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31/12/2008

Un passager tente d'ouvrir une porte en plein vol

Un appareil canadien charter a dû faire une escale imprévue en République dominicaine hier après qu'un passager "agité" eut tenté de "manipuler" une porte de l'appareil, a indiqué la compagnie Skyservice Airlines.

L'appareil, un B757, s'est posé sans encombres à Punta Cana et personne n'a été blessé. Le vol 828 de Skyservice Airlines avait quitté la Grenade hier mardi à destination de Toronto, avec une escale à la Barbade, lorsqu'un "passager agité a essayé de manipuler une porte de la cabine", a indiqué la compagnie.

L'équipage aidé par d'autres passagers a réussi à le maîtriser rapidement et l'avion a été dérouté sur Punta Cana par précaution, a-t-elle précisé. "La sécurité de l'appareil n'a à aucun moment été en danger", a déclaré un porte-parole de Skyservice Sabah Mirza, en affirmant qu'il n'y avait aucun risque que la porte s'ouvre en vol.

Les 201 autres passagers du vol 828 ont passé la nuit à Punta Cana et devaient regagner Toronto dans la journée de mercredi. Le passager "agité", dont l'identité n'a pas été précisée, a été interpellé par les autorités locales pour être interrogé.

30/12/2008

Slalom

 Je passerai la nuit dans le Wilshire Grand au centre ville de Los Angeles ce soir, puis retour chez moi à Salt Lake demain. J'adore l'Ouest américain. Ici, on dit : "East is least. West is best." 

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Voici une image de FlightAware.com. C'est notre vol d'Atlanta à Sarasota en Floride, il y a juste deux jours. Vol Delta 703 sur MD88.

Sarasota se trouve sur la Côte Ouest de la Floride (la Floride ressemble à une chaussette). Comme tu le vois, notre vol n'a pas l'air d'une ligne droite. Il y avait un mur d'orages entre nous et notre destination, avec, selon le contrôleur, "extrême precipitation".

Cette ligne d'orages avait quelques ouvertures, ce qui a permis aux avions précédents de slalomer entre les cunimbs. Lorsqu'on s'est pointé, les trous étaient bouchés, et on a eu droit à un mur solide. On a un radar météo à bord, ce qui confirmait ce qu'on voyait dehors. Les contrôleurs nous interdisaient d'aller plus haut, à cause des départs de Miami.

On a donc dû se devier pour contourner les orages et trouver un passage "safe." Mes yeux balayaient les cunimbs devant moi et les indications des réservoirs d'essence.

Notre déviation nous a amenés jusqu'à l'autre côte de la Floride (la côte Est) puis on a fait un virage à droite, verticale Orlando d'abord, et enfin Sarasota. Descente sur 12000 pieds. Slalom jusqu'à notre finale piste 32. J'étais content de me poser. Le Sud-Est américain et ses orages l'Eté nous rendent des fois des vols très difficiles.

J'écris ces mots depuis la salle d'équipage, ici à l'aéroport de Salt Lake. Je m'apprête à partir en vol sur Los Angeles. Prévisions météos pour ce soir : Ciel clair.

West is best.

(date originale du message : 1 août 2008)

26/12/2008

Le crash de Kalitta Air dû à un faucon et une décision du pilote

Le crash de Kalitta Air dû à un faucon et une décision du pilote

La cause de l'accident survenu le 25 mai dernier d'un Boeing 747-200 de la compagnie américaine Kalitta Air à l'aéroport de Bruxelles est vraisemblablement attribuable à la décision du pilote d'interrompre le décollage après l'ingestion d'un faucon crécerelle dans un des moteurs, a indiqué le secrétaire d'Etat à la Mobilité, Etienne Schouppe (démissionnaire), sur la base d'un rapport intermédiaire.

L'appareil, qui transportait du fret à destination de Bahrein, n'était pas parvenu à décoller de la piste 20 et s'était brisé en trois parties après être sorti de la piste de 2984 mètres de long. Les membres de l'équipage et le passager s'en étaient sortis indemnes, mais l'avion avait été totalement détruit. Les coûteux travaux de réparation de la piste et de ses environs avaient duré plusieurs semaines.

