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31/08/2008

Qantas : la bouteille d'oxygène bel et bien à l'origine de l'incident

Qantas la bouteille d'oxygène bel et bien à l'origine de l'incident
Selon un rapport préliminaire du Bureau australien de la sécurité aérienne, la bouteille a explosé à 8.800 mètres d'altitude dans la soute du Boeing 747, endommageant le fuselage de l'appareil qui transportait 365 passagers.

L'explosion d'une bouteille d'oxygène est bien à l'origine de l'incident survenu le 25 juillet à bord d'un vol de la compagnie australienne Qantas, a indiqué la sécurité aérienne chargée de mener des investigations après une série de problèmes techniques.

Selon un rapport préliminaire du Bureau australien de la sécurité aérienne, la bouteille a explosé à 8.800 mètres d'altitude dans la soute du Boeing 747, endommageant le fuselage de l'appareil qui transportait 365 passagers.

La cabine avait dû être dépressurisée et l'avion avait atterri d'urgence à Manille après avoir lancé un signal de détresse. Tous les passagers s'en étaient sortis indemnes. Qantas a récemment connu une série de déboires et six de ses Boeing ont été immobilisés en raison d'irrégularités dans les rapports de maintenance.

Quelques jours après l'atterrissage d'urgence à Manille, un autre Boeing avait rebroussé chemin en raison d'une trappe des trains d'atterrissage qui ne s'était pas rétractée. Début août, un autre appareil de la Qantas à destination des Philippines avait également fait demi-tour peu après son décollage à la suite d'une fuite du système hydraulique détectée dans une aile.

La direction de l'aviation civile australienne (CASA) a ouvert une enquête spéciale à la suite de ces incidents.


Lire aussi : - Des bouteilles d'oxygène à l'origine de l'incident sur le 747 de Qantas ?
                 - Un Boeing 747 à deux doigts de la catastrophe

30/08/2008

Brussels Airlines racheté par Lufthansa ?

Brussels Airlines racheté par Lufhtansa

Lufthansa a annoncé le 28 août (jeudi) être en négociation avec SN Airholding SA, la maison-mère de la compagnie aérienne Brussels Airlines, en vue du rachat de cette dernière.

"L'objectif de cette négociation est une collaboration avec Brussels Airlines, en tant que compagnie opérant de manière indépendante, au sein du groupe Lufthansa", indique le communiqué. "Lufthansa prévoit d'acquérir 45% de SN Airholding au prix de 65 millions d'euros, dans le cadre d'une augmentation de capital", poursuit-il. "Après deux années et au-delà, Lufthansa serait autorisée à exercer une option d'acquisition sur les 55% (BIEN 55%) restants du capital". Le prix de cette option sera lié aux performances futures de Brussels Airlines.

Lufthansa prévoit de conclure ces négociations dans un délai de "quelques semaines". Brussels Airlines devrait conserver son nom et son indépendance dans le cadre de "l'alliance stratégique" qui devrait être conclue dans les semaines à venir avec Lufthansa, a indiqué Etienne Davignon, président du conseil d'administration de la compagnie belge.
Les deux compagnies donneront des informations sur les progrès de cette négociation en temps voulu et ont conclu d'ici là de ne pas faire de commentaire.

"C'est la stratégie de décentralisation, mise en place par Lufthansa avec Swiss, qui nous a séduite", a expliqué M. Davignon. Rachetée en 2005 et aujourd'hui détenue à 100% par la compagnie allemande, Swiss "a conservé sa structure, son management et son indépendance", souligne-t-il.

La stratégie de Brussels Airlines "reste donc ce qu'elle est mais dans un contexte de synergies qui sera meilleur", alors que les compagnies aériennes doivent faire face à des coûts de carburants élevés et que le secteur connaît un nouveau mouvement de regroupement.

"L'alliance avec Lufthansa est cohérente en raison de la formidable concentration en cours dans le secteur aérien", ajoute d'ailleurs Etienne Davignon. "Nous ne sommes pas contraints de le faire, ce qui nous a permis de conserver toute notre autonomie de négociation", précise-t-il encore.

