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30/12/2009

Airbus ne tiend pas son objectif de livraison d'A380 cette année

Airbus ne tiend pas son objectif de livraison d'A380 cette année

Airbus n'aura livré que dix A380 aux compagnies aériennes cette année, soit moins que son objectif et moins qu'en 2008 (lire ici), a-t-on appris mercredi de sources concordantes.
"Sur l'A380, on arrivera à dix (livraisons) au lieu de treize prévues au départ", a indiqué une source syndicale sous le couvert de l'anonymat.
"Il y a apparemment toujours des problèmes de montée en cadence et d'industrialisation", a expliqué cette source.

La compagnie aérienne australienne Qantas, qui devait recevoir un nouvel avion géant à la toute fin de l'année, ne sera finalement livrée que le mois prochain. "Nous prendrons livraison de notre sixième A380 dans la première semaine de janvier", a indiqué une porte-parole de Qantas.

Un porte-parole d'Airbus a confirmé que l'avionneur n'a livré que dix appareils jusqu'à présent mais a ajouté que l'année "n'est pas encore finie".
Les appareils dont les livraisons ne sont pas assurées cette année "ne sont pas perdus et seront livrés en janvier 2010", a-t-il assuré.

Airbus espérait encore il y a un an remettre 21 A380 aux compagnies cette année, mais cette ambition a peu à peu été revue à la baisse. Le dernier objectif de l'avionneur portait sur 13 livraisons, mais la direction avait reconnu qu'"une ou deux" pourraient bien être repoussées au début de 2010.

En tout état de cause, Airbus aura livré moins d'exemplaires de son très gros porteur cette année que l'an dernier. L'avionneur avait tenu de justesse son pari d'en remettre 12 en 2008, en livrant le dernier appareil de l'année à la veille de la Saint-Sylvestre.

L'A380 avait été qualifié de "source de préoccupation" en novembre par Louis Gallois, le président exécutif d'EADS, la maison mère d'Airbus, qui avait reconnu que le progrès de sa production est "plus lent que prévu".

29/12/2009

La sécurité renforcée du secteur aérien pourrait nuire

La sécurité renforcée du secteur aérien pourrait nuire

Le renforcement des mesures de sécurité dans les aéroports américains après la tentative d'attentat sur un vol entre Amsterdam et Detroit (lire ici) pourrait freiner la demande pour le transport aérien, estiment des experts du secteur.
Cela pourrait affecter les compagnies aériennes, qui commencent à se remettre d'une période de pertes douloureuses.

Le département américain de la sécurité intérieure a indiqué qu'il allait renforcer la sécurité dans les aéroports après cet incident et il a averti les passagers des compagnies aériennes qu'ils pourraient être confrontés à des contrôles plus sévères.
Selon un responsable du ministère, les mesures de sécurité envisagées vont de l'usage de chiens dressés pour la recherche de bombes à l'étude des comportements mais comprennent également d'autres techniques.

Le durcissement des dispositifs de sécurité ne se limite cependant pas uniquement aux aéroports américains. Les passagers pourraient également être fouillés sommairement et devoir rester assis durant la dernière heure d'un vol, ont déclaré des responsables de la sécurité et des compagnies aériennes.

 

Risques pour la classe" affaires"
Air Canada a ainsi déjà prévenu ses passagers qu' "entre autres choses, au cours de la dernière heure de col, ceux-ci devront rester assis, ne seront pas autorisés à accéder à leurs bagages en cabine, et ne pourront pas avoir d'effets personnels ou d'autres choses sur leurs genoux".
Les retards probables liés à ce type de mesures ne devraient pas dissuader les passagers des vols internationaux, déjà habitués à subir de longues attentes lors de leur transit, mais ils risquent d'affecter les passagers de la classe affaires pour les courts trajets, estiment certains analystes.

Un expert pense d'ailleurs que les compagnies aériennes devraient surveiller l'impact de ces nouvelles mesures sur leur classe affaires, dont les passagers payent des prix plus élevés et voyagent plus souvent que les personnes voyageant pour leurs loisirs.
"S'il faut quelque chose comme quatre heures d'attente, les voyageurs des classes affaires ne vont pas le supporter", estime-t-il. "Ils vont soit ne pas se déplacer, soit louer leurs propres vols privés et éviter purement et simplement les vols collectifs."

Ce renforcement des mesures de sécurité survient alors que le secteur aérien américain, qui a perdu 23,6 milliards de dollars (16,4 milliards d'euros) en 2008, a réduit ses capacités ces derniers mois et augmenté ses tarifs pour faire face à la baisse de la demande et au renchérissement des prix du carburant.

