27.04.2008
Ryanair porte plainte auprès de l'Union Européenne

Ryanair a porté plainte officiellement auprès de l'Union Européenne contre Alitalia. Silvio berlusconi, Président du Conseil en Italie, veut injecter trois cents millions d'euros dans la compagnie nationale italienne pour la sauver, rejetant de ce fait les négociations avec Air France-KLM. Cela maintiendrait la compagnie à flot durant un an, celle-ci accusant une perte journalière d'un million d'euros.
Ryanair fustige cette pratique et s'en prend à la commission européenne elle-même. Jim Callaghan a déclaré à ce propos : "C'est se moquer des lois européennes sur les subventions. Réinjecter de l'argent dans une compagnie vouée à la faillite est illégal. Cela montre bien que la Commission Européenne a une attitude discriminatoire entre les compagnies nationales et Ryanair. Elle n'a toujours pas pris de décision à propos des plaintes portées par Ryanair sur des compagnies nationales, mais s'est empressée de poursuivre des enquêtes sur les contrats passés avec de tous petits aéroports régionaux !"
C'est un beau geste de communication que Ryanair fait là : elle dénonce la concurrence déloyale de ses concurrents tout en admettant (à demi-mot cependant) des actions illégales dans les aéroports desservis. Ce que Jim Callaghan omet de préciser est que même si les enquêtes ont porté sur sept aéroports sur lesquels Ryanair opère, on pourrait extrapoler à tous les aéroports desservis par la compagnie ; cela pourrait poser un vrai problème pour Ryanair. De plus, il ne précise pas non plus que l'Union Européenne a dénoncé ses tarifs opaques avec des mauvaises surprises pour les passagers. Comme d'autres low-cost, Ryanair a du se plier aux règles et afficher les prix pour toutes les prestations.
Enfin, à noter qu'Air France-KLM a stoppé toute négociation avec Alitalia après le refus de l'offre par les syndicats. La nouvelle décision de Silvio Berlusconi, sur laquelle il s'est fait élire en partie, ne résout pas le problème. Au lieu de s'attaquer aux causes, il soigne certaines conséquences. Reste à voir si d'autres prétendants sont prêts à reprendre Alitalia, et à quel prix...

















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