29.12.2009
La sécurité renforcée du secteur aérien pourrait nuire
Le renforcement des mesures de sécurité dans les aéroports américains après la tentative d'attentat sur un vol entre Amsterdam et Detroit (lire ici) pourrait freiner la demande pour le transport aérien, estiment des experts du secteur. Le département américain de la sécurité intérieure a indiqué qu'il allait renforcer la sécurité dans les aéroports après cet incident et il a averti les passagers des compagnies aériennes qu'ils pourraient être confrontés à des contrôles plus sévères. Le durcissement des dispositifs de sécurité ne se limite cependant pas uniquement aux aéroports américains. Les passagers pourraient également être fouillés sommairement et devoir rester assis durant la dernière heure d'un vol, ont déclaré des responsables de la sécurité et des compagnies aériennes. Risques pour la classe" affaires" Un expert pense d'ailleurs que les compagnies aériennes devraient surveiller l'impact de ces nouvelles mesures sur leur classe affaires, dont les passagers payent des prix plus élevés et voyagent plus souvent que les personnes voyageant pour leurs loisirs. Ce renforcement des mesures de sécurité survient alors que le secteur aérien américain, qui a perdu 23,6 milliards de dollars (16,4 milliards d'euros) en 2008, a réduit ses capacités ces derniers mois et augmenté ses tarifs pour faire face à la baisse de la demande et au renchérissement des prix du carburant.
Cela pourrait affecter les compagnies aériennes, qui commencent à se remettre d'une période de pertes douloureuses.
Selon un responsable du ministère, les mesures de sécurité envisagées vont de l'usage de chiens dressés pour la recherche de bombes à l'étude des comportements mais comprennent également d'autres techniques.
Air Canada
Les retards probables liés à ce type de mesures ne devraient pas dissuader les passagers des vols internationaux, déjà habitués à subir de longues attentes lors de leur transit, mais ils risquent d'affecter les passagers de la classe affaires pour les courts trajets, estiment certains analystes.
"S'il faut quelque chose comme quatre heures d'attente, les voyageurs des classes affaires ne vont pas le supporter", estime-t-il. "Ils vont soit ne pas se déplacer, soit louer leurs propres vols privés et éviter purement et simplement les vols collectifs."

















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