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31/03/2008

Embraer lance deux nouveaux jets d’affaires

Embraer lance deux nouveaux jets d’affaires

Embraer a décidé d’élargir son offre d’avions d’affaires. Le constructeur brésilien a donc officiellement lancé le MLJ (Midlight Jet) et le MSJ (Midsize Jet) le 28 mars. Les dénominations des deux appareils sont encore provisoires.

Le MLJ et le MSJ sont destinés à combler la lacune existant entre le Very Light Jet Phenom 300 et le Legacy 600, jet super intermédiaire. Ils pourront respectivement transporter jusqu’à sept et douze passagers, en plus des deux membres d’équipage.

Le MSJ devrait pouvoir être livré à partir du second semestre 2012. Le MLJ suivra un an plus tard, à partir du second semestre 2013.

Les deux programmes vont représenter un investissement supplémentaire de 750 millions de dollars de la part d’Embraer dans la recherche et le développement. Mais le constructeur estime que ces types d’appareils devraient représenter 21% des ventes de jets d’affaires sur les dix prochaines années.

30/03/2008

Un protocole qui renforce le lien armées-nation

Un protocole qui renforce le lien armées-nation

Un protocole d’accord de coopération entre le commandement du soutien des forces aériennes (CSFA), stationné sur la base aérienne 106 de Bordeaux, et l’institut de maintenance aéronautique (IMA) a été signé le 21 mars dernier entre le général Klein, commandant du CSFA et Mr Boudou, président de l’université de Bordeaux I.

Cet accord permet au CSFA de proposer des stages au sein de ses unités au profit d’étudiants en licence et Master aéronautique, leur apportant ainsi un savoir-faire de terrain. L’échange lui permet également d’identifier les points de formation communs avec l’éducation nationale et d’étudier les possibilités de cursus dans l’objectif de faciliter le recrutement et la reconversion de ses cadres (par le biais de valorisation des acquis d’expérience, les VAE), tout en se préparant aux nouvelles méthodes de maintenance.

Extrait du protocole : « L’armée de l’air et l’IMA souhaitent, d’une part, établir une coopération dans le domaine des concepts de formation aux métiers de l’aéronautique et parvenir à un partenariat dans leur intérêt réciproque, et d’autre part, participer au maintien et au développement du lien entre les armées et la nation et favoriser l’éveil des vocations et du recrutement. »

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Aéroports de Paris lance le satellite S4

Aéroports de Paris lance le satellite S4

Aéroports de Paris sait qu’elle est handicapée par sa sous-capacité. Si elle a réussi à rattraper le volume du trafic aujourd’hui, la société gérant les aéroports parisiens sait que le problème se posera à nouveau dès 2012. C’est pourquoi elle a officiellement lancé le projet du satellite 4 du terminal 2E de Roissy CDG le 28 mars.

Pierre Graff, son Président, a en effet signé un protocole d’accord avec Jean-Cyril Spinetta, le dirigeant d’Air France, concernant la conception et l’exploitation de la nouvelle installation. C’est d’ailleurs la première fois qu’ADP associe une compagnie à un tel projet dès les études préliminaires.

Il y a une raison à cela : le S4 sera dédié aux opérations du hub d’Air France et de SkyTeam. Il a donc été pensé pour répondre parfaitement aux besoins des compagnies et des opérations de l’aéroport.

Ses travaux ont déjà débuté à l’est de la plateforme. Lorsqu’il entrera en service, en 2012 selon le calendrier, il pourra accueillir sept millions de passagers par an.

Aéroports de Paris doit également inaugurer d’ici demain la nouvelle jetée du terminal 2E.

29/03/2008

Europe et Etats-Unis ouvrent le ciel

Europe et Etats-Unis ouvrent le ciel

Ce dimanche 30 mars, un accord historique entre l’Union européenne et les Etats-Unis entre en vigueur. Il permettra aux compagnies aériennes américaines et européennes d’effectuer des vols transatlantiques directs entre les villes de leur choix. Le jour même, passant de la théorie à la pratique, Air France et son allié Delta Air Lines vont partager un vol direct Bruxelles-New York-Atlanta qui leur était jusqu’ici interdit. British Airways, via sa nouvelle filiale baptisée non sans ironie Openskies, annonce un Bruxelles-New York avant la fin de l’année. Des avions Air France vont décoller directement de l’aéroport d’Heathrow pour Tahiti via Los Angeles…

Le nouvel accord, baptisé « Open sky » (ciel ouvert), a été obtenu en 2007 après quatre années d’âpres négociations. La situation antérieure était particulièrement défavorable aux compagnies européennes, qui ne pouvaient effectuer des liaisons sans escale vers les Etats-Unis que depuis leur pays d’origine. « Open sky » prévoit ainsi l’annulation de 21 accords bilatéraux, dont certains très restrictifs, jugés illégaux par la Cour européenne de justice. « Open sky » permet aussi aux investisseurs européens de détenir plus de 50 % du capital total d’une compagnie aérienne américaine, sans que cela puisse être contesté par Washington.