La France veut intensifier les contrôles des passagers aériens

La France veut intensifier les contrôles des passagers aériens

La France entend renforcer les procédures de contrôle des passagers dans le transport aérien après la tentative d'attentat contre le vol Amsterdam - Detroit la semaine dernière (lire : Tentative d'attentat sur un vol Amsterdam - Detroit de Northwest Airlines).

Le quotidien cite notamment la volonté du ministre de l'Intérieur (Brice Hortefeux) de collecter des informations sur les passagers dès la phase de réservation des billets et non plus seulement à l'embarquement.
"Le nouveau système interviendrait plus en amont. A l'instar de ce qui se pratique déjà aux Etats-Unis depuis le 11 septembre 2001, Paris veut une procédure de PNR (Personal Name Record) qui permet de rassembler des informations telles que l'adresse électronique du passager, le lieu de la réservation ou de son agence de voyage", précise le journal.
Ce système vaudrait pour toutes les compagnies desservant la France et au-delà l'Europe.

D'après un membre du Conseil National des Transports, ce serait "une bonne mesure, plutôt que de complexifier la sécurité dans les aéroports qui sont au bord de l'asphyxie". Celui-ci d'ajouter : "Nous sommes face à une guerre avec des gens déterminés, imaginatifs, qui ne craignent pas de mourir et nous devons utiliser des moyens de guerre, de traque".

Aux Etats-Unis, "ce système est performant", a-t-il fait valoir, mais en Europe, "c'est un système complexe parce qu'il doit être appliqué dans l'ensemble des pays de l'Union Européenne".

La France espère que la présidence espagnole de l'UE qui débute le 1er janvier permettra de faire "avancer à grands pas" le projet.
Le ministre français de l'Intérieur envisage également que les données transmises entre pays européens concernent aussi toutes les personnes qui ont pu transiter par un pays ami.

Le ministre de l'Intérieur voudrait instaurer dès le 1er janvier des amendes pour les compagnies de pays à risques refusant de transmettre ces données et envisage d'élargir la liste des pays à risques.
Cela nécessite des "moyens excessivement importants" même si "aucun aéroport ne sera jamais infaillible", a-t-il estimé.

La Chine veut voir voler le premier C919 avant 2014

La Chine veut voir voler le premier C919 avant 2014

La Chine veut procéder d'ici 2014 au premier vol d'essai de l'avion civil développé sur son sol, et prévoit de livrer en 2016 les premiers exemplaires de cet appareil.

Commercial Aircraft Corporation of China (COMAC) a lancé hier lundi la construction d'une usine d'assemblage près de Shanghaï. Le site devrait, selon le groupe, pouvoir produire chaque année 20 exemplaires d'un appareil de grande capacité, identifié pour l'instant par le code C919, et 50 avions de transport régional ARJ21.

Pékin affiche sa volonté de développer la construction d'avions capables de transporter plus de 150 passagers ou plus de 100 tonnes de fret pour rivaliser avec Boeing et Airbus, les deux principaux constructeurs aéronautiques mondiaux.

Une fois le premier exemplaires du C919 livré, la Chine commencera à travailler sur des appareils de 250 places, ont déclaré les dirigeants de COMAC.
La Chine n'a pas encore annoncé avoir enregistré des commandes pour le C919 mais l'ARJ21 a déjà été commandé à 208 exemplaires.

Le groupe français Safran et l'américain General Electric ont été sélectionnés la semaine dernière pour construire le moteur du futur C919.


Lire aussi : - CFM International fournira le moteur du C919 chinois 22-12-09
                 - La Chine choisit Safran-GE pour motoriser son avion 17-12-09
                 - C919, premier avion gros porteur chinois, sera prêt dans huit ans 09-03-09

China Eastern commande 16 Airbus 330

China Eastern commande 16 Airbus 330

China Eastern Airlines a annoncé avoir commandé seize A330 au constructeur aéronautique européen Airbus. Dans un communiqué, la compagnie aérienne chinoise indique que le montant de la commande s'élève à 2,599 milliards de dollars (1,804 milliard d'euros), sur la base des prix catalogue de 2007.

Les seize A330 devraient être livrés par étapes entre 2011 et 2014.

Un porte-parole d'Airbus a confirmé la commande de China Eastern Airlines, soulignant qu'il s'agissait d'une commande ferme de la part de la chinoise.


Autre articles relatant China Eastern :
- China Eastern veut acquérir trente Boeing 737 01-02-08
- Les options abondent pour le rachat de China Eastern 24-01-08

La faillite proposée comme option aux banques à propos de JAL

La faillite proposée comme option aux banques à propos de JAL

Un fonds public pourrait chercher à placer Japan Airlines (JAL) en faillite dans le cadre de la restructuration de la compagnie aérienne.

