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31/03/2010

Accord sur un projet de sécurité aérienne mondiale

L'IATA (International Air Transport Association) a annoncé le lancement d'un projet de système mondial d'échange de renseignements afin d'améliorer la sécurité aérienne.

Une déclaration d'intention a été signée avec trois organisations nationales de l'aérien, à savoir l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale (OACI), la Federal Aviation Administration (FAA) et la Commission de l’Union Européenne (UE), lors d'une conférence à Montreal.

Le directeur général de l'IATA, Giovanni Bisignani, salue cet accord "historique".

Skyservice Airlines fait faillite

Skyservice Airlines fait faillite

Skyservice Airlines vient d'annoncer qu'elle mettait fin à ses activités à la suite de la nomination d'un syndic de faillite par la Cour supérieure de justice de l'Ontario, à la demande d'un créancier garantis.

La compagnie, spécialisée dans les vols nolisés, annule tous ses vols en partance du Canada, dont celui d'aujourd'hui qui devait amener des vacanciers en République dominicaine.
Quelque 1200 employés, aujourd'hui sans emploi, et des milliers d'autres voyageurs, sont directement affectés par cette faillite.
Skyservice Airlines affirme que des changements sur le marché des voyages de vacances au Canada combinés avec un niveau d'endettement élevé la rendent incapable d'assurer sa rentabilité.

 

Skyservice a demandé à pouvoir collaborer avec les clients du voyagiste et d'autres compagnies aériennes pour pallier rapidement aux inconvénients que cette situation posera aux passagers.
Vacances Sunquest a annoncé avoir organisé des vols de remplacement pour tous ses clients qui auraient pu être touchés par la suspension d'activités. Les vols de Sunquest comptent pour moins du tiers des vols qui restent toujours inscrits au calendrier d'hiver de Sunquest, qui se termine le 30 avril 2010.
Vacances Sunquest dit avoir pris des arrangements avec Air Transat et Énerjet et prévoit fournir les nouveaux détails des vols à tous ses clients avant la fin de la journée. Vacances Signature affirme quant à elle avoir accès à la flotte du transporteur Sunwing.

Skyservice Airline avait été fondé en 1986. Elle offrait des vols vers le Canada, les États-Unis, le Mexique, les Caraïbes et l'Europe, en partance de plusieurs aéroports canadiens. Elle exploitait une vingtaine d'appareils, dont des Airbus 330 et 320 et des Boeing 757.

30/03/2010

Nouvelle hausse du trafic aérien en février

Nouvelle hausse du trafic aérien en février

L'IATA annonce que la demande dans le transport aérien s'est de nouveau renforcée en février 2010, le trafic de passagers ayant augmenté de 9,5% par rapport à février 2009, hausse qui atteint 26,5% dans le fret.

L'association note que ces hausses doivent être relativisées, le mois de février 2009 représentant "le bas de cycle du trafic passagers" lors de la récession.
La demande passagers doit encore augmenter de 1,4% afin de retrouver son niveau d'avant-crise. Le taux d'utilisation des flottes court et moyen courrier est en ligne avec les normales de 2008, celui du long courrier restant cependant en retrait de 8%.
Le point bas du trafic cargo a de son côté été atteint en décembre 2008, et il faudra encore qu'il croisse de 3% avant de pouvoir gommer les cicatrices de la récession.

Giovanni Bisignani, qui dirige l'IATA, a estimé qu'il faudra encore deux à trois mois avant que le trafic retrouve son niveau antérieur à la crise.
"Il ne s'agit pas encore d'une reprise complète", a-t-il indiqué.
Le coefficient d'occupation s'est établi à 75,5% en février, chiffre qui, corrigé des variations saisonnières, atteint 79,3%, soit le plus haut de tous les temps pour ce mois.
Par région, le trafic passagers a gagné 4,3% en Europe, 4,4% en Amérique du Nord, 8,5% en Amérique latine, 9,8% en Afrique, 13,5% en Asie et 25,8% au Moyen Orient.

