J.R., le meilleur de l'aviation commerciale et civile !


> Index général < - Éditorial - Sources - Airbus - Boeing - Annuaire AeroRef - Forum

30/09/2008

Impayable, l'extension de Brussels South Charleroi Aiport ?

Impayable, l'extension de Brussels South Charleroi Aiport

Les premières études financières sur le coût d'une extension du hall d'accueil du nouveau terminal de l'aéroport de Charleroi (BSCA), de la construction d'un nouveau parking pour voitures (3.000 places) et de l'aménagement d'un nouvel espace de parking pour les avions, estiment ce coût à plus de 140 millions d'euros, écrit mardi L'Echo.

Ce montant est beaucoup trop important pour les caisses de BSCA compte tenu de sa structure bilantaire actuelle. Dans ses projections, le management de BSCA table sur 7 millions de passagers transportés à l'horizon 2010 et sur 15 millions en 2015. Le nouveau terminal, inauguré en janvier dernier, peut accepter jusqu'à 5, voire 6 millions de passagers...

Le "oui" des syndicats d'Alitalia a été prononcé

Les deux derniers syndicats d'Alitalia encore réticents sur le plan de sauvetage de la compagnie aérienne italienne, ont annoncé aujourd'hui lundi à la presse avoir finalement donné leur accord.

"Il n'y a rien à fêter"
Ces deux syndicats, la SDL et l'Avia, représentent environ 80% des hôtesses et des stewards de la compagnie italienne. "Nous avons signé l'accord mais il n'y a rien à fêter", a déclaré le responsable de l'Avia, Antonio Di Vietri, cité par les agences italiennes.

Presque saine et sauve
Alitalia est en passe d'être sauvée de la faillite, tous les syndicats de la compagnie ayant désormais donné leur accord à sa reprise par une alliance de grands patrons italiens, regroupés au sein de la Compagnie aérienne italienne (CAI).


Lire aussi :  - Berlusconi exclut la reprise d'Alitalia par un groupe étranger
                  - Les pilotes d'Alitalia acceptent le plan de reprise
                  - Sauvetage d'Alitalia : le retour d'Air France - KLM
                  - Encore un appel d'offres public pour Alitalia
                  - Alitalia gagne un sursis
                  - Alitalia décroche
                  - Tractations de la dernière chance pour Alitalia
                  - Alitalia : 4500 suppressions d'emplois
                  - Rome place Alitalia sous tutelle
                  - Rome va modifier la loi sur les faillites pour sauver Alitalia  
                  - Air France KLM serait invité à reconsidérer le dossier Alitalia
                  - Le partenaire étranger d'Alitalia serait Lufthansa
                  - Le gouvernement italien trouve un financement pour sauver Alitalia
                  - Alitalia veut une recapitalisation puis un partenaire international  
                  - Le processus de vente d'Alitalia relancé
                  - Multi-Long Corp fait une offre pour reprendre Alitalia
                  - Silvio Berlusconi évoque une possible nationalisation d'Alitalia
                  - Ryanair porte plainte auprès de l'Union Européenne                 
                  - Bruxelles doute de la nature de l'aide italienne à Alitalia              
                  - Air France-KLM retire définitivement son offre sur Alitalia
                  - Alitalia pourrait obtenir de l'Italie un prêt de 100 à 150 millions
                  - Air France-KLM juge que la balle est dans le camp d'Alitalia
                  - Renouer le fil entre Alitalia et Air France-KLM
                  -
Air France KLM tire une croix sur Alitalia
                 
- Air France-KLM ouvert à des concessions sur l'offre d'Alitalia
                  - Air France propose à Alitalia une alliance, et non une acquisition
                  - Alitalia repousse le choix d'un partenaire
                  - Alitalia va approcher Air France KLM et Lufthansa
                  - Alitalia serait en contact avec Air France

28/09/2008

L’Afrique adopte le RVSM

L’Afrique adopte le RVSM

Le RVSM devient la règle de vol en Afrique. Cette régulation a été être mise en œuvre à partir du 25 septembre dans tout l’espace aérien géré par l’ASECNA (Agence pour la Sécurité de la Navigation Aérienne en Afrique et à Madagascar) dans la région Afrique et Océan Indien.

Le RVSM (Reduced Vertical Separation Minima) consiste à réduire la séparation verticale entre les appareils en vol de 2.000 à 1.000 pieds suivant leur direction. Il ne s’applique qu’aux niveaux de vol de l’espace supérieur, entre le FL290 et le FL410.