Les investisseurs de la « Vieille Europe » n’auront toutefois toujours pas le droit de détenir plus de 25 % d’actions assorties de droits de vote. Une manière de les empêcher d’exercer une influence sur les choix stratégiques d’une compagnie américaine. Ce seuil est actuellement de 49 % pour les Américains dans les compagnies européennes. Un chiffre qui pourrait être revu à la baisse si ces derniers ne montrent pas plus de souplesse dans la poursuite des négociations qui doivent aboutir pour novembre 2010.

Les autorités européennes estiment que les voyageurs des deux continents disposeront de 8 % de vols directs supplémentaires d’ici à la fin juin. « Des baisses tarifaires, qu’on ne peut pas chiffrer aujourd’hui, vont suivre », prédit le commissaire européen aux Transports Jacques Barrot.

D’autres experts estiment que les voyageurs transatlantiques devraient avant tout profiter d’un choix plus large d’horaires. Les légères baisses de tarifs concerneront surtout les vols lucratifs des hommes d’affaires dans les classes supérieures où le prix du billet dépasse facilement 9.000 euros. « Les prix vont baisser, mais de façon modérée, de l’ordre de 6 à 10 % », prédit Didier Bréchemier, consultant du cabinet Roland Berger à Paris. Et seulement au départ de Londres-Heathrow, objet de toutes les convoitises.

50 millions de passagers

Alors qu’environ 50 millions de personnes ont volé l’an dernier entre l’Europe et les Etats-Unis, le trafic Atlantique Nord d’Heathrow a représenté à lui seul 14 millions de passagers, (dont 2,84 millions pour le seul aéroport JFK de New York). Heathrow, jusqu’ici uniquement desservi à destination des Etats-Unis par les britanniques British Airways et Virgin Atlantic et les américaines United et American Airlines, « devrait voir arriver une pléthore de nouveaux acteurs », estime Yan Derocles, analyste d’Oddo Securities. Mais les tarifs des vols transatlantiques qui y sont pratiqués sont largement supérieurs (de l’ordre de 15 %) à ceux des autres grands aéroports européens.

« Les autres routes européennes vers les Etats-Unis, qui seront désormais accessibles à tous, supporteront difficilement un ou deux concurrents supplémentaires, les transporteurs locaux ayant déjà une part de marché proche de 55-60 % », estime Yan Derocles. Et le volume des passagers sur ces routes n’est pas suffisant pour accueillir plusieurs nouvelles compagnies.

La viabilité d’Openskies, filiale de British Airways qui opérera en direction des Etats-Unis à partir de juin depuis Paris et de Bruxelles avant la fin 2008, ne semble pas acquise.

Mitsubishi lance officiellement le MRJ

Mitsubishi lance officiellement le MRJ

L’engagement d’All Nippon Airways lui aura finalement suffi. Le groupe Mitsubishi Heavy Industries a officiellement lancé aujourd'hui son projet MRJ (Mitsubishi Regional Jet) le 28 mars (hier), peu de temps après la commande de sa cliente de lancement (voir : ANA sera la cliente de lancement du MRJ). Cet avion de ligne conçu pour le transport régional est appelé à concurrencer les Embraer 170, Bombardier CRJ700 ou d'autres monocouloirs comme le Boeing 737 ou l'Airbus A320. L'entrée en service du jet est prévue pour 2013.

Il s'agira du premier appareil entièrement conçu et produit par des industriels japonais depuis le YS-11, un turbopropulseur dont 182 exemplaires furent produits entre 1964 et 1972 par Nihon Aircraft Manufacturing Corporation (consortium auquel appartenait déjà Mitsubishi HI).

