins d'émissions de dioxyde de carbone (CO2), gaz à effet de serre considéré comme l'un des grands responsables du réchauffement climatique.
Mais leur culture à grande échelle risquerait de s'imposer dans certaines régions du monde au détriment de besoins alimentaires de base, de l'eau ou des forêts. Leur production pourrait alors émettre plus de CO2 que leur usage permettrait d'en réduire.
Le bilan carbone est "pour l'instant plutôt médiocre" et les biocarburants de deuxième génération "ne sont pas encore au point", estime Yves Crozet, professeur d'économie des transports à Lyon (France).

Cette nouvelle génération qui promet de meilleurs rendements expérimente des plantes comme le jatropha, la cameline ou les algues. La première génération s'appuie sur des produits issus de l'agriculture, comme le maïs, le soja ou le tournesol.
"Les biocarburants dans l'aérien, c'est largement de la communication", car le transport aérien ne veut pas apparaître comme un "prédateur" sur les ressources mondiales de pétrole, poursuit M. Crozet.

Celles-ci se raréfient et font monter les prix du carburant, alors que le trafic aérien passagers devrait au moins tripler de volume d'ici à 2050, selon le dernier rapport annuel du Forum International des Transports.
Or les besoins de pétrole de l'aviation sont colossaux. Avec environ 20 000 avions aujourd'hui, le secteur avale 12% du pétrole utilisé par les transports dans le monde, selon ce rapport.
L'addition va en outre se corser avec la mise en place des systèmes d'échange de quotas d'émissions (ETS) pour les compagnies aériennes. Ce marché devrait voir le jour dès 2012 dans l'Union Européenne.

Les compagnies aériennes devront ainsi acheter des "crédits carbone" en fonction de la quantité de leurs émissions de CO2. Lufthansa, par exemple, prévoit une charge annuelle entre 100 et 300 millions EUR pour s'affranchir de ce droit à polluer.

L'Association Internationale du Transport Aérien (IATA) avance le chiffre de 100 milliards de dollars d'investissement pour atteindre son objectif d'utiliser 6% de mélange de kérosène et de biocarburants en 2020 pour réduire de 5% les émissions des avions.
A l'horizon 2050, le secteur aérien vise une réduction de 50% de ses émissions par rapport à aujourd'hui, selon des objectifs annoncés lors du sommet des Nations Unies sur le climat en décembre dernier à Copenhague.

Une répercussion de la facture énergétique du transport aérien sur les prix des billets d'avion semble inévitable à terme, mais les compagnies aériennes préfèrent ne pas jeter de l'huile sur le feu pour l'instant.
"Il faut que le prix soit juste", a simplement glissé un lobbyiste d'Air Berlin.

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29/05/2010

Perte de 40 millions d'euros pour Brussels Airlines

Perte de 40 millions d'euros pour Brussels Airlines

La belge Brussels Airlines a enregistré en 2009 une perte nette d'un peu moins de 40 millions EUR et une baisse de 10% de son chiffre d'affaires. Les détails ne seront connus que lors de l'assemblée générale du 7 juin.

Le déficit opérationnel de Brussels Airlines en 2009 a atteindrait 73 millions EUR, contre 4,7 millions en 2008. Brussels Airlines a, comme l'ensemble du transport aérien, souffert de la crise économique qui s'est traduite par une baisse de la fréquentation mais aussi un recul des revenus.

La compagnie aérienne a également dû tenir compte de dépenses de 15 millions EUR pour l'entrée au sein de Star Alliance (lire article) et le transfert de ses clients vers le système de fidélisation Miles & More. L'entreprise a aussi souffert de sa politique de hedging fuel, les contrats de couverture contre le prix du carburant.

La société génère cependant un cashdrain de 20 millions EUR et elle bénéficie actuellement de 300 millions EUR de cash.

28/05/2010

Forte croissance mondiale attendue

Uforte hausse de la demande est attendue dans le secteur des transports dans les années à venir, et des investissements massifs sont nécessaires pour y répondre tout en limitant les émissions de gaz à effet de serre, selon un rapport international.