Du côté du cargo, la hausse de la demande était de 7,2% en février pour l'Europe, contre 34,5% en Amérique du Nord et en Asie-Pacifique et même 41,9% en Amérique latine.
"La forte reprise du trafic cargo a été essentiellement alimentée par le cycle des stocks des entreprises", commente l'IATA, qui s'attend à un affaiblissement de cette tendance durant le second semestre, à mesure que le restockage se terminera.

Giovanni Bisignani estime cependant que ce début d'année est décevant à deux titres pour le transport aérien. Il s'agit d'abord de l'Europe, dont les compagnies devraient en 2010 accuser 2,2 milliards USD de pertes cumulées, soit les plus élevées de toutes les zones géographiques. Quoique faible, la demande est en ligne avec les prévisions. M. Bisignagni juge également "décevants" les mouvements de grève que connaît le vieux continent.

Second point noir : le blocage des négociations de la seconde phase de l'accord "ciel ouvert" entre l'Europe et les Etats-Unis (pourtant en bonne voie ; lire : Le ciel américain s'ouvre à l'Europe). L'IATA déplore notamment les restrictions des conditions de détention des compagnies aériennes par des capitaux étrangers dans ces deux régions.
"Alors que l'économie connaît une reprise, la libéralisation doit rester à l'ordre du jour", a-t-il déclaré.

La crise du transport aérien encore pendant 4 ou 5 ans ?

Harry Hohmeister, le patron de Swiss, pense que la crise dans le transport aérien n’est pas encore terminée. Elle pourrait au contraire encore durer quatre ou cinq ans selon lui.

Les propos du patron de Swiss vont-il faire redescendre sur terre les compagnies aériennes trop optimistes qui tablaient sur une reprise du trafic depuis le début de l’année 2010 ?
Harry Hohmeister explique : "Celui qui dit que la crise est passée ne se rend, à mon avis, guère compte de la situation. Avant que les compagnies retrouvent leur niveau (record) de 2007 et 2008, il faudra attendre encore quatre, voire cinq ans"

Le patron de Swiss a par ailleurs critiqué la stratégie marketing des compagnies à bas coûts comme Ryanair ou EasyJet, la qualifiant même de "grotesque".
Citation : "On a bien remarqué que cette politique des prix qui repose sur des taxes innombrables et des coûts supplémentaires revient à la fin beaucoup plus cher qu’une offre tout compris".

28/03/2010

Il faut une solution négociée sur les aides Airbus - Boeing

Il faut une solution négociée sur les aides Airbus - Boeing

Le commissaire européen au Commerce Karel De Gucht a prôné à terme "une solution négociée" sur les aides perçues par les constructeurs aéronautiques Airbus et Boeing, qui font l'objet d'avis en cours de finalisation de l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC).
"Je pense que la seule solution à ce type de conflit est d'essayer au moins de trouver une solution négociée, qui améliorerait le climat des affaires pour ces sociétés dans les années à venir", a commenté M. de Gucht, à l'issue de sa première rencontre à Bruxelles avec le représentant américain au Commerce Ron Kirk.
 
Cette solution négociée ne pourra toutefois pas survenir avant que les conclusions de l'OMC sur les deux cas ne soient officiellement finalisées et divulguées, a-t-il noté. "Cela prendra probablement encore plusieurs mois, jusqu'à la fin de l'année, pas avant", a-t-il estimé.
 
Pendant l'été, en juin ou en juillet, l'OMC doit encore rendre un avis sur les aides versées par les Etats-Unis à Boeing, à la suite d'une plainte d'Airbus. L'OMC vient par ailleurs aussi de remettre un jugement confidentiel sur des aides versées à Airbus.
Toute autre solution "serait néfaste et se terminerait dans des mesures de rétorsion mutuelles et ce n'est pas ce que nous voulons", a encore commenté le commissaire européen.

Le monde aérien ignore Bruxelles

Le monde aérien ignore Bruxelles

S'envoler vers Tokyo, Los Angeles, Johannesburg, São Paulo ou Hong Kong à partir de Bruxelles n'est réalisable qu'en transitant par l'un ou l'autre gros aéroport-plateforme européen. Aucun vol direct. Et ces cinq exemples ne sont qu'un échantillon : malgré la confirmation récente de nouvelles offres d'été, la majorité des trente destinations long-courrier les plus importantes en termes de trafic en direction ou en provenance de l'Europe occidentale ne figure pas sur le tableau d'affichage du tarmac bruxellois.