A compter du 1er avril, Mitsubishi Heavy Industries va établir une nouvelle filiale baptisée Mitsubishi Aircraft Corporation, dotée d'un capital initial de 3 Milliards de Yen, tandis que le budget prévisionnel pourrait atteindre 100 Milliards sur la durée du programme. Les équipes de Mitsubishi Aircraft seront chargées d'accélérer le développement de l'appareil et d'intensifier les démarches auprès des prospects, sachant que All Nippon Airways s'est déjà engagé sur 25 appareils (dont 15 commandes fermes). L'objectif est d'étendre les ventes au niveau mondial.

En termes techniques, le MRJ offrira 70 à 90 sièges passagers et devrait inaugurer les nouveaux turboréacteurs GTF de Pratt & Whitney. Surtout, le MRJ devrait être le premier jet de sa catégorie à employer majoritairement des matériaux composite pour les ailes et l'empennage. Mitsubishi escompte ainsi, en conjugaison avec un design approprié, réduire substantiellement la consommation de carburant afin d'améliorer la compétitivité et permettre aux compagnies clientes de réduire leurs coûts d'exploitation.

"En tant que première compagnie japonaise à fabriquer et commercialiser un appareil commercial à réaction, Mitsubishi Aircraft exaucera un voeu longtemps bercé par l'industrie aéronautique japonaise, en déployant l'expertise technologique que MHI a acquis dans ses activités aérospatiales", indique le groupe dans un communiqué.

Lire aussi : Lancement commercial du Mitsubishi Regional Jet
Lire aussi : ANA sera la cliente de lancement du MRJ  

La plainte de Boeing contestée par l'armée de l'air

Le groupe Northrop Grummann et l'armée de l'air américaine ont demandé au gouvernement américain de rejeter la plainte de Boeing contestant l'attribution du méga-contrat des avions ravitailleurs à Northrop et à l'européen EADS, a rapporté la presse américaine.

Le 29 février dernier, l'armée de l'air américaine (US Air Force) a choisi EADS et Northrop pour fournir 179 avions ravitailleurs, dans un contrat de 35 milliards de dollars, l'un des plus gros contrats octroyés par l'armée ces dernières années.

Le 11 mars, leur rival malheureux, le constructeur aéronautique Boeing, a déposé un recours auprès de la Cour des comptes américaine, contestant l'attribution du contrat au titre "d'irrégularités dans le déroulement de la compétition et dans l'évaluation des offres concurrentes" (voir : Boeing joue les mauvais perdants).

Ce recours a suspendu le contrat et le Government Accountability Office (GAO), l'organisme compétent pour étudier les plaintes d'entreprises évincées de marchés publics, doit se prononcer d'ici le 19 juin.

Dans deux déclarations distinctes citées mercredi par le Wall Street Journal, l'armée de l'air et Northrop ont demandé au GAO de rejeter la plainte de Boeing. Northrop a notamment estimé que beaucoup des plaintes de Boeing concernaient les conditions définissant le contrat, et auraient dû être mises en avant avant que Boeing ne soumette son offre.

ANA sera la cliente de lancement du MRJ

ANA sera la cliente de lancement du MRJ

Mitsubishi a son premier contrat. All Nippon Airways a décidé de doter sa flotte d’appareils régionaux et a pour cela choisi celui de Mitsubishi Heavy Industry. La compagnie japonaise s’est engagée à commander quinze MRJ en commande ferme et les a assortis de dix options. Mitsubishi n’a toutefois pas encore officiellement lancé le programme et attend de nouvelles commandes pour atteindre environ 70 engagements.

ANA réfléchissait vraiment à cette possibilité depuis le 16 janvier et la mise en place d’une commission interne chargée d’évaluer les besoins de la compagnie en nouveaux appareils. Elle a finalement identifié un besoin sur le moyen et long terme d’un appareil régional de 90 à 100 places. Le MRJ, à la pointe de la technologie, était tout désigné.

Il sera en effet le premier appareil régional à posséder des ailes et un stabilisateur vertical produits en matériaux composites. Il sera également équipé d’un réacteur de nouvelle génération : le Geared Turbofan de Pratt & Whitney. Ainsi, il consommera 20% de carburant de moins que les appareils régionaux concurrents et 40% de moins que les Boeing 737-500 actuellement exploités par ANA.

La compagnie japonaise est en plein programme de rationalisation de sa flotte. A l’horizon 2013, date à laquelle le premier appareil devrait être livré, elle compte ne plus exploiter que trois types de jets : les gros-porteurs (B777 et très gros-porteurs de type B747-8 et Airbus A380), les long-courriers de taille intermédiaire (B787) et les monocouloirs (B737-700 et -800). Le MRJ complètera le vide entre les B737 et les turbopropulseurs.

