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30/04/2008

Lufthansa ne confirme pas son intérêt pour Brussels Airlines

La compagnie aéronautique allemande Lufthansa n'a pas confirmé hier lors de son assemblée générale à Cologne son intérêt pour Brussels Airlines. Le quotidien allemand Handelsblatt avait indiqué que Lufthansa s'intéressait de près à la société belge.

Plus tard dans la journée, Brussels Airlines a réagi en déclarant poser des conditions à l'entrée d'un nouvel actionnaire dans son capital.
La compagnie aérienne précise qu'une éventuelle entrée dans le capital d'un nouvel actionnaire "ne pourrait être envisagée que dans la mesure où au préalable seraient garanties la pérennité, l'identité et l'autonomie de Brussels Airlines". La compagnie s'abstient de tout autre commentaire sur la question.

Brussels Airlines discute depuis un certain temps déjà avec trois grandes alliances de compagnies aériennes pour entrer dans l'une d'elles. Il s'agit de One World, SkyTeam et Star Alliance. Etienne Davignon, Président du Conseil d'Administration de Brussels Airlines, a confirmé mardi que la compagnie est en discussions avec différents partenaires pour déterminer les conditions d'une éventuelle participation à une des 3 grandes alliances commerciales. A ce stade aucune décision n'a encore été prise.

29/04/2008

Silvio Berlusconi évoque une possible nationalisation d'Alitalia

Silvio Berlusconi multiplie les hypothèses pour le sauvetage d'Alitalia, la compagnie aérienne nationale au bord de la faillite et a même évoqué aujourd'hui une possible nationalisation.

"Nous continuons de chercher à constituer un groupement de nouveaux actionnaires disposés à reprendre la compagnie. Je le fais en respect de l'Union européenne. Mais attention (...) nous pourrions tout aussi tranquillement décider de faire racheter Alitalia par l'Etat, par les Chemins de fer", (FS), une société publique, a déclaré Silvio Berlusconi.

"Nous avons besoin d'une Europe qui nous aide et non pas qui rend les choses plus difficiles", a-t-il ajouté. Le prêt relais d'urgence de 300 millions d'euros que le chef du gouvernement sortant Romano Prodi a décidé d'octroyer à Alitalia la semaine dernière, en concertation avec Silvio Berlusconi, n'a pas convaincu la Commission européenne, qui demande d'ultérieurs éclaircissements sur les conditions de ce prêt.

"Je ne crois pas que cela puisse se faire", a estimé pour sa part Umberto Bossi, chef de la Ligue du Nord et principal allié de Berlusconi, évoquant l'éventuel rachat d'Alitalia par FS. Une vingtaine d'entrepreneurs italiens auraient donné pour l'instant leur disponibilité à entrer dans le capital de la compagnie, se disant prêts à débourser tous ensemble environ 1 milliard d'euros, écrit aujourd'hui le quotidien économique Il Sole-24ore.

"Nous avons un nombre d'entrepreneurs qui va bien au-delà du capital nécessaire" pour le rachat et la relance d'Alitalia, a assuré Silvio Berlusconi. Marco Tronchetti Provera, le patron du groupe Pirelli, tout comme Mario Moretti Polegato, le PDG des chaussures Geox, figurent parmi les entrepreneurs disposés à s'engager pour sauver Alitalia, à condition qu'il y ait à la clé "un plan clair et transparent", ont-ils fait savoir.

L'aéroport historique de Berlin, Tempelhof, doit fermer

L'aéroport historique de Berlin, Tempelhof, doit fermer (bis)

L'aéroport de Tempelhof, symbole du pont aérien de 1948-49 qui permit de ravitailler Berlin-Ouest pendant le blocus soviétique, doit fermer, ont jugé une majorité de Berlinois dimanche lors d'un référendum, selon les résultats provisoires du scrutin.

Environ 59,3% des suffrages exprimés prônent la fermeture de l'aéroport, ont indiqué les autorités locales après avoir dépouillé 80% des bulletins de vote hier. Le quorum qui était requis pour ouvrir la voie à une éventuelle remise en cause de la décision des autorités de fermer l'aéroport fin octobre n'a pas été atteint: il fallait qu'au moins 25% des 2,4 millions d'électeurs berlinois se rendent aux urnes, or seuls 19% l'ont fait, en ce dimanche très ensoleillé.

Berlin Tempelhof en 1936


Symbole
Les derniers espoirs des partisans de l'aéroport semblent ainsi définitivement enterrés. Tous les recours judiciaires ont déjà été épuisés. Tempelhof, l'un des plus anciens aéroports au monde, est l'aéroport grâce auquel 277.000 atterrissages d'avions américains et britanniques en 1948-49 permirent de ravitailler en pleine Guerre Froide les Berlinois de l'ouest, soumis à un blocus soviétique.