Voici quelques années, Brussels Airport s'était fixé comme objectif de relier bruxelles à au moins vingt de ces trente destinations phares. Le compteur plafonne aujourd'hui à treize (après être descendu à seulement six en 2005). La raison ? La crise, avance le porte-parole de l'aéroport.
Après être tombé à six en 2005, Bruxelles n'a cessé d'attirer de nouvelles compagnies, et d'ajouter des liaisons sur la liste des plus prisées. En 2007, le compteur était à douze. Mais la crise financière aurait fait prendre du retard.

Si l'Europe est bien connectée à sa capitale (plus d'une centaine de destinations), l'Asie demeure mal desservie (seulement huit villes). Et l'Amérique du Sud n'est pas desservie du tout.
Le directeur des ventes en Belgique de la compagnie aérienne LAN (Chili) explique que la Belgique représente un petit marché de 1% à 2% du chiffre d'affaire de la compagnie. Bruxelles souffre de la concurrence d'Amsterdam, Paris, Francfort et Londres. De plus, le marché sud-américain est principalement touristique, même si le trafic économique commence à décoller, surtout vers le Brésil. LAN n'a aucun plan pour l'aéroport de Bruxelles...

Seule l'Afrique permet à Brussels Airport de garder son drapeau hissé dans cette ignorance aérienne.
La première plateforme belge se présente même comme l'une des principales portes d'entrée du continent, affichant plus de trente destinations africaines (majoritairement desservies par Brussels Airlines - lire aussi : Brussels Airlines investit en Afrique). Et parmi les nouveautés estivales, les destinations africaines prennent une nouvelle fois une grosse part du gateau.

  • L'aéroport de Bruxelles (Brussels Airport) demeure quasiment inexistant sur la carte aérienne mondiale
  • Seulement huit villes asiatiques sont reliées à la capitale de l'Europe. Et aucune en Amérique du Sud.
  • Bémol : Bruxelles apparaît comme une porte d'entrée africaine.

 

27/03/2010

Le ciel américain s'ouvre à l'Europe

Le ciel américain s'ouvre à l'Europe

La seconde phase de l'accord de ciel ouvert entre les Etats-Unis et l'Europe, conclu hier à Bruxelles, permettra aux Européens d'investir librement dans le transport aérien américain, qui représente environ 60% du marché mondial.

Les investisseurs européens devraient bientôt être autorisés à prendre le contrôle de compagnies aériennes américaines. Près d'un an et huit sessions de négociations après avoir pris langue en mai 2008, l'Union Européenne et les Etats-Unis ont en effet conclu un deuxième accord de libéralisation du trafic aérien entre les deux rives de l'Atlantique, qui ouvre plus largement le capital des transporteurs américains. Une avancée majeure, pour un marché représentant environ 60 % du transport aérien mondial, mais qui doit encore être approuvé par le Conseil des ministres européens, le Parlement de Strasbourg et le Congrès américain.

Jusqu'à présent, les Européens ne pouvaient acquérir plus de 25% d'une compagnie américaine. Le nouvel accord prévoit que les Etats-Unis s'engagent à modifier leur législation pour permettre des « prises de participations majoritaires ». A charge pour le Congrès américain de fixer le nouveau plafond, à un niveau qui sera supérieur à 50%. A Bruxelles, on estime que ce processus législatif pourrait prendre un an ou deux. Dès que les Etats-Unis auront joint le geste à la parole, l'Union Européenne s'alignera en rehaussant au même niveau qu'eux le plafond limitant le poids des actionnaires américains au sein des compagnies européennes, qui est aujourd'hui fixé à 49,9%.

