Après plusieurs années de lobbying de la part du secteur aérien, les Etats-Unis, l'Union Européenne et six autres pays ont signé un accord libéralisation du transport aérien. Cette déclaration devrait ouvrir la voie à des fusions internationales et à la consolidation d'un secteur.

Cette nouvelle a été applaudie par l'Association Internationale du Transport Aérien (IATA). "Il s'agit d'un progrès historique qui va contribuer à la fondation d'une industrie mondiale de l'aviation financièrement viable", a déclaré le directeur général de l'IATA, Giovanni Bisignani. Un accord d'autant plus attendu que les compagnies aériennes tentent de fusionner pour surmonter leurs difficultés.
"Un accord ne va pas changer la face du monde, mais c'est un signal fort pour dire que le futur de cette industrie ne pourra se réaliser que dans un environnement beaucoup plus libéral", a-t-il ajouté.

Liberté d'accès aux marchés des capitaux, liberté d'entreprise, liberté de fixation des prix des services… ces principes fondamentaux viennent remplacer des règles vieilles de 65 ans, a souligné l'association. Une réglementation le plus souvent basée sur des accords bilatéraux interdit des fusions internationales. Seule exception, le marché commun européen a permis certaines fusions, comme celle d'Air France et de KLM.

Reste que l'Union Européenne entend rester vigilante sur les problèmes de concurrence. Fin octobre, elle a transmis une série de griefs à trois compagnies composant l'alliance OneWorld. British Airways, American Airlines et Iberia pourraient pénaliser la concurrence sur un certain nombre de lignes transatlantiques, selon Bruxelles.