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31/10/2008

Lufthansa révise ses prévisions

Lufthansa révise ses prévisions

Même un monument de l’aviation comme Lufthansa n’est pas à l’abri de la crise. La compagnie allemande a présenté ses résultats sur les neuf premiers mois de l’année 2008 le 29 octobre. Elle s’en tire plutôt bien, puisqu’elle fait partie des rares à pouvoir publier des bénéfices, mais a exclu la possibilité d’atteindre les objectifs annuels qu’elle s’était fixés fin 2007.

Lufthansa a enregistré un bénéfice opérationnel de 984 millions d’euros, en baisse de 101 millions d’euros par rapport à la même période en 2007. Quant au bénéfice net, il a été divisé par deux, si l’on ne prend pas en compte les éléments exceptionnels de 2007, n’atteignant que 551 millions d’euros.

La compagnie allemande a expliqué que les deux secteurs d’activité vraiment touchés par la crise étaient le transport (de passagers comme de fret) et le catering. Elle a particulièrement pâti de la hausse du prix du pétrole (qui a augmenté ses dépenses de carburant de 49%), de la grève et de la diminution de la demande due à la situation économique mondiale. Elle a également perdu une partie de ses couvertures carburant à la suite de la faillite de Lehman Brothers.

Lufthansa a donc décidé de ralentir sa croissance et s’est déclarée prête à suspendre des routes s’il le fallait. Elle va tout de même augmenter ses capacités en 2009 de 5,2%, mais cela représente 1,9 points de moins que prévu. Elle va également travailler à la réduction de ses coûts.

Mais l’année 2008 ne devrait pas être si mauvaise. Si Lufthansa sait qu’elle n’atteindra pas son objectif de bénéfices annuels situés entre 1,4 et 1,75 milliard d’euros, elle estime qu’ils devraient dépasser le milliard d’euros. Le chiffre d’affaires 2008 devrait quant à lui être supérieur à celui de 2007. La conjoncture n’affecte donc encore le dynamisme de la compagnie que de façon limitée.


 

Lufthansa majoritaire dans bmi

Lufthansa s’implante partout. A l’occasion de la conférence de presse sur les résultats de la compagnie le 29 octobre, Wolfgang Mayrhuber, Président du comité exécutif, a révélé qu’elle avait acquis une participation majoritaire dans bmi.

Micheal Bishop, Président de la compagnie britannique, a en effet exercé l’une de ses options au mois d’octobre obligeant Lufthansa à acquérir sa participation de 50% plus une action dans bmi. Elle en possède déjà 30% moins une action.

Cette clause faisait partie du contrat d’actionnaires signé en 1999. Cette prise de participation majoritaire de Lufthansa dans bmi devrait être effective à partir du mois de janvier 2009.

Lufthansa travaille intensément à s’impliquer dans différentes compagnies. Elle était déjà présente au capital de bmi. Mais surtout, après avoir racheté Swiss, elle a fait de même avec Brussels Airlines, a envisagé de faire une proposition sur Alitalia et en a formulé une sur Austrian Airlines. Elle détient également 29% de la low-cost américaine JetBlue.

29/10/2008

Sterling Airways fait faillite

Sterling Airways fait faillite

L'Islandaise Sterling Airways, quatrième compagnie aérienne à bas-coût en Europe, va déposer le bilan aujourd'hui mercredi. La compagnie, dont le siège se situe au Danemark, a déclaré qu'elle était incapable de soulever les fonds nécessaires pour une restructuration devenue indispensable face à l'effondrement du système financier islandais.

"Au cours des dernières semaines, les gestionnaires, le conseil d'administration et l'actionnaire de Sterling Airlines ont lutté pour garder l'entreprise en vie", a expliqué la société sur son site Internet. "Malheureusement, cela n'a pas eu de résultat positif et nous avons donc décidé de déposer le bilan au plus tard aujourd'hui".

Sterling Airways ne sera pas en mesure de rembourser les passagers qui ont acheté des billets en ligne. La compagnie qui desservait une quarantaine de destinations essentiellement en Europe du Nord a expliqué avoir été victime du ralentissement du marché et de la hausse des prix du carburant, ayant accumulé de lourdes pertes cette année.

