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30/06/2008

Amende de 350 millions de dollars pour Air France-KLM pour entente illicite

Amende de 350 millions de dollars pour Air France-KLM pour entente illicite

Air France-KLM a accepté de payer une amende de 350 millions de dollars dans une affaire d'entente illicite sur les prix du fret aérien aux Etats-Unis qui a donné lieu à plus de 500 millions de dollars d'amendes pour les compagnies impliquées, a annoncé le ministère de la Justice.

Ces montants de pénalités doivent encore recevoir l'aval d'un tribunal du district de Columbia, saisi par le ministère de la Justice. Toutes les compagnies poursuivies ont plaidé coupable, est-il précisé dans un communiqué.

Toutes les compagnies poursuivies ont plaidé coupable, est-il précisé dans un communiqué. Si le tribunal valide ces accords entre le ministère et les compagnies poursuivies, il s'agirait pour le cas Air France-KLM de la 2e plus lourde peine jamais infligée à une entreprise dans le cadre d'un procès antitrust. Au total, quatre compagnies sont concernées par cet accord: Air France-KLM, Cathay Pacific, Martinair et SAS. Initialement, les poursuites concernaient séparément Air France et KLM, qui ont fusionné depuis. Cathay a accepté de payer 60 millions de dollars, Martinair 42 millions de dollars et SAS 52 millions. Une autre compagnie aérienne était concernée par cette affaire, la britannique British Airways, qui a soldé les poursuites en août de l'année dernière, contre 300 millions de dollars de pénalités.

29/06/2008

ILFC prêt à commander 300 nouveaux appareils

ILFC prêt à commander 300 nouveaux appareils

ILFC s’apprête à passer une autre de ces mégacommandes dont elle a le secret. La société de leasing américaine pourrait acquérir trois cents appareils sous peu auprès d’Airbus et de Boeing.

La commande ne devrait concerner que des monocouloirs, cent cinquante de la famille A320 et autant de la famille B737, et pourrait être passée au cours du salon de Farnborough, qui se tiendra du 14 au 20 juillet prochain.

Elle est estimée, dans sa totalité, à 22 milliards de dollars, selon les prix affichés aux catalogues des deux constructeurs.

Steven Udvar-Hazy, le Président d’ILFC, a expliqué qu’avec l’augmentation des prix du kérosène et le ralentissement de la croissance les compagnies n’avaient plus les moyens d’acquérir elles-mêmes leurs appareils auprès des constructeurs. Le leasing reste donc leur dernière solution pour moderniser leur flotte.

Le portfolio d'ILFC comprend aujourd'hui plus de 900 appareils et est valorisé à plus de 50 milliards de dollars.

La France prête pour le fret électronique

A présent que le billet électronique est devenu la règle dans les compagnies membres de l’IATA, l’association se concentre sur un autre objectif : l’e-freight. Elle a annoncé le 25 juin que onze nouveaux pays étaient prêts à adopter le fret électronique. La France, la Suisse et le Luxembourg sont dans la liste.

La naissance du projet d’e-freight a eu lieu en 2004. Le but est de supprimer tout document papier lors du transport d’une marchandise. L’IATA (International Air Transport Association) estime que plus de trente documents en moyenne sont nécessaires à l’acheminement et sont manipulés par les compagnies, les transitaires, les expéditeurs et les douanes. Or tout ceci coûte cher et nuit à l’efficacité et à la rapidité qui doivent être caractéristiques de l’activité cargo.

Le fret électronique a donc pour but de la simplifier et de la moderniser. Six pays pilotes testent déjà le système depuis 2007. Il s’agit du Canada, de la Suède, du Royaume-Uni, de Hong-Kong, de Singapour et des Pays-Bas. Trois autres ont déjà entamés les préparatifs pour sauter le pas et devraient l’adopter avant la fin de l’année : l’Allemagne, l’Ile Maurice et la Corée du Sud.

Cinq des onze nouveaux pays sélectionnés le 25 juin par l’IATA devraient également pouvoir renoncer au papier cette année, les autres suivront en 2009. Outre la France, la Suisse et le Luxembourg, les autres pays concernés sont les Etats-Unis, Dubaï, L’Espagne, l’Islande, le Danemark, la Norvège, l’Australie et la Nouvelle-Zélande. L’objectif de l’IATA est qu’en 2010, le fret électronique soit implanté partout où c’est possible. Il doit permettre d’économiser 1,2 milliard de dollars par an.

