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01/09/2009

Au revoir, SkyEurope

Au revoir, SkyEurope

SkyEurope jette l'éponge et s'est déclarée en faillite. Tous les vols ont été annulés. A coups d'offres, d'autres compagnies tentent de récupérer son marché.

La slovaque SkyEurope, en dépôt de bilan depuis juin, a mis fin hier soir (lundi) à son trafic et, par conséquent, annulé tous ses vols, pour l'essentiel au départ de Bratislava, Prague et Paris.

SkyEurope a indiqué que, du coup, plusieurs milliers de passagers étaient bloqués sur différents aéroports européens. SkyEurope avait déjà annulé lundi ses vols au départ des aéroports de Bratislava et de Prague. Depuis le 15 août, ses vols au départ de Vienne étaient déplacés à Bratislava, à 50 km, où les passagers étaient acheminés en autocar.
 
Créée en 2001 par des investisseurs, autrichiens pour la plupart, SkyEurope avait déposé le bilan en juin en raison d'importantes difficultés financières. Ses vols avaient déjà été perturbés à Paris-Orly et à Bucarest. Au départ de Vienne, SkyEurope desservait aussi les aéroports d'Amsterdam, Bruxelles, Barcelone, Lisbonne, Naples, Athènes et Bucarest.
 
En 2008, SkyEurope avait transporté 3,76 millions de passagers et réalisé un chiffre d'affaires de 260,9 millions d'euros, mais avec une perte nette de près de 60 millions d'euros, sans compter des dettes de 176,8 millions d'euros.
Au premier semestre 2009, le nombre de passagers transportés était tombé à 1,25 million. Ces derniers mois, SkyEurope avait donc réduit ses capacités de transport de 14 à 7 appareils.

 

Mise à jour au 2 septembre, plus de détails...

Chronique d’une disparition des radars annoncée pour SkyEurope.

Telle pourrait être résumée la trajectoire de la compagnie aérienne à bas tarifs slovaque. Après son dépôt de bilan en juin et les différentes tentatives de ses dirigeants pour la relancer, ceux-ci ont fini par annoncer la faillite et l’annulation de tous ses vols. Ce faisant, ils laissent sur le tarmac des milliers de passagers bloqués un peu partout en Europe.

Il faut dire que SkyEurope qui avait réalisé un beau coup publicitaire en 2006 en affichant la photo du top-modèle Adriana Karembeu sur un de ses avions, n’a jamais été une compagnie financièrement rentable. Créée en 2001 par des investisseurs autrichiens, elle n’a jamais dégagé de profits et accumulé une dette de 176,6 millions d’euros dont 127 millions à court terme, selon des chiffres publiés lors du dépôt de bilan en juin. En 2008, elle a réalisé un chiffre d’affaires de 260,9 millions d’euros, mais avec une perte nette de près de 60 millions d’euros. Elle a transporté, la même année, environ 3,76 millions de passagers. Au premier semestre 2009, elle affichait encore 1,25 million de voyageurs.
"La faillite de SkyEurope était prévue, ses dirigeants avaient trouvé des actionnaires pour les renflouer chaque fois. Maintenant, le secteur aérien est pratiquement sinistré et ils ne sont plus prêts à faire de sacrifices", nous a confié un expert aérien.

A Brussels Airport, la disparition de SkyEurope du ciel européen laisse un goût amer. "C’est un client que nous perdons et ce n’est jamais une bonne nouvelle. C’était une compagnie sérieuse, avec un service de qualité et des tarifs attractifs pour des destinations de citytrip. Nous ne sommes pas ravis de ce qui arrive et espérons que d’autres opérateurs vont rapidement remplacer SkyEurope et opérer sur les mêmes destinations qu’elle", déclare un porte-parole de Brussels Airport Company, la société gestionnaire de l’aéroport de Bruxelles-National.
C’est en 2006 que SkyEurope a démarré des opérations à Brussels Airport en reliant la capitale européenne à Cracovie (quatre vols hebdomadaires). L’année suivante, elle a rajouté trois destinations : Budapest, Prague et Vienne. Il y a quelques mois, la compagnie aérienne slovaque a réduit ses opérations sur le tarmac bruxellois n’opérant que deux vols quotidiens sur Prague et Vienne avec des Boeing 737-700.

Le malheur des uns faisant le bonheur des autres. L’annonce de la faillite de SkyEurope a donné lieu à une série d’offres de la part d’autres compagnies aériennes. Elles entendent proposer des alternatives payantes aux passagers de la compagnie slovaque bloqués dans des aéroports européens ou l’opportunité de réaliser leurs voyages. Mais derrière cet élan d’aide, elles ambitionnent tout simplement d’occuper le marché désormais laissé vacant par SkyEurope.

La compagnie belge Brussels Airlines a indiqué qu’elle allait "faire un geste commercial" à l’égard des voyageurs. "Les tarifs seront meilleur marché qu’à l’habitude, mais ne seront toutefois pas inférieurs à ceux que nous appliquons pour nos propres clients", précisent ses dirigeants. L’irlandaise Ryanair a lancé "un tarif de sauvetage de 25 € (aller incluant taxes et charges) en faveur des passagers de SkyEurope qui pourraient être bloqués ou auraient eu leurs projets de voyage perturbés suite à la faillite" de sa concurrente. Ce tarif s’applique aux vols vers/ou d’Alicante, Barcelone (Gérone), Brussels South Charleroi, Rome (Ciampino), Liverpool et Londres (Stansted).

L’autrichienne Austrian Airlines a proposé des allers simples pour Vienne au prix forfaitaire de 150 € au départ d’Amsterdam, Athènes, Barcelone, Bruxelles, Bucarest, Dubrovnik, Larnaka, Nice, Paris, Sofia et Split. FlyNiki a aussi proposé ses services pour un aller simple vers Vienne à 99 €. EasyJet, Wizzair, Czech Airlines et Bulgaria Air ont fait offre de services payants pour un aller simple respectivement à 40 €, 30 €, 50 € et 100 €.

On va se battre pour cet os, disparu trop rapidement des cieux européens pour certains.

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