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19/08/2008

Le modèle low-cost a fait son temps, l'aviation de demain approche

Le modèle low-cost a fait son temps, l'aviation de demain approche

Le secteur aérien mondial est dans la tourmente. Entre marché traditionnel des compagnies historiques et ruée sur le tourisme populaire ou ethnique des compagnies à bas prix, personne ne sait de quoi le ciel de demain sera fait. Seule certitude : toutes les compagnies ne passeront pas l'hiver...

Le secteur aérien est-il vraiment en pleine tourmente ?
La situation se détériore a une vitesse extrêmement rapide. Flambée du prix du pétrole, réorganisations, tout le scénario qu'on imaginait pour 18 mois s'est déjà déroulé en trois mois. Avec un paradoxe en toile de fond : en juin, la dernière assemblée générale des compagnies aériennes (de l'IATA) a confirmé que 2007 avait été une année exceptionnelle. Deuxième élément : l'effet boule de neige sur le pouvoir d'achat des consommateurs. Il ne se traduit pas encore dans les chiffres mais on s'y attend. Enfin, il y a le prix du marché des avions. Avec les compagnies qui disparaissent et qui avaient commandé de nouveaux avions, il y a des appareils disponibles sur le marché et les prix sont en train de chuter.

Le modèle low-cost va-t-il survivre à ce traitement ?
Le système low-cost ne va sans doute pas continuer tel qu'on le connait. Son principe se basait sur le fait de gagner de l'argent une fois que l'avion était en vol et de réduire le coût de tout le reste. Aujourd'hui, avec le prix du carburant, l'un n'arrive plus à compenser l'autre. Certaines compagnies en arrivent même parfois à penser qu'il vaut mieux ne pas voler parce que cela coûte. On peut se poser des questions sur les commandes qui ont été passées... EasyJet annoncait en 2007, quand tout allait encore bien, qu'elle allait recevoir un nouvel appareil toutes les trois semaines... Finalement, c'est aujourd'hui que c'est le bon moment pour se refaire un flotte neuve beaucoup moins chère qu'il y a six mois... Dans ces circonstances, les low-cost les plus faibles vont souffrir, les plus grosses vont essayer de faire le gros dos, mais avec un modèle commercial se rapprochant du traditionnel.

Les agences de voyage et les tours-opérateurs ne signalent jusqu'ici pas de chute dramatique. Les gens veulent toujours partir en vacances...
La clientèle des low-cost est plus exposée. Tout le monde souffre du prix du fuel. Mais s'il monte à 250 ou 300 dollars le baril, une bonne partie des voyages de "loisirs" va disparaître.

A quoi ressemblera le secteur aérien dans quelques années, voire une ou deux ?
Aux conditions actuelles en Europe, on devrait aboutir à une situation où se croisent trois types de compagnies aériennes : des low-cost puissantes qui auront dû revoir leur business model, les quelques grosses compagnies avec un réseau global de long-courrier (Air France - KLM, British Airways, Lufthansa, ...) et des sociétés qui pourront jouer sur des marchés ou des situations de niche grâce à un positionnement géographique et/ou démographique intéressant.

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