Le transport aérien de passagers devrait au minimum tripler de volume d'ici à 2050, selon le rapport annuel du Forum international des Transports, affilié à l'Organisation de Coopération et de Développement Économique (OCDE).

La possession et l'usage de la voiture semble plafonner dans les pays développés. Une des explications tient à la saturation du marché, d'autres aux prix de l'énergie "incertains et élevés", aux revenus "orientés à la baisse" et à la concurrence de l'avion et du train, selon ce rapport.

27/05/2010

Recul de 2,4% du trafic aérien international en avril

Recul de 2,4% du trafic aérien international en avril

Le trafic aérien international passagers a reculé de 2,4% en avril, après avoir progressé le mois précédent (en mars). La raison principale de cette baisse de volume est le nuage de cendres provoqué par un volcan islandais qui a perturbé le transport aérien
"Le recul du trafic aérien a interrompu la reprise dans le secteur après la crise financière", a indiqué l'IATA.

Le fret a cependant moins souffert de l'éruption du volcan Eyjafjöll, avec une croissance de 25,2% en avril, contre 28,1% le mois d'avant.
"Le nuage de cendres a ralenti la reprise mondiale, en touchant les transporteurs dans toutes les régions", a expliqué le directeur général de l'IATA, Giovanni Bisignani.

Le volcan islandais Eyjafjöll avait repris son activité le 14 avril, crachant d'énormes quantités de cendres qui avaient paralysé le trafic aérien en Europe en avril.
Plus de 100 000 vols avaient été annulés et plus de 8 millions de passagers bloqués. Les autorités avaient décidé d'interdire les vols par précaution, les particules émises pouvant endommager les moteurs des avions.

L'Europe a elle seule accuse en avril un recul de 11,7%. Cette perturbation "ne pouvait pas tomber à un pire moment" pour les compagnies aériennes, a regretté M. Bisignani.
"La lente récupération (économique) de l'Europe vis-à-vis de la crise financière mondiale et sa crise monétaire sont déjà de lourds fardeaux" pour ces sociétés, a-t-il ajouté.

Le 18 mai, l'IATA avait déjà dénoncé ces fermetures d'aéroports européens, estimant que le système actuel régissant ces fermetures ne fonctionnait pas.
Bien que moins affectées par le volcan, les compagnies américaines ont également accusé le coup, avec une baisse du trafic moindre cependant, de 1,9%.
En Asie-Pacifique, le trafic a aussi fortement ralenti mais est resté en hausse de 3,5%, contre 12,6% le mois d'avant. En Afrique, il a également brusquement décéléré (8,6% de croissance contre 16,9% le mois précédent).
L'activité en Amérique latine a également été plus faible, avec un trafic en hausse de 1,2% alors qu'il avait gagné 4,6% en mars.
Une fois de plus, c'est au Moyen-Orient, avec 13%, que la hausse la plus forte de la demande de trafic a été enregistrée.
L'IATA se montre particulièrement pessimiste pour le trafic, estimant que la crise du nuage de cendres a été un véritable "choc".

L'organisation se montre également inquiète de l'impact des grèves en Europe, qui affectent actuellement les compagnies aériennes au Royaume-Uni et en Allemagne, et de la crise monétaire sur le trafic aérien européen.

25/05/2010

Nouvelle année bénéficiaire pour Singapore Airlines

Nouvelle année bénéficiaire pour Singapore Airlines

Singapore Airlines a publié un bénéfice net de 124,5 millions EUR pour l’exercice 2009  - 2010 (en baisse de 80% par rapport à la même période de l'année précédente). Le résultat opérationnel est également resté positif, atteignant 36,43 millions EUR (en baisse de 93%).

L’année de la prestigieuse compagnie était pourtant mal partie. Celle-ci accusait une perte nette de 268,7 millions EUR au premier semestre. Mais elle a réussi à redresser la barre assez rapidement en compensant la perte accumulée mais aussi à dégager un bénéfice (393,1 millions EUR sur cette période).

Singapore est assez satisfaite de son niveau de réservation, qui est encourageant aujourd’hui, notamment en classe affaires. Mais des incertitudes reviennent concernant les charges en carburant. Singapore s'est couverteà hauteur de 20% de sa consommation annuelle estimée.