Quant au calendrier des négociations, aucune date butoir n'a été fixée. "Rien n'a encore été conclu, précise par ailleurs M. Davignon, mais s'il n'y a pas d'accord avant la fin de l'année, il n'y aura pas d'accord du tout". Dans son communiqué, Lufthansa indiquait espérer boucler les discussions dans les semaines à venir. Un conseil d'administration de SN Airholfing doit avoir lieu "dans les dix jours", a enfin indiqué M. Davignon, sans autre précision.

Brussels Airlines était depuis un moment déjà, à la recherche d'un partenaire stratégique et des rumeurs d'un rachat par Lufthansa avaient circulé ces derniers mois dans la presse, sans jamais être confirmées. Née sur les cendres de la Sabena, Brussels Airlines emploie 3.000 personnes et dessert une cinquantaine de destinations en Europe et une quinzaine en Afrique, selon des données publiées sur son site internet.

En 2007, elle a réalisé un bénéfice net de 23,1 millions d'euros, pour un chiffre d'affaires de 921 millions d'euros. En début d'année, la compagnie belge avait annoncé que la hausse des prix du carburant et la baisse de la confiance des consommateurs auraient un impact négatif sur ses résultats de 2008.

Zoom dépose le bilan

Zoom dépose le bilan

Le transporteur canadien Zoom est la nouvelle victime de la hausse des prix du carburant et de conditions d'échanges extrêmement difficiles dans l'industrie aéronautique.

Le jeudi 28 août, Zoom a suspendu toutes ses opérations et a conseillé à tous ses clients en détention de billets déjà payés de contacter la société de leur carte de crédit ou de débit pour obtenir un remboursement.

Hugh et John Boyle, fondateurs de Zoom, ont déclaré hier : "Nous regrettons profondément d'avoir dû suspendre toutes les opérations de Zoom. C'est un jour bien sombre pour nos passagers ainsi que pour nos 600 employés".

"Nous sommes terriblements désolés pour le dérangement et la déception causés aux passagers ayant réservé des vols chez nous".

"Nous avons fait tout notre possible pour soutenir la compagnie aérienne et n'avons épargné aucun effort pour garantir un nouveau financement qui aurait maintenu nos appareils en vol. Jusqu'à la fin nous avons cru pouvoir obtenir un nouveau programme d'investissement afin d'assurer les opérations futures, mais les actions de nos créanciers nous ont contraints à cesser nos vols. Face à l'impossibilité de mener le programme d'investissement à son terme, les directeurs de Zoom n'ont eu d'autre choix que de déposer le bilan".

"L'arrêt des opérations est le résultat de la difficulté exceptionnelle des conditions d'échanges qui ont affecté toutes les compagnies aériennes au cours des 12 derniers mois. Nous avons travaillé d'arrache-pied lors de ces sept dernières années afin de construire une entreprise prospère, mais nous avons subi des pertes cette année en raison de l'augmentation sans précédent du prix du carburant couplée à la conjoncture économique. La hausse des prix du pétrole a alourdi nos frais annuels d'exploitation d'environ 50 millions de dollars et nous n'avons pas pu récupérer cet argent à partir des réservations des passagers".

"Nous tenons à remercier les milliers de passagers qui ont choisi de voyager avec Zoom au cours des sept dernières années, ainsi que le personnel de notre compagnie pour leurs efforts. Nous regrettons d'avoir à prendre aujourd'hui des décisions inévitables".

Sur son site web, la compagnie a publié des détails sur les autres transporteurs desservant les anciennes routes de Zoom. Pour plus de précisions, visitez le site ZOOM.

Rome place Alitalia sous tutelle

Le gouvernement italien a nommé un commissaire extraordinaire chargé de gérer Alitalia, donnant de facto son accord à la mise sous tutelle de la compagnie aérienne comme celle-ci l'avait demandé hier vendredi à l'issue d'un conseil d'administration.

