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30/11/2009

L'atterrissage vert ou le vol plané au service du climat

L'atterrissage vert ou le vol plané au service du climat

Lire aussi l'article de décembre 2006 : L'Éco-atterrissage.

A 9000 mètres d'altitude, réacteurs au point mort, l'Airbus amorce une descente silencieuse de 25 minutes en vol plané pour un atterrissage "vert" sur l'aéroport de Stockholm.

En planant à travers le ciel blanc de l'hiver suédois, le commandant de l'A321 Henrik Ekstrand a épargné 300 litres de kérosène à sa compagnie charter Novair, permettant de réduire les coûts et les émissions de CO2.

Approche en courbe

La compagnie suédoise a bouclé cette semaine une série de dix vols expérimentaux, les premiers en Europe à combiner un atterrissage moteurs au ralenti avec une approche dite "en courbe", réduisant de plusieurs kilomètres la distance parcourue, hors des habituels longs couloirs aériens.

Ce type d'atterrissage "vert", qui utilise la navigation par satellite, est en plein essor dans les pays nordiques et notamment en Suède, sous l'impulsion de la première compagnie scandinave SAS et de l'aéroport international de Stockholm-Arlanda (voir article de décembre 2006 : L'Éco-atterrissage).
"C'est très silencieux, on note vraiment la différence au niveau du bruit. C'est beaucoup plus confortable, sans à-coups", note Mathias Klarowski, un étudiant allemand en aéronautique de 23 ans, invité à bord grâce à son université de Stockholm.

Faible consommation de kérosène

Dans une Suède très soucieuse de l'écologie, SAS a commencé en 2006 à Stockholm ces atterrissages à faible consommation de kérosène qui rallongent de quelques minutes la durée des vols mais qui sont moins coûteux et moins polluants en termes de bruit et de C02.
"Bien sûr, je pourrais voler plus vite", explique Ulf Martinsson, un pilote de SAS, "mais le gain de l'approche verte vient du fait qu'on va plus lentement", souligne le pilote. Le type d'atterrissage mené par Novair est plus subtile car il combine la route plus courte de l'approche par GPS avec un atterrissage moins gourmand.

"C'est le début d'une évolution d'un système fondé sur la réglementation vers un système fondé sur l'efficacité", se félicite Lars Lindberg, président d'Avtech, la société aéronautique suédoise qui dirige le projet. Depuis juin dernier, l'expérience menée sur plusieurs vols commerciaux avec passagers a permis d'économiser en moyenne 165 litres par vol avec divers types d'appareils.

80% des atterrissages

Cette technique, impossible en cas de mauvaise visibilité, favorise également une approche mieux synchronisée, permettant près d'une demi-heure à l'avance de savoir quand l'avion se posera, et ce à une dizaine de secondes près.

L'aéroport international de Stockholm-Arlanda, où plus de 2000 atterrissages "verts" ont été menés depuis 2006 (le plus souvent par SAS) s'est fixé un objectif de 80% d'atterrissages de ce type d'ici à 2012, afin de réduire les émissions induites par son trafic. Quelque 17 autres compagnies, comme Air France, Nav Portugal, TAP Portugal, Icelandair ou Iberia, ont également mené des essais, selon le Sesar, l'organisme européen chargé de coordonner l'espace aérien en Europe.

Les compagnies aériennes, en difficulté à cause de la crise économique mondiale, sont sous pression pour réduire leurs coûts mais aussi leurs rejets polluants. Selon le Groupe Intergouvernemental d'experts sur l'Evolution du Climat (Giec), le transport aérien représente 2% des émissions de CO2 et 13% des émissions liées au transport, une proportion en constante augmentation.

Publié dans Environnement | Lien permanent

Flybe envisage une introduction en bourse

Flybe envisage une introduction en bourse

La compagnie aérienne britannique à bas coûts Flybe envisagerait une introduction en bourse à Londres l'an prochain. Flybe a demandé à Merrill Lynch de préparer une introduction en bourse qui devrait avoir lieu après la publication de ses résultats pour 2009 en mars.

La compagnie, qui propose 180 vols entre 55 aéroports européens, pourrait être valorisée à hauteur de 300 millions de livres (330 millions d'euros).