Ce système est déjà appliqué dans la plupart des régions du monde où le trafic aérien est dense, comme aux Etats-Unis et en Europe, car il permet d'augmenter la capacité de l’espace aérien. Son adoption, à partir de 1997, a été justifiée par l’amélioration de la précision des ordinateurs de vol, des altimètres et du pilotage automatique sur les appareils, qui limitent la marge d’erreur dans le calcul de l’altitude.

L’avantage du RVSM est qu’il permet à un espace d’accueillir davantage de vols, sans remettre leur sécurité en question. Les pilotes peuvent également optimiser leur profil de vol.

Cependant, de nombreux pilotes s'inquiètent de sa mise en place en Afrique. Le continent abrite en effet une pléthore de compagnies qui officient avec de vieux appareils de construction soviétiques qui ne sont pas équipés des instruments nécessaires à la mise en œuvre du RVSM en toute sécurité. De nombreux appareils volent également sans autorisation et feux éteints. Enfin, le contrôle aérien de certains pays laisse à désirer, notamment en Afrique sub-saharienne.

Berlusconi exclut la reprise d'Alitalia par un groupe étranger

Le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi a exclu aujourd'hui dimanche que des groupes étrangers puissent obtenir la majorité du capital d'Alitalia face aux spéculations sur un rachat du transporteur national par Air France - KLM ou Lufthansa.

"Il y a une clause qui oblige les actionnaires à ne pas céder la majorité pendant au moins cinq ans", a déclaré M. Berlusconi, en évoquant les 16 entrepreneurs italiens réunis au sein de la CAI (Compagnie aérienne italienne) qui ont décidé de débourser un milliard d'euros pour racheter Alitalia.

C'est exclu
"A l'issue de cette période, la décision de céder la majorité" du capital de la nouvelle Alitalia "devrait être prise par les deux tiers" des actionnaires, a poursuivi M. Berlusconi. "J'exclus donc que notre compagnie nationale puisse être détenue majoritairement par des groupes ou des compagnies étrangères", a conclu le chef du gouvernement.

Concernant les indispensables alliances internationales d'Alitalia, Silvio Berlusconi n'a pas souhaité se prononcer entre les transporteurs franco-néerlandais ou allemand, affirmant que cette décision revenait à la CAI. Le chef du gouvernement italien avait fait échouer en avril dernier le rachat d'Alitalia par Air France - KLM au nom de la défense de "l'italianité" du transporteur.

Mais Alitalia "ne dispose pas de la masse critique en termes financiers et de la capacité opérationnelle pour tenir le coup face à la concurrence globale", écrivait samedi le quotidien la Repubblica. Air France - KLM est disposé à prendre une participation minoritaire, 10 à 20% dans Alitalia, tandis que Lufthansa pourrait aller jusqu'à 40% du capital, selon la presse italienne.


Lire aussi :  - Les pilotes d'Alitalia acceptent le plan de reprise
                  - Sauvetage d'Alitalia : le retour d'Air France - KLM
                  - Encore un appel d'offres public pour Alitalia
                  - Alitalia gagne un sursis
                  - Alitalia décroche
                  - Tractations de la dernière chance pour Alitalia
                  - Alitalia : 4500 suppressions d'emplois
                  - Rome place Alitalia sous tutelle
                  - Rome va modifier la loi sur les faillites pour sauver Alitalia  
                  - Air France KLM serait invité à reconsidérer le dossier Alitalia
                  - Le partenaire étranger d'Alitalia serait Lufthansa
                  - Le gouvernement italien trouve un financement pour sauver Alitalia
                  - Alitalia veut une recapitalisation puis un partenaire international  
                  - Le processus de vente d'Alitalia relancé
                  - Multi-Long Corp fait une offre pour reprendre Alitalia
                  - Silvio Berlusconi évoque une possible nationalisation d'Alitalia
                  - Ryanair porte plainte auprès de l'Union Européenne                 
                  - Bruxelles doute de la nature de l'aide italienne à Alitalia              
                  - Air France-KLM retire définitivement son offre sur Alitalia
                  - Alitalia pourrait obtenir de l'Italie un prêt de 100 à 150 millions
                  - Air France-KLM juge que la balle est dans le camp d'Alitalia
                  - Renouer le fil entre Alitalia et Air France-KLM
                  -
Air France KLM tire une croix sur Alitalia
                 
- Air France-KLM ouvert à des concessions sur l'offre d'Alitalia
                  - Air France propose à Alitalia une alliance, et non une acquisition
                  - Alitalia repousse le choix d'un partenaire
                  - Alitalia va approcher Air France KLM et Lufthansa
                  - Alitalia serait en contact avec Air France

27/09/2008

Les pilotes d'Alitalia acceptent le plan de reprise

Les pilotes d'Alitalia acceptent le plan de reprise

Les pilotes d'Alitalia ont finalement accepté cette nuit le plan de relance que leur proposaient les repreneurs italiens et le spectre de la faillite de la compagnie aérienne italienne paraît désormais écarté.

