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28/10/2009

Airbus confirme son objectif de livraisons 2009

Airbus confirme son objectif de livraisons 2009

Airbus a répété espérer égaler cette année le nombre d'appareils livrés en 2008 mais a estimé que le programme A380 restait difficile.

"Nous sommes bien partis pour renouveler, en 2009, le nombre de livraisons record de 483 avions de 2008", a déclaré le vice-président des programmes, Tom Williams, lors d'une réunion à l'usine de Broughton dans le nord du Pays de Galles.
Sur la période janvier-septembre, Airbus a livré 358 appareils.

Le dirigeant, qui prévoit une croissance moyenne du chiffre d'affaires moyen de 4,7% sur les vingt ans à venir a ajouté que le programme du gros porteur A380 restait toujours "difficile" et qu'il ne se déroulait pas d'une manière "aussi fluide que la société le souhaitait".
Le constructeur a également indiqué avoir bon espoir que l'avion de transport militaire A400M effectue son premier vol d'ici à la fin de 2009.

Au sujet du futur long courrier A350 XWB (Extra Wide Body), Tom Williams a dit qu'Airbus commencerait à produire dix avions par mois et que le premier vol aurait lieu fin 2012.

Objectif de profit d'exploitation compromis pour 2009 pour Lufthansa

Objectif de profit d'exploitation compromis pour 2009 pour Lufthansa

Lufthansa a déclaré qu'elle lui serait difficile d'afficher un bénéfice pour l'année 2009 du fait de la faiblesse de la demande passagers et de la récente remontée des prix du pétrole.

"L'ensemble de l'année 2009 devrait être de ce fait marqué par une forte baisse du chiffre d'affaires et des pressions sur les bénéfices", a déclaré la puissante major allemande. En Bourse, Lufthansa abandonne plus de 5% aujourd'hui suite à cette annonce.

L'Association Internationale du Transport Aérien (IATA) a indiqué le mois dernier que le secteur était loin de renouer avec les bénéfices, même si la demande passager est en passe de se reprendre. L'IATA prévoit une perte de 11 milliards de dollars (7,4 milliards d'euros) pour l'ensemble des compagnies aériennes en 2009.

Pour les neuf premiers mois de l'année, Lufthansa affiche un bénéfice opérationnel en baisse à 226 millions d'euros, malgré la contribution des récentes acquisitions, contre 954 millions d'euros l'année dernière sur la même période.

Le chiffre d'affaires est quant à lui en baisse de 13,2% à 16,2 milliards d'euros.
La totalité des résultats sera publiée jeudi.

Lufthansa, Air France KLM et British Airways se disputent la première place dans le ciel européen. L'année dernière, Lufthansa a fait l'acquisition de plusieurs compagnies aériennes, dont Brussels Airlines et Austrian Airlines, pour augmenter sa part de marché sur le vieux continent.

Les résultats trimestriels de ses deux grosses concurrentes, British Airways et d'Air France KLM, seront publiés respectivement les 6 et 18 novembre prochains.

Les pilotes qui avaient "oublié" d'atterrir voient leur licence révoquée

La Federal Aviation Administration (FAA) a révoqué avec effet immédiat les licences du pilote et du copilote de l'Airbus 320 de Northwest Airlines (vol 188), qui avaient "oublié" d'atterrir mercredi dernier à l'aéroport de Minneapolis (Minnesota, nord des Etats-Unis). Voir article "Aborsbés par leur discussions, les deux pilotes oublient d'atterrir".

La FAA "a révoqué les licences des deux pilotes de Northwest Airlines qui ont dépassé l'aéroport de destination le 21 octobre lors du vol entre San Diego en Californie (ouest) et Minneapolis", explique un communiqué de l'autorité américaine. Ces deux révocations d'urgence sont motivées par la violation de nombreuses réglementations fédérales de l'aviation civile, dont le non-respect des instructions du contrôle du trafic aérien, souligne le communiqué.

Les deux pilotes ont dix jours pour faire appel de cette décision auprès du Bureau américain de la sécurité des transports (National Transportation Safety Board ;NTSB). Le commandant de bord, 53 ans, et son copilote, 54 ans, tous deux chevronnés avec respectivement 20 000 et 11 000 heures de vols, ont été interrogés par le NTSB pendant cinq heures après l'incident qui les a amenés à dépasser leur destination de 240 km.