Par ailleurs, Singapore devrait recevoir quatre A380 et huit A330-300. Un B747-400 arrivant en fin de leasing va quitter la flotte, tout comme dix autres B777 (six arrivent en fin de leasing et quatre ont été vendus).

Singapore Airlines n’a jamais été déficitaire depuis sa création en 1972.

21/05/2010

British Airways accuse une perte annuelle record de 531 millions GBP

British Airways a fait état aujourd'hui vendredi d'une perte annuelle record de 531 millions GBP (610 millions EUR) sur l'exercice 2009 - 2010, sous le coup de l'impact d'une grève et des tempêtes de neige qui ont paralysé le trafic cet hiver.

La major britannique a cependant souligné qu'elle avait réussi à réduire ses coûts d'un milliard GBP grâce à des mesures de restructuration, tout en disant anticiper un retour à l'équilibre pour l'exercice qui vient de commencer.

La perte imposable de 531 millions GBP, la plus importante depuis la privatisation de la compagnie en 1987, qui suit celle de 401 millions subie au cours de l'exercice 2008 - 2009, est moins marquée que le déficit de 590 millions qui avait été anticipé par les analystes.
"C'est notre deuxième exercice consécutif de pertes record mais nous jugeons encourageants que nos coûts ont baissé d'un milliard de livres", précise British Airways.

Son chiffre d'affaires a également reculé d'un milliard GBP, à 7,9 milliards.
Les grèves du personnel navigant intervenues en mars ont eu un impact de 45 millions GBP, selon la compagnie.


Lire aussi :
- Nouveaux jours de grève décidés chez British Airways 10-05-10
- La grève chez British Airways pourrait coûter 22 millions d'euros par jour à la compagnie 15-03-10

- British Airways craint une baisse de 11% de son chiffre d'affaires cette année 20-10-09
- British Airways annonce la suppression de 1700 postes au Royaume-Uni 08-10-09
- British Airways attend une perte opérationnelle de 135 millions d'euros 04-04-09
- British Airways révise ses prévisions 27-01-09
- British Airways bat des records 19-05-08

Boeing confiant dans le 787 et la reprise du transport aérien

Le Boeing 787 et les autres programmes développés par le constructeur américain vont soutenir sa croissance au moment même où la demande pour le transport aérien repart à la hausse et que les dépenses de défense ralentissent aux Etats-Unis.

Le deuxième plus gros constructeur mondial (derrière Airbus), a également indiqué qu'il allait examiner les marchés étrangers pour dénicher des opportunités de croissance sur son segment défense et qu'il allait mettre en place une stratégie plus mordante pour développer ses services dans l'aéronautique.
Boeing a toutefois expliqué que son gros porteur 787 affecterait ses marges même s'il constitue un facteur de croissance à long terme.

Lors d'une réunion avec des investisseurs, le directeur général du groupe Jim McNerney a dit que son groupe percevait "une amélioration du climat de ses activités, qui n'est pas encore robuste."
Selon lui, les programmes 787 et l'avion-cargo 747-8 sont de bon augure pour Boeing d'autant que la reprise des activités d'aérospatiale commerciale s'accélère. "Il est clair que le groupe prend de l'élan", a-t-il dit.

Le groupe basé à Chicago a dit être en bonne voie de réaliser la première livraison de son 787 d'ici la fin de l'année. Ce gros porteur, économe en carburant, est la clé de la croissance future de Boeing.
Cet avion représente à lui seul 40% des commandes en carnet de l'avionneur, a précisé Jim McNerney.

En début de semaine, Boeing avait annoncé qu'il augmenterait la production de son 737, expliquant qu'il avait constaté une forte demande des compagnies aériennes qui observent elles aussi un rebond de leur activité. Airbus avait précédé son concurrent américain, prévenant qu'il augmenterait la production de ses A320.

Boeing a confirmé ses ambitieuses prévisions pour 2010, disant tabler sur un bénéfice par action compris entre 3,50 et 3,80 dollars, en incluant les charges relatives à la réforme de l'assurance santé.

La sécurité d'Air France sur la sellette

La sécurité d'Air France sur la sellette

Au-delà des pertes colossales auxquelles elle doit faire face, la compagnie aérienne subit une mise en cause de sa politique de sécurité dans un livre-enquête.