Le gouvernement de Silvio Berlusconi qui a pesé de tout son poids sur les négociations a fait part dans un communiqué de sa "pleine satisfaction" pour l'accord obtenu et de sa "gratitude" envers les repreneurs réunis au sein de la CAI (Compagnie Aérienne Italienne).

La CAI, les syndicats confédéraux et les représentants des pilotes (Anpac et Up) ont signé un document en quatre points à l'issue d'une session marathon de négociations de près de quinze heures au siège de la présidence du conseil italien. Selon cet accord, les 900 commandants de bord d'Alitalia obtiennent d'avoir un contrat de travail de dirigeant, plus avantageux que celui du reste du personnel. Les pilotes auront le même contrat de travail que les autres catégories de salariés de la nouvelle Alitalia. 1.550 d'entre eux seront employés à plein temps tandis que la Cai a finalement accepté d'en employer 139 autres à temps partiel, ont précisé les syndicats. L'ancienneté des pilotes leur sera reconnue et les pilotes licenciés (860 au total) seront prioritaires à l'embauche dans la future compagnie.

Seuls désormais les hôtesses et stewards n'ont pas encore accepté les offres des repreneurs mais une réunion avec cette catégorie de personnel est prévue dès lundi. Après l'accord des pilotes, Alitalia paraît quasi-certaine d'être tirée d'affaire.

"Je suis satisfait. C'était le dernier élément important. Finalement la Cai peut démarrer" a commenté Renata Polverini, secrétaire-général de l'UGL, l'un des quatre syndicats confédéraux après la signature de l'accord avec les pilotes.

Parallèlement, les tractations sur une alliance avec une compagnie étrangère ont été également relancées hier, vendredi. Air France - KLM et sa rivale Lufthansa se livrent à une vive compétition pour entrer dans le capital de la nouvelle compagnie comme actionnaire minoritaire. Le patron de la compagnie aérienne allemande, Wolfgang Mayrhuber, est venu vendredi à Rome à l'invitation du gouvernement italien pour y rencontrer les syndicats.

Lufthansa séduit les entrepreneurs du nord de l'Italie grâce à son organisation en plusieurs "hubs" (plate-forme de transit). Ce type d'organisation leur apparaît comme plus susceptible de relancer le trafic aérien de la future Alitalia également à partir de l'aéroport de Milan-Malpensa, contrairement au plan d'Air France - KLM qui ne prévoit d'utiliser comme "hub" que l'aéroport de Rome-Fiumicino.

Alitalia a évité le pire de justesse cette semaine, après l'accord donné jeudi par le plus gros syndicat italien, la CGIL, au plan de sauvetage, à la suite d'une relance surprise des négociations. Les repreneurs, qui avaient retiré leur offre la semaine dernière, face à l'hostilité de la CGIL et des organisations de pilotes, d'hôtesses et de stewards, l'ont remise sur la table après le oui de la CGIL. La volte-face de la CGIL est due aux concessions de dernière minute de la CAI sur les rémunérations des personnels au sol, les congés ou le sort des salariés précaires.

Soulagé par ce retour des repreneurs, l'autorité de l'aviation civile italienne a assuré hier vendredi que les avions d'Alitalia ne risquaient plus d'être cloués au sol dans l'immédiat. Une faillite d'Alitalia, détenue à 49,9% par l'Etat, ou sa vente à une compagnie étrangère aurait constitué un grave revers pour Silvio Berlusconi. Le président du Conseil s'était engagé à trouver des repreneurs italiens au nom de la défense de l'identité nationale, après s'être opposé en avril dernier durant la campagne électorale à un rachat d'Alitalia par Air France - KLM.