Ils ont indiqué aux enquêteurs qu'il y avait eu "un temps de distraction dans le cockpit", évoquant une "conversation" durant laquelle ils n'ont pas surveillé les instruments de l'appareil ni répondu aux appels des contrôleurs aériens et de leur compagnie aérienne, ce qui avait suscité la crainte d'un détournement de l'appareil.

Les deux pilotes ont dit "avoir perdu la notion du temps" et admis avoir utilisé leur ordinateur portable personnel dans le cockpit, ce qui est interdit par leur compagnie.

25/10/2009

Air France rappelle certaines règles à ses pilotes

Air France a rappelé à ses pilotes de respecter les procédures de vol à la lettre afin d'éviter certaines "déviations" qui auraient pu générer du risque, indique une note interne.

Ces rappels interviennent après l'accident du vol AF 447, qui a fait 228 morts le premier juin dernier entre Rio et Paris, et dont les causes restent inconnues.

Dans un courrier du 20 octobre intitulé "Assez de polémiques et de faux débats sur la sécurité des vols" adressé à tous les pilotes d'Air France, Pierre-Marie Gautron et Etienne Lichtenberger, respectivement directeur des opérations aériennes et directeur de la sécurité, soulignent qu'en l'absence d'explications sur les causes de l'accident, la compagnie met en oeuvre "des mesures sur un périmètre large".

Ils recommandent aux pilotes d'éviter "la sur-confiance" et "la volonté de 'trop' bien faire" et rappellent un certain nombre de règles, comme le fait de toujours considérer une alarme "config" comme synonyme d'"interdit" avant un décollage.

"La pression du temps ne peut être une excuse, l'exécution de la mission une raison suffisante pour passer outre", précisent Pierre-Marie Gautron et Etienne Lichtenberger. "La simple application des procédures prévues aurait permis d'éviter l'événement. Il n'y a pas de procédure à corriger, ni de nouvelle procédure à créer", ajoutent-ils, faisant référence au fait de passer outre cette procédure. Beaucoup de syndicats déplorent l'absence de remise en cause de la direction sur les procédures alors qu'une expertise externe sur la sécurité d'Air France a été acceptée.

Soulignant d'entrée de jeu une communication à la forme, au ton et au contenu "inhabituels", Pierre-Marie Gautron et Etienne Lichtenberger soulignent qu'il n'est pas improbable que les causes de l'accident de l'Airbus 330 ne soient jamais élucidées.

"Comme vous, nous ressentons très difficilement le fait de ne pas savoir ce qui s'est passé et de ne pas comprendre les causes de cet accident", disent-ils.
"La tentation est grande pour certains de remettre en cause (...) la doctrine, les procédures et les pratiques essentielles de notre métier", ajoutent-ils. "Nous vous demandons ne pas céder à cette tentation et aux voix les plus extrêmes qui s'expriment avec excès".

La dette dépasserait les actifs de 5,8 milliards d'euros chez JAL

La dette dépasserait les actifs de 5,8 milliards d'euros chez JAL

Les dettes de Japan Airlines (JAL) dépasseraient de 800 milliards de yens (5,81 milliards d'euros) le montant des actifs de la compagnie aérienne si cette dernière était liquidée.

Cette estimation, calculée par un groupe de travail mis en place par le gouvernement, chargé de la restructuration de JAL, souligne l'ampleur des problèmes auxquels la compagnie aérienne nippone est confrontée. Celle dernière tente d'obtenir le soutien de banques et de l'Etat pour éviter la faillite.

Le groupe de travail, qui est dirigé par des spécialistes du redressement d'entreprise et le ministre des Transports, Seiji Maehara, cherche à obtenir un prêt relais de près de 180 milliards de yens d'ici novembre pour éviter à JAL d'être à court de liquidités, a précisé la source.

Seiji Maehara a dit lors d'une conférence de presse qu'il avait rencontré le Premier Ministre Yukio Hatoyama et le ministre des Finances Hirohisa Fujii afin de discuter du rôle de l'Etat pour soutenir JAL, ajoutant qu'aucune décision concrète n'avait été prise.
"Il y a différentes options concernant une aide publique destinée à JAL et nous allons établir ensemble ces options. Le Premier Ministre aura le dernier mot" a déclaré Seiji Maehara.

L'action JAL, qui a perdu plus de 40% de sa valeur cette année, a fini en baisse de 6,56% à 114 yens.

