J.R., le meilleur de l'aviation commerciale et civile !


> Index général < - Éditorial - Sources - Airbus - Boeing - Annuaire AeroRef - Forum

30/11/2008

Pas de menace sur les contrats avec la Chine pour Airbus

Pas de menace sur les contrats avec la Chine pour Airbus

Airbus n’est pas affecté par les problèmes politiques. C’est ce qu’a déclaré le constructeur en démentant l’information publiée dans un quotidien économique, selon laquelle la signature des contrats d’Airbus en Chine risquait d’être reportée en raison des tensions du pays avec la France.

Le Premier ministre chinois, Wen Jiabao, a en effet demandé le report du sommet économique entre la Chine et l’Union Européenne qui devait avoir lieu le 1er décembre à Lyon. Le pays est en effet irrité par la rencontre prochaine du Président Nicolas Sarkozy avec le Dalaï Lama, prévue le 6 décembre en Pologne.

Le contrat d’Airbus en Chine avait été dévoilé il y a un an et portait sur 110 A320 et quarante A330, auxquels venaient s’ajouter dix appareils supplémentaires pour China Southern.

Airbus a déclaré que les contrats fermes avaient déjà été signés pour 140 appareils. Selon le constructeur, les négociations sur les vingt autres sont en bonne voie et ne dépendent pas de ce genre d’événements.

28/11/2008

Qantas réduit encore son programme

Qantas réduit encore son programme

Qantas n’en finit plus d’ajuster ses opérations à la crise. La compagnie australienne a dévoilé le 25 novembre un nouveau plan de réduction de ses capacités. Si elles ne devraient pas entraîner une nouvelle baisse des effectifs, ces mesures sont équivalentes à dix appareils cloués au sol.

Qantas a expliqué que le ralentissement économique mondial avait surtout eu un impact sur ses principales opérations internationales. Les activités domestiques, de fret et celles de Jetstar se portent en revanche assez bien.

La compagnie australienne a donc décidé d’annuler la location prévue de deux A330-200. Elle va également modifier le programme de vols de certains de ses appareils afin de libérer l’équivalent de six Boeing 747-400, trois B767-300 et un Airbus A320 (opéré par Jetstar) entre aujourd’hui et mi-2010. Prévoyante, elle va également suspendre ses projets de croissance et ceux de Jetstar sur le réseau domestique.

Toutes ces actions vont rendre le programme de vols des six prochains mois moins important de 4% par rapport à celui de la même période en 2008. Qantas ne s’immobilise pas pour autant. Elle vient de lancer sa première liaison directe entre l’Australie et l’Amérique du Sud, en inaugurant sa ligne Sydney – Buenos Aires le 24 novembre. Elle s’apprête également à recevoir deux A380 le mois prochain et commencer ses services vers Londres en Super Jumbo en janvier.


Lire aussi : Qantas renforce ses flottes domestiques 30-03-07

Eclipse se place sous le Chapitre 11

Eclipse se place sous le Chapitre 11

L’orage que traversait Eclipse Aviation a eu raison de lui. Le constructeur américain de Very Light Jets s’est placé sous la protection du Chapitre 11 de la loi sur les faillites le 25 novembre. Cependant, même si les lignes de production ont été arrêtées, il n’a pas encore disparu : ses actifs pourraient être rachetés par son principal actionnaire et distributeur en Europe ETIRC Aviation.

La société luxembourgeoise possède déjà 65% d’Eclipse Aviation. Elle devrait faire partie d’un groupe d’investisseurs ayant accepté de financer le constructeur d’Albuquerque jusqu’à la finalisation de la vente de ses actifs et de ses dettes, qui devrait avoir lieu en janvier 2009. La vente doit se faire dans le cadre d’une mise aux enchères organisée par le tribunal du Delaware et pourrait donc susciter des offres plus élevées que celle remise par ETIRC Aviation.

Cependant, Eclipse Aviation n’est pas très attractif : les dettes du constructeur s’élèvent à un milliard de dollars, quand ses actifs sont estimés entre 100 et 500 millions de dollars. Il doit également plus de 500 millions de dollars à ses investisseurs et à ses fournisseurs.

La faillite d’Eclipse Aviation était imminente. Tout d’abord, plusieurs analystes avaient estimé que son plan d’affaires était complètement irréaliste : il prévoyait la production d’un millier d’Eclipse 500 par an vendus à un prix dérisoire.

Le constructeur était empêtré dans les difficultés depuis le lancement de son VLJ, retardé de plus de deux ans à cause de problèmes avec les réacteurs. La FAA a cloué toute la flotte d’Eclipse 500 au sol durant quatre jours au mois de juin en raison d’un accident provoqué par un problème logiciel. Quant à la certification de l’EASA, autorisant le VLJ à voler en Europe, elle n’a été obtenue qu’au début du mois. A cela s’est ajoutée la faillite de son plus important client DayJet au mois de septembre : la compagnie américaine d’avions taxis avait 1400 Eclipse 500 en commande.

