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24/11/2009

En A380 avec Air France

En A380 avec Air France

Trois caméras fixées sur l'appareil permettent de voir sur les écrans placés devant chaque siège, tout au long du vol, ce qui se passe devant ou sous l'avion.

Participer au vol inaugural du premier A380 d'Air France, entre Paris et New York, c'est réaliser que, pour la compagnie française, c'est une date aussi importante que celle du premier vol de son premier Concorde.
Certes, ici, pas de record pour traverser l'Atlantique, pas de vitesse supersonique, et donc pas ce sentiment exceptionnel et excitant d'être un des privilégiés à avoir franchi le mur du son sans être contraint de revêtir une combinaison anti-G. Et pourtant, l'A380, par sa taille de super jumbo, par son confort, par ses performances notamment en économie d'énergie (3 litres de kérosène au 100 km par passager), est bien un avion d'une nouvelle génération, comme l'était en son temps le grand oiseau blanc en aile delta, prématurément décédé du monde aéro.

Les réactions des 538 passagers, dont 380 avaient gagné le privilège d'être à bord au prix fort en participant à des enchères au profit de la fondation Air France pour les enfants indiens ou brésiliens, sont révélatrices : ils étaient bluffés par l'aisance avec laquelle ce très gros bébé européen s'arrache du sol, dans un silence qui fait douter que les quatre énormes réacteurs sont à pleine puissance. Une discrétion qui se confirme pendant tout le vol puisque, dans la cabine, le bruit est inférieur de 5 décibels à ce qu'il est en moyenne actuellement sur les avions de ligne récents.

Merveille de technologie
Le résultat est d'abord un vol moins fatigant, auquel participent les aménagements prévus par Air France pour équiper les deux ponts de l'appareil. Sans parler de la première classe (9 passagers très privilégiés), à dominante beige et rouge, ni des deux compartiments affaires (80 places), aux sièges gris perle. Les cinq compartiments (deux au pont supérieur, trois au pont principal) consacrés aux passagers de la classe économique reposent dans une ambiance bleutée et une lumière qui peut doucement varier d'intensité. Les passagers y ont 4 centimètres de plus par siège et un peu plus de place pour les jambes que sur un appareil de ligne récent autre, puisque le A380 offre 50% de surface de plancher en plus qu'un Boeing 747. D'ailleurs, même dans le transport aérien, les glissements sémantiques ne sont jamais anodins : ainsi, Air France ne parle plus désormais de classe éco, mais de classe voyageur !

Pour rendre la traversée moins longue, outre les six bars et un espace dédié à la détente et à la conversation en classe affaires, un système multimédia permet de visionner à la demande une centaine de longs-métrages, et même de chatter, comme sur un ordinateur classique, avec un passager installé à un autre endroit de l'avion. Mais ce qui aura sans doute le plus de succès auprès de ceux qui auront la chance d'aller à New York avec Air France en A380, c'est sans doute la petite merveille de technologie installée par Thalès : trois caméras, une sous le nez, la deuxième sous le fuselage, la troisième sur l'empennage, permettent tout au long du vol de voir sur les écrans placés devant chaque siège ce qui se passe devant ou sous l'avion. Autant dire qu'il faut recommander à ceux qui veulent vivre un atterrissage, comme s'ils étaient au siège pilote, ces images exceptionnelles de la caméra située sur l'empennage, captant la piste qui se rapproche jusqu'au toucher final du mastodonte sur la piste de JFK...

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