Fin octobre, JAL avait indiqué avoir entamé des discussions préliminaires avec l'Enterprise Turnaround Initiative Corporation of Japan (ETIC), une entité créée cette année par Tokyo pour investir dans des entreprises viables mais en difficulté et racheter leurs dettes.
L'ETIC, qui peut mobiliser jusqu'à 1600 milliards de yens (12 milliards d'euros) de financements garantis par l'Etat, décidera de soutenir ou non le transporteur aérien en difficulté dès le mois prochain.

Ce fonds public s'est entretenu avec les créanciers de JAL de la possibilité d'avoir recours à une procédure de faillite semblable à celle du Chapitre 11 aux Etats-Unis ainsi que l'octroi de nouveaux prêts et d'investissements, sans exclure pour autant une restructuration en dehors d'un passage devant un tribunal des faillites, ont indiqué les deux sources.

En plus de ses discussions actuelles avec les créanciers, l'ETIC a rencontré JAL et a indiqué que la faillite était avant tout envisagée comme une option, ont précisé les deux sources.

Une mise en faillite pourrait compliquer les discussions en cours avec American Airlines et Delta Air Lines .
Les deux compagnies américaines s'intéressent toutes les deux à JAL car elle y voient un moyen d'accéder au réseau asiatique de la compagnie nippone et resserrer leurs alliances sur leurs lignes entre le Japon et les Etats-Unis.
"Si JAL déposait vraiment son bilan, cela provoquerait le chaos", prévient Kotaro Toriumi, analyste du secteur aérien et professeur à l'Université internationale de Josai.
"En ce moment je pense que les chances d'une faillite de JAL sont encore assez minces."

L'ETIC et JAL ont refusé de commenter ces informations.


Lire aussi : - La saga JAL : Tokyo apportera 700 milliards de Yens de garanties 06-12-09
                 - American Airlines et TGP veulent contrer Delta dans l'acquisition de Japan Airlines 03-12-09
                 - Le dépôt de bilan est envisagé chez JAL 19-11-09
                 - Les dirigeants de Japan Airlines se privent de salaire, JAL se bat contre sa dette 11-11-09
                 - La dette dépasserait les actifs de 5,8 milliards d'euros chez JAL 25-10-09
                 - Un sauvetage public de Japan Airlines est envisagé, un nouveau plan de restructuration est rejeté 20-10-09

                 - Japan Airlines contrainte de supprimer 6800 emplois 19-09-09
                 - Japan Airlines réalise son vol de démonstration au biocarburant 31-01-09
                 - Japan Airlines sort du rouge grâce à ses mesures de restructuration 11-05-08
                 - Augmentation de capital pour Japan Airlines 03-03-08
                 - JAL prévoit une perte nette de 16,2 milliards de Yens 02-05-07
                 - Japan Airlines va supprimer 4300 emplois et restructurer ses activités 06-02-07

27/12/2009

Whatever it takes

Whatever it takes

Pendant la préparation des vols, les pilotes parlent très peu de leur vie privée. On revoit les cartes de départ, les procédures qui sont spécifiques à chaque aéroport et le carnet de bord. On revoit le temps de vol, la météo, les NOTAM, les MEL. L'agent d'embarquement nous parle des "spéciaux" : ce sont les passagers qui sont armés, comme les Air Marshals ou les agents spéciaux qui ont eu l'autorisation de porter une arme à bord. Je suis toujours impressionné par le nombre de procédures à suivre, par ce règlement pointu qui ne cesse de se compliquer à cause d'un incident ou d'une poursuite judiciaire.

Mon Commandant de Bord, aujourd'hui, s'appelle Eric. Eric est un ancien pilote de F-18 pour la marine et un diplômé de l'US Naval Academy. Son père était Commandant de Bord chez Pan Am, et son grand-père, lui, pilote dans l'Army Air Corps (sur un avion biplan). On parle de notre histoire lorsqu'on arrive en croisière. Lorsqu'on a enfin repris notre souffle.

"How about you ?" me demande le Captain. J'annonce lentement mon cursus, et je peux voir les sourcils de mon collègue se lever. Un Français, qui est mordu par l'aviation mais qui est recalé à la visite médicale, décide de s'expatrier à l'âge de 20 ans. Il apprend une nouvelle langue, de nouvelles coutumes, s'intègre, s'immerge, creuse son trou et slalome sur la législation sur l'immigration américaine. Il se bat pour un poste dans un pays qui en a toujours trop peu. Un pays dont les écoles de pilotage sont pleines à craquer, et dont les compagnies ont toujours l'air d'être en faillite.