Eclipse Aviation a également été poursuivi par l’un de ses fournisseurs pour défaut de paiement et se trouve actuellement sous le coup de plusieurs actions judiciaires pour non-respect des contrats de vente, principalement dans le domaine du remboursement des avances. En manque cruel de trésorerie, le constructeur a licencié 40% de ses employés au mois d’août et a été acculé à la suspension de sa production au mois d’octobre.

Infos : http://www.eclipseaviation.com/company


Lire aussi : Présentation de l'Eclipse 400

27/11/2008

Lufthansa crée sa marque en Italie

Lufthansa crée sa marque en Italie

Lufthansa a dévoilé sa nouvelle marque : Lufthansa Italia. Née le 26 novembre, cette nouvelle compagnie va être établie au début de l’année 2009 avec un certificat opérationnel (AOC) italien et prévoit de lancer ses premiers vols au départ de Milan Malpensa au mois de février.

La mission de Lufthansa Italia est de relier le nord de l’Italie aux grandes métropoles européennes. Les deux premières destinations desservies seront donc Paris et Barcelone, à partir du 2 février 2009. Un mois plus tard, Bruxelles, Bucarest, Budapest et Madrid rejoindront le réseau. Elles seront rejointes par Londres (Heathrow) et Lisbonne au lancement du programme été.

Les vols seront réalisés par six Airbus A319 de 138 places, aménagés en configuration biclasse. Les billets sont déjà en vente, depuis le 13 octobre.

Lufthansa avait en effet déjà révélé en avril son intention de profiter de la chute d’Alitalia pour s’étendre en Italie. Il s’agissait alors de baser six ERJ195 à Milan qui auraient été exploités par sa filiale Air Dolomiti. Elle a donc légèrement modifié et surtout considérablement renforcé ses projets italiens. En revanche, une éventuelle prise de participation dans Alitalia semble compromise.

Siem Reap suspend ses opérations

La liste noire de l’Union Européenne est efficace. A la suite du ban européen, Siem Reap Airways International a annoncé qu’elle avait temporairement suspendu ses vols depuis le 22 novembre, le temps de clarifier la situation.

La liaison entre Siem Reap et Phnom Penh est depuis réalisée par Bangkok Airways, la maison mère de la compagnie cambodgienne.

A partir du 1er décembre, les services internationaux de Siem Reap Airways seront également suspendus et repris par Bangkok Airways.

La compagnie cambodgienne a expliqué que le ban de l’UE s’appliquait aux appareils enregistrés au Cambodge. Or sa flotte a été entièrement acquise en leasing auprès de Bangkok Airways et est immatriculée en Thaïlande.


Lire aussi : L'Angola et Siem Reap Airways intègrent la liste noire européenne

26/11/2008

Des risques inutiles sont pris sur la piste 02

Des risques inutiles sont pris sur la piste 02

On fait actuellement prendre des risques injustifiés aux avions qui ont pour destination l'aéroport de Bruxelles-National en les faisant atterrir par la courte piste 02, alors que les conditions météorologiques sont difficiles (neige et brouillard), a affirmé lundi l'Union Belge Contre les Nuisances des Avions (UBCNA).

"Où reste donc le principe élémentaire de la sécurité et donc de la bonne gouvernance à Bruxelles-National?", demande l'association de riverains de la périphérie est de l'aéroport, dans une lettre ouverte adressée au premier ministre Yves Leterme et au ministre de la Mobilité Etienne Schouppe.

Des risques inutiles sont pris sur la piste 02 (2)


L'UBCNA a rappelé que la piste 02, légèrement en pente, était la plus courte (2.987 mètres) alors que la 25 droite, plane, est longue de 3.638 mètres. Elle est la moins bien équipée au niveau de l'instrumentalisation électronique pour guidage des avions (Instrumental Landing System). L'ILS est seulement de catégorie la plus basse sur la 02, alors qu'il est de catégorie maximale sur la piste 25 droite. Qui plus est, l'atterrissage sur la piste 02 engendre un croisement des décollages depuis la piste 07, ce qui est très dangereux par mauvaise visibilité.

Parmi d'autres arguments, l'UBCNA a encore souligné que, contrairement à la piste 25 droite, la piste 02 n'est pas pourvue de sorties à grande vitesse et présente un important obstacle -des voies de chemin de fer- en phase d'approche finale.