Beaucoup de Berlinois -,surtout de l'ouest - y restaient pour cette raison très attachés, peu importe qu'il soit déficitaire depuis plus de dix ans et que ses pistes soient trop courtes pour accueillir les grands avions d'aujourd'hui.

L'aéroport historique de Berlin, Tempelhof, doit fermer


Un lobby soutenu par des milieux économiques désireux de transformer Tempelhof en aéroport pour vols d'affaires avait réussi à obtenir l'organisation d'un référendum, non contraignant. Il espérait que le soutien des Berlinois permettrait de décrocher un sursis à la fermeture de Tempelhof.

28/04/2008

Continental Airlines préfère rester seule

Continental Airlines préfère rester seule

 
Week-end frénétique pour le transport aérien aux Etats-Unis. Skywest a voulu racheter ExpressJet, Eos a fait faillite… Mais surtout, les négociations de fusion entre United Airlines et Continental Airlines ont été mouvementées. Le résultat n’est pas vraiment à la hauteur des rebondissements qui ont jalonné ces derniers jours : Continental a décidé qu’elle préférait rester seule.

Une fusion lui apparaît en effet plus risquée que le maintien ou l’adaptation de ses projets actuels. La compagnie américaine considère en effet qu’elle a de grandes forces culturelles, opérationnelles et financières et ne compte pas les remettre en question. Elle possède une position avantageuse sur le marché new-yorkais, un hub puissant à Houston et un très solide réseau transatlantique.

Celui-ci était d’ailleurs particulièrement intéressant pour United Airlines. La compagnie américaine a déclaré, à la suite du refus de Continental de convoler, qu’elle poursuivait sa quête de consolidation. Elle serait à présent en discussion avec US Airways mais son réseau est moins développé sur les liaisons transatlantiques.

Continental sait pourtant qu’avec la conjoncture actuelle elle a besoin d’alliés. Si elle a rejeté la fusion, elle envisage tout de même de forger des alliances, peut-être avec American Airlines. La compagnie est donc en train de réévaluer la pertinence de son appartenance à SkyTeam et pourrait changer d’alliance globale pour en trouver une qui lui serait plus profitable à long terme. Mais là encore, rien n’est joué.
 

Eos, nouvelle victime de la crise

Eos, nouvelle victime de la crise

La compagnie haut de gamme EOS met la clé sur le paillasson

La compagnie américaine tout-Business, qui assurait depuis 2005 des liaisons transatlantiques de luxe à bas prix, s'est placée en faillite. Elle va cesser ses opérations faute d'avoir pu boucler une levée de fonds cruciale, sur fond d'assèchement du marché du crédit. Avec l’augmentation des prix du pétrole, le ralentissement de l’économie américaine et la faiblesse du dollar, toutes les compagnies américaines sont mises à mal et Eos n’a pas dérogé à la règle. La compagnie a eu beau exécuter son plan d’affaires comme prévu, elle avait encore besoin de financement. Or les investisseurs sont devenus trop frileux pour qu’elle puisse boucler son plan et obtenir les liquidités nécessaires à la poursuite de ses opérations.

EOS Airlines a déposé samedi son dossier devant un tribunal de la ville de New York pour demander la protection du chapitre 11, la loi américaine encadrant les faillites, a annoncé la compagnie dans un communiqué reçu dimanche.
La compagnie n’est pas encore en liquidation.

EOS, qui assure exclusivement des liaisons entre New York et Londres via les aéroports JFK et Stansted, devait assurer hier deux derniers vols, en partance du Royaume-Uni, avant de "cesser entièrement ses activités". Les clients ayant déjà acheté des billets peuvent se faire rembourser et sont invités à trouver des liaisons alternatives auprès d'autres compagnies aériennes.

Le groupe a expliqué sa décision par l'assèchement du marché du crédit, alors que les banques, frappées de plein fouet par la crise financière, sont très réticentes à prêter de l'argent. Eos avait débuté son activité à l'automne 2005, se plaçant sur un marché de niche jusqu'ici inoccupé. A la même époque, une autre compagnie se plaçant sur le même segment avait vu le jour, MaxJet.
Eos Airlines suit donc son ancienne concurrente MAXjet qui a fait faillite en décembre dernier. Cette dernière avait cessé ses activités en déplorant les coûts élevés de l'énergie et la difficulté à obtenir des financements complémentaires. Il ne reste à présent plus que Silverjet qui fonctionne sur le même modèle entre New York et Londres, ainsi que L’Avion entre New York et Paris (Orly).