 

Lire aussi :  - Sauvetage d'Alitalia : le retour d'Air France - KLM
                  - Encore un appel d'offres public pour Alitalia
                  - Alitalia gagne un sursis
                  - Alitalia décroche
                  - Tractations de la dernière chance pour Alitalia
                  - Alitalia : 4500 suppressions d'emplois
                  - Rome place Alitalia sous tutelle
                  - Rome va modifier la loi sur les faillites pour sauver Alitalia  
                  - Air France KLM serait invité à reconsidérer le dossier Alitalia
                  - Le partenaire étranger d'Alitalia serait Lufthansa
                  - Le gouvernement italien trouve un financement pour sauver Alitalia
                  - Alitalia veut une recapitalisation puis un partenaire international  
                  - Le processus de vente d'Alitalia relancé
                  - Multi-Long Corp fait une offre pour reprendre Alitalia
                  - Silvio Berlusconi évoque une possible nationalisation d'Alitalia
                  - Ryanair porte plainte auprès de l'Union Européenne                 
                  - Bruxelles doute de la nature de l'aide italienne à Alitalia              
                  - Air France-KLM retire définitivement son offre sur Alitalia
                  - Alitalia pourrait obtenir de l'Italie un prêt de 100 à 150 millions
                  - Air France-KLM juge que la balle est dans le camp d'Alitalia
                  - Renouer le fil entre Alitalia et Air France-KLM
                  -
Air France KLM tire une croix sur Alitalia
                 
- Air France-KLM ouvert à des concessions sur l'offre d'Alitalia
                  - Air France propose à Alitalia une alliance, et non une acquisition
                  - Alitalia repousse le choix d'un partenaire
                  - Alitalia va approcher Air France KLM et Lufthansa
                  - Alitalia serait en contact avec Air France

26/09/2008

Le groupe Air France - KLM et sa présidence

Le succès de Boeing auprès d'Air France KLM (2)

Pierre-Henri Gourgeon, actuel numéro deux du groupe franco-néerlandais Air France - KLM, prendra la tête du groupe aérien européen le premier janvier prochain.

Le changement de direction a été approuvé lors de la réunion des Conseils d’administration d’Air France et d’Air France - KLM hier.

Jean-Cyril Spinetta a été, quant à lui, nommé à la tête de la holding, devenant Président des deux Conseils d’administration.

M. Gourgeon, 62 ans, est entré dans le groupe Air France comme PDG de Servair en 1993. Ancien diplômé de l’X, de Supaéro et de l’institut Caltech de Pasadena, il a été nommé Directeur Général Délégué d’Air France et d’Air France - KLM en 1998.


Voici les détails sur les conseils d'administration d'Air France KLM et d'Air France du 25 septembre 2008 (hier) :

Les Conseils d’Administration d’Air France - KLM et d’Air France ont pris acte le jeudi 25 septembre 2008 du souhait de Jean-Cyril Spinetta de dissocier les fonctions de président du Conseil d’Administration et celles de directeur général.

Ainsi, à compter du 1er janvier 2009, Jean-Cyril Spinetta continuera d’occuper les fonctions de président des Conseils d’Administration d’Air France - KLM et d’Air France mais il mettra fin le même jour à ses fonctions de directeur général d’Air France - KLM et d’Air France.

« Après avoir exercé depuis onze ans cette responsabilité exécutive à la tête d’Air France, puis d’Air France - KLM, il m’est apparu nécessaire, alors que nous sommes confrontés à une conjoncture difficile, de promouvoir une solution interne assurant la continuité de la gouvernance», a souligné Jean-Cyril Spinetta. « Ainsi pourra être préservé l’intérêt du groupe, dans la fidélité aux principes qui ont présidé à sa constitution et qui continueront à prévaloir dans l’avenir. »

C’est dans cet esprit que, sur proposition du Comité de Nomination, Pierre-Henri Gourgeon a été nommé directeur général d’Air France-KLM à compter du 1er janvier 2009 par le Conseil d’Administration d’Air France - KLM.

Pierre-Henri Gourgeon a également été nommé directeur général d'Air France à compter de la même date par le Conseil d'Administration d'Air France.



Biographie de Jean-Cyril SPINETTA
Président-directeur général d’AIR FRANCE - KLM
Président-directeur général d’AIR FRANCE

Jean-Cyril Spinetta a été nommé président-directeur général d’Air France le 23 septembre 1997 et président-directeur général du groupe AIR FRANCE - KLM le 15 septembre 2004.