Lire aussi à propos de Flybe : - Flybe poursuit son ascension 17-09-08
                                           - Flybe paie ses passagers pour remplir ses avions 01-04-08
                                           - Flybe introduit un label écologique sur ses appareils 11-12-07

Emirates ne serait pas menacée par la crise de Dubaï

Emirates ne serait pas menacée par la crise de Dubaï

Emirates ne se sent pas inquiète à propos de la crise subie par son émirat. La compagnie indique qu'elle ne remet en question ni sa croissance, ni son indépendance.

Emirates est en effet plutôt en forme. La major arabe a enregistré
205 millions de dollars de bénéfice pour le premier semestre et s’attend à un résultat encore meilleur pour le second.
La compagnie a également indiquer ne pas suspendre son expansion ni renoncer à ses contrats en cours avec Airbus et Boeing.

L'Émirat de Dubaï avait annoncé il y a quelque jours qu'il pourrait être en cessation de paiement, ce qui fît s’effondrer les grandes places boursières mondiales. A l'heure actuelle, la banque de l’émirat est toujours en très forte baisse.


Lire aussi : Emirates poursuit sa croissance envers et contre la crise 01-03-09

29/11/2009

401k

401k

Prévol. Je teste le masque à oxygène à ma droite, puis je vérifie minutieusement chaque interrupteur sur le tableau du haut, le panneau électrique, hydraulique, pressurisation, les systèmes anti-givrages, et l'essence. Je place la consigne des ceintures sur "on". Ding. On est à l'embarquement.

Welcome aboard, dit l'hôtesse derrière nous. Le commandant de bord finit lentement la programmation du plan de vol dans le FMS. La clearance de départ nous est envoyée électroniquement, et elle se matérialise sur l'écran de l'ACARS qui est un ordinateur monochrome situé entre nous deux. J'appuie sur "Print". L'hôtesse nous demande si on veut quelque chose à boire. Water. Coke. Thanks, Cindy.

Le commandant de bord revoit la clearance et me donne un briefing complet. C'est la première fois qu'on vole ensemble. J'écoute attentivement. On briefe la longueur de la piste, le décollage et le SID (la procédure de départ spécifique pour cet aéroport). On revoit les altitudes et les restrictions de vitesse, le "min fuel" ou quantité d'essence minimum avant l'alignement sur la piste 16L.

On briefe toutes les éventualités, même depuis le roulage. On interrompra le décollage pour n'importe quel problème, à part s'il y a indication de porte ouverte, comme, en général, la pressurisation s'occupera de ça. Après 80 kts, on s'arrêtera seulement s'il y a panne moteur, un feu, cisaillement de vent, ou un problème de contrôle de l'appareil. En cas "d'abort", je préviendrai la tour, puis j'irai directement sur le PA : je demanderai aux passagers de rester assis. Une fois à l'arrêt, je désarmerai les ground spoilers pour que personne ne se blesse en cas d'évacuation commandée ou non commandée. Dans la panique, les gens ouvrent les portes et sautent.

Rien n'est laissé au hasard. On parle du relief. L'aéroport de Salt Lake City est presque encerclé de montagnes, certaines font plus de 12 000 pieds. Si on a une panne moteur après V1, on continuera la montée, et on revoit la "Single Engine Departure Procedure" qui nous oblige à faire un virage à plus de 90 degrés sur un moteur pour ne pas impacter le relief. Le métier de pilote de ligne, c'est 80 pourcent de préparation. Alors on briefe, et on re-briefe, et on revoit ad nauseam. Before Start checklist, lance le CdB. On est enfin prêts pour le repoussage de la porte D9.

Une fois en croisière, on aura le temps de mieux faire connaissance, de parler des enfants, de la famille, et aussi du Dow Jones, qui recommence à monter après une chute libre depuis plus de 6 mois. Pour la petite histoire, le système américain n'oblige aucune compagnie à cotiser aux pensions de retraite pour ses salariés. Alors, on est responsable nous-mêmes de la cotisation. Cette cotisation privée s'appelle "401(k)" car elle est tirée de la section 401(k) du Internal Revenue Code américain.

