J.R., le meilleur de l'aviation commerciale et civile !


> Index général < - Éditorial - Sources - Airbus - Boeing - Annuaire AeroRef - Forum

31/07/2008

British Airways et Iberia parlent "fusion"

British Airways et Iberia parlent fusion

Les compagnies aériennes britannique et espagnole British Airways (BA) et Iberia ont annoncé qu'elles voulaient fusionner, projet qui n'étonne pas dans un secteur où les nuages de la crise économique et le pétrole cher s'amoncellent.

Les deux groupes annonçaient leur intention de fusionner, tout en actions. Selon le patron de British Airways, Willie Walsh, la fusion créerait la troisième compagnie mondiale par le chiffre d'affaires (derrière Air France-KLM et Lufthansa).
Mais il faudra attendre plusieurs mois avant qu'elle soit achevée. La capitalisation de British Airways est actuellement deux fois plus importante que celle d'Iberia. Les deux groupes pensent se réunir sous l'égide d'une holding unique avec une structure de direction unifiée issue des directions actuelles.

Cette holding achèterait en même temps British Airways et Iberia, et serait cotée à la fois à Londres et à Madrid. Les deux marques British Airways et Iberia continueraient d'exister. British Airways possède déjà 13,15% d'Iberia, qui détient pour sa part, directement et via des produits dérivés, 10% de British Airways. Le lien entre les deux compagnies remonte à une dizaine d'années.

British Airways a longtemps été le premier actionnaire d'Iberia avec environ 10%, au point qu'elle avait tenté l'an dernier de racheter l'Espagnole, mais sans y mettre un sou de plus, avec le soutien notamment du fonds américain Texas Pacific.

Le rachat avait cependant capoté. Pour autant, les deux compagnies avaient continué à bien s'entendre. Quand British Airways avait porté de 10,1% à 13,15% sa part dans Iberia en mars, Willie Walsh avait indiqué que cet achat "reflétait l'importance stratégique attachée (par British Airways) à sa relation avec Iberia". L'annonce de la probable fusion n'était pas particulièrement attendue ces jours-ci, mais elle n'est pas non plus surprenante car dès mars Willie Walsh prévenait :

"Nous étudierons les opportunités ultérieures d'accroître cette part". Iberia avait de son côté déclaré début 2007 qu'elle voulait jouer un rôle actif dans la consolidation du ciel européen, qui a vu ces dernières années les mariages de Air France et KLM, et de Lufthansa et Swiss.

Willie Walsh est de surcroît un fervent partisan des rapprochements dans le secteur aérien, même s'il estimait en juin qu'actuellement une consolidation supplémentaire en Europe "serait difficile". D'abord mécontent de l'accord de ciel ouvert transatlantique, qui a ouvert à la concurrence les liaisons Etats-Unis/Europe et a fortement entamé le gâteau de BA à l'aéroport londonien d'Heathrow, M. Walsh a décidé de prendre les choses en main.

Il mène notamment depuis plusieurs mois un rapprochement d'activité avec American Airlines, même si une fusion n'est pas encore possible en raison des accords actuels sur le secteur entre les Etats-Unis et l'Union européenne.

L'alliance Oneworld, qui comprend ces trois compagnies mais aussi Cathay Pacific, Finnair, Japan Airlines, LAN, Malev, Qantas et Royal Jordanian, pourrait aussi sortir renforcée de ce rapprochement, a estimé mardi le président-directeur général d'Iberia Fernando Conte.

M. Walsh a aussi remarqué que la fusion envisagée serait "particulièrement attractive dans l'environnement économique actuel". Les compagnies aériennes font face au très fort ralentissement mondial, auquel se sont ajoutés récemment les prix élevés du pétrole, qui pèsent de plus en plus dans leurs comptes. La compagnie à bas coûts Ryanair, qui annonce des pertes pour cette année, a prédit lundi faillites et consolidations dans le secteur au cours des mois à venir.