28/06/2008

Un avion rate sa destination, ses pilotes s'étant endormis

Un avion rate sa destination, ses pilotes s'étant endormis

Un avion de la compagnie publique indienne Air India a raté sa destination à Bombay parce que les deux pilotes s'étaient assoupis, a rapporté jeudi un journal indien, ce que le transporteur a vigoureusement démenti.

L'incident s'est déroulé il y a une quinzaine de jours avec une centaine de passagers à bord d'un Airbus 320. L'avion avait quitté Dubaï vers 01H00 du matin pour atterrir à Jaïpur (Etat indien du Rajasthan, nord-ouest) vers 07H00. De là, l'appareil s'est envolé pour Bombay, la mégalopole de la finance et du cinéma dans l'ouest de l'Inde.

Mais "après avoir effectué un vol de nuit, le niveau de fatigue est maximum et les deux pilotes se sont endormis une fois partis de Jaïpur", a raconté une source anonyme au quotidien The Times of India.

L'appareil était en pilotage automatique et lorsque les aiguilleurs du ciel de l'aéroport de Bombay ont contacté l'équipage pour les procédures d'atterrissage, l'aéronef a poursuivi sa route à haute altitude vers la station balnéaire de Goa, plus au sud.

"C'est seulement quand l'avion est entré dans l'espace aérien au-dessus de Bombay que la tour de contrôle s'est rendue compte que les pilotes ne répondaient pas", a expliqué la source du journal. "Nous avons même pensé à un détournement", a-t-elle confié.

Les aiguilleurs du ciel ont fini par faire retentir une alarme de sécurité dans le cockpit, réveillant les pilotes, lesquels ont fait demi-tour.
Le porte-parole d'Air India a reconnu que l'avion avait raté sa destination, mais en raison d'un problème de communication. "L'article (du Times of India) est absolument incorrect, dénué de faits, trompeur et irresponsable. C'est de l'imagination", a fustigé Jitender Bhargava.

Il a même accusé The Times of India, l'un des premiers journaux indiens dans un secteur de la presse extrêmement concurrentiel, de "faire du lobbying pour quelqu'un". L'article affirme qu'Air India a cherché à enterrer l'incident. "Nous avons remonté la liste des vols des 30 derniers jours : un avion a bien dépassé Bombay de 15 km et, à cette vitesse, cela se déroule en très peu de temps" puis a pris contact avec la tour de contrôle et a atterri peu après, a assuré le porte-parole.

Compte tenu de l'essor économique de l'Inde, le transport aérien y connaît la croissance de son activité la plus forte au monde et devrait la conserver jusqu'en 2025. Il n'y a pourtant pas eu d'accidents depuis de nombreuses années, mais la presse a raconté cette semaine qu'un avion avait été cloué au sol après que son pilote eut été retrouvé ivre.

27/06/2008

Alitalia veut une recapitalisation puis un partenaire international

Alitalia veut une recapitalisation puis un partenaire international

Alitalia, au bord de la faillite, doit d'abord procéder à une recapitalisation puis trouver un partenaire international avec lequel s'allier, a déclaré son président, Aristide Police. Intesa Sanpaolo, la banque-conseil chargée de relancer la privatisation de la compagnie nationale, "travaille de manière intense pour élaborer un plan industriel durable", a déclaré Aristide Police, cité par l'agence Ansa.

"C'est un plan qui prévoit l'entrée de capitaux frais et la relance à travers une recapitalisation. Il y aura par la suite la recherche d'un renforcement ultérieur par des partenariats internationaux existants ou nouveaux", a ajouté Aristide Police, selon la même source. Aristide Police, président d'Alitalia depuis début avril, a estimé en outre que la compagnie devrait avoir "fin juillet" une idée claire de ses perspectives.

Le Trésor italien est actuellement l'actionnaire principal avec 49,9%. Alitalia accuse désormais des pertes d'environ 3 millions d'euros par jour, contre environ 2 millions d'euros au premier trimestre, en raison de la baisse des recettes et de la hausse du baril de pétrole, écrivait il y a une semaine le quotidien Il Messaggero.

En cas d'absence de repreneur, la compagnie pourrait être placée sous le régime de la loi Marzano qui réglemente les faillites des grandes entreprises afin de trouver des acquéreurs pour les activités viables du groupe, selon la même source. Le gouvernement italien a récemment accordé à Alitalia un prêt d'urgence de 300 millions d'euros afin de lui éviter le dépôt de bilan.