Mardi dernier, le panel d'experts désigné par le gouvernement japonais pour définir un plan de restructuration de Japan Airlines avait ramené son objectif d'annulation de dette de 300 milliards de yens à 250 milliards de yens, mais les créanciers ont rejeté cette proposition, selon deux sources.

Ces derniers avaient en effet l'impression de prendre à leur charge une part trop importante des difficultés de la compagnie aérienne.

Les créanciers, dont les trois premiers établissements de prêt du pays et la Banque de développement du Japon, détenue par l'Etat, sont réticents à apporter de nouvelles aides sans explication claire sur les modalités et le montant d'une éventuelle injection de fonds publics.

JAL, première compagnie aérienne asiatique en termes de chiffre d'affaires, file tout droit vers une deuxième perte annuelle consécutive pour l'exercice clos fin mars, plombée par une dette de 15 milliards de dollars (10,07 milliards d'euros) et une structure de coûts qui la rend moins efficace que sa concurrente All Nippon Airways.

La dernière version du plan de restructuration rejeté mardi prévoyait une perte opérationnelle de 200 milliards de yens sur l'exercice annuel en cours, contre 59 milliards de yens dans la précédente estimation.
"Nous n'avons rien décidé. Nous sommes en train de concevoir un plan de restructuration en fonction de différents points de vue", a déclaré un porte-parole de la compagnie.


Lire aussi : Un sauvetage public de Japan Airlines est envisagé, un nouveau plan de restructuration est rejeté 20-10-09

Perte nette au troisième trimestre pour Delta Air Lines

Perte nette au troisième trimestre pour Delta Air Lines

Delta Air Lines a fait état d'une perte nette au troisième trimestre du fait d'éléments exceptionnels et d'une baisse de l'activité passagers, une annonce qui fait reculer le titre de la compagnie aérienne américaine de quelque 0,5%.

Cela étant, l'entreprise a agréablement surpris en annonçant contre toute attente un bénéfice hors éléments exceptionnels. Et Richard Anderson, P-DG de Delta, a déclaré dans un communiqué qu'il y avait des signes encourageants pour le quatrième trimestre.

D'autres compagnies aériennes qui publiaient leurs résultats cette semaine ont fait des déclarations allant dans ce sens.

 

Delta, qui a fusionné avec Northwest Airlines l'année dernière (lire article), a annoncé une perte de 161 millions de dollars (107,3 millions d'euros), soit 19 cents par action, y compris 212 millions de dollars de charges exceptionnelles.

Hors éléments exceptionnels, la compagnie aérienne, partenaire commercial d'Air France KLM au sein de l'alliance Sky Team, a fait état d'un bénéfice de six cents par action. Les analystes interrogés dans le cadre de l'enquête Reuters I/B/E/S attendaient en moyenne une perte cinq cents par action.

Edward Bastian, président de Delta, a déclaré dans un communiqué que la crise avait "fait baisser significativement le chiffre d'affaires" au troisième trimestre, une tendance que l'on retrouve chez d'autres compagnies aériennes qui ont publié leurs résultats cette semaine.

Edward Bastian a précisé que Delta continuerait à réduire ses capacités et à mettre en oeuvre des mesures drastiques de réduction des coûts. La compagnie a l'intention de réduire ses capacités de 3% en 2010.

La baisse des prix du carburant a permis à Delta de compenser une forte hausse des coûts opérationnels due à la fusion avec Northwest Airlines, a déclaré la compagnie.


Lire aussi : - Delta Air Lines a perdu 8,9 milliards de dollars en 2008 28-01-09
                 - Delta Air Lines perd un milliard de dollars au deuxième trimestre 17-07-2008
                 - Delta renaît 02-05-07

L'Asie du nord-est devrait commander 1200 avions d'ici 20 ans

Boeing prédit que l'Asie du nord-est aura besoin de 1200 avions au cours des 20 prochaines années, ce qui représente un marché de 190 milliards de dollars, a déclaré jeudi un dirigeant du groupe aéronautique américain.
"Près de 60% à 65% du total sera pour le Japon", a dit à des journalistes Randy Tinseth, vice-président du marketing de la division Boeing Commercial Airplanes.

A l'échelle mondiale, les compagnies aériennes devront commander 29 000 appareils jusqu'à 2028, pour un montant évalué à 3200 milliards de dollars, a-t-il ajouté.

Randy Tinseth, a réaffirmé que Boeing comptait livrer son premier 787 Dreamliner à All Nippon Airways au dernier trimestre 2010.

