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11/10/2009

L'IATA demande des incitations fiscales rapides pour les biocarburants

L'IATA demande des incitations fiscales rapides pour les biocarburants

Les professionnels du transport aérien ont pressé hier samedi les gouvernements de la planète de mettre en place rapidement "un cadre juridique et fiscal" encourageant le développement des biocarburants, disant vouloir "s'attaquer efficacement aux changements climatiques".

L'industrie du transport aérien souhaite améliorer l'efficacité du carburant des avions de 1,5% par année d'ici 2020 et réduire de moitié les émissions de C02 d'ici 2050 par rapport à 2005.

Or, de tels objectifs ne peuvent être atteints sans davantage d'efforts de la part des gouvernements, a déclaré Giovanni Bisignani, président de l'Association Internationale du Transport Aérien (IATA) à l'issue d'une réunion avec l'Organisation de l'Aviation Civile Internationale (ICAO), organisation onusienne basée à Montréal.

Remarquant que les Etats membres de l'ICAO s'étaient engagés à améliorer l'efficacité énergétique des appareils de 2% en moyenne par an d'ici 2020, M. Bisignani a appelé les gouvernements à "rendre leurs objectifs réalisables en investissant dans les infrastructures".

"Nous pouvons exploiter les aéronefs de façon efficace, mais les gouvernements doivent apporter des améliorations à la gestion du trafic aérien", a-t-il noté par ailleurs. "Ils doivent aussi accélérer la mise en place d'un cadre juridique et fiscal favorable au développement de biocarburants viables", a-t-il poursuivi, soulignant que son industrie "vise une réduction nette des émissions de carbone".

L'industrie du transport aérien est responsable de 2% des émissions de dioxyde de carbone mondiales d'origine humaine et à hauteur de 3% des émissions responsables du changement climatique, selon l'organisation.

"Le secteur de l'aviation se présentera à Copenhague avec une forte vision de son avenir en tant que modèle à suivre pour les autres industries", a conclu le président de l'IATA.

Le sommet dans la capitale danoise, du 7 au 18 décembre, vise à conclure un accord devant entrer en vigueur à l'expiration de la première phase du Protocole de Kyoto en janvier 2013, pour enrayer de façon contraignante une explosion des émissions carboniques.

 

L'IATA estime que taxer plus les compagnies ne résoud pas les questions du CO2

Les professionnels du transport aérien ont estimé qu'infliger des taxes et impôts supplémentaires aux compagnies aériennes n'était pas la solution rapide pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.

Tony Tyler, président du conseil des gouverneurs de l'Association Internationale du Transport Aérien (IATA), a estimé que l'industrie était diabolisée par les défenseurs de l'environnement, qui l'accusent d'être le "croque-mitaine du changement climatique", et traitée comme une vache à lait par les gouvernements pour régler la récession.

"Nous avons déterminé des détracteurs au sein du lobby environnemental qui soutiennent activement l'idée d'imposer de nouvelles taxes au secteur aéronautique, probablement sous la forme d'un impôt mondial sur les passagers aériens", a-t-il dit lors de la conférence annuelle consacrée à la réponse de l'industrie aux changements climatiques.

"Franchement, un tel impôt nous rendrait simplement victimes des gouvernements qui cherchent à augmenter leurs revenus", a déploré M. Tyler, également directeur général de la compagnie de Hong Kong Cathay Pacific.

Selon lui, la "prolifération de taxes nationales" ne bénéficie pas directement à l'environnement. Il a estimé que la taxe dite "Devoir du passager aérien" décidée par le gouvernement britannique, qui consiste en un prélèvement sur les compagnies volant depuis un aéroport britannique, était le pire exemple.

"Cela générera 3,1 milliards de livres (4,94 milliards de dollars) de taxes supplémentaires lorsqu'il sera augmenté le mois prochain, mais pas un seul penny ne sera dédié à l'environnement", a-t-il dit.

L'IATA exhorte les dirigeants à envisager une approche mondiale pour réduire les émissions polluantes du secteur aéronautique lors du sommet sur le climat de Copenhague en décembre.

L'organisation a déclaré que cette industrie avait trouvé un consensus pour améliorer l'efficacité du carburant d'en moyenne 1,5% par an jusqu'en 2020, pour atteindre "une croissance des émissions de zéro" et réduire les émissions totales de moitié d'ici 2050 comparé à 2005.

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