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24/01/2009

ATR : record, mais prudence pour 2009

ATR, record, mais prudence pour 2009

Après un chiffre d'affaires record mais des commandes en chute en 2008, l'avionneur européen se veut prudent. Pour 2009, il va maintenir ses cadences de production au lieu de les augmenter comme prévu.    

"Prudence est mère de sûreté"... Dans l'aéronautique aussi, c'est la devise qui prévaut chez ATR. Après 18% de hausse du chiffre d'affaires 2008, à 1,3 milliard de dollars, un "record" qu'il compte dépasser en 2009 à "plus de 1,4 milliard de dollars", le président exécutif d'ATR, Stéphane Mayer, se montre pourtant prudent."Actuellement, notre cadence de production est stabilisée au niveau où elle était à la fin 2008 : 6 avions par mois en moyenne (mais avec une pause pendant l'été). La décision de maintenir, augmenter ou réduire la production si tout va mal, sera prise au regard de ce qui se passe en 2009", a-t-il déclaré le vendredi 23 janvier 2009.

Il n'a pas plus voulu faire de prévisions sur le niveau nombre des commandes attendues cette année. En 2008, ATR avait engrangé 42 commandes, contre 113 l'année précédente.

En 2009, le leader mondial sur le marché des "turbopropulseurs"  (des avions à hélices)  de 50 à 74 sièges, détenu à parts égales entre l'italien Alenia Aeronautica, société de Finmeccanica, et le groupe européen de défense et aéronautique EADS, compte livrer plus de 60 avions, après 55 en 2008. Côté effectif, ce sera la stabilité. Au 1er janvier, ATR employait 860 personnes, un niveau jugé "bien adapté à notre production actuellement". Reste que l'an passé, le groupe disait se prépaper à une augmentation des capacités de production afin de livrer 80 appareils en 2010 et 2011.

Mais la crise financière est passée par là. Résultat : "Le financement des avions est en train de devenir l'élément clé de nos livraisons", estime le président exécutif. Dans ce secteur, l'essentiel du prix de l'avion est en effet payé à la livraison, avec toutefois des acomptes versés après le passage de la commande. M. Mayer a expliqué que le nombre de salariés d'ATR travaillant à aider au financement des avions avait augmenté. Ces derniers discutent avec les banques, mais aussi avec les institutions chargées d'assurer les risques liés aux exportations, tels la Coface en France et Sace en Italie.

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