L'Union Européenne cherche à rester en mouvement avant Copenhague

L'Union Européenne cherche à rester en mouvement avant Copenhague

Les ministres européens de l'Environnement ont remis mercredi l'UE en mouvement avant la conférence de Copenhague, au lendemain d'une réunion de leurs collègues des Finances sur ce dossier qui s'est soldée par un échec.

Réunis à Luxembourg, ils sont parvenus à se mettre d'accord sur des objectifs en matière de réduction des émissions de CO2 dans les secteurs aérien et maritime, sur lesquels ils espèrent convaincre le reste de la communauté internationale de s'engager en décembre dans la capitale danoise.

Ces deux secteurs devront respectivement réduire de 10% et 20% leurs émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2020 par rapport aux niveaux de 2005.

L'aérien et le maritime n'étaient pas inclus dans le protocole de Kyoto de 1997 et l'UE insiste pour qu'ils soient désormais repris dans le texte qui s'y substituera en 2012 et qui doit être négocié à Copenhague.

Les deux secteurs représentent environ 5% des émissions mondiales de CO2, et l'obligation faite d'acheter des permis de polluer permettra de mettre un terme à la hausse constante de ce chiffre et d'apporter de nouvelles sources de financement à destination des pays en voie de développement.

La présidence suédoise de l'UE compte désormais sur cet accord pour créer une dynamique au cours des prochaines semaines et notamment lors du sommet européen des 29 et 30 octobre, où les chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE devront trancher la question de l'aide financière que chaque Etat membre sera amené à apporter aux pays pauvres pour les convaincre de signer un accord contraignant au Danemark.

Proches de l'échec
La Commission européenne estime notamment que les pays pauvres pourraient avoir besoin de 5 à 7 milliards d'euros par an entre 2010 et 2012 pour commencer dès l'année prochaine à financer la lutte contre le réchauffement planétaire et que les Vingt-sept risquent de devoir en assumer 2,1 milliards.

L'exécutif communautaire juge par ailleurs que l'UE devra peut-être relever cet effort jusqu'à 15 milliards d'euros par an d'ici à 2020 dans le cadre d'un accord à Copenhague.

Mais un groupe de neuf pays emmené par la Pologne et la Hongrie souhaite que les Vingt-sept définissent clairement en interne, et avant que ne s'ouvre la conférence en décembre, quel sera le poids supporté par chaque Etat.

Mercredi, la discussion s'est même envenimée un peu plus encore lorsque ces pays ont demandé à continuer à pouvoir vendre des excédents de quotas d'émissions obtenus sous Kyoto, au moment où leur appareil industriel s'effondrait, au-delà de 2013, ce à quoi s'opposent les pays d'Europe de l'Ouest.

Finalement, la présidence suédoise de l'UE a choisi de couper court à la discussion et de faire adopter un texte vague mais de compromis pour éviter un autre coup d'arrêt.

"Nous avons maintenant du conseil Environnement un mandat complet de négociation pour Copenhague, en dehors de la question du financement", a malicieusement résumé le ministre allemand de l'Environnement, Sigmar Gabriel.
"L'UE n'osera pas ne pas avoir une opinion sur cette question. Les chefs d'Etat et de gouvernement trouveront une solution", a-t-il ajouté.

 

Objectifs à long terme

Un autre point d'accord est celui des objectifs de réduction de CO2 à long terme. Les Vingt-sept ont accepté de s'engager sur une fourchette de baisse allant de 80% à 95% comparé aux niveaux de 1990 à l'horizon 2050.
"De tels objectifs devraient fournir à la fois l'inspiration et la contrainte pour décider d'objectifs à moyen terme, soumis à une révision régulière", est-il indiqué dans les conclusions de la réunion.

La secrétaire d'Etat française à l'Ecologie, Chantal Jouanno, a quant à elle estimé que "le job (était) fait sur la partie qui concerne les ministres de l'Environnement".

Son homologue suédois, Andreas Carlgren, qui s'est lancé ces dernières semaines au nom de la présidence de l'UE dans une tournée des capitales européennes, a certes regretté le manque d'ambition de ses collègues des Finances mais il a cherché, comme le commissaire européen à l'Environnement, Stavros Dimas, à demeurer positif.
Ce dernier a d'ailleurs insisté sur l'aspect extrêmement encourageant à ses yeux que représentaient les nouveaux engagements chinois et américains.
"Je me rappelle d'un temps où les discussions avec les Américains étaient comme parler à un mur", a-t-il dit.