Le chef du gouvernement, Silvio Berlusconi, avait promis pendant la campagne électorale de réunir un consortium d'investisseurs italiens pour reprendre Alitalia mais cette promesse ne s'est pas encore concrétisée.

 

 

Lire aussi : - Le processus de vente d'Alitalia relancé
                  - Multi-Long Corp fait une offre pour reprendre Alitalia
                  - Silvio Berlusconi évoque une possible nationalisation d'Alitalia
                  - Ryanair porte plainte auprès de l'Union Européenne                 
                  - Bruxelles doute de la nature de l'aide italienne à Alitalia              
                  - Air France-KLM retire définitivement son offre sur Alitalia
                  - Alitalia pourrait obtenir de l'Italie un prêt de 100 à 150 millions
                  - Air France-KLM juge que la balle est dans le camp d'Alitalia
                  - Renouer le fil entre Alitalia et Air France-KLM
                  -
Air France KLM tire une croix sur Alitalia
                 
- Air France-KLM ouvert à des concessions sur l'offre d'Alitalia
                  - Air France propose à Alitalia une alliance, et non une acquisition
                  - Alitalia repousse le choix d'un partenaire
                  - Alitalia va approcher Air France KLM et Lufthansa
                  - Alitalia serait en contact avec Air France

Vediorbis lance la première cellule nationale de recrutement pour le secteur aéronautique

Vediorbis lance la première cellule nationale de recrutement pour le secteur aéronautique

Vediorbis, filiale du Groupe Vedior France et première entreprise d’intérim et de recrutement 100% spécialisés par métier, crée une cellule nationale de recrutement pour les profils les plus pointus de l’aéronautique. Cette offre, unique en France, répond à un marché en pleine croissance (9000 intérimaires à temps plein ont été recrutés en 2007 selon le GIFAS).

Composée d’une cellule centrale et de dix agences situées au cœur des bassins d’emploi, l’organisation propose une force de frappe de 45 personnes 100% dédiées à la filière, et toutes issues de l’industrie aéronautique, spatiale et de la défense.

Comment fonctionne-t-elle ?
L’agence locale reçoit la demande d’une entreprise qui recherche des intérimaires (ajusteurs cellule, ajusteurs monteurs, mécaniciens, menuisiers, stratifieurs moulistes, câbleurs EIR, contrôleurs mécaniques…). L’agence recherche les candidats dans son bassin d’emploi, les recrute, puis, si elle n’a pas trouvé la totalité des profils recherchés, elle s’adresse à la cellule nationale. Cette dernière coordonne alors les demandes et recherche dans la base de données France qui regroupe tous les fichiers du réseau aéronautique de Vediorbis. Les entreprises qui recrutent bénéficient d’un vivier national et non plus d’un vivier local. A charge pour elles de verser des indemnités aux intérimaires mobiles (frais d’hébergement, Allers/Retours réguliers vers leur région ou pays d’origine…).

Les avantages de cette nouvelle structure sont extrêmement nombreux :
- Vediorbis augmente sa faculté de sourcing en disposant d’un vivier national de CV actualisés et qualifiés.
- La société fidélise ses intérimaires en favorisant les enchaînements de missions, et en améliorant la construction de parcours professionnels grâce à la mobilité et aux formations*.
- La cellule aéronautique nationale de Vediorbis apporte une réponse plus réactive aux entreprises du secteur et accompagne les plans de recrutement de ses clients face à une demande de plus en plus complexe.

« Les carnets de commande de l’industrie aéronautique sont remplis pour les années à venir », explique Christophe Doré, Directeur Commercial de Vediorbis Experts & Professionnels. Les entreprises recherchent des intérimaires qualifiés, mais peuvent rencontrer des difficultés à les trouver dans leur région. En créant une cellule de recrutement au niveau national, Vediorbis Experts et Professionnels apporte une réponse sans précédent pour sourcer rapidement les candidats sur l’ensemble du territoire. »

Parmi ses clients, la branche aéronautique de Vediorbis Experts et Professionnels de l’industrie compte entre autres : Assistance Aéronautique et Aérospatiale, Airbus, Aircelle, Air France, ATR, Daher, Dassault, EADS Astrium, EADS Composite Aquitaine, EADS Socata, EADS Sogerma, Eurocopter, Hispano Suiza, Labinal, Latecoere, Messier, Segula, Snecma, Thales Avionics et Turbomeca.