Elle avait mis en place un plan de restructuration concernant une réduction de sa flotte, ainsi que de son personnel, avec effet l'année prochaine. Mais son financement s'est volatilisé avec la faillite du système bancaire islandais.

Royal Air Maroc se développe

Royal Air Maroc se développe

Royal Air Maroc poursuit sa croissance. La compagnie marocaine a augmenté de 10% ses capacités à l’entrée en vigueur du programme hiver 2008-2009 par rapport à l’hiver dernier. Elle pourrait également être privatisée.

L’offre vers la France notamment a été accrue. Paris (Orly) a vu une augmentation de la capacité de la compagnie de 13%. La liaison vers Casablanca est par exemple assurée cinq fois par jour. Vers la province, les capacités ont augmenté de 23%.

La desserte du Maghreb, de l’Afrique et du reste de l’Europe a également été renforcée. L’offre ne reste uniquement stable que vers l’Amérique du Nord et le Moyen-Orient.

Parallèlement, l’Etat marocain envisagerait de privatiser la compagnie et ses filiales (dont Atlas Blue). Les modalités de cette possible privatisation et son calendrier n’ont pas été dévoilés.


Lire aussi : - Royal Air Maroc plus forte sur l'Afrique 26-04-08
                - Année record en vue pour Royal Air Maroc 05-09-07

28/10/2008

Fin de la grève des mécaniciens chez Boeing

Fin de la grève des mécaniciens chez Boeing

Boeing et le syndicat des mécaniciens IAM ont signé un protocole d'accord qui, s'il est approuvé, mettra fin à la grève qui paralyse l'activité de l'avionneur américain depuis début septembre et menaçait de retarder davantage son nouveau long courrier 787 "Dreamliner".

"Le protocole d'accord a reçu le soutien unanime du comité de négociation de l'IAM et sera présenté aux membres pour ratification dans 3 à 5 jours", indique le syndicat, précisant qu'une "simple majorité est nécessaire pour ratifier l'accord".

Sécurité de l'emploi
Boeing et le syndicat des mécaniciens IAM "ont atteint un protocole d'accord sur un nouveau contrat qui va assurer la sécurité de l'emploi à ses membres et limiter le recours aux sous-traitants", a indiqué le syndicat dans un communiqué hier lundi soir. L'accord a été confirmé plus tard par Boeing sur son site internet.

"Le groupe a conservé la flexibilité nécessaire à conduire ses activités, tout en offrant des changement au contrat pour répondre aux demandes du syndicat sur la sécurité de l'emploi, les salaires et les avantages sociaux", a précisé l'avionneur.

27.000 mécaniciens en grève
Depuis le 6 septembre, 27.000 ouvriers mécaniciens, soit 16% des effectifs de Boeing, ont cessé le travail, faute d'avoir trouvé un accord avec la direction sur le renouvellement de leur contrat salarial. La grève affecte principalement la région de Seattle (Etat de Washington, nord-ouest), où sont regroupées ses principales usines dans l'aviation civile.

Livraison ralentie
En conséquence, Boeing n'est parvenu à livrer que 84 appareils pendant le trimestre (35 de moins que prévu) après 115 au premier trimestre et 125 au deuxième. En se basant sur un coût estimé à 100.000 dollars par jour, cette grève a déjà coûté 5,2 milliards de dollars à l'avionneur, selon un décompte en temps réel affiché sur le site de l'IAM.

Ajouté aux retards accumulés de son nouvel avion, le 787, et à un environnement économique difficile, ce mouvement social a fait plonger de 38% le bénéfice de Boeing au troisième trimestre, à 695 millions de dollars. Et l'avionneur avait prévenu que le vol d'essai du 787 "Dreamliner" pourrait être retardé si le mouvement se prolongeait trop longtemps, alors que le programme a déjà pris près de deux ans de retard sur son calendrier de lancement en raison de problèmes industriels à répétition.