25/11/2008

Airbus n'exclut pas de réduire sa production si la crise s'aggrave

Airbus n'exclut pas de réduire sa production si la crise s'aggrave

Le patron de l'avionneur européen Airbus, Thomas Enders, n'a pas exclu hier lundi de devoir procéder à une réduction des cadences de production si la crise s'aggravait, tout en promettant un soutien à ses clients qui pourraient rencontrer des difficultés à financer l'achat d'avions.
"Nous ne pouvons rien exclure en ce moment", a-t-il dit, répondant à la question de savoir s'il excluait de procéder à une réduction des cadences de production, lors d'un dîner organisé à Paris par l'Association des Journalistes Professionnels de l'Aéronautique et de l'Espace (AJPAE).
Le 15 octobre, Airbus avait renoncé en raison de la crise à son objectif de faire sortir de ses usines chaque mois, en 2010, 40 appareils de la famille des moyen-courriers A320. Il avait décidé de laisser inchangées les cadences à 36.
Comme il l'avait annoncé alors, M. Enders a souligné hier qu'il se réservait la possibilité en 2009 d'augmenter les cadences si le marché, actuellement affaibli par le ralentissement de l'économie, se reprenait.
Actuellement et pour l'année à venir, Airbus doit affronter deux problèmes majeurs liés à la crise du crédit : les difficultés de financement de ses clients et celles de ses fournisseurs, a-t-il constaté.
M. Enders a souligné que l'avionneur avait encore de la marge pour venir en aide aux compagnies clientes en mal de financement. "Nous sommes actuellement au niveau le plus bas de soutien financier aux clients depuis 20 ans : 1,2 milliard de dollars, contre 5 ou 6 milliards de dollars au niveau le plus haut", a-t-il dit.
Airbus compte voir augmenter considérablement en 2009 le soutien des assureurs crédit à l'exportation, tels la Coface en France et Euler Hermes en Allemagne, pour qu'ils accroissent le nombre de livraisons garanties, a déclaré M. Enders.
"Nous avons de bonnes discussions avec les agences de crédit à l'exportation et les gouvernements. C'est une façon de soutenir nos exportations. Nous voulons qu'il y ait une augmentation très considérable du soutien de ces agences", a-t-il dit, sans donner de chiffres.
Selon des sources industrielles, 30 à 40% des avions livrés par Airbus en 2009 devraient être soutenus par les instituts de crédit à l'export, contre 15 à 20% en temps normal.
Pour les fournisseurs d'Airbus qui pourraient rencontrer des difficultés à cause du ralentissement économique, M. Enders n'a pas cité de nom. Il a salué la création en France en juillet d'un fonds d'investissement doté de 75 millions d'euros, baptisé "Aerofund II" et "dédié aux PME du secteur aéronautique civil". Selon lui, des fonds similaires seraient en discussion en Allemagne, en Espagne et en Grande-Bretagne.
En ce qui concerne l'objectif de livraison de l'A380 pour 2009, M. Enders a réitéré les réserves du patron de sa maison-mère EADS, Louis Gallois. "2009 sera un nouveau défi, il se peut que nous ne puissions pas livrer tous les 21 A380 prévus", a-t-il dit.
M. Enders a indiqué que les Allemands, venus à Toulouse pour pallier les retards du paquebot des airs, repartiraient progressivement en 2009. Actuellement, ils sont quelque 2000 personnes. Le 18 juin, M. Gallois avait annoncé leur départ pour le début de 2009, grâce au passage à la pleine industrialisation du gros porteur.
Pour l'année 2008, M. Enders a maintenu ses prévisions d'engranger 850 commandes, comme il avait été annoncé en juillet au Salon de Farnborough.
A la question de savoir s'il était inquiet des premiers signes de ralentissement économique dans la région du Golfe, qui compte de très nombreux clients du groupe, M. Enders s'est montré serein. "En 2008, nous n'avons pas d'indication négative (...) nous avons une base forte de clients dans cette région", a-t-il dit.

24/11/2008

Un vol d'Air Canada dévié vers l'Irlande à cause d'un pilote agressif

Un vol d'Air Canada dévié vers l'Irlande à cause d'un pilote agressif

Un vol transatlantique d'Air Canada a été dévié vers l'Irlande en janvier dernier à cause du comportement agressif du copilote, qui a été contraint de sortir du cockpit, a révélé un rapport publié par les autorités irlandaises.