A compter du 1er janvier 2009, il continuera d’occuper les fonctions de président des Conseils d’Administration d’Air France - KLM et d’Air France mais il mettra fin le même jour à ses fonctions de directeur général d’Air France - KLM et d’Air France.

Né à Paris le 4 octobre 1943, il est à partir de 1972 chef du bureau des investissements et de la planification au ministère de l’Education nationale, puis détaché en 1976 comme auditeur au Conseil d’Etat. En 1978, il est nommé au secrétariat général du gouvernement. En 1981, il est chef du service d’Information et de Diffusion du Premier ministre. En 1983, Jean-Cyril Spinetta est directeur des collèges au ministère de l’Education nationale. En 1984, Jean-Cyril Spinetta est directeur du cabinet de Michel Delebarre, ministre du Travail, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, puis ministre des Affaires sociales et de l’Emploi et enfin ministre de l’Equipement, du Logement, des Transports et de la Mer.

Président d’Air Inter de 1990 à 1993, il est nommé de 1994 à 1995, auprès du président de la République, conseiller pour les Affaires industrielles. En 1996, Jean-Cyril Spinetta rejoint le cabinet du commissaire européen chargé des Sciences, de la Recherche et de l’Education.

Jean-Cyril Spinetta a été président de l’AEA pour l’année 2001. Il a été élu président du conseil des gouverneurs de l’IATA pour l’année 2004/2005. Il est membre des conseils d’administration d’Alcatel-Lucent et de Saint-Gobain.

Jean-Cyril Spinetta est officier de l’Ordre National de la Légion d’Honneur, commandeur de l’Ordre National du Mérite, officier des Palmes Académiques et commandeur de l’Ordre d’Orange-Nassau des Pays-Bas. Il est diplômé d’études supérieures de droit public et de l’Institut d’études politiques de Paris. Il est ancien élève de l’Ecole Nationale d’Administration.


Biographie de Pierre-Henri GOURGEON
Directeur général délégué d’AIR FRANCE - KLM
Directeur général exécutif d’AIR FRANCE

Pierre-Henri Gourgeon a été nommé directeur général exécutif d’AIR FRANCE le 2 avril 1998 et directeur général délégué du groupe AIR FRANCE - KLM le 24 juin 2004. Il est également vice-président d’Amadeus Global Travel Distribution et administrateur de Stéria.

Pierre-Henri Gourgeon a été nommé le, 25 septembre 2008, directeur général d’Air France - KLM et d’Air France. Cette nomination prendra effet le 1er janvier 2009.

Né le 28 avril 1946, Pierre-Henri Gourgeon est ancien élève de l’Ecole Polytechnique de Paris et de l’Ecole Nationale Supérieure de l’Aéronautique. Il est titulaire d’un Master of Sciences du Californian Institute of Technology à Pasadena et a reçu une formation de pilote de chasse à l’école de Salon de Provence et à Tours.

De 1971 à 1981, Pierre-Henri Gourgeon occupe, au ministère de la Défense nationale, divers postes d’ingénieur au Centre d’essais des propulseurs de Saclay, au service technique de l’aéronautique, au service de la production aéronautique et au centre de prospective et d’évaluation du ministère.

Nommé au cabinet du Premier ministre en juin 1981, il devient, en 1984, conseiller technique chargé des grandes entreprises au cabinet de Michel Delebarre, ministre du Travail, de l’Emploi et de la Formation professionnelle.

De 1985 à 1988, Pierre-Henri Gourgeon est directeur des programmes militaires de la SNECMA.

Il est, en 1988, conseiller chargé de l’Aviation civile auprès de Michel Delebarre, ministre de l’Equipement, du Logement, des Transports et de la Mer.

De 1990 à 1993, Pierre-Henri Gourgeon est directeur général de l’Aviation civile.

Ayant rejoint le groupe AIR FRANCE en 1993, il est d’abord président-directeur général de Servair (commissariat aérien) et de plusieurs sociétés du groupe Servair, puis président-directeur général d’Esterel et d’Amadeus France (distribution électronique) en juin 1996. Président du Conseil d’administration d’Amadeus International en septembre 1997, il est nommé directeur général adjoint chargé du développement et des affaires internationales d’AIR FRANCE en décembre 1997.

Pierre-Henri Gourgeon est Ingénieur Général de l’Armement.


La présidence de Jean-Cyril SPINETTA

23 septembre 1997 : Jean Cyril Spinetta est nommé président-directeur général d’Air France.