Et dans cet environnement ultra-concurrentiel, j'ai monté l'échelle petit à petit, en commençant par des travaux aériens sur monomoteur qui n'ont pas été rémunérés. J'ai eu des déceptions et des moments de chance, des moments d'incertitude et d'autres de certitude entière. Echouer n'était pas une option. I did whatever it took, je conclus, une expression que les Américains adorent, car elle décrit leur mentalité pragmatique et résiliente. J'ai fait tout ce que j'ai dû faire pour réussir.

Eric me dit que je lui rappelle un copain de promo, qui, comme moi, portait des lentilles de contact. Son copain voulait être à tout prix pilote dans l'aéronavale. Avant l'examen médical d'entrée, il s'était entraîné pendant des mois à mettre ses lentilles très rapidement (en un éclair). Il plaçait chaque lentille sur le bout de ses doigts et, sans tenir le haut de ses paupières, les amenait directement sur la cornée des yeux. Son taux de succès était d'abord d'une fois sur quatre. Puis après beaucoup d'entrainement, il y arrivait une fois sur deux. Malgré ses échecs, il décida quand même de se présenter à la visite médicale de l'aéronavale. C'était son rêve, mais son rêve allait peut être s'arrêter là. Lors de l'examen oculaire par l'ophtalmo militaire, il tenait discrètement ses lentilles sur chaque doigt. Puis, quand il était temps de se lever pour lire la carte accrochée au mur, il s'est baissé rapidement et... réussi ! Ses lentilles étaient bien placées. Il voyait clair.

Eric m'apprend une nouvelle expression, une expression qui est très connue dans la chasse : "If you're not cheating, you're not trying hard enough." Ca pourrait se traduire par : "Si tu n'es pas prêt à tricher, tu n'es pas assez motivé." Eric m'explique que, pour les pilotes de chasse, la défaite n'est jamais une option. Il faut gagner à tout prix. Il me dit que ce sont des gars comme son copain de promo, ou comme moi, qui font les meilleurs ailiers car, dans leur caractère, ils ont une mentalité de "whatever it takes".

Lorsqu'il faisait des dogfights sur F-18, Eric affichait une vitesse initiale d'entrée de combat plus élevée que celle qui avait été discutée au briefing. Il voulait avoir un avantage sur son collègue, qui lui jouait le rôle de l'ennemi. Malgré cette tricherie, c'est son collègue qui était encore plus rapide que lui. "Les pilotes trichaient car ils ne voulaient pas perdre", m'avoue-t-il.
Speed is life and failure is not an option.

Malgré ce comportement extrême de winners, j'ai constaté que ceux avec lesquels j'ai volé étaient dotés d'une discipline irréprochable. Et c'est là où j'ai compris pourquoi Delta (qui ne prend pratiquement que des pilotes militaires) avait décidé d'embaucher un immigrant français : Ce n'était parce que je savais suivre des procédures compliquées dans des couloirs aériens étroits ou sur des aéroports trop encombrés. Delta m'a embauché parce que mon histoire montrait que je savais me battre pour ce que je voulais, et qu'en cas d'urgence, je pourrais faire ce "whatever it takes" pour sauver la vie de mes passagers.

Même si je dois tricher.


(Date originale du message : 8 mai 2009)

26/12/2009

La sécurité aérienne américaine encore renforcée

Les États-Unis ont demandé aux compagnies aériennes du monde entier de prendre des mesures de sécurité supplémentaires après un tentative d'attentat manquée sur un vol entre Amsterdam et Detroit, ont annoncé les autorités néerlandaises aujourd'hui.
Lire : Tentative d'attentat sur un vol Amsterdam - Detroit de Northwest Airlines
 
"Les autorités américaines demandent aux compagnies aériennes des mesures de sécurité supplémentaires", ont indiqué les services du coordinateur national contre le terrorisme (NCTB) dans un communiqué reçu à La Haye.
"Les mesures supplémentaires s'appliquent dans le monde entier à tous les vols vers les États-Unis pour une durée indéterminée", ajoute cette source. "Il s'agit par exemple de fouiller les passagers et de contrôles supplémentaires du bagage à main", a indiqué une porte-parole du NCTB, Judith Sluiter.
 
Les mesures sont entrées en vigueur ce samedi matin aux Pays-Bas, qui ont reçu une demande formelle des autorités américaines dans la nuit de vendredi à samedi, a-t-elle précisé. Selon l'aéroport d'Amsterdam (Schiphol), elles ne devraient guère affecter le trafic aérien.