Eos Airlines réalisait ses vols en Boeing 757. Ses quatre appareils étaient aménagés entièrement en classe affaires et ne transportaient que quarante-huit passagers. La compagnie avait également annoncé en octobre dernier le lancement de vols directs entre JFK et un aéroport parisien pour l’automne prochain.

Brussels Airlines économisera 1,1 million d'euros en diminuant la vitesse de 0,01 mach

Brussels Airlines économisera 1,1 million d'euros en diminuant la vitesse de 0,01 mach

1,1 million d'euros seront économisés en ralentissant la vitesse des vols d'une durée d'à peine 1 à 2 minutes de plus. 

Brussels Airlines va réduire légèrement la vitesse de vol moyenne sur la majorité de ses vols européens afin d'économiser du kérosène et de l'argent. Une bonne nouvelle pour les caisses de Brussels Airlines... et le portefeuille du voyageur.

Les compagnies aériennes éprouvent de plus en plus de difficultés à faire face au prix en hausse du pétrole. A titre d'exemple, la compagnie aérienne néerlandaise KLM annonçait hier qu'elle allait augmenter le supplément de carburant. Celui s'élève actuellement à 31 euros pour les vols européens et à 98 euros pour les vols intercontinentaux.

Pas d'augmentation chez Brussels Airlines
Brussels Airlines ne compte, pour le moment, pas augmenter le supplément carburant. "Nous suivons la situation de près", explique le porte-parole de Brussels Airlines, Geert Sciot.

Brussels Airlines facture actuellement un supplément carburant de 25 euros pour les vols européens et de 77 euros pour les vols non-européens.

1,1 million d'euros économisés
Il a cependant été décidé la semaine dernière de réduire la vitesse de vol de 0,70 mach à 0,69 mach sur la majorité des vols européens. Un mach équivaut à un peu plus de mille kilomètres par heure. La vitesse exacte dépend de l'altitude de l'appareil.

La mesure sera appliqué aux 28 appareils Avro assurant les vols européens de Brussels Airlines. "Cette mesure nous permet d'économiser 1,1 million d'euros et le vol ne dure qu'une à deux minutes de plus", explique le porte-parole.

27/04/2008

Continental et United Airlines vers une fusion ?

Continental et United Airlines vers une fusion

Les transporteurs aériens américains Continental Airlines et United Airlines seraient en discussions avancées en vue d'un rapprochement, un accord pouvant même être conclu début mai.

Les deux compagnies étudieraient actuellement toutes leurs options, alors que d'autres grandes manoeuvres dans le ciel américain sont en cours, à en croire plusieurs informations de marché récentes. En fin de semaine, des opérateurs de marché se faisaient l'écho de discussions entre American Airlines, 1ère compagnie aérienne du pays, et Continental, qui est 4e, en vue d'une alliance qui comprendrait également British Airways. Un rapprochement entre United Airlines, numéro 2 du marché, et US Airways, numéro 6, a aussi été évoqué.

Selon le Financial Times de hier, Continental aurait signé ces derniers jours des accords de confidentialité avec à la fois American Airlines et United. Pour Continental Airlines et United Airlines, le projet n'est pas nouveau : les deux compagnies ont entamé des discussions depuis fin 2006, sans succès. Mais cette fois, les deux groupes auraient trouvé plusieurs points d'entente, dont le nom du futur ensemble, qui resterait United Airlines, avec pour PDG l'actuel patron de Continental.

Les projets de consolidation dans le ciel américain se sont intensifiés depuis le début de l'année, poussés par le rapprochement entre Delta Air Lines et Northwest, mais aussi à cause de la flambée des cours du pétrole, qui rend la facture en carburant de plus en plus lourde pour ces groupes. La fusion annoncée mi-avril entre les numéros 2 et 3 du marché, Delta et Northwest - anticipée depuis des mois par le marché - doit donner le jour à la première compagnie aérienne américaine et mondiale en termes de passagers transportés.

Le futur ensemble sera premier devant American Airlines, jusqu'ici leader incontesté du marché américain. Au premier trimestre, toutes les compagnies "historiques", redevenues timidement rentables l'an dernier après, pour la plupart, s'être placées sous la protection de la loi sur les faillites à la suite du 11 septembre 2001, ont rebasculé dans le rouge à cause du coût du kérosène. Les observateurs du secteur plaident de longue date en faveur d'une consolidation du transport aérien aux Etats-Unis, un marché mature et saturé où rivalisent des compagnies traditionnelles et des compagnies à bas prix.

Plusieurs projets ont été à l'étude depuis 2001, dont celui d'une fusion United Airlines-US Airways, qui avait capoté devant le refus des régulateurs. Fin 2006, le tandem Continental-United Airlines avait été envisagé, sans pouvoir aboutir. A la même époque, Delta Air Lines avait refusé les avances de US Airways.