L'unité d'investigation sur les accidents aériens ("Air Accident Investigation Unit Belgium") du Service public fédéral (SPF) Mobilité et Transports a établi un rapport intermédiaire. Il en ressort que la cause de l'accident est vraisemblablement attribuable à la décision du pilote d'interrompre le décollage après l'ingestion d'un oiseau dans le moteur n°3, bien que la vitesse V1 eût déjà été atteinte six secondes auparavant.

La vitesse V1 est la vitesse maximale à laquelle un appareil au décollage peut être arrêté complètement en toute sécurité sur la piste de décollage. Après avoir atteint cette vitesse, le décollage est impératif.

L'appareil ne présentait pas de problèmes techniques, selon M. Schouppe. Aucun problème n'a non plus été constaté à la piste de décollage (piste 20), ni avec le chargement (dont le total s'élevait à 73 tonnes). L'équipage de l'appareil disposait par ailleurs d'une grande expérience, puisque le pilote, âgé de 59 ans, avait 15000 heures de vol à son actif, dont 3000 sur Boeing 747.

Les préparatifs du vol se sont déroulés normalement, ajoute le secrétaire d'Etat. L'équipage n'a pas demandé pendant le roulage à pouvoir disposer de la longueur maximale de la piste 20, alors que cette longueur avait été utilisée pour calculer les paramètres de vol.

Le Boeing 747 de Kalitta est parti d'une distance d'environ 300 mètres après le début de la piste. Quatre secondes après avoir atteint la vitesse V1, l'enregistreur de voix du cockpit laisse entendre un fort "bang" suivi d'une perte de puissance sur le moteur n°3. Deux secondes après, soit six secondes après avoir atteint la vitesse V1, le pilote a interrompu le décollage.

Des matières organiques ont été découvertes dans le moteur n°3 pendant l'enquête. La section ornithologique de l'Institut d'histoire naturelle a démontré, entre autres par des analyses ADN, que ces matières organiques provenaient d'un faucon crécerelle.

A la suite de ces constatations, le SPF Mobilité et Transports a établi plusieurs recommandations. L'aire de sécurité d'extrémité de piste (RESA) de 100 sur 150m est certes conforme aux normes minimales de l'Organisation de l'Aviation civile internationale (OACI), qui sont de 90 mètres. L'efficacité pourrait néanmoins être améliorée par l'utilisation d'un système d'arrêt EMAS (Engineered Material Arrestor System) avec du béton cellulaire.

Par ailleurs, le risque de collision avec un oiseau à l'aéroport de Bruxelles devrait être analysé pour considérer le renforcement éventuel (en personnel et formation) de l'unité de contrôle aviaire ("Bird Control Unit"). Les restrictions pour les sortes d'oiseaux protégées, comme le faucon crécerelle, devraient également être revues, ajoute le secrétaire d'Etat.

M. Schouppe a donné instruction à la Direction générale Transport aérien d'examiner l'exécution de ces recommandations avec toutes les parties concernées. Il ajoute que les anciens types de Boeing 747, comme l'appareil de Kalitta dont il est question, ne pourront bientôt plus opérer à l'aéroport de Bruxelles après l'introduction des normes de bruit plus strictes.


Lire aussi : - Fin des travaux de déblaiements du Boeing de Kalitta Air 12-06-08  
                - "Plus d'avions poubelles à l'aéroport de Bruxelles" 27-05-08  
                - Une défaillance mécanique serait à l'origine de l'accident du 747 de Kalitta Air 27-05-08  
                - Un 747 de Kalitta Air s'écrase au décollage à Bruxelles 25-05-08

25/12/2008

La police britannique sort un pilote de l'avion avant un vol pour ivresse

Le pilote d'un Boeing 777, qui devait relier Londres à Bombai, en Inde, a été sorti de l'avion par la police samedi après qu'un alcotest ait révélé un taux excessif d'alcool dans le sang à la suite d'une soirée bien arrosée, ont annoncé mardi les médias britanniques.

Les policiers armés ont fait irruption dans le cockpit de l'avion, qui se trouvait à l'aéroport londonien de Heathrow, juste avant le décollage. Ils ont arrêté le pilote Michael Harr, âgé de 62 ans.