La principale particularité du 401(k), c'est qu'elle n'est pas taxée, par contre l'argent complet de ta retraite doit être investit dans des actions ou des obligations. Donc, lorsque le Dow Jones pique du nez, c'est ma pension qui s'évapore ; cette année, la mienne a perdu plus de trente pourcent. Le mois dernier, j'ai décidé d'arrêter de cotiser. Dans un métier qui m'apprend à être prêt, je ne prépare plus mon avenir.

Jusqu'à récemment, Delta et les autres grandes compagnies aériennes avaient créé des caisses où elles épargnaient elles-mêmes pour la retraite de ses pilotes. Mais après la mise en place de certaines compagnies sous le Chapitre 11 de la loi des protections des faillites, elles ont décidé de reprendre les fonds qui ont été versés dans les caisses de retraite. Les pilotes se sont plaints, et il y a même eu des poursuites judiciaires. Mais les verdicts n'ont pas été rendus en faveur des employés, et ces derniers ont pratiquement tout perdu.

Contrairement à ces types de caisses, les fonds d'une 401(k) sont inaccessibles aux compagnies, même si celles-ci font faillite. Mais dans une 401(k), tu dois cotiser toi-même, et tu dois presque devenir un pro de la bourse, si tu ne veux pas perdre tes investissements dans une mauvaise action ou une arnaque telle que celle de Madoff. En 2001, lors de la faillite d'Enron, de nombreux employés de la société se sont retrouvés ruinés du fait de la chute de la valeur en bourse des actions Enron. Dans un pays qui a une maigre sécurité sociale, ton avenir dépend de la cupidité de Wall Street.

401k (2)

"Start number two", me lance le Captain lors du push-back. Je réponds par un "Aye, aye, Cap'n" et je commence le démarrage du moteur droit du MD90, une procédure compliquée, mais que j'ai déjà fait des centaines de fois.

Je mets l'air conditionné sur OFF, et j'observe la pression pneumatique dans le système. Elle est positive. C'est bon. En tirant sur un bouton droit sur le panneau d'en haut, j'ouvre la valve du démarreur, et la pression d'air fait tourner la turbine. Je vérifie les instruments, et je suis prêt à interrompre le démarrage, s'il n'y a pas de rotation N2 ou s'il n'y a pas de pression d'huile lorsque N2 atteindra les 20%. N1 doit être enclenché avant que N2 n'atteigne les 33%. N1 représente le compresseur/turbine de basse pression du moteur, N2 de haute pression.

J'observe la vibration de moteur qui indique moins de 4.0 (c'est dans les paramètres). A 24%, j'enclenche manuellement le fuel, l'instrument confirme le "fuel flow" et je vérifie que les "ignitors" du moteur s'allument. Les "ignitors" sont comme de grosses bougies pour moteurs à réaction. Air, essence, étincelle : spark, fire. Mise en marche réussie.

Je garde une main sur le levier d'essence. Coup d'oeil sur l'EGT du moteur (Exhaust Gas Temperature : température de sortie des gaz). On doit avoir une montée de la température des gaz "expulsés" dans les 20 secondes après l'ouverture des valves d'essence ou je mettrai le levier sur OFF. Mon chrono est en marche. Mes yeux balaient les instruments pendant que l'avion continue à reculer. Si l'EGT s'élève au-delà des 635°C, je couperai immédiatement. A 43% N2, il y a déclenchement du starter. Le moteur accélère. A 55%, j'annonce d'une voix officielle, "Right engine stable". Les paramètres sont bons, et je vérifie que le voltage du générateur est à 115V + ou - 3 et la fréquence 400Hz + ou - 4. Air Conditioning ON.
(pour en savoir plus sur la marge EGT, lisez l'explication en bas de page).

Ces moteurs valent des millions de dollars, et je dois suivre les procédures à la lettre. Du démarrage d'un moteur à réaction à l'atterrissage d'un avion rempli de passagers, mon métier m'oblige à être extrêmement rigoureux et prêt à toute éventualité.

D'un autre côté, je vis dans un système qui m'oblige à miser tout mon avenir et ma retraite dans les aléas de la bourse américaine. Et là, je ne sais pas comment me préparer.