Ryanair porte plainte auprès de l'Union Européenne

Ryanair porte plainte auprès de l'Union Européenne

Ryanair a porté plainte officiellement auprès de l'Union Européenne contre Alitalia. Silvio berlusconi, Président du Conseil en Italie, veut injecter trois cents millions d'euros dans la compagnie nationale italienne pour la sauver, rejetant de ce fait les négociations avec Air France-KLM. Cela maintiendrait la compagnie à flot durant un an, celle-ci accusant une perte journalière d'un million d'euros.

Ryanair fustige cette pratique et s'en prend à la commission européenne elle-même. Jim Callaghan a déclaré à ce propos : "C'est se moquer des lois européennes sur les subventions. Réinjecter de l'argent dans une compagnie vouée à la faillite est illégal. Cela montre bien que la Commission Européenne a une attitude discriminatoire entre les compagnies nationales et Ryanair. Elle n'a toujours pas pris de décision à propos des plaintes portées par Ryanair sur des compagnies nationales, mais s'est empressée de poursuivre des enquêtes sur les contrats passés avec de tous petits aéroports régionaux !"

C'est un beau geste de communication que Ryanair fait là : elle dénonce la concurrence déloyale de ses concurrents tout en admettant (à demi-mot cependant) des actions illégales dans les aéroports desservis. Ce que Jim Callaghan omet de préciser est que même si les enquêtes ont porté sur sept aéroports sur lesquels Ryanair opère, on pourrait extrapoler à tous les aéroports desservis par la compagnie ; cela pourrait poser un vrai problème pour Ryanair. De plus, il ne précise pas non plus que l'Union Européenne a dénoncé ses tarifs opaques avec des mauvaises surprises pour les passagers. Comme d'autres low-cost, Ryanair a du se plier aux règles et afficher les prix pour toutes les prestations.

Enfin, à noter qu'Air France-KLM a stoppé toute négociation avec Alitalia après le refus de l'offre par les syndicats. La nouvelle décision de Silvio Berlusconi, sur laquelle il s'est fait élire en partie, ne résout pas le problème. Au lieu de s'attaquer aux causes, il soigne certaines conséquences. Reste à voir si d'autres prétendants sont prêts à reprendre Alitalia, et à quel prix...

26/04/2008

Royal Air Maroc plus forte sur l’Afrique

Royal Air Maroc plus forte sur l’Afrique

Royal Air Maroc a renforcé son réseau africain. A présent la deuxième compagnie africaine en terme de trafic, elle s’est attachée à se développer sur le continent avec une grande campagne de recrutement lancée en 2005, suivie d’une expansion importante, principalement en Afrique de l’Ouest.

Royal Air Maroc a d’abord souhaité s’adapter à sa clientèle en y recrutant quatre-vingts personnels navigant commercial, trente en 2005 et cinquante plus récemment. Ils sont principalement originaires du Sénégal, du Gabon et de la Côte d’Ivoire. Mais Royal Air Maroc a également embauché 196 personnels navigant commercial au Maroc depuis 2006. Ce nombre devrait encore augmenter d’une centaine d’hôtesses et stewards de nationalité marocaine d’ici fin 2008.

Toutes ses personnes ont été recrutées dans un seul but : renforcer l’identité internationale et plus particulièrement africaine de la compagnie marocaine. Ainsi, alors qu’elle réalisait six vols hebdomadaires vers huit destinations sur le continent en 1997, elle en réalise aujourd'hui septante par semaine vers vingt destinations. Six nouveaux pays ont été intégrés au réseau depuis 2006 : le Ghana, le Cameroun, le Sierra Leone, le Congo Brazzaville, la République Démocratique du Congo et la Guinée Equatoriale.

Royal Air Maroc est également devenue très forte sur les échanges avec l’Europe, en se plaçant en deuxième position en terme de trafic entre l’Afrique et le vieux continent. Elle a donc amélioré ses services en conséquence. A bord, elle adapte ses menus selon les attentes des passagers. Sur sa base de Casablanca, elle a aménagé un salon dédié aux passagers en correspondance. Et grâce à ses atouts ils sont plus de 1 500 par jour à transiter par le hub Mohamed V.

25/04/2008

La Chine aura besoin de 2.800 nouveaux avions d'ici 2028

Airbus estime que la Chine aura besoin de 2.800 nouveaux appareils d'ici 2028. Le géant asiatique comptera pour 11,6% de la demande totale d'avions dans les prochaines 20 années. La valeur totale de ce marché est estimée à 329 milliards de dollars. La plupart des besoins concerneront des avions de ligne moyens, tels que les monocouloirs.