Au cours de l’exercice, Air France transporte 34,4 millions de passagers pour un chiffre d’affaires de 8,97 milliards d’euros et un résultat net de 280 millions.

Octobre 1998 : l’Accord global pluriannuel signé avec le personnel navigant instaure un mécanisme innovant d’échange salaire contre actions. C’est la première opération de ce type dans une compagnie aérienne.

Janvier 1999 : le personnel au sol signe un Accord pour un développement partagé. Air France a mené au fil des années une politique sociale originale, fondée sur un socle contractuel solide et constamment renouvelé avec toutes les catégories de personnels.

Février 1999 : 20% du capital détenu par l’Etat est mis sur le marché. Plusieurs centaines d’investisseurs institutionnels et 2,4 millions de particuliers deviennent actionnaires. 72% des salariés de la compagnie en France souscrivent des actions. Le 22 février, Air France est cotée sur le premier marché de la Bourse à Paris.

22 juin 1999 : Jean-Cyril Spinetta signe avec Delta Air Lines un accord fondant les bases d’une alliance globale.

Dès 2000, Air France constitue un pôle aérien régional en prenant le contrôle de Brit Air, CityJet, Flandre Air, Proteus Airlines et Regional Airlines. Aujourd’hui, Brit Air, CityJet et Régional renforcent l’ancrage d’Air France dans les régions et alimentent son réseau moyen et long-courrier.

22 juin 2000 : les présidents d’Aeromexico, d’Air France, de Delta Air Lines et de Korean Air annoncent à New York la création de l’alliance SkyTeam. Aujourd’hui, SkyTeam compte 11 compagnies membres et 3 compagnies associées.

25 juillet 2000 : la compagnie est endeuillée par l’accident d’un Concorde, tombé quelques instants après son décollage de Roissy et faisant 113 victimes.

11 septembre 2001 : les attentats de New York et de Washington déstabilisent le monde et notamment le secteur aérien. Air France met immédiatement en place un plan d’économies rigoureux, renforce ses mesures de sûreté et adapte son programme aux évolutions du marché.

30 septembre 2003 : Jean-Cyril Spinetta et Leo van Wijk, président de KLM, annoncent officiellement le rapprochement des deux compagnies via une Offre Publique d’Echange amicale d’Air France sur KLM.

5 mai 2004 : cotation d’AIR FRANCE - KLM sur les marchés de Paris, d’Amsterdam et de New York.

Le premier dividende est versé à l’issue de l’exercice 2003/04. Son montant est de 0,05 euros.

A l’issue de l’exercice 2007/08, le montant du dividende est de 0,58 euros.

6 mai 2004 : Air France est privatisée, du fait du transfert de la majorité de son capital au secteur privé par dilution de la part de l’Etat.

15 septembre 2004 : Jean-Cyril Spinetta est nommé président-directeur général du groupe

AIR FRANCE - KLM. Le nouvel ensemble devient le premier transporteur aérien mondial par le chiffre d’affaires. Il est composé d’une société holding et de deux compagnies aériennes conservant leur marque et leur identité. Ensemble, Air France et KLM desservent un réseau mondial exceptionnel, articulé autour des hubs de Paris-Charles de Gaulle et d’Amsterdam-Schiphol.

Janvier 2005 : AIR FRANCE - KLM est élu « Compagnie aérienne de l’année » par le magazine américain Air Transport World.

Juin 2005 : Air France et KLM mettent en place leur programme de fidélité unique, Flying Blue, qui remplace les programmes Fréquence Plus d’Air France et Flying Dutchman de KLM. Flying Blue compte aujourd’hui 14 millions d’adhérents.

Septembre 2005 : AIR FRANCE - KLM intègre les indices de développement durable DJSI (Dow Jones Sustainability Index). Aujourd’hui, AIR FRANCE - KLM fait partie des principaux indices DJSI, FTSE4Good et Aspi Eurozone. En 2007, pour la deuxième année consécutive,, le groupe a été retenu dans le « Global 100 », classement réalisé par l’agence américaine Innovest des 100 entreprises les plus « durables », parmi 1 800 entreprises et selon 32 critères.

15 février 2007 : pour atterrir et décoller au cœur de Londres, Air France et City Jet créent « CityJet for Air France », avec le réseau européen de plus important au départ de London City Airport. Celui-ci est complété avec l’acquisition de la compagnie régionale VLM Airlines, annoncée en décembre 2007.