(*) En 2007, Vediorbis Experts & Professionnels de l’industrie a dépensé plus de 3% de sa masse salariale en formation d’ajusteurs cellules et de câbleurs. À l’issue de cette formation, plus de 160 jeunes se sont vus proposer des missions d’intérim longue durée pour être parfois embauchés par la filière.

26/06/2008

Alafco fournit douze Boeing 787 à Saudi Arabian Airlines

Alafco fournit douze Boeing 787 à Saudi Arabian Airlines

Alafco vient de décrocher un contrat de premier ordre. La société de leasing koweïtienne a révélé le 25 juin qu’elle avait conclu un accord avec Saudi Arabian Airlines pour lui fournir un total de dix-sept appareils d’ici 2015, dont douze Boeing 787.

Huit de ces Boeing 787-9 seront achetés directement à Alafco. Evalués à 1,6 milliard de dollars, ils devraient être livrés en 2014 et 2015. Les quatre autres Dreamliners seront acquis en leasing. Leur contrat sera valable sur une période de douze ans et ils seront livrés à partir de 2012.

L’accord du 25 juin confirme également la lettre d’intention que Saudi Arabian Airlines avait signée pour acquérir cinq Airbus A320 en leasing. Les monocouloirs seront livrés à partir de 2009 et resteront dans la flotte de la compagnie saoudienne durant huit ans.

Les deux contrats de leasing sont évalués à 1,125 milliard de dollars. Grâce à tous ces nouveaux appareils, Saudi Arabian Airlines va pouvoir moderniser sa flotte et mieux profiter du dynamisme qui caractérise actuellement le transport aérien dans la région du Golfe.

Le premier Boeing 787 a été mis sous tension

Le premier Boeing 787 a été mis sous tension
 

Le Boeing 787 vient de franchir une nouvelle étape vers son premier vol. Le premier Dreamliner a en effet été mis en route pour la première fois ce mois-ci, ainsi que l’a annoncé le constructeur américain le 20 juin. Le premier vol est toujours prévu pour le quatrième trimestre 2008.

La séquence d’allumage a commencé au début du mois de juin. Le 787 a été branché à un générateur externe puis chaque segment de son système électrique a été mis en route l’un après l’autre. Les écrans du poste de pilotage ont été les premiers à être allumés puis chaque système a été ajouté au réseau depuis le cockpit.

Le premier Boeing 787 a été mis sous tension (2)


Le Power-on a permis de vérifier que les câblages de l’appareil étaient correctement installés. A chaque mise en route d’un système, des jauges ont également vérifié que la puissance électrique était conforme aux prévisions. La séquence a été accomplie avec d’autant plus de prudence que les systèmes pneumatiques des appareils sont devenus électriques sur le Dreamliner.

Le 787 a aussi été confronté aux tests de fatigue dans un nouveau hangar où son assemblage va se poursuivre. Le deuxième appareil dédié aux tests en vol a donc pu avancer sur la ligne de production.

25/06/2008

Middle East Airlines reçoit son premier A330 acquis directement auprès d’Airbus

MEA reçoit son premier A330 acquis directement auprès d’Airbus
 

Aucun obstacle n’aura été épargné à MEA, mais la compagnie libanaise fait face. Ses prévisions pour son bilan 2007 tablent de nouveau sur un bénéfice de 45 à 50 millions de dollars, stable pour la troisième année consécutive. Elle se prend même à envisager positivement l’avenir : son premier nouvel Airbus A330-200 (photo) a intégré sa flotte le 19 juin, introduisant ses nouvelles couleurs.

Il s’agit du premier A330-200 que la compagnie libanaise a acheté directement auprès d’Airbus. Grâce à lui, elle pourra augmenter ses capacités sur les routes qu’elle exploite aujourd’hui. Il est aménagé en configuration biclasse de 244 places (quarante-quatre en classe Cedar et deux cents en économique) et équipé de réacteurs Trent 700 de Rolls-Royce. Trois autres appareils du même type suivront et lui permettront de remplacer ses trois A330-200, qu’elle a acquis en leasing.

Celui-ci a également introduit la nouvelle livrée de la compagnie. Elle conserve les caractéristiques des précédentes couleurs, c’est-à-dire le cèdre du Liban sur l’empennage et le logo tricolore à l’avant du fuselage. Cependant, le corps du fuselage, blanc, est rayé de deux courbes rouge et verte. La rouge, plus longue et plus épaisse, court jusqu’au bout de l’appareil et est rappelée en haut de l’empennage, dessinant ainsi le drapeau du Liban, avec ses deux rayures écarlates encadrant le cèdre.