30/07/2008

Austrian Airlines cherche un "partenaire stratégique"

Austrian Airlines cherche un partenaire stratégique

La compagnie aérienne autrichienne Austrian Airlines (AUA), empêtrée dans des difficultés financières, cherche "un partenaire stratégique" pour survivre, la compagnie allemande Lufthansa étant donnée comme favorite.

"Seul un partenaire stratégique" peut permettre à l'AUA "de se sortir de ses difficultés financières" et de faire face à la concurrence, a déclaré à Vienne le président de la compagnie aérienne autrichienne, Alfred Ötzsch, à la fin d'une réunion du conseil de surveillance.

A l'issue du premier semestre, l'AUA, comme prévu, a dû annoncer des pertes d'un total de 48,7 millions d'euros et envisagé sur l'année 2008 une perte de 70 à 90 millions d'euros par rapport à un chiffre d'affaires de 2,49 milliards d'euros en 2007, qui sera en légère progression cette année.

Dans un rapport confié à la société américaine Boston Consulting et présenté lundi au conseil de surveillance, les experts se prononcent clairement en faveur de la recherche "d'un partenaire stratégique" et, parmi les candidats potentiels, favorisent Lufthansa, d'après les médias autrichiens.

Parmi les autres partenaires envisagés figurent notamment Air France - KLM, la compagnie russe Aeroflot et Turkish Airlines, tandis que, selon des journaux autrichiens, Air China serait aussi sur les rangs.

Lufthansa est d'autant plus favorite qu'elle est déjà fortement liée à Austrian Airlines au sein de la coalition de compagnies aériennes qu'elle dirige sous le label de Star Alliance, alors qu'Air France - KLM conduisent la coalition rivale Sky Team.

Ryanair condamnée à 54.100 euros d'amende pour pub mensongère

L'autorité italienne de la concurrence Antitrust a annoncé avoir condamné Ryanair à 54.100 euros d'amende pour publicité mensongère sur le prix affiché.

L'Antitrust a sanctionné une publicité d'avril 2007 dans laquelle la compagnie promettait sur son site internet des vols "à partir de 10 euros l'aller, taxes incluses" sur plusieurs destinations étrangères, précise l'organisme dans sa décision publiée sur son site internet.

Coût
Or, indique l'Antitrust, cette somme de 10 euros n'inclut pas le coût du paiement par carte de crédit (2,50 euros à l'époque), qui est prélevé sur chaque trajet et pour chaque passager.

Ryanair avait fait valoir pour sa défense que ce coût n'était pas obligatoire puisque pour les porteurs d'une certaine catégorie de carte (Visa Electron), représentant 14% des passagers, aucun coût de transaction n'est prélevé, selon le texte de la décision.

Célébrités
Ryanair a par le passé été assignée en justice à plusieurs reprises pour ses publicités, mais surtout en raison de l'utilisation de photos de personnes célèbres sans autorisation.

La compagnie a ainsi été condamnée en début d'année en France à verser 60.000 euros aux époux Sarkozy pour avoir utiliser une photo de leur couple pour une publicité.

Le parti séparatiste italien de la Ligue du Nord a aussi protesté vendredi dernier après l'utilisation d'une photo de son chef Umberto Bossi en train de faire un doigt d'honneur, pour s'en prendre aux tarifs et aux grèves d'Alitalia.

29/07/2008

Emirates prend livraison de son premier A380

Emirates prend livraison de son premier A380

La compagnie Emirates de Dubaï prenait livraison hier à Hambourg du premier de ses 58 avions géants A380 d'Airbus, autre signe de la bonne santé du secteur du transport aérien dans la riche région du Golfe.

Profitant de cette occasion, le patron de la compagnie, cheikh Ahmed ben Saïd Al-Maktoum, a annoncé la signature d'une lettre d'intention pour 60 Airbus supplémentaires : 30 A330-300 et 30 A350. Emirates, appartenant au gouvernement de Dubaï, est le plus gros client de l'A380. Elle sera la deuxième à l'exploiter commercialement après Singapor Airlines qui en a déjà quatre.

