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28/08/2008

Rome va modifier la loi sur les faillites pour sauver Alitalia

Le projet du gouvernement de Silvio Berlusconi prévoit une scission d'Alitalia en deux entités indépendantes, suivie d'un dépôt de bilan de celle qui regroupera les activités les plus en difficulté.  Air France KLM a réaffirmé son intérêt pour la compagnie italienne.

Air France-KLM est "prêt à prendre une participation minoritaire au capital" de la nouvelle société Alitalia "aux côtés des investisseurs réunis par la banque Intesa SanPaolo", a indiqué une porte-parole aujourd'hui. "Air France KLM confirme son intérêt et son souhait de rester le partenaire stratégique d'Alitalia" a fait savoir le transporteur franco-néerlandais qui détient actuellement 2% au capital de la compagnie italienne.

"A cet effet, et si les perspectives de la nouvelle société sont bien confirmées, Air France KLM est prêt à prendre une participation minoritaire au capital de la nouvelle société aux côtés des investisseurs réunis par la banque Intesa SanPaolo" a expliqué cette porte-parole sans donner de précision sur le montant de sa future participation.
Plus tôt dans la journée, le gouvernement italien de Silvio Berlusconi avait adopté en conseil des ministres un décret-loi modifiant la loi sur les faillites afin de permettre le sauvetage d'Alitalia, a annoncé l'agence Ansa. La nouvelle loi définira le cadre permettant aux grandes entreprises en difficulté, placées sous administration extraordinaire, d'accélérer certaines procédures. Seront ainsi simplifiées les cessions d'actifs, de contrats et les suppressions de personnel.

La modification adoptée par le gouvernement est une condition indispensable à la réalisation du plan de sauvetage mis au point par la banque Intesa Sanpaolo pour la compagnie italienne au bord de la faillite.
Le projet prévoit la scission de la compagnie en deux entités. L'une, viable, sera reprise par 16 actionnaires italiens qui ont constitué une nouvelle société mardi soir. L'autre, lestée des dettes et des activités sans avenir, sera mise en faillite. Les nouveaux investisseurs ont en effet refusé de prendre en charge la dette d'environ 1,2 milliard d'euros d'Alitalia. Elle devra être assumée par l'Etat, ce qui, selon des experts, pourrait être considéré comme une aide publique, illégale aux yeux de Bruxelles. La Commission européenne a reçu le projet de plan de privatisation mercredi soir (hier). Elle a refusé toutefois de prendre position sur son contenu.

Le projet de sauvetage d'Alitalia doit également être approuvé demain vendredi en fin de journée lors d'un conseil d'administration d'Alitalia. Celui-ci devrait aussi se solder par une perte semestrielle de 400 millions d'euros. Selon le plan de redressement concocté par la banque Intesa Sanpaolo, la nouvelle Alitalia devrait renouer avec les bénéfices en 2011, et ses 16 nouveaux actionnaires ne pourront se désengager de la société avant 2013. Les syndicats ont exprimé la plus grande prudence à l'égard de ce projet, qui a déjà été dénoncé par l'opposition de gauche. La presse italienne rapporte, en effet, que le nombre de suppression d'emplois du nouveau projet de restructuration pourrait s'élever  jusqu'à 7.000 personnes.


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