Cet A330 est le premier de dix appareils (dont six A320) qui doivent intégrer la flotte libanaise. Six arriveront en 2009 et trois en 2010. A cette date, la compagnie exploitera seize appareils contre neuf aujourd’hui. Cette croissance de la flotte va s’accompagner d’un changement dans la politique opérationnelle de la compagnie. Elle va non seulement augmenter le nombre de ses destinations mais surtout augmenter ses fréquences sur ses routes les plus lucratives : Paris, Le Caire, Amman, Jeddah, Riyad, Dubaï et Abou Dhabi.

Car c’est là que se trouve l’urgence pour MEA. Heurtée par les conflits qui se succèdent au Liban, la compagnie ne connaît pas de croissance de son trafic. Le nombre de passagers en 2007 a été sensiblement le même qu’en 2005 qui était déjà au niveau de celui de 1974, ce qui équivaut à trente-cinq ans de croissance zéro.

En attendant les nouveaux appareils, elle estime qu’elle n’aura pas beaucoup de mesures à prendre pour faire croître son trafic. Si l’activité est très saisonnière au Liban, la demande augmente pour les vols vers le Moyen-Orient, l’Afrique et l’Europe, d’autant que l’élection de Michel Sleimane comme Président promet un retour de la stabilité politique dans le pays. Or son coefficient de remplissage n’est aujourd’hui que de 60%. Cette marge lui laisse ainsi toutes ses chances de charger davantage ses appareils sans modifier son programme de vol, ce qui lui permettrait dans la foulée de mieux lutter contre la hausse du prix du carburant. Mais elle ne compte pas rester à attendre la croissance. Elle va aller la chercher en reprenant ses vols vers Doha et envisage même de desservir la Russie, le Soudan et d’autres pays africains.

23/06/2008

Continental se rapproche de United et de Star Alliance

Continental se rapproche de United et de Star Alliance

Elles n’auront pas été jusqu’à la fusion, mais elles n’en sont pas si loin. Continental Airlines et United Airlines ont signé un accord-cadre de coopération, prévoyant de relier leurs réseaux, leurs services et d’établir des joint-ventures sur certaines régions du monde. Continental a également été invitée à rejoindre Star Alliance.

Durant leurs négociations en vue d’une fusion, les deux compagnies américaines ont découvert qu’elles n’avaient pas besoin de franchir ce cap fatidique pour améliorer leur efficacité et créer des synergies. Elles vont donc « simplement » mettre en commun leur programme de fidélisation, leurs salons, leurs achats et leurs installations.

Sur le secteur domestique, leur réseau est complémentaire, la force de Continental résidant surtout sur le Nord-Est et le Sud des Etats-Unis. Ne pouvant fonctionner par immunité antitrust, elles vont partager leurs codes de façon intensive afin de permettre à leurs passagers de passer d’une compagnie à l’autre sans problème.

En revanche, elles vont demander au DoT (Department of Transportation) d’intégrer Continental dans l’alliance affranchie des règles antitrust que United, Air Canada, Lufthansa et six autres compagnies ont créée. Elles pourront ensuite établir des joint-ventures couvrant différentes régions du monde : le réseau transatlantique, pour faire faire au joint-venture que certains membres de SkyTeam vont établir dans quelques mois, sur l’Amérique Latine et sur l’Asie Pacifique.

A se rapprocher autant de United Airlines et de ses partenaires, Continental a tout naturellement été invitée à rejoindre Star Alliance en tant que vingt-et-unième membre. Cependant, avant que son intégration soit effective, elle va devoir attendre d’être libérée de SkyTeam, à laquelle elle est actuellement liée. Ceci devrait prendre au moins neuf mois car l’un de ses principaux accords ne prendra fin qu’avec la fusion de Delta et Northwest.

Continental a toujours été un petit peu isolée dans SkyTeam, dominée par les alliances Air France – Delta et KLM – Northwest. Son départ pourrait entraîner celui de Copa Airlines, qui en est aujourd’hui membre associé. La compagnie américaine et la compagnie panaméenne sont en effet très liées depuis 1998, date à laquelle elles ont conclu une alliance commerciale et stratégique. Continental a détenu jusqu’à 51% des parts de Copa ; elle en possède aujourd’hui 10%.