La possibilité de pouvoir investir librement aux Etats-Unis faisait partie des conditions posées par le Royaume-Uni à la ratification de l'accord de ciel ouvert de mars 2008. Ce texte avait ouvert aux compagnies européennes la possibilité de desservir les Etats-Unis depuis n'importe quelle ville du Vieux Continent et non plus seulement depuis leur pays d'origine. Mais il s'était également traduit par l'ouverture de l'aéroport de London - Heathrow à l'ensemble des compagnies américaines. Un refus de Washington sur cette question de la détention du capital aurait donc pu remettre en cause le ciel ouvert. Mais l'accord conclu hier va plus loin.

Dès que la législation américaine aura été modifiée, les transporteurs d'outre-Atlantique bénéficieront aussi de nouveaux droits. Ils pourront opérer des vols depuis l'Europe à destination de pays tiers, sans que les avions soient contraints de décoller initialement du sol américain, et ce aussi bien pour le fret que pour les passagers. Ils pourront aussi conserver les droits d'accès au marché européen des compagnies aériennes de pays tiers qu'ils viendraient à acquérir.

L'accord prévoit par ailleurs de renforcer la coopération entre l'Europe et les Etats-Unis dans le domaine de l'environnement. « Les Etats-Unis envoient un message clair, explique-t-on à Bruxelles. Ils s'engagent à oeuvrer à la compatibilité et à l'interaction des marchés européen et américain du carbone dans le secteur aérien, en évitant les doublons. »

Suivi régulier des progrès
Les Américains ont aussi obtenu d'être informés 150 jours à l'avance des mesures de restriction prises au niveau national pour limiter le bruit sur les aéroports (notamment aux dépens de leurs vols nocturnes de fret). Une consultation devra être lancée auprès de toutes les parties prenantes et les compagnies américaines pourront demander des explications pour s'assurer que la décision se justifie. A plus long terme, l'Union Européenne promet de changer sa législation si cette procédure n'est pas appliquée de manière systématique, en acquérant des pouvoirs de surveillance dont elle est aujourd'hui dépourvue. Si elle devait légiférer en ce sens, les transporteurs aériens européens obtiendraient à leur tour le droit d'opérer des vols à destination de pays tiers directement depuis les Etats-Unis. Les progrès accomplis dans le cadre de ce nouvel accord feront l'objet d'un suivi régulier, a priori annuel.

Autant d'avancées qui n'ont toutefois pas paru satisfaire l'Association Internationale du Transport Aérien (IATA), partisan d'une libéralisation complète et rapide du secteur. Dans un communiqué, l'IATA qualifiait de « décevant » cet accord, trop progressif à son goût.

L'aboutissement d'interminables négociations
5 novembre 2002. Pour la Cour de justice européenne, les accords de ciel ouvert conclus entre huit pays de l'Union et les Etats-Unis violent le droit de l'UE. La Commission demande à négocier « d'urgence » avec Washington un accord unique valable pour toute l'Union européenne.
15 juin 2004. Aux Etats-Unis, la Chambre des représentants approuve un amendement qui rend impossible l'adoption d'un tel accord.
5 décembre 2005. Après plusieurs rounds de négociations, les ministres des Transports des Vingt-Cinq ne peuvent éviter le constat d'échec.
3 mai 2006. Le département américain des Transports présente un projet de loi qui accorde un droit de regard aux investisseurs étrangers, mais ne leur permet pas d'acquérir plus de 25% des compagnies américaines, alors que celles-ci peuvent détenir 49% des compagnies européennes.
5 décembre 2006. La décision de Washington de ne pas ouvrir le capital des transporteurs aériens américains aux investisseurs étrangers reporte de nouveau l'entrée en vigueur de l'accord ciel ouvert.
22 mars 2007. Les ministres des Transports des 27 pays de l'UE ratifient un accord « historique » libéralisant presque totalement le transport aérien entre l'Europe et les Etats-Unis. Il entrera en vigueur le 31 mars 2008.
30 avril 2007. Signature officielle à Washington de l'accord aérien ciel ouvert, libéralisant les vols transatlantiques.
15 mai 2008. Bruxelles et Washington entament un deuxième volet de négociations, portant sur l'ouverture du capital des compagnies aériennes et sur la libéralisation des lignes domestiques des deux côtés de l'Atlantique.