Le gros porteur d'Emirates sera affecté à partir du 1er août à une liaison directe Dubaï-New York, importante pour la stratégie de croissance de la compagnie. "L'A380 est l'un des piliers essentiels (du développement futur) d'Emirates", a souligné dimanche cheikh Ahmed.

En septembre 2007, le président d'Emirates Tim Clark avait dit souhaiter doubler les commandes qui étaient alors à 55 exemplaires, si ce n'était la capacité de l'aéroport de Dubaï pourtant le plus actif du Moyen-Orient. Emirates, qui a une flotte de 113 avions, attend la construction d'un nouvel aéroport à Dubaï, qui doit devenir le plus grand au monde avec six pistes et une capacité annuelle de 120 millions de voyageurs.

Première année prometteuse pour Transavia en Tunisie

Première année prometteuse pour Transavia en Tunisie

La première année de Transavia en Tunisie est un succès. Lionel Guérin et Hélène Abraham, respectivement président et vice-présidente de la nouvelle filiale loisir d’Air France KLM, ont exposé le premier bilan annuel sur la présence de la compagnie en Tunisie. Une conférence de presse était organisée à Monastir le 22 juillet, en présence des autorités aéronautiques tunisiennes et de nombreux journalistes.

Avec un taux de remplissage moyen de plus de 70%, la compagnie a transporté 141.000 passagers vers la Tunisie dont 76.000 en vols réguliers sur Djerba, 53.000 sur Monastir et 12.000 sur Tozeur. Transavia a réalisé plus de 1000 vols réguliers sur l’ensemble de ces trois destinations tunisiennes, sans compter les nombreux vols directement affrétés par les tours opérateurs. L’activité B2B représente aujourd’hui près de 30% de ses opérations et devrait atteindre à terme la moitié de ses activités, à l’instar de sa grande sœur Transavia Holland, rentable depuis plus de trente ans.

L’arrivée de Transavia a contribué à l’augmentation du trafic entre Paris et la Tunisie et la part du pavillon français a progressé d’une façon équivalente (+10% sur l’ensemble des trois destinations entre janvier et mai 2008), répondant ainsi réellement à la croissance de la demande.

Si les autorités tunisiennes se sont montrées un peu frileuses pour accueillir la jeune compagnie française à ses débuts, Lionel Guérin a rappelé que Transavia était par définition une compagnie low-cost au niveau de ses coûts et qu’elle n’avait pas l’intention de « faire n’importe quoi » sur ses destinations, notamment en terme de politique commerciale. Le PDG de Transavia a par ailleurs salué Tunisair Handling pour la qualité de ses prestations à la touchée de ses appareils et a été impressionné par la gestion « exemplaire » de l’aéroport international Habib Bourguiba de Monastir, la première plateforme tunisienne en terme de trafic passagers.

Selon les statistiques du CETO (Centre d’Etudes des Tours Opérateurs français), la Tunisie affiche une progression annuelle de l’ordre de 6% en terme de vente de forfaits. La Tunisie restera donc une priorité pour Transavia qui desservira régulièrement Djerba (cinq fois par semaine : lundi, mardi, jeudi, vendredi et dimanche), Monastir trois fois (mardi, jeudi et samedi) et Tozeur deux fois (lundi et vendredi) dans son programme hiver 2008 /2009.

Face à l’envolée du prix du kérosène, le bassin méditerranéen et la Tunisie en particulier pourraient même devenir des destinations refuges pour des passagers ayant davantage l’habitude de voyager vers des destinations lointaines. « Même si les prévisions pour cet hiver sont difficiles » admet Lionel Guérin, « le moyen-courrier pourrait récupérer une partie du trafic loisir du long-courrier et notamment au profit des destinations ensoleillées situées à moins de trois heures de Paris ».

Chute des résultats au 1er trimestre pour Ryanair

La compagnie aérienne à bas prix irlandaise Ryanair a annoncé hier une chute de 85% de son bénéfice net au premier trimestre de l'exercice 2008-2009.

