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26/09/2009

Airbus veut que l'aéronautique bénéficie du grand emprunt

Airbus veut que l'aéronautique bénéficie du grand emprunt

Airbus, filiale d'EADS, souhaite que la filière aéronautique bénéficie du grand emprunt qui sera lancé en 2010 par le gouvernement français, déclare le directeur général du constructeur aéronautique européen, Fabrice Brégier.
"Nous estimons qu'il faudrait mobiliser 800 millions à un milliard d'euros sur six ans en plus de ce que les industriels investissent déjà afin d'être prêt à l'horizon 2015 à lancer la nouvelle génération d'avions civils", précise-t-il.
"La France doit être le moteur dans cette action. Il s'agit autant d'un enjeu environnemental que d'un enjeu de compétitivité", ajoute Fabrice Brégier.
L'argent obtenu servirait au financement de nombreuses PME innovantes, selon le dirigeant, dont les budgets de recherche ont été réduits en raison de la crise.
Il s'agit pour la filière aéronautique européenne de préserver son avance technologique face à la concurrence, notamment celle de la Chine qui devrait lancer son gros-porteur C919 d'ici 2015-2020.
Fabrice Brégier évoque par ailleurs le défi environnemental auquel Airbus et le secteur aéronautique devront faire face.
"A l'horizon 2020, les avions en service devront en effet avoir réduit de moitié leurs émissions de CO2, de 80% celles d'oxyde d'azote et de 50% leurs nuisances sonores", déclare-t-il.
Pour l'échéance 2020, le groupe travaille sur des moteurs à hélices rapides (open rotors) moins gourmands en carburant ainsi que sur l'intelligence des avions qui permettrait de mieux réguler le trafic aérien.
Airbus cherche également des solutions pour se préparer à la pénurie de pétrole. "Nous explorons plusieurs pistes notamment celles des carburants de synthèse et des biocarburants", indique Fabrice Brégier.
A échéance plus lointaine, le directeur général évoque même la possibilité d'avions fusées qui sortiraient de l'atmosphère terrestre pour gagner en rapidité.
"Ils nous permettraient de faire Paris-Tokyo en deux heures", précise-t-il.

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