J.R., le meilleur de l'aviation commerciale et civile !


> Index général < - Éditorial - Sources - Airbus - Boeing - Annuaire AeroRef - Forum

19/06/2008

Le prix des billets d'avion va continuer de s'envoler

Le prix des billets d'avion va continuer de s'envoler

Voyager en avion va-t-il redevenir un luxe réservé aux riches à cause du pétrole cher ? Sans crier à la fin du transport aérien de masse en Europe et aux USA, les experts du secteur s'accordent tous à dire que le prix des billets va continuer de s'envoler.

La semaine passée, plusieurs compagnies aériennes européennes, Air France-KLM, les Allemandes Lufthansa et Air Berlin et l'Autrichienne Austrian Airlines ont annoncé procéder à une nouvelle augmentation de leur surcharge carburant.

Surcoût
Pour la première fois mercredi dernier, Air France a décidé d'instaurer une surcharge spécifique aux vols "très long-courriers" d'une durée supérieure à 9 heures. Pour un aller-retour de ce type, le surcoût est de 242 euros.

Avec un baril qui tourne autour du seuil psychologique des 140 dollars, le poste carburant arrive en tête des dépenses de toutes les compagnies, touchant les low-cost encore plus que les autres puisqu'elles ont déjà fait des économies partout ailleurs.

Certaines de ces dernières, telles la Britannique Easyjet et l'Irlandaise Ryanair, se vantent de ne pas appliquer de telles surcharges. Elles jouent toutefois, plus discrètement, sur la proportion de sièges bon marché par avion pour s'y retrouver.

Etats-Unis
Considérés jusqu'ici comme standard, certains services sont désormais facturés, principalement aux USA, où les transporteurs sont touchés de plein fouet par la hausse du pétrole à cause de leur flotte vétuste, plus gourmande en kérosène. Et contrairement aux Européens, qui payent en dollar l'or noir mais ont leurs recettes en euros, ils ne bénéficient pas de l'effet de change.

United Airlines a annoncé récemment que l'enregistrement d'un bagage sur les vols intérieurs aux Etats-Unis, gratuit jusqu'ici, coûterait désormais 15 dollars en classe économique. Elle emboîtait le pas à sa rivale American Airlines, qui avait lancé une telle mesure en avril en plus de diverses hausses tarifaires sur le prix du billet en vol intérieur, pour un excédent de bagage, le transport d'un animal domestique...

Economies
Ces augmentations auront-elles des conséquences sur la demande, s'interrogent les acteurs du secteur ? Pour les particuliers, au pouvoir d'achat en baisse, la question est de savoir sur quel poste ils vont économiser, sur leur voyage ou leurs vêtements...

Les clients que les compagnies low-cost étaient parvenues à attirer ces dernières années pourraient se détourner de l'avion. D'autant que beaucoup d'entre elles, en Europe, devraient disparaître, prédisait récemment Jean-Cyril Spinetta, patron de Air France-KLM.

Les hommes d'affaires, dont les entreprises payent les billets, devraient continuer à voyager. Mais celui qui avait l'habitude d'aller en première ira peut-être en classe affaires, et celui qui allait en classe affaires, ira en classe économique...

> Plus de publicité aéro

Publié dans Industrie & actualité aéronautique | Lien permanent

Les commentaires sont fermés.