 

Marge EGT : la différence entre la température à laquelle on doit faire fonctionner le moteur pour obtenir la poussée souhaitée et la température de certification va en diminuant avec le vieillissement du moteur. Au bout d’un certain d’utilisation, cette marge tend vers zéro et il faut procéder à des réparations de certaines parties du moteur. On l’appelle marge « EGT » (Exhaust Gas Temperature : température de sortie des gaz), car en pratique, les températures sont mesurées vers la sortie du moteur.

 


(Date originale du message : 6 avril 2009)

Accord sur le transport aérien franco-russe

La France et la Russie ont signé hier samedi un accord concernant le transport aérien entre les deux pays. Selon les termes de l'accord, révélés dans un communiqué par le secrétaire d'État au Transport Dominique Bussereau, le très gros porteur A380 d'Air France sera autorisé à survoler la Sibérie. En contrepartie, les compagnies aériennes russes disposeront de davantage de disponibilités pour voler vers la France.

28/11/2009

Les données des passagers transmises aux USA

Les données des passagers des compagnies aériennes seront transmises

La Chambre (Belgique) a adopté par 97 oui, 25 non et 13 abstentions l'accord entre l'Union Européenne et les États-Unis qui prévoit le transfert de données sur les passagers des compagnies aériennes au ministère américain de la Sécurité intérieure.
 
Avant d'adopter ce texte, la Commission des Affaires extérieures a entendu des représentants de la Commission de la Vie privée qui ont expliqué que si la convention en question posait certes des problèmes, il valait mieux avoir un texte qui définit ce qu'on peut faire.
 
Dans la situation actuelle, les compagnies aériennes transmettent en fait déjà des informations sans aucun encadrement.
De plus, ils ont rappelé que la convention prévoit une évaluation du système.

L'Europe ajoute trois pays africains à sa liste noire

L'Union Européenne a ajouté toutes les compagnies aériennes de trois pays africains (Djibouti, Congo et Sao Tomé et Principe) à sa liste noire mais elle a levé l'interdiction de l'espace aérien européen pour trois compagnies ukrainiennes.
 
Les trois pays africains ont été sanctionnés "en raison de défaillances sur le plan de la sécurité constatées dans le système de surveillance des autorités compétentes en matière d'aviation", a précisé la Commission Européenne.
Les transporteurs ukrainiens Ukraine Cargo Airways, Volare et Motor Sich ont en revanche été retirés de la liste noire. Un quatrième, Ukrainian Mediterranean Airlines, est autorisé à reprendre ses activités avec un seul appareil.
 
L'angolais TAAG Angola Airlines a également eu le feu vert pour "augmenter" son nombre d'aéronefs utilisés pour assurer des vols vers le Portugal, suite à des "progrès notables" accomplis par l'autorité de l'aviation civile.
 
Dans la liste actualisée, 15 pays conservent une quasi totale interdiction de vol vers l'Union Européenne : Angola (sauf un transporteur), Bénin, Congo, République démocratique du Congo, Djibouti, Guinée équatoriale, Gabon (à l'exception de trois transporteurs soumis à des restrictions), Indonésie, Kazakhstan (sauf un transporteur soumis à des restrictions), République kirghize, Liberia, Sierra Leone, Sao Tomé e Príncipe, Swaziland et Zambie. Ces quinze pays totalisent 228 compagnies interdites.
 
La liste désigne aussi cinq transporteurs isolés totalement bannis de l'Union Européenne : Air Koryo (Corée du Nord), Air West (Soudan), Ariana Afghan Airlines (Afghanistan), Siem Reap Airways International (Cambodge) et Silverback Cargo Freighters (Rwanda).


Lire aussi : - La liste des compagnies aériennes dangereuses s'allonge 09-04-09
                 - L'Angola et Siem Reap Airways intègrent la liste noire européenne 18-11-08
                 - Liste boire européenne : Garuda et TAAG bannies, PIA repêchée 06-07-07

Embraer va supprimer 600 emplois supplémentaires

Embraer a supprimé 600 emplois supplémentaires sur son site de Sao Jose dos Campos, une mesure qui vient s'ajouter à une réduction de 20% des effectifs du constructeur aéronautique brésilien à travers toutes ses divisions.

