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26/09/2009

Airbus "vigilant" sur les difficultés des compagnies aériennes en 2010

Airbus vigilant sur les difficultés des compagnies aériennes en 2010

Airbus est "très vigilant" sur les difficultés des compagnies aériennes liées à la crise, à l'horizon de "la deuxième moitié de 2010", et pourrait réduire sa production en fonction de leur situation, a déclaré le directeur général d'Airbus Fabrice Brégier.

"La crise nous affecte de 15 à 20% en production puisque nous ramenons le premier octobre nos cadences de moyens courriers A320 à 34 par mois contre 36, alors que nous avions espéré passer à 40 par mois. Il n'y a pas de raison de penser à une nouvelle réduction de production, mais on est très vigilant", a déclaré M. Brégier devant une assistance de patrons et décideurs.
"On doit regarder le cas des compagnies qui nous causent soucis pour la deuxième moitié de 2010, il faut trouver des solutions avec elles, on a encore le temps d'ajuster la production, il faut éviter les grands à coups", a-t-il expliqué.
"Je n'exclus certainement pas que nous puissions abaisser encore notre production", avait déjà déclaré dernier le patron d'Airbus Thomas Enders dans un entretien au quotidien américain Wall Street Journal.
Le numéro deux d'Airbus a par ailleurs confirmé qu'il serait "extrêmement difficile" de tenir l'objectif de 300 commandes sur l'année 2009 (125 engrangées à ce jour) mais a souligné que "c'est secondaire".
"On a un carnet de commandes de 3500 avions, ce qui compte c'est de ne pas perdre des commandes et de maintenir un rythme de livraisons acceptable sur 2010 (480 prévus en 2009, comme en 2008)", a-t-il ajouté.
M. Brégier a aussi évoqué le développement du programme de long courrier A350 sur lequel "on a doublé la part des partenaires partageant le risque d'investissement" tout en estimant que "Boeing est allé beaucoup trop loin dans la sous-traitance sur son programme 787".

"Nous avons reçu près de 500 commandes en trois ans, c'est plus rapide que le 787 et nous tablons sur 2000 à 2500 ventes au total, le défi est maintenant de livrer l'avion à la mi-2013" a déclaré M. Brégier.
Le dirigeant du constructeur européen s'est enfin réjoui de la "renégociation" en cours du contrat sinistré de l'avion européen de transport militaire A400 M avec les Etats.
"On ambitionne de ne perdre que 2,3 milliards d'euros après avoir livré 180 avions aux forces européennes (un désastre absolu) mais c'est notre tribut pour sortir ce grand programme de l'ornière, et nous misons ensuite sur l'exportation de 200 avions", a-t-il ajouté.
M. Brégier a aussi réaffirmé la nécessité d'investir "dans l'innovation" estimant qu' "en amont d'un programme de développement d'un nouvel avion, qui représente 10 milliards d'euros, il faut avoir investi un bon milliard dans la maturation des nouvelles technologies".
Il a confirmé qu'il souhaitait que le grand emprunt national vienne soutenir les efforts en ce sens des entreprises du secteur aéronautique. "Boeing a eu 5 milliards de dollars de subventions pour le 787, on serait encore loin du compte", a-t-il déclaré, écartant par avance un nouveau grief américain sur les aides publiques à Airbus.

Evoquant la prochaine génération d'avions qui succèderont à la gamme vedette d'Airbus 320, M. Brégier a estimé que "les grands changements technologiques n'interviendront que vers 2020, (...) nous avons lancé des pré-études sur quel avion pourrait permettre de gagner au moins 25% de consommation, mais il n'y a pas urgence, nous allons encore améliorer les A320, nous continuons de miser sur lui", a-t-il conclu.
Il a rappelé que cette future génération serait fabriquée à Hambourg et non plus à Toulouse, contrepartie de l'attribution à Toulouse de toute la gamme A350.

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