Lire aussi : Lancement commercial du Mitsubishi Regional Jet 

Le terminal 5 d’Heathrow est opérationnel

Le terminal 5 d’Heathrow est opérationnel (2)

Il représente tous les espoirs de British Airways. Inauguré le 14 mars par la reine Elisabeth II, le terminal 5 d’Heathrow est opérationnel le 27 mars. Exclusivement réservé aux activités de la compagnie britannique, il a accueilli son premier vol commercial à 4h20, un Boeing 747-400 en provenance de Hong-Kong. Le premier décollage a quant à lui eu lieu à 6h20 pour une rotation vers Paris CDG, la BA302. Au total, environ 380 vols y sont prévus le premier jour.

Investissement de 4,3 milliards de livres, le terminal 5A couvre une surface de près de 305.000m², mesure 40m de haut, 396m de long et 176m de large. Il est flanqué d’un satellite, le T5B, et devrait en posséder un second dès mai 2010, le T5C, qui lui sont reliés par un métro automatique pouvant transporter 6.000 passagers par heure. Le T5A et le T5B seront reliés en moins d’une minute. Le terminal est doté de soixante aires de stationnement et peut accueillir trente millions de passagers par an.

Dessiné par Rogers, Stirk, Harbour & Partners, il se caractérise par une immense façade en verre qui donne aux voyageurs une vue panoramique sur les pistes, Londres et la campagne britannique (par temps clair). Le toit, élancé et réalisé d’un seul tenant, laisse également passer la lumière naturelle, ce qui donne une grande impression de confort. L’écologie a toujours été présente dans les réflexions des architectes, ce qui fait du terminal un modèle de préservation de l’environnement, pour autant qu’une telle infrastructure puisse l’être : 85% des eaux de pluie sont recyclées et 85% de la chaleur dégagée par la centrale électrique est utilisée pour chauffer le terminal, réduisant de 11.000 tonnes le CO2 rejeté dans l’atmosphère.

En raison de la cohabitation des vols domestiques et internationaux, le T5 sera doté d’un système particulier de sécurité, basé sur la biométrie. Avant de présenter son billet et de passer le contrôle, le passager devra fournir quatre empreintes digitales qui seront vérifiées ensuite au moment de l’embarquement. Ainsi, voyageurs domestiques et internationaux ne pourront pas échanger leurs billets mais pourront profiter des mêmes boutiques à l’intérieur du terminal. Les données ne seront conservées que 24 heures.

Transformer les faiblesses de British Airways en atouts
Pour British Airways, qui en est la seule utilisatrice, le T5 va tout changer : il a pratiquement été construit sur-mesure pour la compagnie, dont la principale faiblesse constituait en les opérations au sol. Il est notamment équipé de 18km de tapis roulants pouvant gérer 12 000 bagages par heure. Voilà de quoi faire passer au stade de mauvais souvenirs les problèmes de pertes de bagages, qui ont jusqu’à aujourd’hui placé la compagnie parmi les plus mauvaises d’Europe sur ce point. Elle pouvait atteindre un taux de litige de 60 à 70 pour mille. British Airways ambitionne maintenant de rejoindre le trio de tête en performance bagages.

Le T5 va également permettre à la compagnie d’inciter davantage ses passagers à passer aux nouvelles technologies. Le T5 ne sera en effet équipé que de cinquante-quatre comptoirs d’enregistrement classiques. En revanche, quatre-vingt-dix bornes automatiques et quatre-vingt-seize comptoirs dépose bagages (fast bag drop) seront à leur disposition. Le but de la compagnie est que 80% des voyageurs s’enregistrent eux-mêmes.

Le terminal 5 d’Heathrow est opérationnel

Les bornes seront placées au plus près de l’entrée du terminal, suivies des Fast Bag Drops et, au fond, des comptoirs, afin de fluidifier les déplacements des passagers et de bannir les queues. De même, deux zones de sécurité comptabilisant une vingtaine de postes seront situées de part et d’autre du terminal pour limiter l’attente. Une fois passée la sécurité, le passager est libre de flâner dans les 112 boutiques et restaurants du terminal.


