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15/01/2009

Vive les low cost !

Vive les low cost !

Oubliez les fanfaronnades de la bureaucratie communautaire et le jargon européen des directives et des règlements. La véritable force motrice de l’intégration européenne, c’est la commodité des transports.

En 2009, des sociétés comme Ryanair ou easyJet feront plus pour le « projet européen » que n’importe quel politicien s’escrimant à ranimer le traité de Lisbonne. Plus de quarante autres compagnies à bas coûts seront en concurrence pour convoyer des Européens du Nord, vers le soleil du Sud, que ce soit pour rejoindre une résidence secondaire en Toscane ou une station balnéaire en Espagne. Transavia transportera des familles néerlandaises d’Amsterdam à Montpellier, Meridiana des ouvriers polonais de Cracovie à Turin. C’est en tout cas ce que s’imaginent les adeptes du low cost.
Or le prix du pétrole pourrait conduire à de nouvelles suppressions de lignes et à de nouvelles banqueroutes dans les mois à venir. Sachant que le carburant représente près de la moitié des dépenses des compagnies low cost, le moindre dollar dépensé en sus réduit leur capacité à maintenir leurs appareils en l’air sans augmenter leurs tarifs. Et les faillites, quelles qu’en soient les raisons, ne sont pas rares : une vingtaine de compagnies à bas coût ont sombré ou ont dû renoncer à leur indépendence au cours des cinq dernières années.

Pourtant, la réalité sous-jacente est que les transports européens à bas tarifs, si pratiques, sont là pour durer. Notamment parce que les compagnies aériennes doivent faire face à la concurrence accrue du chemin de fer. La ligne Eurostar entre Londres et Bruxelles détenait 40% de parts de marché en 2003 et 70% en 2008, et l’ouverture de la ligne TGV Paris-Marseille a eu un impact similaire sur les liaisons aériennes entre les deux villes. Quand on ne peut vaincre, la seule solution est de s’allier : Air France KLM consacrera une bonne partie de l’année à peaufinner ses projets de service ferroviaire à grande vitesse, conçu pour concurrencer l’Eurostar et relier Paris, Amsterdam et Londres à temps pour la libéralisation des chemins de fer européens en 2010.
Pendant ce temps, Railteam (l’alliance des principaux opérateurs européens de lignes ferroviaires à grande vitesse) modernisera et étendera son offre de lignes rapides. Elle affinera également son concept de billet unique, permettant de voyager d’un pays à l’autre avec des prestataires différents. Plusieurs sociétés projettent également de créer des services transfrontaliers à bas tarifs.
Sir Richard Branson, la patron de Virgin, carressait ainsi l’idée d’un service ferroviaire européen à grande vitesse, et la Deutsche Bahn aimerait voir ses trains rallier Londres depuis Cologne.

Avec ou sans le traité de Lisbonne, les amis de l’Europe peuvent se réjouïr : « l’union sans cesse plus étroite » souhaitée par les fondateurs a bel et bien lieu.


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