Demandes d'indemnisation
Boeing s'expose ainsi à des demandes d'indemnisation des compagnies clientes, qui ont commandé à ce jour près de 900 exemplaires du nouvel appareil. Les mécaniciens négociaient une nouvelle convention collective avec la direction, qui visait vise une modération salariale et voudrait externaliser des postes pour gagner en compétitivité.

"Les détails de cet accord portant sur quatre ans ne seront pas dévoilés tant qu'il n'aura pas été distribués aux membres du syndicat IAM", explique le syndicat. "Parmi les questions résolues pendant les dernières négociations figuraient les salaires, l'assurance maladie pour les employés actuels et futurs, les améliorations des retraites et des changements des règles de travail pour améliorer la productivité", précise-t-il. Selon Boeing, "l'offre comporte des augmentations de salaires tous les ans et des augmentations des prestations de retraites".

Autre bras de fer
Le coût des assurances médicales est lui maintenu. L'avionneur est engagé dans un autre bras de fer avec les ingénieurs et les techniciens, avec qui il renégocie le renouvellement de deux contrats triennaux, l'un concernant 13.390 ingénieurs et l'autre 6.889 techniciens. Ces contrats expirent le 1er décembre.

Ces négociations, qui s'annonçaient "très difficiles" selon le SPEEA (syndicat d'ingénieurs) avaient débuté lundi, mais avaient été reportées pour permettre à Boeing de se concentrer sur le conflit avec les mécaniciens. Elles devaient reprendre mercredi matin, selon le SPEEA.

27/10/2008

Virgin Atlantic a frôlé la faillite

Virgin Atlantic a frôlé la faillite

La crise financière peut avoir un impact direct et immédiat sur les compagnies. C’est ce qu’avait expliqué Richard Branson lors d’une interview sur Fox News le 10 octobre dernier : Virgin Atlantic aurait pu « disparaître » si la Halifax Bank of Scotland (HBOS) avait fait faillite.

La compagnie britannique y avait en effet un dépôt d’un milliard de livres, qu’elle n’a pas pu récupérer lorsque la banque a frôlé la banqueroute.

Le danger passé, Virgin Atlantic a recouvré ses fonds et envisage à présent d’en utiliser une partie dans la recapitalisation de Virgin America...

26/10/2008

Carburant : l’Inde offre un sursis à ses compagnies aériennes

Les compagnies indiennes gagnent six mois. Le ministre du Transport Aérien Praful Patel a conclu un accord avec les industries pétrolières pour soulager quelques temps les transporteurs. Dans le pays, l’impact de la crise mondiale est aggravé par la cherté du carburant.

Les compagnies ont ainsi obtenu un sursis jusqu’au 31 mars 2009 pour s’acquitter de leurs dettes actuelles de carburant. Celles-ci se montent aujourd’hui à près de 600 millions de dollars. La durée du crédit, pour les futurs achats, a également été allongée à 90 jours.

Mais surtout, les prix des carburants vont être revus tous les quinze jours pour être mis au niveau du marché mondial. Les compagnies indiennes paient en effet leur kérosène 60 à 70% plus cher qu’ailleurs en Asie, en raison de l’importance des taxes ajoutées par le gouvernement. Chez elles, le poste représente 50% des dépenses, contre le tiers pour les autres compagnies dans le monde.

Mais ce sursis dans le paiement de leur dette n’est pas gratuit. Praful Pratel a demandé qu’en échange, les compagnies lèvent le pied sur les licenciements. Il a également précisé qu’il n’y en aurait aucun chez Air India.

Les compagnies indiennes ont vu leur trafic chuter de 19% le mois dernier par rapport à septembre 2007 et devraient doubler leurs pertes en 2008. Le déficit devrait atteindre deux milliards de dollars.

Lire aussi : Le transport aérien indien en crise, la Russie pointe son nez

25/10/2008

Air France KLM pique du nez

Air France KLM pique du nez

Deux jours seulement après que Jean-Cyril Spinetta ait tenu un discours peu optimiste aux syndicats lors d'une session du comité central d'entreprise, le patron d’Air France KLM lance un avertissement sur ses résultats 2008-2009. En cause : la dégradation de la situation économique, évidemment.