Les liquides à nouveau admis à bord des avions dès 2013

Parfums, alcools et autres liquides seront à nouveau acceptés sans restriction à bord des avions en Europe à partir d'avril 2013, grâce à des scanners permettant de détecter les substances dangereuses.
 
Il est possible techniquement de scanner de grandes quantités
Début octobre, le commissaire européen aux transports, Antonio Tajani, avait pourtant déclaré que la technologie n'était pas suffisamment avancée pour lever les restrictions décidées au lendemain de l'attentat aérien déjoué à Londres, à l'été 2006.
Lire : Restriction de liquides dans les avions dans l'Union Européenne 11-11-09
 
"Mais nous sommes arrivés à un point où il est possible techniquement de scanner de grandes quantités", a expliqué un eurodéputé. Bien que des tests supplémentaires soient nécessaires, le nouveau système devrait être en place au plus tard pour avril 2013.
 
En 2013, tous les liquides seront à nouveau admis à bord

Le calendrier a été fixé par un groupe d'experts des Etats membres de l'UE spécialisés dans les questions de sécurité aérienne. Cette décision technique ne devrait pas être approuvée politiquement, même si le Parlement européen dispose d'un droit de véto. Mais il ne devrait cependant pas y recourir.
 
Les règles actuelles seront d'application jusqu'en avril 2011. Un système transitoire sera ensuite mis en place pour permettre de transporter les liquides provenant des zones tax-free. En 2013, tous les liquides seront à nouveau admis à bord.

Tentative d'attentat sur un vol Amsterdam - Detroit de Northwest Airlines

Tentative d'attentat sur un vol Amsterdam - Detroit de Northwest Airlines

Un Nigérian lié à Al Qaïda a tenté hier vendredi de faire enflammer des produits chimiques à bord d'un avion mais a été maîtrisé en vol et l'appareil s'est posé en sécurité.
Le suspect, qui souffre de brûlures au troisième degré, a été placé en détention. Deux des passagers souffrent de blessures légères.
"Nous pensons qu'il s'agissait d'une tentative d'acte de terrorisme", a déclaré un responsable de la présidence américaine, sous le sceau de l'anonymat. La Maison blanche a fait savoir que le président Barack Obama, en vacances à Hawaï, suivait de près les événements.

Selon l'un des membres de la commission parlementaire de la sécurité intérieure, Peter King, l'engin était "assez élaboré" et le suspect est un Nigérian âgé de 23 ans nommé Abdul Farouk Abdulmutallab.
"Quand l'engin a explosé, il a lui-même été sérieusement blessé. Il a des brûlures au troisième degré. Cela ne ressemble pas à ce que nous avons rencontré par le passé", a déclaré Peter King.

Abdulmutallab a apparemment tenté de faire enflammer un mélange chimique alors que l'avion, venu d'Amsterdam, entamait son approche vers Detroit.
Selon un responsable du département de la Sécurité intérieure, l'engin, "composé d'un mélange de poudre et de liquide", était "plus incendiaire qu'explosif".
D'après ce responsable, Abdulmutallab a expliqué aux autorités qu'il avait de la poudre explosive fixée sur sa jambe et qu'il avait tenté au moyen d'une seringue de mélanger cette poudre avec un produit liquide afin de provoquer une explosion.
Sa tentative lui a causé de sérieuses blessures, selon des témoignages recueillis auprès de passagers.
"Il était grièvement brûlé. Toute sa jambe était brûlée. Ils ont eu besoin d'un extincteur et aussi d'eau pour l'éteindre", a déclaré une passagère.

L'appareil, un Airbus 330, a été conduit dans un secteur isolé de l'aéroport de Detroit pour y être inspecté, de même que l'ensemble des bagages. Le vol Northwest Airlines 253 transportait 278 passagers.

Le jeune homme figurait vraisemblablement dans une base de données en raison d'un lien avec le terrorisme.

"Les passagers pourraient constater la mise en place de mesures de contrôle supplémentaires afin d'assurer la sécurité des voyageurs sur les vols intérieurs et internationaux", a fait savoir le département de la Sécurité intérieure.
Une enquête est en cours pour déterminer si cet incident s'inscrit dans le cadre d'une opération de plus grande envergure.
Une alerte mondiale a été lancée pour s'assurer qu'il ne s'agit pas d'un plan plus large.

La méthode employée par Abdulmutallab rappelle celle de Richard Reid, qui avait tenté fin 2001 de mettre le feu à des explosifs qu'il avait dissimulés dans ses chaussures à bord d'un vol transatlantique.
Reid, qui s'était réclamé du chef d'Al Qaïda Oussama ben Laden, purge actuellement une peine de prison à vie dans une prison américaine.