Les faits se sont déroulés samedi matin et le journal The Sun présente le pilote comme un ancien Marine américain qui a travaillé auparavant pour Delta Airlines aux Etats-Unis.

Un porte-parole de Scotland Yard a précisé qu'il avait été mis en liberté provisoire jusqu'en février.

Le scandale a eu lieu deux mois après que la police britannique arrête, dans le même aéroport, un autre pilote américain, âgé de 44 ans, pour avoir consommé trop d'alcool quelques minutes seulement avant le décollage du jet de United Airlines qu'il devait conduire jusqu'à San Fransisco (côte ouest des Etats-Unis).

En octobre de l'année dernière, un pilote de la compagnie Virgin Atlantic, âgé de 42 ans, avait également été arrêté juste avant le décollage en direction de Miami.

Il est interdit aux pilote des compagnies aériennes de consommer de l'alcool dans les huit heures qui précèdent le décollage.

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23/12/2008

Aérien, pas encore au point !

Aérien, pas encore au point !

Malgré les efforts des compagnies et des aéroports pour faciliter la vie des voyageurs, le constat est là : l’industrie est encore bien loin de l’excellence.

Les passagers en ont ras le bol. Ils réagissent à la suite de diverses difficultés rencontrées au cours de leur voyage, de réclamations non prises en compte, de retards, de pertes de bagages, etc....

Et pourtant ! Aéroports et compagnies aériennes ont fait de nombreux efforts pour améliorer et faciliter les voyages. La liste est top longue pour la reproduire ici. Citons simplement, l’achat de billets par internet, les bornes d’enregistrement dans les aéroports, les réservations des places dans les parcs de stationnement, le choix du numéro de siège dans l’avion, ...

Il en est de même pour la sécurité du transport aérien qui, alors que le trafic a augmenté, continue à s’améliorer, grâce aux efforts de tous les intervenants : administrations, constructeurs, compagnies, personnels navigants et au sol.

Certes, il y a de très nombreux vols qui se passent très bien. Cela étant, on a beau nous dire que le nombre de retards diminue, que les pertes et mauvaises destinations de bagages sont de moins en moins nombreuses, qu’il suffit de porter plainte en cas de non respect d’un contrat de transport, il n’en reste pas moins que nombreux témoignages de mécontentement sont là !

A eux seuls, ils sont insuffisamment probants pour traduire une dégradation effective. Cependant, il convient de prendre également en compte que de nombreux passagers qui ont été pénalisés ne réagissent pas, ce qui biaise d’une façon non négligeable les résultats des statistiques présentées par les compagnies et organismes divers.

En effet, les passagers subissent, généralement sans réagir, les diverses perturbations qu’ils rencontrent dans leur "parcours du combattant", me rapporte l’un d’eux... Quelquefois, il arrive que l’un d’eux se mette en colère, en s’en prenant au personnel qui, lui, n’y est pour rien et, à son échelle, fait de son mieux pour minimiser la perturbation. 

Voici en vrac des plaintes de voyageurs. Tout le monde en prend pour son grade ! Certains de ces propos parfois déplacés ont été modérés, bien que justifiés par la gravité des pénalités subies.

Cette liste n’appelle ni commentaire, ni conclusion, à l’exception de celle selon laquelle l’industrie est encore sans doute loin de l’excellence.

  • Une fois sur deux, lorsque je reviens des Etats-Unis, en transit à Roissy Charles-de-Gaulle pour une destination en France métropolitaine, un de mes bagages manque à l’arrivée. Certes, il m’est livré le lendemain ou le surlendemain, mais je ne comprends pas comment cela peut perdurer étant donné que les bagages sont biens étiquetés et renseignés !

  • Il y a de quoi piquer des colères noires lorsque pour un vol d’une heure, on attend la livraison des bagages pendant plus d’une demi-heure. De plus, il n’y a personne pour vous renseigner, ou alors on vous donne toujours une bonne raison...