25 millions de bagages perdus en 2009

Quelque 25 millions de bagages ont été perdus, provisoirement ou définitivement, dans les aéroports en 2009, coûtant aux compagnies aériennes 2,5 milliards USD, a indiqué la Société Internationale des Télécommunications Aéronautiques (SITA).

La moitié de ces pertes (52%) interviennent lors de transferts tandis que 16% des bagages n'ont pas quitté l'aéroport de départ, selon la SITA se basant sur des données compilées avec l'IATA.

Des erreurs d'étiquetage et des mauvaises manipulations sont également à l'origine de pertes, souligne le spécialiste des étiquetages électroniques de bagages. La grande majorité des bagages perdus sont retrouvés et remis à leur propriétaire dans les 48 heures. Toutefois, 850 000 bagages (3,4% du total) restent non réclamés ou ont été volés, remarque la SITA. Malgré tout, se félicite l'organisation, le nombre de valises perdues est en baisse de 23,8% sur un an et de 40% depuis 2007.
"Une partie de cette baisse est attribuable au nombre inférieur de passagers qui ont voyagé l'année dernière, mais le déclin de 2,9% du nombre de passagers reste nettement inférieur à la baisse de 23,8%", souligne-t-elle. "Des améliorations dans les systèmes de gestion des bagages et des vérifications de passager ont également contribué à ce déclin", ajoute-t-elle.


Lire aussi : 42 millions de bagages égarés dans le transport aérien 20-03-09

22/03/2010

Trou d'air financier et social pour les compagnies aériennes

Si le trafic aérien se redresse depuis quelques mois, les compagnies aériennes, elles, ne sont pas sorties du trou d'air dans lequel elles étaient tombées, loin de là. Menaces de grèves et pertes financières continuent à peser sur leurs activités, un peu partout dans le monde.

Air France KLM doit renoncer à son plan de développement low cost, tout en voyant Alitalia afficher encore des pertes (le groupe franco-hollandais en détient 25%).
All Nippon Airways prévoit de perdre cette année trois fois plus que prévu, et une lourde grève menace British Airways.

Le fait que la crise ait amené de plus en plus de passagers à quitter les places à grande marge (business et first) au profit de la classe économique pèse sur le compte d'exploitation des compagnies. Même si elles essaient en permanence de s'adapter, en réduisant leur offre ou en installant de nouveaux sièges et de nouvelles cabines à mi-chemin entre l'"éco" et la business.

21/03/2010

Boeing augmente ses cadences de production

Cette décision du constructeur américain se veut être une réponse au redémarrage de la demande. Deux modèles sont concernés, le 777 et le 747-8 cargo.

Afin de répondre à l'embellie du secteur soulignée par l'IATA et donc, à une demande plus soutenue des compagnies aériennes, le constructeur aéronautique américain Boeing va augmenter les cadences de production de deux de ses appareils : le 777, dont il avait décidé de ralentir la production l'an dernier, et le 747-8.
"L'amélioration du marché et notre approche prudemment gérée de la production nous ont mis en position de juger nécessaire d'augmenter la production, l'augmentation des cadences est la chose à faire pour soutenir nos clients", a souligné le patron de la division aviation commerciale de Boeing, Jim Albaugh.

Les lignes d'assemblage du constructeur verront ainsi sortir dans les trimestres prochains, non plus cinq mais sept 777 par mois, dès la mi-2011, soit avec six mois d'avance sur le planning annoncé jusqu'ici.
Parallèlement, la production du nouvel avion cargo 747-8 va passer à deux exemplaires par mois, au lieu de un et demi, dès la mi 2012 et non plus à la mi-2013 comme prévu. "Nous voyons 2010 comme l'année de la reprise globale de l'économie dans le secteur, et 2011 comme l'année où les compagnies aériennes redeviendront bénéficiaires", a déclaré le patron du marketing de la division aviation commerciale, Randy Tinseth. "Du coup nous anticipons une reprise de la demande pour les avions en 2012 et au-delà", a-t-il ajouté.

Boeing précise toutefois que le rythme de production des deux gros porteurs n'aura aucun impact sur les comptes financiers de 2010.