Le gouvernement de Silvio Berlusconi a nommé l'ancien ministre des Finances Augusto Fantozzi commissaire extraordinaire pour gérer Alitalia, peu après que la compagnie eut annoncé avoir demandé à être placée sous administration extraordinaire, comme le prévoit la législation sur les faillites.

Alitalia a précisé dans un communiqué avoir demandé à être déclarée insolvable et avoir déposé un recours en ce sens devant le tribunal de Rome. Cette procédure, qui était prévue dans le plan de sauvetage de la compagnie mis au point par la Banque Intesa Sanpaolo, doit permettre la relance d'une nouvelle compagnie débarrassée du poids de la dette de l'ancienne société.

M. Fantozzi devra se prononcer sur ce plan de sauvetage, qui prévoit, selon une source proche du dossier, la scission d'Alitalia et la création d'une nouvelle société regroupant les activités rentables, détenue par 16 actionnaires italiens prêts à mettre ensemble un milliard d'euros sur la table. Le gouvernement a adopté jeudi un décret-loi modifiant la loi sur les faillites afin de permettre le sauvetage de la compagnie italienne (voir articles précédents plus bas).

Le texte adopté par le gouvernement permet aussi à Alitalia de déroger à la loi antitrust et d'intégrer dans la nouvelle société assainie des actifs d'Air One, deuxième compagnie de la péninsule. Hier vendredi, le conseil d'aministration n'a pas approuvé les comptes semestriels d'Alitalia, contrairement à ce qui avait été annoncé, a indiqué un porte-parole.

Les pertes de la compagnie pour le premier semestre 2008 sont évaluées à 400 millions d'euros par les analystes, tandis qu'au premier trimestre, la compagnie avait enregistré une perte avant impôts de 215 millions d'euros. Selon un communiqué publié hier vendredi par Alitalia, la dette de la société s'élevait à 1,17 milliard d'euros au 31 juillet. Après avoir été soutenue à bout de bras par l'Etat pendant des années, Alitalia est arrivée en fin de vie. Elle ne survivait plus qu'à travers le soutien de l'Etat qui lui avait encore injecté en avril 300 millions d'euros.

Les syndicats représentant les salariés d'Alitalia ont été convoqués pour lundi par le gouvernement pour examiner l'épineuse question des suppressions d'emplois, qui devraient s'élever à 7.000 postes, selon la presse italienne.


Lire aussi :  - Rome va modifier la loi sur les faillites pour sauver Alitalia  
                  - Air France KLM serait invité à reconsidérer le dossier Alitalia
                  - Le partenaire étranger d'Alitalia serait Lufthansa
                  - Le gouvernement italien trouve un financement pour sauver Alitalia
                  - Alitalia veut une recapitalisation puis un partenaire international  
                  - Le processus de vente d'Alitalia relancé
                  - Multi-Long Corp fait une offre pour reprendre Alitalia
                  - Silvio Berlusconi évoque une possible nationalisation d'Alitalia
                  - Ryanair porte plainte auprès de l'Union Européenne                 
                  - Bruxelles doute de la nature de l'aide italienne à Alitalia              
                  - Air France-KLM retire définitivement son offre sur Alitalia
                  - Alitalia pourrait obtenir de l'Italie un prêt de 100 à 150 millions
                  - Air France-KLM juge que la balle est dans le camp d'Alitalia
                  - Renouer le fil entre Alitalia et Air France-KLM
                  -
Air France KLM tire une croix sur Alitalia
                 
- Air France-KLM ouvert à des concessions sur l'offre d'Alitalia
                  - Air France propose à Alitalia une alliance, et non une acquisition
                  - Alitalia repousse le choix d'un partenaire
                  - Alitalia va approcher Air France KLM et Lufthansa
                  - Alitalia serait en contact avec Air France

28/08/2008

Pagaille dans le ciel américain après une panne informatique

Un problème informatique a provoqué mardi d'importants retards dans les vols au-dessus des États-Unis. La panne est intervenue peu après 13 heures, heure locale, et a paralysé plusieurs aéroports américains dont Atlanta, New York, Washington, Chicago ou encore Charlotte. Le dysfonctionnement provenait du système par lequel les pilotes indiquent leur "plan de vol". Sans une coordination informatique de ces "plans de vol", les avions ne peuvent pas quitter le tarmac.