Une nouvelle maison pour British Airways
Le terminal 5 va également permettre à British de grandement améliorer ses transferts en déménageant 90% de ses opérations sous le même toit. Elles étaient jusqu’à présent réparties sur trois terminaux. Les vols qui ont emménagé au T5 dès le 27 mars sont les liaisons domestiques et européennes, à l’exception de celles vers Barcelone, Madrid (en codeshare avec Iberia), Lisbonne, Nice et Helsinki (en codeshare avec Finnair). Quelques vols internationaux sont également concernés, ceux vers Tripoli, Johannesburg, San Francisco, Los Angeles, Miami, Vancouver, Tokyo et Hong-Kong. Le reste des vols intercontinentaux déménagera le 30 avril, sauf ceux à destination de Singapour, Sydney et Bangkok. Les liaisons domestiques et moyen-courriers seront opérées à partir du T5A et les vols intercontinentaux du satellite T5B.

Les huit liaisons qui ne seront pas transférées au terminal 5 seront opérées du terminal 3. Seule Nice rejoindra le T5 à l’été 2009. La raison : oneworld, l’alliance à laquelle British Airways réunira toutes ses opérations au T3, le plus proche du T5.

Le T5 va ainsi aspirer 40% des passagers de Londres Heathrow (25 millions sur les 67 millions qui y transitent). La BAA, qui gère les plus grands aéroports britanniques, va donc pouvoir ainsi rénover les autres installations de l’aéroport. Certains travaux ont débuté, d’autres sont prévus : les terminaux 1 et 2 seront refondus dans Heathrow East, le terminal 3 est en cours de modernisation et le terminal 4 le sera également à partir de 2009.

28/03/2008

Les compagnies low-cost plaident pour une réforme du trafic aérien

Les compagnies low-cost plaident pour une réforme du trafic aérien

Les compagnies low-cost européennes, réunies au sein de l'European Low Fares Airline Association (ELFAA) plaident pour une réforme de la gestion du trafic aérien et un redécoupage des lignes aériennes en Europe. Ces compagnies ont lancé, mercredi, un manifeste, présenté par Michael O'Leary CEO de Ryanair.

L'association estime que les propositions reprises dans son manifeste doivent permettre d'économiser 5 milliards d'euros, 12 millions de tonnes de CO2 (en 2012) et 21 millions de minutes de retards dans l'espace aérien européen. "Réduire les retards c'est aussi réduire les émissions de CO2", a souligné Michael O'Leary.

"Les compagnies low-cost n'ont plus envie d'attendre une réforme du ciel européen qui se fait trop attendre. Les responsables politiques et les institutions ont le pouvoir de réduire les retards, les coûts et les dommages écologiques grace à des mesures simples et efficaces. Il est temps qu'ils se mettent au travail".

Eliminer les retards
Selon l'ELFAA, ses propositions permettrait d'éliminer 75% des retards à l'horizon 2013. Les émissions de CO2 sont aussi prises en compte et des mesures de redécoupage du ciel européen permettraient de réduire les émissions de 9 millions de tonnes (10%) en 2013 et 12% en 2020. "La gestion inefficace du trafic aérien a produit 21 millions de minutes de retards en 2007. Les passagers et les compagnies doivent payer de plus en plus pour cela et le coût du 'ciel européen' est artificiellement maintenu à la hausse", a souligné M. O'Leary.

L'association des compagnies aériennes low-cost réclame que la Commission européenne prenne des mesures dans l'urgence, d'ici 2010, pour remédier à cette "situation scandaleuse". L'ELFAA plaide notamment pour une autorité de l'aviation européenne unique qui couvrirait tous les problèmes liés à l'aviation, la gestion du trafic aérien et la sécurité avec les autorités aéronautiques nationales.

Au sein d'ELFAA, on retrouve notamment les compagnies easyjet, flybe, Myair.com, Ryanair, Sky Europe, Wizz Air etc... Ces compagnies ont transporté 120 millions de passagers en 2007.

Air Berlin commande des Q400

Air Berlin commande des Q400

Bombardier a levé le mystère. La commande de dix Q400 passée au moins d’octobre émanait d’Air Berlin. La low-cost allemande avait également assuré des options sur dix appareils supplémentaires. La commande est évaluée à 267 millions de dollars.
Quatre de ces appareils seront livrés en 2008, les six autres en 2009. Ils iront principalement remplacer les Fokker F-100 de Germania sur des liaisons courtes qui ne nécessitent pas l’utilisation d’un jet.

Les turbopropulseurs vont être loués par Air Berlin à la compagnie allemande LGW Walter. Celle-ci les réintègrera ensuite dans le réseau de sa partenaire.