Sur les trois premiers mois, le numéro un européen de ce segment du transport aérien a dégagé un bénéfice net de 21 millions d'euros, contre 138,9 millions d'euros un an plus tôt, a-t-il précisé.

Le chiffre d'affaires a progressé de 12%, à 777 millions d'euros, mais est resté en deçà des prévisions.

La compagnie a également averti que l'ensemble de l'exercice pourrait se solder par une perte allant jusqu'à 60 millions d'euros si les cours du pétrole restaient élevés. Ceux-ci ont cru de 93%, pour atteindre 367 millions d'euros.

Au début du mois de juin, Ryanair avait dit pouvoir éviter de tomber dans le rouge en dépit de la flambée des prix des carburants. Le nombre de passagers a cru de 19% à quinze millions de personnes.

28/07/2008

Le personnel de Lufthansa en grève

Environ 5.000 employés de la compagnie aérienne allemande Lufthansa étaient en grève lundi à la mi-journée, à l'appel du syndicat des services Verdi, mais le mouvement perturbait peu le trafic.

Les déblayages concernent notamment l'aéroport de Francfort (ouest), le troisième d'Europe, mais aussi Cologne (ouest), Düsseldorf (ouest) et Munich (sud), selon Erhard Ott, en charge chez Verdi des négociations avec Lufthansa, interrogé par la chaîne de télévision ZDF. Le syndicat a lancé un appel à la grève du personnel de cabine, technique et au sol à partir de ce lundi pour faire pression sur la compagnie aérienne dans le cadre de négociations salariales. Mais pour l'instant, le trafic est peu perturbé, selon un porte-parole de Lufthansa.

Les 600 vols prévus dans la matinée n'ont pas subi de retards, a-t-il indiqué, précisant que Lufthansa assure 2.000 vols par jour. "La grève de Verdi n'a pas de conséquence sur le trafic", a-t-il assuré, expliquant que Lufthansa s'était préparée à cette situation, qui pourrait représenter pour la compagnie le plus important mouvement social depuis 13 ans. Selon Verdi, la grève va avoir un impact financier important pour Lufthansa, de cinq millions d'euros par jour. "Il n'est pas possible de faire une évaluation sérieuse", a rétorqué le porte-parole de Lufthansa.

Verdi réclame une hausse des salaires de 9,8% sur un an pour les personnels au sol et volants, soit quelque 50.000 personnes qui travaillent en cabine, aux guichets, dans les services techniques ou encore pour les services de restauration. La compagnie, elle, a proposé une augmentation de 6,7% étalée sur 21 mois. Verdi n'est prêt à reprendre les discussions qu'à partir du moment où Lufthansa fera "une offre nettement améliorée", avait prévenu M. Ott la semaine dernière. Le syndicat justifie sa revendication à l'aune des résultats financiers solides de la compagnie, qui résiste pour l'instant plutôt mieux que ses consoeurs à la concurrence sur ses marchés et à l'envolée des prix du carburant.

Parallèlement, Lufthansa est également empêtrée dans un autre conflit sur les salaires, avec les pilotes de deux filiales qui souhaitent voir leurs rémunérations revalorisées et qui ont également mené plusieurs grèves d'avertissement ces dernières semaines.


Lire aussi : Le chaos dans les aéroports allemands cet été : le personnel de Lufthansa en grève illimitée

Les compagnies aériennes indonésiennes toujours sur liste noire

Malgré les pressions indonésiennes, la Commission européenne a maintenu l'intégralité des compagnies aériennes de ce pays sur la liste noire des compagnies interdites de vol dans le ciel européen, ressort-il de la huitième mise à jour de cette liste.

Les autorités aéronautiques indonésiennes, ainsi que les compagnies Garuda, Mandala et Air Fast, avaient demandé ces derniers moins à l'Union un assouplissement des mesures les visant, mais la Commission et les Etats membres n'ont pas cédé. Selon les autorités européennes, les contrôles de sûreté dans ce pays restent insuffisants.