Près de 65 vols perturbés
"Nous avons identifié le problème sur l'ordinateur d'où vient la panne. Nous sommes en voie de restauration du trafic", a indiqué durant la nuit le chef opérationnel du trafic de l'aviation civile américaine Taylor Kowska. Pour sa part, une porte-parole de l'Administration fédérale de l'aviation (FAA), Diane Spitaliere, a affirmé qu'il n'y avait "pas de problème de sécurité", "aucun problème de communication avec les avions". Si les avions n'ont pas pu décoller, ils ont aussi eu des difficultés à atterrir. Comme "les avions sont retardés au sol, ils créent un ralentissement des arrivées parce que ça crée une congestion", a souligné Diane Spitaliere.

Pour l'heure, la FAA a évoqué 65 vols perturbés par ce problème, mais sans établir de bilan définitif. Elle a précisé que si des pannes informatiques avaient déjà eu lieu, celle-ci était "différente des précédentes", notamment par l'ampleur de ses conséquences, ce qui explique le temps que les techniciens ont mis à l'identifier.

Rome va modifier la loi sur les faillites pour sauver Alitalia

Le projet du gouvernement de Silvio Berlusconi prévoit une scission d'Alitalia en deux entités indépendantes, suivie d'un dépôt de bilan de celle qui regroupera les activités les plus en difficulté.  Air France KLM a réaffirmé son intérêt pour la compagnie italienne.

Air France-KLM est "prêt à prendre une participation minoritaire au capital" de la nouvelle société Alitalia "aux côtés des investisseurs réunis par la banque Intesa SanPaolo", a indiqué une porte-parole aujourd'hui. "Air France KLM confirme son intérêt et son souhait de rester le partenaire stratégique d'Alitalia" a fait savoir le transporteur franco-néerlandais qui détient actuellement 2% au capital de la compagnie italienne.

"A cet effet, et si les perspectives de la nouvelle société sont bien confirmées, Air France KLM est prêt à prendre une participation minoritaire au capital de la nouvelle société aux côtés des investisseurs réunis par la banque Intesa SanPaolo" a expliqué cette porte-parole sans donner de précision sur le montant de sa future participation.
Plus tôt dans la journée, le gouvernement italien de Silvio Berlusconi avait adopté en conseil des ministres un décret-loi modifiant la loi sur les faillites afin de permettre le sauvetage d'Alitalia, a annoncé l'agence Ansa. La nouvelle loi définira le cadre permettant aux grandes entreprises en difficulté, placées sous administration extraordinaire, d'accélérer certaines procédures. Seront ainsi simplifiées les cessions d'actifs, de contrats et les suppressions de personnel.

La modification adoptée par le gouvernement est une condition indispensable à la réalisation du plan de sauvetage mis au point par la banque Intesa Sanpaolo pour la compagnie italienne au bord de la faillite.
Le projet prévoit la scission de la compagnie en deux entités. L'une, viable, sera reprise par 16 actionnaires italiens qui ont constitué une nouvelle société mardi soir. L'autre, lestée des dettes et des activités sans avenir, sera mise en faillite. Les nouveaux investisseurs ont en effet refusé de prendre en charge la dette d'environ 1,2 milliard d'euros d'Alitalia. Elle devra être assumée par l'Etat, ce qui, selon des experts, pourrait être considéré comme une aide publique, illégale aux yeux de Bruxelles. La Commission européenne a reçu le projet de plan de privatisation mercredi soir (hier). Elle a refusé toutefois de prendre position sur son contenu.