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AMR (American Airlines) dans le rouge au troisième trimestre

AMR, maison mère d'American Airlines, a publié une perte au titre du troisième trimestre, conséquence de la baisse persistante de son activité passagers.
Le groupe américain a subi sur la période une perte nette de 359 millions de dollars, soit 1,26 dollar par action, à comparer à un bénéfice de 31 millions (12 cents/action) un an plus tôt.

Les résultats incluent 94 millions de dollars de charges liées à des cessions d'avions et au maintien au sol d'une partie de la flotte.
En excluant les éléments exceptionnels, la perte du troisième trimestre ressort à 265 millions de dollars, soit 93 cents par action.

Les analystes anticipaient une perte de 95 cents par action selon Thomson Reuters I/B/E/S.

Le chiffre d'affaires trimestriel a chuté de 20% à 5,13 milliard de dollars, contre 5,09 milliards attendus par les analystes. Les dépenses d'exploitation ont été réduite dans les mêmes proportions, principalement grâce à la réduction de la facture de carburant.

Perte nette au troisième trimestre pour boeing, chiffre d'affaires en hausse

Boeing a fait état d'une lourde perte nette qu'il impute à des charges exceptionnelles liées notamment aux retards accumulés par le développement du 787 "Dreamliner", tout en réaffirmant que le premier vol de ce modèle de nouvelle génération aurait lieu d'ici la fin de l'année.

Le deuxième constructeur aéronautique mondial, derrière EADS (Airbus), a subi sur la période juillet-septembre une perte nette de 1,6 milliard de dollars (1,07 milliard d'euros), soit 2,23 dollars par action, contre un bénéfice de 695 millions de dolars (96 cents par action) un an auparavant.

"La surprise, c'est qu'ils maintiennent le calendrier du premier vol du 787", commente Alex Hamilton de Jesup & Lamont. "Je considère toujours ce genre d'événements comme l'occasion de repartir du bon pied. Je crois que le marché est de plus en plus sceptique sur leur calendrier de livraisons."

Boeinges explique que les résultats trimestriels reflètent la reclassification dans les comptes des activités de recherche et développement des coûts induits par la préparation des vols d'essai de trois 787, les dépenses qu'ils ont entraînées et les charges liées au programme 747.
En raison de ces charges, Boeing a réduit ses prévisions de résultats pour 2009 à une fourchette comprise entre 1,35 et 1,55 dollar alors qu'il tablait auparavant sur un chiffre compris entre 4,70 et cinq dollars.

Boeing et son concurrent Airbus vivent une année 2009 particulièrement difficile, leur clientèle étant frappée de plein fouet par la récession et la crise du crédit. La diminution des dépenses militaires est venue s'ajouter à cette conjoncture défavorable.

Le chiffre d'affaires a progressé de 9% à 16,7 milliards de dollars. La comparaison avec le troisième trimestre 2008 doit cependant être relativisée car Boeing avait alors été touché par un long mouvement social qui avait affecté ses résultats.

Il tombe surtout loin du consensus Thomson Reuters I/B/E/S, qui le donnait à 17,16 milliards.
La division d'avions civils a généré un chiffre d'affaires en hausse de 13% à 7,9 milliards de dollars grâce à un niveau élevé de livraisons. Le segment a enregistré 96 commandes brutes au cours du trimestre tout en accusant 17 annulations.

Les résultats de Boeing continuent de pâtir des retards pris dans le développement du 787. Cet appareil, présenté comme révolutionnaire, notamment en raison de la part importante des matériaux composites employés pour sa construction, a déjà pris deux ans de retard et des observateurs du secteur craignent que que son lancement soit encore reporté.

Boeing dit avoir 840 commandes fermes de 787 dans son carnet de commandes.
"La reclassification des coûts du 787 et les charges liées au 747 conjuguées aux difficiles conditions du marché occultent une tendance qui continue d'être solide dans nos programmes commerciaux et dans nos activités de défense", note le directeur général, Jim McNerney, dans un communiqué.

"Nous comptons faire voler le 787 et le 747-8 rapidement; et passer aux vols d'essai et à la certification de ces deux programmes.

Boeing Integrated Defense Systems, la division de défense, a de son côté vu son chiffre d'affaires progresser de 3% à 8,7 milliards de dollars.