26 juin 2007 : Air France inaugure le nouveau satellite d’embarquement S3, directement connecté aux terminaux 2E et 2F de l’aéroport de Paris-Charles de Gaulle. Le hub d’Air France est aujourd’hui le plus performant d’Europe, avec près de 24 000 possibilités de correspondances par semaine, contre 5 750 à l’été 1997.

17 octobre 2007 : Jean-Cyril Spinetta et Richard Anderson, président-directeur de Delta Air Lines signent un accord de « joint-venture » portant sur le partage des recettes et des coûts des lignes transatlantiques des deux compagnies. Le chiffre d’affaires concerné par cette « joint-venture » est estimé, à terme, à plus de 8 milliards de dollars US.

28 avril 2008 : Air France prend livraison à Seattle de son 50ème Boeing 777. En 10 ans, la flotte de la compagnie a été rationalisée. En 1997, elle comptait 6 familles d’avions long-courriers et 3 familles d’avions moyen-courriers. En 2008, il n’y a plus que 3 familles de long-courrier et 1 famille de moyen-courriers. Grâce à la modernisation de sa flotte, le groupe s’est engagée à réduire la consommation moyenne par passager à 3,7 litres aux 100 km à l’horizon 2012.

22 mai 2008 : Jean-Cyril Spinetta présente à la presse les résultats de l’exercice 2007/2008 pour AIR FRANCE - KLM, avec un chiffre d’affaires de 24,1 milliards d’euros, un résultat d’exploitation record en hausse de 1,41 milliard d'euros et un résultat net positif pour la 11ème année consécutive de 748 millions. Le groupe confirme ainsi sa place de leader mondial.

25/09/2008

Sauvetage d’Alitalia : le retour d’Air France-KLM

Gros espoirs pour la compagnie italienne. Le partenaire étranger du projet de nouvelle Alitalia, mené par la société CAI (Compagnia Aerea Italiana) serait finalement et pour du bon Air France-KLM, qui détient déjà 2% du capital de l'italienne au bord de la faillite.

Le groupe franco-néerlandais pourrait prendre une participation minoritaire de l’ordre de 10 à 20 %. La CAI, alliance de différents acteurs industriels italiens, avait retiré son offre de reprise la semaine dernière face au rejet des principaux syndicats de la compagnie italienne.

Le revirement du plus gros syndicat d’Alitalia plus tôt dans la journée, la CGIL, qui approuve désormais l’offre de la CAI, augmente considérablement les chances de sauver la compagnie.

L’ENAC a ainsi décidé de maintenir le certificat de transport provisoire de la compagnie. Par ailleurs, les autres syndicats (pilotes, pnc…) auront jusqu’au 15 octobre pour formaliser un accord.

Des négociations sont également en cours pour le maintien de l'adhésion d'Alitalia au sein de l'alliance SkyTeam.

Lire aussi :  - Encore un appel d'offres public pour Alitalia
                  - Alitalia gagne un sursis
                  - Alitalia décroche
                  - Tractations de la dernière chance pour Alitalia
                  - Alitalia : 4500 suppressions d'emplois
                  - Rome place Alitalia sous tutelle
                  - Rome va modifier la loi sur les faillites pour sauver Alitalia  
                  - Air France KLM serait invité à reconsidérer le dossier Alitalia
                  - Le partenaire étranger d'Alitalia serait Lufthansa
                  - Le gouvernement italien trouve un financement pour sauver Alitalia
                  - Alitalia veut une recapitalisation puis un partenaire international  
                  - Le processus de vente d'Alitalia relancé
                  - Multi-Long Corp fait une offre pour reprendre Alitalia
                  - Silvio Berlusconi évoque une possible nationalisation d'Alitalia
                  - Ryanair porte plainte auprès de l'Union Européenne                 
                  - Bruxelles doute de la nature de l'aide italienne à Alitalia              
                  - Air France-KLM retire définitivement son offre sur Alitalia
                  - Alitalia pourrait obtenir de l'Italie un prêt de 100 à 150 millions
                  - Air France-KLM juge que la balle est dans le camp d'Alitalia
                  - Renouer le fil entre Alitalia et Air France-KLM
                  -
Air France KLM tire une croix sur Alitalia
                 
- Air France-KLM ouvert à des concessions sur l'offre d'Alitalia
                  - Air France propose à Alitalia une alliance, et non une acquisition
                  - Alitalia repousse le choix d'un partenaire
                  - Alitalia va approcher Air France KLM et Lufthansa
                  - Alitalia serait en contact avec Air France

24/09/2008

DayJet, la fin

DayJet, la fin

Terminé, les avions taxis en Floride. DayJet a suspendu ses opérations et annulés tous ses vols futurs. La compagnie américaine de vols à la demande n’a pas réussi à trouver un financement qui lui était indispensable dans le cadre de la crise financière actuelle.