Le projet de sauvetage d'Alitalia doit également être approuvé demain vendredi en fin de journée lors d'un conseil d'administration d'Alitalia. Celui-ci devrait aussi se solder par une perte semestrielle de 400 millions d'euros. Selon le plan de redressement concocté par la banque Intesa Sanpaolo, la nouvelle Alitalia devrait renouer avec les bénéfices en 2011, et ses 16 nouveaux actionnaires ne pourront se désengager de la société avant 2013. Les syndicats ont exprimé la plus grande prudence à l'égard de ce projet, qui a déjà été dénoncé par l'opposition de gauche. La presse italienne rapporte, en effet, que le nombre de suppression d'emplois du nouveau projet de restructuration pourrait s'élever  jusqu'à 7.000 personnes.


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27/08/2008

Airbus et Boeing en proie à des désistements de commandes

Airbus accusé d'avoir touché jusqu'à 205 milliards de subventions

La conjoncture est bonne pour l’industrie aéronautique, et notamment pour Airbus qui ne s’inquiète pas des quelques annulations et report de commandes.

Après le Salon international de l'aéronautique de Farnborough, qui a lieu tous les deux ans près de Londres, Airbus qui totalise 711 commandes depuis le début de l’année, à finalement  relevé ses prévisions passant de 700 à 850 pour 2008.

Pourtant le groupe confirme aujourd’hui avoir 43 annulations de commandes. Alors que certaines sont simplement liées au report de commandes sur  lancement du nouvel A350 XWB, la nouvelle version de l’A350, d’autres, comme par exemple la compagnie indienne Kingfisher sont décalées de 2 ans.

Vijay Mallya, le PDG de la compagnie aérienne indienne Kingfisher a négocié avec Airbus un report de livraison de 32 moyen-courriers A320, initialement prévue pour 2008-2009, à 2010-2012.

A ce sujet, le groupe Airbus, sans confirmer ce report, a expliqué «avoir commencé cette année, en raison du changement de conjoncture dans le transport aérien, à discuter avec ses clients pour savoir si les délais de livraison négociés précédemment leurs convenaient toujours», et ajoute au sujet de la compagnie indienne qu’«il n'y a en tout cas pas eu d'annulation de commandes et c'est ce qui importe».

Cependant ce chiffre pourrait se dégrader avec le problème de santé des compagnies américaines. Parmi les 4.000 avions restant à livrer par Airbus, près de 200 sont destinés à des sociétés en difficultés, comme United ou US Airways.

Boeing prudent sur les commandes américaines
Boeing a également de bons chiffres avec en date du 12 août 577 contrats signés.
Boeing subit également, la faiblesse des compagnies américaines, qualifiant d’«incertaines» les 146 commandes de Continental et Delta airlines. En valeur absolue, les 146 commandes américaines représenteraient près de 10 milliards de dollars de manque à gagner. Cependant, au regard d’un carnet de commande de 400 milliards de USD environ, les conséquences paraissent mois désastreuses.

Quant à American Airlines, le transporteur aurait réussi à négocier avec Boeing la conversion en commande d'une option de 26 B737, en indiquant que 6 d’entre eux devraient être livré très rapidement, avant 2010.


La guerre entre les deux constructeurs... ne fait que continuer.

Air France-KLM serait invité à reconsidérer le dossier Alitalia

Alitalia prévoit des pertes d'emplois et une augmentation de capital

L'idée d'une reprise d'Alitalia par Air France KLM a peut-être été abandonnée trop vite. Intesa Sanpaolo, la banque conseil de la compagnie aérienne italienne en faillite, doit présenter son plan de sauvetage à la direction d'Air France KLM aujourd'hui. Les deux parties ont refusé de confirmer le rendez-vous, qui doit se tenir quelques heures avant un comité d'administration d'Air France-KLM.