Le rapport du ministère irlandais des Transports, qualifie de « grave » l'incident qui est survenu dans un Boeing 767 qui transportait neuf membres d'équipage et 146 passagers de Toronto vers l'aéroport londonien d'Heathrow le 28 janvier. L'appareil a été dévié pour une urgence médicale vers l'aéroport de Shannon, dans le sud-ouest de l'Irlande, après que les membres d'équipage eurent fait sortir le copilote du cockpit qui s'était montré « agressif et ne voulait pas coopérer».
Le pilote responsable du vol, âgé de 58 ans, a précisé que son copilote avait paru «assez tourmenté » quand il s'était présenté pour le départ. Après le décollage, le copilote a déclaré à plusieurs reprises qu'il était «très fatigué» et son supérieur lui a recommandé de faire une pause. Mais alors que l'avion survolait l'Atlantique, « il a commencé une conversation qui était incohérente et décousue, et ne semblait plus lui-même », a ajouté le pilote.
Par la suite, son comportement « est devenu agressif et peu coopératif, ce qui a persuadé le pilote qu'il fallait prendre en charge ce membre de l'équipage qui n'était plus en état de travailler ». On lui a retiré les commandes et il été traité à bord par des médecins canadien et britannique qui l'ont trouvé dans un « état de confusion ».
Un membre du personnel de bord, qui avait un brevet de pilote, a pris la place du copilote pour le reste du vol, selon le rapport.

Leo Murray, un enquêteur chargé des accidents aériens, a loué l'attitude du pilote qui a su garder le contrôle de la situation de bout en bout.
Le copilote a été soigné dans un hôpital irlandais pendant 11 jours avant d'être rapatrié au Canada pour y être pris en charge.

Air France KLM fléchit mais reste fort

Amende de 350 millions de dollars pour Air France-KLM pour entente illicite

Air France KLM n’est pas épargné par la crise mondiale. Le trafic et le chiffre d’affaires sont en hausse mais le résultat net plonge. Malgré tout, Air France KLM reste bien armé pour faire face.

Les recettes au premier semestre ont augmenté de 4,4% pour atteindre 12,98 milliards d’euros et le groupe a transporté plus de 111.400 passagers (+2,6%), signe que l’activité n’est pas en ralentissement. En revanche, le ralentissement économique, la hausse du prix du pétrole et la dégradation de la parité euro/dollar (tous particulièrement prononcés au deuxième trimestre) ont eu un impact considérable sur le résultat net du groupe.

Air France KLM a en effet publié un résultat d’exploitation en baisse de 43,9% à 639 millions d’euros pour le semestre. Quand au résultat net, il s’effondre et perd 82,9% pour atteindre 196 millions d’euros, contre 1,15 milliard d’euros au premier semestre 2007. Le prix du carburant a particulièrement contribué à ces baisses. Malgré la force de la couverture carburant, les dépenses kérosène ont en effet augmenté de 30%, soit 687 millions d’euros. Les synergies qu’aurait pu créer la fusion entre Air France et KLM ont également été plus difficiles à réaliser en ce contexte de crise.

Le groupe a revu ses objectifs de performance annuelle à la baisse mais reste optimiste : le résultat d’exploitation devrait être « nettement positif sur l’année ». Les prochains mois vont être marqués par la baisse de la croissance des capacités, déjà introduite dans le programme hiver 2008-2009 et celle du plan d’investissements. Parallèlement, le groupe va essayer de réduire ses coûts de 260 millions d’euros supplémentaires.

Pourtant, Air France KLM reste bien armé pour faire face à la dégradation de la situation économique. Grâce à la grande flexibilité de sa flotte, il peut réagir rapidement et ajuster ses capacités aux variations de la demande (qui a tendance à diminuer surtout sur le moyen-courrier). Elle possède un autre atout de taille par rapport à ses concurrentes : son réseau nord atlantique est de plus en plus optimisé grâce à la coopération avec Delta Air Lines et Northwest Airlines.

22/11/2008

Southwest veut s’introduire à La Guardia

Southwest Airlines veut vraiment atteindre le marché de New York. La low-cost américaine a déposé une offre le 19 novembre auprès du tribunal d’Indianapolis pour racheter les créneaux qu’ATA possède à l’aéroport de La Guardia, conformément au processus de mise aux enchères de ses biens.

L’offre se monte à 7,5 millions de dollars et ne concerne ni les appareils, ni les installations, ni le personnel de la compagnie charter, qui s’est placée sous la protection du Chapitre 11 en avril dernier. Southwest Airlines n’a donc pas l’intention de reprendre son exploitation.

Seuls les quatorze créneaux qu’ATA détenait à La Guardia l’intéressent. La low-cost n’est en effet aujourd’hui présente qu’à l’aéroport d’Islip, sur Long Island. Or, il n’est possible de réellement s’imposer sur le marché new-yorkais qu’à partir de JFK, Newark ou La Guardia.

Si le tribunal gérant la faillite d’ATA donne son accord à cette proposition, Southwest pourrait proposer deux rotations quotidiennes depuis cet aéroport dès le début de l’année 2009. Les destinations desservies n’ont cependant pas encore été choisies.


Lire aussi : Southwest assure sa présence dans toute l'Amérique du Nord