La major française Air France a durement souffert en avril de la perturbation du trafic aérien causée par le volcan islandais, qui a entraîné une baisse d'environ 20% du nombre de passagers transportés.
Cette baisse est un mauvais coup pour Air France qui a déjà subi de lourdes pertes et se prépare à en annoncer encore de très importantes.

Flammarion sort le livre, "La Face cachée d'Air France" (de Fabrice Amedeo). Cette enquête décrit le probable fonctionnement opaque de l'entreprise.

 
Mauvaises statistiques

La politique économique de l'entreprise n'est pas seule mise en cause. Avec le Concorde en 2000 et l'A330 en 2009, le journaliste spécialiste des transports revient sur les deux crashs d'Air France ainsi que sur une catastrophe évitée en 2005 à Toronto. Fabrice Amedeo met en cause la politique de sécurité du leader européen du transport aérien.

Selon lui, Air France aurait ainsi dû "équiper ses appareils du système de pilotage de secours Buss (back-up speed scale), qui aurait peut-être pu sauver l'AF447" du vol Rio-Paris. Pour Fabrice Amedeo, il existe un malaise d'Air France autour des questions de sécurité : "Ses statistiques de sécurité aérienne sont mauvaises.
Tous les chiffres convergent vers un même constat : Air France serait, mathématiquement parlant, moins sûre que ses concurrentes."

 
Organisation non appropriée

Fabrice Amedeo relate aussi le vol d'un A380 en novembre 2009 entre New York et Paris, non couvert par l'assurance en raison du nombre insuffisant de pilotes Air France à bord. L'auteur conclut : "En matière de sécurité des vols, il semble même que l'organisation interne, sans doute encore trop calquée sur celle de l'entreprise publique qu'elle a été, ne soit pas appropriée aux contraintes d'un groupe de taille mondiale."

Avec un chapitre intitulé un "management déficient", le journaliste souligne que la "culture de la sanction est absente d'Air France, contrairement à chez ses concurrentes", que les pilotes sont "intouchables". Conséquence : Air France est une entreprise "où la remise en question est structurellement impossible et où des décisions de bon sens ne sont parfois pas prises".

La compagnie mise en cause répond qu'elle "respecte et se conforme à toutes les réglementations nationales et internationales en vigueur." Air France KLM précise qu'elle "travaille continuellement sur des axes d'amélioration de la sécurité des vols qui a toujours été au cœur de ses préoccupations."

20/05/2010

Air France KLM vise l'équilibre après une perte record

Air France KLM vise l'équilibre après une perte record

Air France KLM a confirmé anticiper un retour à l'équilibre opérationnel en 2010 - 2011 après un exercice marqué par des pertes record et qu'elle a qualifié elle-même d' "annus horribilis."

La major franco-néerlandaise, qui renonce à proposer un dividende annuel, subit en outre un début d'exercice entâché par l'éruption du volcan islandais Eyjafjöll.
Les cendres du volcan, dispersées depuis mi-avril dans l'atmosphère sur plusieurs milliers de kilomètres au sein de l'espace aérien européen, ont perturbé l'activité des compagnies pendant plusieurs jours et continuent de menacer le trafic dans certaines zones.
Mardi encore, plusieurs compagnies ont appelé les autorités européennes de l'aviation à revoir au plus vite leurs règlements afin de minimiser les interruptions de trafic (lire ici). La perte de chiffre d'affaires pour l'ensemble du secteur est estimé à quelque 1,7 milliard USD.
"Le groupe a évalué à 260 millions EUR  la perte de chiffre d'affaires et à 160 millions EUR l'impact sur le résultat d'exploitation (sur l'exercice 2010 - 2011). A ce jour, les négociations concernant des compensations se poursuivent", explique Air France KLM.

Le directeur général Pierre-Henri Gourgeon a ajouté que ces négociations étaient "très actives", sans autre précision.
"Le groupe maintient son objectif de retour à l'équilibre opérationnel hors impact des couvertures pétrole antérieures à 2009 et sous réserve du coût définitif après compensations escomptées de la crise du nuage de cendres", ajoute la compagnie selon qui le contexte reste "très difficile" malgré les signes d'amélioration constatés ces dernières semaines.