La partie n'est cependant pas jouée. La compagnie allemande Lufthansa reste considérée comme favorite pour devenir le partenaire industriel qui aidera Alitalia à se redresser, dans le cadre d'une nouvelle entité. Cette société aurait été constituée hier mardi, sous le nom de «Compagnie aérienne italienne». Les seize investisseurs italiens réunis par Intesa Sanpaolo devraient la doter d'un milliard d'euros. Ils attendent désormais l'appui d'un associé international, qui pourrait donc être Air France KLM.

Le groupe avait négocié pendant quatre mois avant d'abandonner les discussions pour la reprise d'Alitalia en avril dernier. Les débats avaient fini par achopper sur des revendications syndicales. Le PDG du groupe franco-néerlandais, Jean-Cyril Spinetta, avait alors «pris acte avec regret de la rupture des négociations qui n'est pas de notre fait».

En revanche, les investisseurs s'étaient montrés satisfaits de cette issue. Ils redoutaient en effet que l'acquisition d'Alitalia ne grève les résultats du groupe franco-néerlandais. La rumeur d'une relance du projet de rachat d'Alitalia pourrait donc impacter le titre mercredi à la Bourse de Paris. Il a clôturé en repli de 2,24% hier mardi.


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Atterrissage d'urgence d'un avion Ryanair à Limoges suite à une dépressurisation

Un B737 de Ryanair a effectué un atterrissage d'urgence lundi soir à Limoges (sud-ouest), en raison d'une dépressurisation dans la cabine, ont indiqué tôt mardi matin les pompiers.

L'appareil, qui avait quitté la Grande-Bretagne pour se rendre en Espagne, a atterri vers 23H30 (21H30 GMT) à Limoges "par mesure de précaution", a précisé Ryanair, ajoutant que les quelques 26 passagers hospitalisés souffrent de faibles problèmes auditifs. Le Boeing 737, qui assurait la liaison Bristol - Barcelone-Girone, est descendu de plus de 8.000 mètres de son altitude de croisière en cinq minutes, en raison d'un problème de dépressurisation.

Sur les 168 passagers et 7 membres d'équipage, 26 ont été affectés par des problèmes, sans gravité, au niveau des tympans, ont ajouté les pompiers. Vers 03H30 (01H30 GMT) mardi, un avion du même type, affecté par Ryanair depuis l'aéroport de Bristol, est reparti avec 127 passagers à son bord. Les autres touristes, qui ne souhaitaient pas réembarquer à la suite de l'incident, devaient être acheminés vers Girone mardi vers 12H00 (10H00 GMT).

Les raisons de cette brusque dépressurisation restaient inconnues mardi matin. Un rapide examen de l'appareil n'a pas laissé apparaître de défaillance particulière.

26/08/2008

Plus de concurrence pour les aéroports britanniques

Le régulateur britannique de la concurrence a estimé que l'opérateur aéroportuaire BAA, filiale du groupe espagnol Ferrovial, bénéficiait d'une position anticompétitive et a préconisé la cession de trois de ses sept aéroports au Royaume-Uni, deux à Londres et un en Ecosse.

La Commission de la concurrence britannique a conclu que "des problèmes de concurrence sérieux émanent du fait que sept aéroports britanniques appartiennent à BAA", a expliqué un de ses responsables, Christopher Clarke.

Ce manque de concurrence s'est traduit par "des investissements qui ne correspondent pas aux besoins et une qualité de services bas tant pour les compagnies aériennes que pour les passagers", a-t-il ajouté.

Pour y remédier, le gendarme de la concurrence a donc préconisé la cession de trois aéroports : deux des trois (Heathrow, Gatwick et Stansted) que BAA détient dans l'agglomération londonienne et l'un de ses deux principaux aéroports écossais, Edimbourg ou Glasgow.

La Commission, qui avait été saisie du dossier en mars 2007, a émis ces recommandations préliminaires dans le cadre d'un rapport d'étape. Elle va maintenant entamer une phase de consultation avec les parties concernées sur les solutions qu'elle a préconisées, et publiera son rapport final, comprenant ses recommandations définitives, au premier trimestre 2009.