  • Sur un vol long courrier, j’étais coincé près d’un hublot. Pour éviter de gêner mes voisins assoupis, par l’appel directe d’une hôtesse en appuyant sur le bouton qui va bien, chaque fois qu’une hôtesse passait dans l’allée, j’ai essayé, par un signe de la main, d’attirer son attention, mais en vain ! D’ailleurs, ce n’est pas la première fois que je fais ce constat. N’est-il pas possible lors de leur formation de leur recommander de jeter un oeil à gauche et à droite et non pas regarder fixement le fond de la cabine, comme pour être sûres de ne pas être interpellées ?

  • Sur un vol vers les Etats-Unis, j’ai voyagé accompagné de mon père convalescent. Or, pendant tout le vol, un bébé n’a cessé de pleurer, perturbant le repos de toute la cabine. On m’a dit qu’il n’était pas possible d’isoler quelques sièges, alors n’est-il pas possible de donner des calmants aux bébés qui pleurent (cela se fait pour les adultes) pour la tranquillité des passagers ?

  • Lors de trois vols consécutifs sur les Antilles, j’ai rencontré le même problème d’alimentation électrique de mon portable. Après un certain temps de travail, la batterie étant déchargée, l’écran s’est éteint. Cela prouve que la prise électrique du siège n’était donc pas alimentée. La première fois, on m’a dit que le système n’était pas en fonctionnement, la deuxième fois qu’il y avait probablement une panne et la troisième fois que le système ne permettait pas de recharger les ordinateurs ! Alors à quoi sert la prise ?

  • Je vous informe qu’à la fin d’un vol qui s’était bien passé, l’avion a brutalement repris de la hauteur, alors qu’il était à proximité du sol. Quelques instants après, le commandant a annoncé qu’il n’avait pas pu atterrir et qu’il allait essayer une deuxième fois ! Message qui a foutu la trouille à tous les passagers. N’y a-t-il pas une annonce plus sécurisante pour annoncer une telle situation ?

  • Passager habitué des lignes intérieures, cela fait plusieurs fois que l’avion se met à faire des ronds dans le ciel avant d’atterrir. ce qui me conduit, inévitablement à m’interroger sur les raisons de cette attente. Les autres passagers se regardent d’ailleurs également avec un air interrogateur ! Pour les tranquilliser, ne serait-il pas possible, dans de tels cas, de demander aux équipages de rassurer les passagers par une message explicatif ?

  • J’ai reçu plusieurs vidéos montrant des approches très mouvementées de plusieurs types d’avions, par fort vent de travers, suivies d’atterrissages durs et en crabe et /ou remises de gaz très impressionnantes. Moi qui ai déjà peur de prendre l’avion, je me pose la question de savoir si les pilotes ne savent pas, ou ne savent plus, se poser par vent de travers et j’aimerais bien être rassuré en sachant, dans leur formation sur le type d’avion qu’ils vont piloter, combien ils font, en grandeur réelle, d’approches et atterrissages par vent de travers ? D'après ce que j'ai vu, ce qu'il y a de sûr c'est que les avions sont vraiment solides...

  • À Bâle-Mulhouse, aéroport international, à 10 heures du matin, le serveur m’a répondu qu’il ne pouvait pas me servir deux œufs au plat - qui est pourtant une demande classique de petit-déjeuner - car le restaurant n’ouvrait qu’à 11 heures ! Ayant atterri à Orly-Ouest à 11h15, je me suis donc précipité vers le seul restaurant offrant ce plat sur son menu... mais il n’ouvrait qu’à midi ! Conclusion : sur deux aéroports internationaux, il est impossible de commander deux œufs au plat avant midi ! Bravo la France !

  • Dans la cafétéria sous douane de Roissy Charles de Gaulle, à 09h30, il n’y a plus de croissants ! Je comprends qu’une gestion rigoureuse implique de fonctionner à stock minimum, mais quand même ! Ne pensez-vous pas que dans les concessions accordées par Aéroports de Paris, il devrait y avoir une clause obligeant les sociétés à offrir un service minimal aux passagers ? Pour ce que je viens de vous dire, il suffirait de conserver quelques croissants congelés à passer au four micro-onde, en cas de nécessité.