Le 15 septembre dernier, Air France KLM avait pourtant confirmé ses objectifs de rentabilité. Mais, « compte tenu de la conjoncture économique actuelle, le groupe indique qu'il lui sera très difficile d'atteindre son objectif d'un résultat d'exploitation d'un milliard d'euros pour l'exercice en cours", a indiqué le groupe.

La compagnie aérienne franco-néerlandaise a néanmoins ajouté que le résultat devrait "rester largement positif si les conditions actuelles de marché ne se dégradent pas davantage".

Le groupe, qui met en oeuvre le plan "Challenge 10" destiné à économiser 1,4 milliard d'euros sur la période 2007-2010, a annoncé une limitation de l'augmentation de ses capacités entre 1% et 2% à l'hiver 2008 et à l'été 2009.


Lire aussi : Air France KLM entre dans des turbulences mais garde le cap

24/10/2008

Austrian Airlines en difficulté

Austrian Airlines en difficulté

La vente des célèbres flèches autrichiennes (Austrian Arrows), la compagnie Austrian Airlines, s’annonce difficile. Seule Lufthansa aurait proposé une offre contraignante pour la compagnie autrichienne le 22 octobre, Air France KLM et S7 demandant davantage de temps.

Le cours a été suspendu hier le 23 octobre à la bourse de Vienne, dans l’attente d’une annonce. L’Etat autrichien cherche à vendre les 42,75% qu’il détient dans la compagnie.


Lire aussi : - Lufthansa confirme son intérêt pour Austrian Airlines
                - Austrian Airlines cherche un "partenaire stratégique"

Les revenus de Boeing fléchissent au troisième trimestre

La grève et les problèmes de production pèsent sur les résultats de Boeing. Le constructeur américain a publié un bilan en baisse pour le troisième trimestre 2008 le 22 octobre. Son bénéfice net a en effet chuté de 38% à 695 millions de dollars par rapport à la même période en 2007.

Boeing a attribué cette baisse à la grève de ses employés qui dure depuis le 6 septembre et aux problèmes de production que le constructeur rencontre sur certains programmes long-courriers. Sur la période, il a en effet livré 35 appareils de moins que l’années dernière : 84 au lieu de 109.

C’est donc le chiffre d’affaires de la division « Commercial Airplanes » qui a entraîné les résultats du constructeur à la baisse sur le trimestre. Son impact commence également à se faire sentir au niveau des résultats annuels : sur les neuf premiers mois de 2008, le chiffre d’affaires a diminué de 3% et les livraisons ont baissé de 329 à 325 appareils.

En revanche, les avions du constructeur ont toujours autant de succès. 149 commandes ont été passées, ce qui porte leur nombre à 625 sur l’année.

Jim McNerney, le Président du constructeur, a reconnu que la grève de ses employés allait avoir un impact sur le calendrier de livraisons du 787. Il a en effet expliqué que chaque jour de grève représentait au moins un jour de retard sur tous les programmes. Il s’est cependant refusé à évaluer l’étendue du nouveau retard sur le Dreamliner et a annoncé qu’un point serait fait lorsque la grève sera terminée.

Felix Airways décolle au Yémen

Felix Airways décolle au Yémen

Le modèle low-cost s’étend de plus en plus au Moyen-Orient. Felix Airways (Al Saeda) a effectué son vol inaugural le 18 octobre, reliant Sanaa à Aden. Il s’agit de la filiale de Yemen Airways.

La compagnie exploite aujourd’hui un CRJ 700, commandé à Bombardier en mars dernier. Elle devrait en utiliser quatre d’ici le mois de décembre et huit d’ici août 2009.

Felix Airways va se concentrer sur les vols domestiques. Elle devrait rapidement intégrer Al Ghaydah, Hodeïda, Al Mukalla, Seiyoun, Socotra et Taïz à son réseau et pourrait lancer des vols régionaux dès décembre. Yemenia se concentrerait quant à elle sur les vols internationaux.

Felix Airways est détenue à 75% par des investisseurs saoudiens.