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16/09/2009

Le transport aérien restera très déficitaire en 2010

Le transport aérien restera très déficitaire en 2010 (2)

L'éclaircie n'est pas pour demain dans le ciel pour les compagnies aériennes, en proie à la plus grave crise de leur histoire. Non seulement 2009 devrait se traduire par des pertes plus importantes qu'attendu, mais 2010 devrait également se solder par un lourd déficit, selon les dernières prévisions de l'IATA.
Les pertes nettes cumulées des 230 compagnies aériennes membres de l'organisation (et qui représentent 93 % du trafic mondial) pourraient atteindre 11 milliards de dollars en 2009 (contre 16,8 milliards en 2008) et encore 3,8 milliards l'an prochain, malgré le retour attendu de la croissance.

En juin dernier, l'association tablait sur un possible retour à l'équilibre pour 2010, après 9 milliards de pertes cette année. Mais la remontée du prix du pétrole, dont le prix moyen pour 2009 est passé de 56 à 61 dollars le baril dans les calculs de l'association, a alourdi la facture. Quant à l'activité, elle reste très déprimée. Si la dégradation du trafic semble s'être interrompue (avec même des signes de reprise sur certains marchés ; lire aussi "La baisse du trafic aérien mondial s'atténue"), les recettes pourraient se solder par un recul sans précédent, de l'ordre de 15 % sur l'année, à 455 milliards de dollars de chiffre d'affaires.

« La crise actuelle a un impact financier encore plus fort que les attentats du 11 Septembre », a réaffirmé le directeur général de l'IATA, Giovanni Bisignani. Les pertes combinées de l'an dernier et de cette année atteindront 27,8 milliards de dollars contre 24,3 milliards pour la période 2001-2002. » Et d'ajouter : « La tempête économique mondiale semble se calmer mais les compagnies aériennes ne sont pas encore à l'abri ».

Le transport aérien restera très déficitaire en 2010

Situation financière variable
La crise n'a épargné personne, mais la situation s'avère contrastée selon les catégories de sièges. La chute de la demande affecte plus particulièrement les premières classes et classes affaires, en recul de 21 % en juin, quand le trafic loisirs cède 5 %. D'où la bonne résistance de la plupart des compagnies à bas coûts, que l'IATA ne prend pas en compte dans ses prévisions. Par ailleurs, le Moyen-Orient échappe à la récession, avec une croissance maintenue à 10,6 % cette année, reflétant l'offre toujours en forte hausse des compagnies du Golfe.

La situation financière des compagnies aériennes est également très variable. Si les compagnies d'Amérique latine et du Moyen-Orient sont restées globalement bénéficiaires au premier semestre, les compagnies asiatiques et européennes ont enregistré des pertes record. Les transporteurs américains ont, quant à eux, limité les dégâts. Par ailleurs, selon l'IATA, les réserves de trésoreries des grandes compagnies restent substantielles. Elles ont levé pour quelque 15 milliards de dollars de capital depuis le début de l'année.

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