  • À Roissy, en zone sous-douane, après avoir montré ma carte d’embarquement pour New-York, j’ai acheté une boîte de chocolat, un camembert et deux saucissons. À destination, en zone de retrait des bagages, un chien "renifleur" est venu s’installer à côté de mon bagage de cabine. Ouvert par les proposés de service, le saucisson a été jeté à la poubelle et j’ai dû payer une amande de 50 USD. Bien sûr, j’ai écrit pour signaler cette mésaventure en m’étonnant que des produits interdits à l’entrée des Etats-Unis soient vendus aux passagers en partance pour ce pays.., mais je n’ai pas eu de réponse.

  • Pour que les contrôles de sécurité soient efficaces à 100%, il faut qu'ils soient les mêmes tout le long des escales desservies. Alors pourquoi de A vers B, on vous demande d’enlever votre ceinture et pas vos chaussures, alors que de B vers A c’est exactement l’inverse ?

  • Contrôles de sécurité inutiles. On m’a piqué une lime à ongle que j’avais dans une poche de ma chemise, alors que pour être vraiment dangereux, il me suffirait, une fois à bord, de briser un verre et de le placer sous la gorge de la première hôtesse !

  • À la suite de l’annulation d’un vol, je me suis adressé à l’agence auprès de laquelle j’avais pris mon billet. Celle-ci a rejeté la responsabilité sur la compagnie aérienne. Après plusieurs mois de démarches, il m’a finalement été répondu que je ne serais pas dédommagé, car il s’agissait d’un cas de force majeur ! De qui se moque-t-on, sachant que toutes les raisons peuvent être mises dans ce sac fourre-tout de "la force majeur".

  • Voyageant avec mon épouse, nous n’avions pas de valises à enregistrer en soute, mais uniquement deux bagages cabine, qui furent pesés. Le mien dépassait de 2 kilos le poids maximum autorisé. Celui de mon épouse était de 8 kilos en dessous du poids autorisé.

    Au total, 6 kg en moins qu’autorisé. Or, le préposé a exigé que nous ouvrions nos bagages cabine afin de transférer une partie du contenu du mien dans celui de mon épouse. Je considère que ce type d’application des règles est complètement idiot et il est plus perçu comme une brimade que comme une mesure de respect du poids de l’avion au décollage.

  • Lorsque l’avion s’est immobilisé à son parc de stationnement, j’en ai marre d’attendre assis ou debout pendant de longues minutes que la porte s’ouvre pour nous laisser sortir. Chaque fois que j’ai râlé on m’a donné une bonne excuse : l’avion est arrivé en avance, le tracteur était en panne, le personnel au sol n’était pas disponible, l’avion a été placé à un autre endroit que celui prévu initialement, ...

  • Indépendamment du fait que sur les grands aéroports il faut une bonne dizaine de minutes pour rejoindre la piste de décollage, il y a très souvent une attente dans une file d’avions qui se suivent à la queue leu leu. Que de temps perdu et de consommation inutile. Avec les moyens actuels en informatique et communication, je suis étonné qu’une régulation plus efficace n’ait pas encore vu le jour.

  • Après une traversée de l’Atlantique, en atterrissant dans les premières heures du jour à Roissy, il est anormal que l’avion soit stationné à des kilomètres de l’aérogare, obligeant les passagers à embarquer dans un bus dans lequel, entassés comme des sardines et debout, ils seront bousculés par moult arrêts et redémarrages, pendant plus de 20 minutes avant d’arriver à l’aérogare.

  • Débarqué à Roissy à 8 heures du matin, une foule énorme occupait les salles et même les couloirs menant aux salles de contrôle de police, car seuls deux guichets de contrôle des passeports étaient ouverts !

  • À Orly Ouest, il n’y a qu’une entrée pour le contrôle sûreté pour tous les vols intérieurs. Ce jour là, alors que la station debout m’est pénible, j’ai attendu dans une queue sur une cinquantaine de mètres pendant plus de 20 minutes. De plus, spectacle insolite que cette queue serpentant et coupant le hall en deux.