Air France KLM doit en outre faire face aux suites de l'accident du vol Rio-Paris (AF447) du premier juin 2009. Un A330 aux couleurs d'Air France en route vers Paris a disparu au-dessus de l'océan Atlantique avec 228 passagers à son bord. Les recherches pour retrouver les boîtes noires de l'appareil se poursuivent.

 

Des pertes de 3,5 millions EUR par jour
La compagnie compte sur ses réductions de coûts, sur la baisse des ses investissements et sur ses partenariats commerciaux, notamment en Asie, pour rebondir cette année.

Les dépenses feront l'objet d'une nouvelle compression de 510 millions EUR tandis que les investissements diminueront de 1,4 à 1,1 milliard EUR pour une légère augmentation des capacités. Les réductions d'effectifs, sans plan social mais avec des embauches, se poursuivront.

Vietnam Airlines fera son entrée dans l'alliance Skyteam, dont Air France KLM est l'une des fondatrices, en juin tandis que l'arrivée escomptée de China Eastern permettra d'ajouter 25 destinations supplémentaires en Chine.
"Au total, la réduction des coûts, les recettes supplémentaires et l'amélioration de nos performances devraient améliorer le résultat d'exploitation à hauteur de 900 millions à un milliard EUR", pronostique Pierre-Henri Gourgeon.

Très affectée par la récession l'anné passée, Air France KLM affiche pour 2009 - 2010 une perte opérationnelle courante record de 1,285 milliard EUR, soit 3,5 millions EUR par jour (contre une perte de 186 millions en 2008 - 2009).
La perte nette ressort à 1,559 millions contre une perte de 811 millions tandis que le chiffre d'affaires, en diminution de 15%, s'inscrit à 20,99 milliards.

19/05/2010

ILFC a un nouveau dirigeant

ILFC a un nouveau dirigeant

American International Group (AIG) a annoncé avoir engagé Henri Courpron, un ancien haut responsable d'Airbus, pour diriger sa filiale de location d'avions International Lease Finance Corp (ILFC).

Henri Courpron, un banquier d'affaires français spécialisé dans le secteur aéronautique, a travaillé pendant 20 ans chez Airbus, filiale d'EADS, où il a notamment dirigé les activités en Amérique du Nord et occupé le poste de vice-président exécutif chargé des achats à l'échelle du groupe.

ILFC est sans patron depuis la démission, intervenue en février, de Steven Udvar-Hadzy, PDG et co-fondateur de la société en 1973.
John Plueger a brièvement remplacé ce dernier avant de rejoindre en mars la nouvelle société de locations d'avions mise sur pied par Steven Udvar-Hadzy.
Alan Lund a assuré l'intérim à la tête d'ILFC depuis le départ de John Plueger.
"La première priorité est de rassurer les salariés, les clients et les partenaires sur le fait qu'ILFC n'est pas là pour être un suiveur mais pour donner l'orientation du marché", a dit Henri Courpron dans un entretien publié mercredi par le Wall Street Journal.
"ILFC n'est pas en crise. Le groupe est dans une situation que connaissent beaucoup d'autres sociétés, caractérisée par un environnement où il n'est pas aisé de se financer", a poursuivi le Français de 47 ans.

ILFC, avec un portefeuille de plus de 1000 avions, est devenu au fil du temps un client essentiel pour Airbus et Boeing , les loueurs d'avions dans leur ensemble ayant pu, certaines années, représenter un tiers des commandes totales passées sur un anannuellement.

AIG, qui a besoin de céder d'importants actifs pour rembourser les milliards d'aides publiques versées par l'Etat fédéral, a tenté de vendre ILFC l'an dernier mais n'y est pas parvenu en raison de l'endettement élevé de la filiale.

Cette dernière a amélioré sa situation de trésorerie ces derniers mois grâce à une série d'opérations, dont l'émission de quelque quatre milliards USD de titres de dette. Le mois dernier, ILFC a annoncé la cession de 53 appareils à l'australien Macquarie pour deux milliards USD.