L'ensemble des compagnies de la République démocratique du Congo (RDC), du Liberia, de Sierra Leone, de Guinée équatoriale, du Swaziland et du Kirghizstan figurent elles aussi toujours sur la liste noire. La Commission européenne a toutefois réautorisé jeudi la compagnie iranienne Mahan Airlines à opérer en Europe après l'amélioration sensible de ses contrôles techniques.

La liste noire peut être consultée sur le site de la commission européenne, sur le portail transport.


Lire aussi : Liste noire européenne : ...

27/07/2008

Des bouteilles d'oxygène à l'origine de l'incident sur le 747 de Qantas ?

Des bouteilles d'oxygène à l'origine de l'incident sur le 747 de Qantas

(Voir article : Un Boeing 747 à deux doigts de la catastrophe)

Les enquêteurs chargés de déterminer les raisons d'une explosion survenue vendredi dans la soute à bagages d'un avion australien ont évoqué l'hypothèse de deux bouteilles d'oxygène d'urgence, a indiqué aujourd'hui un responsable de l'aviation civile.

L'avion de Qantas, un Boeing 747, qui transportait 365 passagers entre Hong Kong et Melbourne vendredi a subi une explosion qui a provoqué un trou de près de trois mètres dans le fuselage. L'incident est survenu à 8.800 mètres d'altitude. L'appareil a dû effectuer un atterrissage d'urgence sur un aéroport de Manille, aux Philippines, après que les pilotes aient descendus l'appareil en urgence de 6.000 mètres.

Si l'hypothèse des bouteilles d'oxygène se vérifie, les résultats de l'enquête pourraient avoir un impact sur tous les Boeing 747 en
circulation dans le monde. "Il y a deux cylindres localisés à peu près à l'endroit où le trou est apparu", a déclaré Peter Gibson, un porte-parole de l'aviation civile australienne. "On ne peut pas assurer que cela soit vraiment la cause (...) mais c'est clairement un des aspects clé de l'enquête", a ajouté Gibson. Un rapport préliminaire d'enquête est attendu dans environ 30 jours.

Qantas a par ailleurs reçu l'ordre de vérifier toutes les bouteilles d'oxygène à bord de ses Boeing 747, a indiqué dimanche un responsable de la sécurité aérienne australienne. "Il s'agit d'une inspection visuelle prise par mesure de précaution", a précisé Peter Gibson, porte-parole de l'aviation civile australienne.

"Il est trop tôt pour dire s'il s'agit de la cause de l'explosion", a déclaré Neville Blyth, enquêteur du Bureau australien de la sécurité des transports, lors d'une conférence de presse. "Mais il manque l'une des bouteilles qui fournit de l'oxygène d'urgence", a-t-il ajouté. "L'inspection des bouteilles prendra environ deux heures pour chaque avion et il faudra quelques jours pour vérifier l'ensemble de la flotte" de Qantas, a ajouté M. Gibson.

Le chaos dans les aéroports allemands cet été : le personnel de Lufthansa en grève illimitée

Le chaos menace dans les aéroports allemands cet été

Cette semaine déjà environ 1.000 vols ont été supprimés, victimes de la grogne des pilotes de deux filiales du groupe. Ce n'était sans doute qu'un avant-goût des semaines à venir...

Les membres du syndicat Verdi ont voté une grève illimitée au sein de la compagnie aérienne allemande Lufthansa dans le cadre d'un conflit sur les salaires.

Le personnel au sol et de cabine cessera le travail à partir de demain lundi à 22H00 GMT, a précisé le syndicat. Celui-ci a organisé une consultation de ses adhérents qui ont approuvé la grève à 90,7%, selon Verdi. Dès la semaine dernière le principe d'une grève semblait acquis.

Qu'il s'agisse des pilotes de CityLine et Eurowings, menés par leur syndicat Cockpit, ou des catégories de personnel représentées par Verdi, les salariés frondeurs veulent plus de sous, au nom de l'inflation et surtout des confortables bénéfices dégagés par Lufthansa l'an dernier. L'an dernier Lufthansa a dégagé un bénéfice d'exploitation de 1,38 milliard d'euros, le chiffre devrait être du même ordre cette année.