  • Débarquant à Roissy, en provenance des Etats-Unis, je ne disposais que des devises qui m’avaient été remises par ma banque, à savoir des billets de 50 €. Dans l’aérogare, je me suis arrêté au premier bar rencontré pour boire un café que je n’ai pas pu payer, le barman n’ayant pas de monnaie. Au guichet de change, il y avait une inscription "Nous n’acceptons pas les billets de 50 €". Drôle de façon d’accueillir les touristes !

  • Sur un aéroport métropolitain, bien qu’ayant réservé une voiture, j’étais le troisième dans la file d’attente et à la suite de diverses difficultés dans le traitement des dossiers de deux premiers clients et le fait de la présence d’un seul employé, je n'ai pu prendre possession de la voiture qu’une heure 30 après l’atterrissage. Inadmissible !

  • Débarquant à Los Angeles, nous avons eu la désagréable surprise de subir un nouveau contrôle sécurité avant de quitter l’aéroport ! Pendant qu’ils y sont les américains, pourquoi pas un autre contrôle à l’entrée de l’hôtel de destination !

  • Sur un aéroport du sud de la France, j’ai attendu la navette conduisant les passagers au parc des voitures de location, pendant 20 minutes. Questionné sur les raisons de ce retard, le chauffeur nous a répondu qu’il y avait eu une réduction de personnel. Et le service aux clients ?

  • Je pèse 125 kilos et je suis conscient de gêner mes voisins, surtout sur les longs vols. Pourquoi les compagnies n’ont-elles pas envisagé d’installer un ou deux sièges plus larges qui pourraient être attribués à des passagers de mon gabarit ?

  • Je fréquente de très nombreux aéroports en France et dans le monde entier. Je peux vous dire qu’il y a une constante : celle des prix très élevés et de la mauvaise qualité des prestations qui y sont offertes dans les bars et brasseries. Permettez-moi cette expression française : "c’est franchement dégueulasse !

  • J’ai appris que les aéroports de Paris avaient été épinglés pour de nombreux dysfonctionnements et insuffisances dans la qualité des services offerts aux millions de leurs clients-passagers. Il est vrai que chaque fois que je fréquente un aéroport, il est rare qu’un ascenseur ne soit pas en panne, qu’un escalier roulant ne fonctionne pas, qu’une caisse automatique ne soit pas hors service, etc....

  • Je n’y comprends plus rien : 70 € pour rejoindre Roissy en taxi et seulement 50 pour aller en Espagne ou au Portugal en avion ! 480 € pour 50 minutes de vol entre Bâle-Mulhouse et Roissy Charles-de-Gaulle et seulement 400 pour 16 heures de vol (aller / retour) aux Antilles et une semaine d’hôtel !

  • Le prix du carburant a baissé de plus de la moitié en moins de deux mois, mais les surtaxes appliquées aux passagers n’ont pas été supprimées. Comment réagir face à cette façon de nous "racketer" ?

22/12/2008

Une indemnisation est dûe en cas de retard suite à une panne

Une indemnisation est dûe en cas de retard suite à une panne

Une compagnie aérienne ne peut pas refuser d'indemniser les passagers à la suite de l'annulation d'un vol en raison de problèmes techniques de l'avion. Avec cette interprétation restrictive d'un règlement européen récent, la Cour européenne de Justice (CEJ) vient de placer un cadeau empoisonné sous le sapin de Noël du secteur aérien.

Une panne n'est pas extraordinaire ou inévitable

Adopté en 2004, le règlement en question dispose qu'en cas d'annulation d'un vol, les passagers ont droit à une indemnisation, à moins qu'ils soient informés en temps utile. La compagnie n'est toutefois pas tenue de payer si elle peut prouver que l'annulation est due à des circonstances extraordinaires et inévitables.

En 2005, une famille autrichienne a introduit un recours en justice, en vertu de ce règlement, pour exiger des dédommagements de la part d'Alitalia, dont un vol en retard lui a fait manquer une correspondance et arriver à Brindisi, sa destination finale, avec quatre heures de retard. Elle réclame un montant de 250 euros, ainsi que 10 euros de frais de téléphone, qu'Alitalia refuse de payer en arguant que la panne constitue une circonstance extraordinaire.