Comme son grand concurrent canadien Bombardier, Embraer a été contraint de réduire ses coûts en raison de la baisse de la demande mondiale pour les avions.
Le constructeur brésilien n'était pas disponible dans l'immédiat pour commenter l'information.

Dans la journée, Bombardier, qui domine avec Embraer le marché des avions de moins de 100 places, a annoncé son intention de supprimer 715 postes sur un de ses sites de construction aéronauique.

 

Lire aussi : - Embraer bénéficiaire au troisième trimestre 02-11-09                
                 - Résultats 2008 d'Embraer 30-03-09
                 
                 - Embraer a livré 204 appareils en 2008 13-01-09
                
                 - Bombardier devra faire face à une concurrence accrue d'Embraer, qui table sur un nouvel appareil 26-09-07
                 - Embraer : les profits plongent de 49% au deuxième trimestre de 2007 19-08-07

26/11/2009

Les retards de l'A380 au coeur des débats

Les retards de l'A380 au coeur des débats

L'Autorité des marchés financiers (AMF), durant ses journées d'audition de l'affaire EADS, aborde entre autres la question cruciale des retards de l'Airbus 380, sur laquelle le témoignage de la firme britannique BAE sera "déterminant" selon la défense.

L'AMF soupçonne des dirigeants actuels ou passés d'EADS et d'Airbus de s'être enrichis indûment en vendant des actions du groupe, alors qu'ils avaient connaissance des retards de l'A380 avant qu'ils ne soient rendus publics en juin 2006.

Le témoignage du groupe britannique BAE, ancien actionnaire d'Airbus, va être examiné et devrait être "déterminant", selon Olivier Gutkès, un des avocats de Noël Forgeard, l'ex-coprésident d'EADS qui est mis en cause aux côtés de seize autres personnes dans ce dossier.

En 2006, BAE avait vendu sa participation de 20% au capital d'Airbus à EADS pour 2,75 milliards d'euros, après l'annonce officielle des retards de l'A380. Mais le groupe en avait demandé beaucoup plus lorsqu'il avait dévoilé en avril son intention de vendre sa participation.

Pour la défense, cela signifie que BAE (qui a participé début mars à un comité des actionnaires d'Airbus où la question de l'A380 a été évoquée) ne pensait pas que l'action allait ensuite chuter à cause du très gros porteur.
"L'attitude de BAE démontre qu'il n'y avait pas d'information privilégiée", estime Me Gutkès.

Le témoignage écrit de Mike Turner, PDG du groupe britannique à l'époque, doit être étudié lors de l'audition de l'AMF. Autre pièce en ligne de mire : le témoignage de consultants du cabinet McKinsey, missionné par Airbus entre décembre 2005 et juin 2006 pour régler les problèmes de production de l'A380 ; ces consultants s'étaient à l'époque montrés confiants sur la capacité d'Airbus à rattraper son retard sur son très gros porteur.

Report de livraison important pour US Airways

La compagnie aérienne américaine US Airways va reporter à 2013 la livraison de 54 Airbus, prévue au départ entre 2010 et 2012, afin d'améliorer sa trésorerie de 450 millions de dollars d'ici un an.

En outre, US Airways a rappelé qu'elle avait reporté à 2017 la livraison de l'Airbus 350 XWB prévue pour 2015. Le groupe espère soulager sa trésorerie de 150 millions de dollars en 2009 pour un objectif de 450 millions au total d'ici 2010.
"Ces décisions font partie de nos efforts visant à renforcer notre bilan et à revenir à la rentabilité", a commenté le PDG Doug Parker. "Bien que nous ralentissions nos livraisons durant les trois prochaines années, nous continuerons à moderniser notre flotte, qui est déjà l'une des plus jeunes des Etats-Unis", a indiqué le directeur financier Drek Kerr.
Le groupe se fera livrer normalement quatre Airbus en 2010 et 24 en 2011, ayant trouvé le financement nécessaire, ce qui selon M. Kerr est une bonne proportion, "compte tenu de l'environnement économique actuel".

Pour les livraisons de 2010, la compagnie a obtenu des crédits s'élevant au total à 275 millions de dollars.