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25/10/2009

L'Union Européenne cherche à rester en mouvement avant Copenhague

L'Union Européenne cherche à rester en mouvement avant Copenhague

Les ministres européens de l'Environnement ont remis mercredi l'UE en mouvement avant la conférence de Copenhague, au lendemain d'une réunion de leurs collègues des Finances sur ce dossier qui s'est soldée par un échec.

Réunis à Luxembourg, ils sont parvenus à se mettre d'accord sur des objectifs en matière de réduction des émissions de CO2 dans les secteurs aérien et maritime, sur lesquels ils espèrent convaincre le reste de la communauté internationale de s'engager en décembre dans la capitale danoise.

Ces deux secteurs devront respectivement réduire de 10% et 20% leurs émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2020 par rapport aux niveaux de 2005.

L'aérien et le maritime n'étaient pas inclus dans le protocole de Kyoto de 1997 et l'UE insiste pour qu'ils soient désormais repris dans le texte qui s'y substituera en 2012 et qui doit être négocié à Copenhague.

Les deux secteurs représentent environ 5% des émissions mondiales de CO2, et l'obligation faite d'acheter des permis de polluer permettra de mettre un terme à la hausse constante de ce chiffre et d'apporter de nouvelles sources de financement à destination des pays en voie de développement.

La présidence suédoise de l'UE compte désormais sur cet accord pour créer une dynamique au cours des prochaines semaines et notamment lors du sommet européen des 29 et 30 octobre, où les chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE devront trancher la question de l'aide financière que chaque Etat membre sera amené à apporter aux pays pauvres pour les convaincre de signer un accord contraignant au Danemark.

Proches de l'échec
La Commission européenne estime notamment que les pays pauvres pourraient avoir besoin de 5 à 7 milliards d'euros par an entre 2010 et 2012 pour commencer dès l'année prochaine à financer la lutte contre le réchauffement planétaire et que les Vingt-sept risquent de devoir en assumer 2,1 milliards.

L'exécutif communautaire juge par ailleurs que l'UE devra peut-être relever cet effort jusqu'à 15 milliards d'euros par an d'ici à 2020 dans le cadre d'un accord à Copenhague.

Mais un groupe de neuf pays emmené par la Pologne et la Hongrie souhaite que les Vingt-sept définissent clairement en interne, et avant que ne s'ouvre la conférence en décembre, quel sera le poids supporté par chaque Etat.

Mercredi, la discussion s'est même envenimée un peu plus encore lorsque ces pays ont demandé à continuer à pouvoir vendre des excédents de quotas d'émissions obtenus sous Kyoto, au moment où leur appareil industriel s'effondrait, au-delà de 2013, ce à quoi s'opposent les pays d'Europe de l'Ouest.

Finalement, la présidence suédoise de l'UE a choisi de couper court à la discussion et de faire adopter un texte vague mais de compromis pour éviter un autre coup d'arrêt.

"Nous avons maintenant du conseil Environnement un mandat complet de négociation pour Copenhague, en dehors de la question du financement", a malicieusement résumé le ministre allemand de l'Environnement, Sigmar Gabriel.
"L'UE n'osera pas ne pas avoir une opinion sur cette question. Les chefs d'Etat et de gouvernement trouveront une solution", a-t-il ajouté.

 

Objectifs à long terme

Un autre point d'accord est celui des objectifs de réduction de CO2 à long terme. Les Vingt-sept ont accepté de s'engager sur une fourchette de baisse allant de 80% à 95% comparé aux niveaux de 1990 à l'horizon 2050.
"De tels objectifs devraient fournir à la fois l'inspiration et la contrainte pour décider d'objectifs à moyen terme, soumis à une révision régulière", est-il indiqué dans les conclusions de la réunion.

La secrétaire d'Etat française à l'Ecologie, Chantal Jouanno, a quant à elle estimé que "le job (était) fait sur la partie qui concerne les ministres de l'Environnement".

Son homologue suédois, Andreas Carlgren, qui s'est lancé ces dernières semaines au nom de la présidence de l'UE dans une tournée des capitales européennes, a certes regretté le manque d'ambition de ses collègues des Finances mais il a cherché, comme le commissaire européen à l'Environnement, Stavros Dimas, à demeurer positif.
Ce dernier a d'ailleurs insisté sur l'aspect extrêmement encourageant à ses yeux que représentaient les nouveaux engagements chinois et américains.
"Je me rappelle d'un temps où les discussions avec les Américains étaient comme parler à un mur", a-t-il dit.

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