"Défaut d'entretien"
Mais les juges de Luxembourg ont donné tort à la compagnie italienne. "Des problèmes techniques révélés lors de l'entretien des aéronefs ou en raison du défaut d'un tel entretien ne constituent pas, en tant que tels, des 'circonstances extraordinaires' ", selon un communiqué diffusé par la Cour.

Pour autant, il n'est pas complètement exclu que des problèmes techniques relèvent de telles circonstances. Cela pourrait être le cas s'ils "découlent d'événements qui ne sont pas inhérents à l'exercice normal de l'activité du transporteur aérien", par exemple si un avion est atteint d'un vice caché ou en cas d'attaque terroriste.

Une jurisprudence qui va coûter cher
Dans l'affaire en cause, "le fait qu'Alitalia ait respecté les règles minimales d'entretien d'un aéronef ne saurait à lui seul suffire pour établir que la compagnie italienne a pris toutes les mesures raisonnables afin de le libérer de son obligation d'indemnisation".

Cette jurisprudence pourrait coûter cher au secteur aérien, qui ne pourra plus refuser d'indemniser des passagers en raison d'incidents techniques mineurs. L'association européenne des compagnies aériennes (AEA) n'était pas en mesure de commenter l'arrêt dans l'immédiat.

20/12/2008

ANA reporte sa décision pour ses futurs très gros-porteurs

La conjoncture n’est pas propice à la décision. All Nippon Airways a annoncé le report de son choix sur l’acquisition de très gros-porteurs.

La compagnie japonaise avait révélé qu’elle envisageait d’acquérir des Airbus A380 ou des Boeing 747-8I.

Mais la conjoncture rend aujourd’hui difficiles les prévisions opérationnelles.

ANA attend donc que les conditions économiques s’améliorent et a reporté son choix au-delà du premier trimestre 2009.

Air France renforce sa desserte du Canada

Montréal est la deuxième destination long-courrier d’Air France.

Le succès de la ligne ne semble pas se démentir puisque la compagnie française a annoncé qu’elle allait y ajouter une nouvelle fréquence quotidienne.

A partir du 4 mai, la destination canadienne sera desservie par quatre rotations chaque jour, qui se réduiront à trois durant le programme hiver.

Aujourd’hui, Montréal est desservi par trois vols quotidiens en été et deux en hiver.

SAS se désengage de Spanair et airBaltic

SAS veut en finir avec ses parts minoritaires dans les compagnies. Le groupe scandinave a annoncé qu’il avait enfin trouvé un repreneur pour Spanair et qu’il allait céder toutes ses parts dans airBaltic.

SAS a signé un accord préliminaire avec un groupe d’investisseurs espagnols mené par Consorcide Turisme de Barcelona et Catalana d’Iniciatives pour la reprise de Spanair. Le groupe ne va pas vendre l’intégralité des 95% de parts qu’il détient dans la compagnie espagnole au consortium mais suffisamment pour que celui-ci en devienne l’actionnaire majoritaire.

SAS restera donc actionnaire de Spanair et agira comme un partenaire industriel pour la mise en place de son plan stratégique. L’accord définitif doit être signé avant le 31 janvier.

Il s’agit également de la date butoir fixée pour la vente d’airBaltic. Les 47,2% que le groupe détient dans la compagnie lettone vont être acquis par ses gestionnaires pour environ 20 millions d’euros.

ATR commence les essais sur la série 600

ATR commence les essais sur la série 600

ATR commence les essais devant mener à la production de la série 600. Un appareil de la présérie de l’ATR 72-600 a été mis sous tension le 18 décembre, lançant le programme de tests statiques de la nouvelle génération du turbopropulseur.

La mise sous tension devait permettre de vérifier le bon fonctionnement du système électrique et de l’avionique de l’appareil. Le constructeur européen a également commencé à intégrer la nouvelle suite logicielles fournie par Thales.

Les essais sont conduits sur une présérie de la série 600 configurée à partir d'un ATR 72, la version la plus longue du turbopropulseur.

Si ATR continue à respecter son calendrier de développement, le premier vol aura lieu en été 2009. La mise en service interviendra alors au début de l’année 2011.