Telle est la principale raison évoquée par DayJet pour expliquer sa faillite. Mais elle a également précisé qu’Eclipse Aviation, le constructeur qui lui fournissait et entretenait ses appareils, n’avait pas été capable d’installer des équipements et fonctionnalités manquantes sur ses Eclipse 500, ni de réparer certains problèmes techniques.

DayJet avait commencé ses opérations il y a tout juste un an. Elle proposait des services de vols au siège et à la demande à bord de vingt-huit Eclipse 500 de trois places. Ces VLJ (Very Light Jet) sillonnaient le sud-est des Etats-Unis, reliant une soixantaine de destinations.

Ed Iacobucci, son Président (chairman) et fondateur, a annoncé que la plupart de ses salariés allaient être licenciés.


Pour plus d'informations à propos de DayJet, lisez l'article : DayJet annonce l'ère de l'avion-taxi

23/09/2008

La FAA approuve la fusion de Delta et Northwest

La fusion Northwest - Delta dans l'impasse

Delta et Northwest ont fait un nouveau pas l’une vers l’autre. La FAA (Federal Aviation Administration) a approuvé le le plan de rapprochement des deux compagnies américaines. Elles doivent à présent obtenir l’aval de leur conseil d’administration, attendu pour demain (le 25 septembre), et celui des autorités anti-trust, qui doivent rendre leur verdict avant la fin de l’année.

Le plan présenté à la FAA exposait la méthodologie, les processus, les outils et le calendrier qui vont être appliqués pour assurer une transition en toute sécurité des activités sous un certificat opérationnel unique. Toute cette procédure devrait s’achever dans les quinze à dix-huit prochains mois.

Delta Air Lines et Northwest Airlines ont annoncé leur intention de fusionner au mois d’avril dernier. La nouvelle compagnie qui va résulter de ce rapprochement se nommera Delta Air Lines et sera basée à Atlanta. La différence avec l’actuelle Delta sera sa taille. Elle desservira 390 destinations dans soixante-sept pays et à l’aide d’une flotte de huit cents appareils. Elle devrait avoir un chiffre d’affaires cumulé de 35 milliards de dollars et employer 75.000 personnes dans le monde.

Cette nouvelle entité a été fortement désirée par Air France. Sa création va faciliter celle d’un joint-venture transatlantique prochainement, rassemblant Air France, KLM, Delta et Northwest.


Lire aussi : - Deux géants fusionnent : une compagnie colossale naît
                - La fusion Northwest - Delta dans l'impasse
                - Delta Airlines cherche à fusionner
                
                Et aussi un article connexe : Le ciel s'assombrit aux Etats-Unis

 

Futura perd sa licence d’exploitation

Futura perd sa licence d’exploitation

Futura International Airways fait un nouveau pas vers la faillite. La direction générale de l’aviation civile espagnole a suspendu la licence de la compagnie charter hier, le 22 septembre. La suspension n’est cependant pour l'instant que temporaire.

L’autorité espagnole a en effet estimé que la situation économique de Futura ne lui permettait pas d’assurer ses obligations et ses engagements. Mais elle a laissé jusqu’au 1er janvier 2009 à la compagnie pour trouver un investisseur souhaitant financer son plan de restructuration. Si c’est le cas, sa licence lui sera restituée.

En attendant, les vols vont être abandonnés. La flotte de Futura va se réduire à peau de chagrin et passer de trente-huit à douze appareils. GECAS a déjà récupéré quinze Boeing 737 qu’il louait à la compagnie. La direction a également annoncé qu’elle allait diviser par deux le nombre de ses salariés, qui sont aujourd’hui plus de 1.200.

Futura s’était placé en situation de faillite le 8 septembre dernier, mise à terre par la situation économique internationale et les prix du carburant. Quelques jours après, sa consoeur britannique XL Airways était liquidée pour les mêmes raisons.

Futura a gagné un bref sursis en présentant le 13 septembre une description détaillée de sa situation économique et de son plan de restructuration au gouvernement espagnol afin que celui-ci puisse évaluer la pertinence de lui laisser sa licence.


Lire aussi l'article : Futura n'a plus son avenir en mains