J.R., le meilleur de l'aviation commerciale et civile !


> Index général < - Éditorial - Sources - Airbus - Boeing - Annuaire AeroRef - Forum

14/12/2009

Les causes du crash du vol Rio-Paris AF447 toujours inexpliquées

Les chances sont faibles de voir les enquêteurs français faire toute la lumière sur l'accident du vol Air France Rio-Paris (AF447) dans leur rapport attendu cette semaine, qui devrait toutefois contenir des recommandations.
Le Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA) doit rendre jeudi son rapport définitif sur l'accident du vol AF 447 qui a provoqué la mort de 228 personnes le 1er juin.

L'avion qui assurait la liaison entre Rio de Janeiro et Paris a disparu au-dessus de l'Atlantique après avoir traversé une zone de fortes turbulences. Les "boîtes noires" n'ont pas été récupérées et seuls des morceaux de l'Airbus 330 ont été remontés à la surface, laissant craindre que les familles des victimes ne sauront jamais exactement ce qui a provoqué l'accident.

De nouvelles recherches devraient reprendre dans l'Atlantique en février prochain.
"L'épave contient les enregistreurs de vols, les enregistreurs de paramètres qui nous permettraient, si nous pouvons les décrypter, de comprendre ce qui s'est passé", a déclaré sur France Info Jean-Paul Troadec, directeur du BEA pour la sécurité de l'aviation civile.
"Les enregistreurs sont fait pour résister à des chocs importants. Il y a des chances qu'ils soient encore en bon état et lisibles", a-t-il expliqué. "Nous menons des calculs très complexes, des calculs scientifiques afin de mieux apprécier quelle a été la dérive des débris et donc de savoir où l'avion s'est écrasé en mer".

Jean-Paul Troadec a indiqué qu'il ne fallait rien attendre de vraiment nouveau sur l'origine de l'accident par rapport au rapport préliminaire publié en juillet.

 

Recommandations
"Nous ne sommes toujours pas capable de déterminer les causes et circonstances de l'incident, simplement nous avons un peu avancé dans la compréhension du système dans lequel cet accident s'est déroulé", a dit le dirigeant, qui a rencontré ce dimanche à Rio les familles des victimes.

Les premières conclusions du BEA ont révélé des failles au niveau des sondes Pitot tout en soulignant qu'elles n'étaient, à ce stade, qu'un élément parmi d'autres susceptibles d'expliquer la catastrophe.
Les autorités ont ordonné des vérifications et restreint l'utilisation de ces sondes, fabriquées par le groupe français Thales .

Le document remis le 17 décembre contiendra "des éléments nouveaux, et notamment des recommandations en matière de sécurité qui n'étaient pas contenues dans le premier rapport", a souligné Jean-Paul Troadec.
Le BEA devrait ainsi suggérer de prolonger de 30 à 90 jours la durée d'émission des balises reliées aux enregistreurs de vol des appareils.

Autre idée : placer des balises sur des éléments importants de la structure des avions pour favoriser leur localisation en cas d'accident. Ces balises devraient pouvoir émettre pendant 30 jours. On pourrait aussi demander aux constructeurs d'étudier la possibilité d'installer des systèmes d'enregistrement de différents paramètres comme la position, la vitesse et l'altitude, qui seraient envoyés vers une base de maintenance même quand le vol semble se dérouler normalement.

Parmi les éléments pouvant expliquer le crash figurent des erreurs relevées dans les messages envoyés par l'avion.

L'accident a relancé le débat dans l'industrie aéronautique sur la nécessité de faire passer certaines informations par satellite au risque d'entraîner une explosion du coût des communications.

Les responsables de la sécurité demandent parallèlement que des recherches scientifiques soient menées sur les conditions de vol en haute altitude dans des zones de turbulence autour de l'Equateur.

> Plus de publicité aéro

Publié dans Industrie & actualité aéronautique | Lien permanent

Les commentaires sont fermés.