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10/03/2008

Airbus doit rester et restera franco-allemand

Airbus doit rester et restera franco-allemand

 
Angela Merkel et Nicolas Sarkozy se sont entendus récemment pour empêcher toute prise de contrôle étrangère de l'avionneur européen. Airbus ne tombera pas dans l'escarcelle des Russes ou des pétro-monarchies du Golfe. Tout acheteur, jugé non amical, se verra plafonné à 15 %.

Rien n'est encore scellé. Mais cette disposition devrait être adoptée en Assemblée Générale, le 26 mai prochain. Car techniquement, tout est possible. EADS, la maison mère d'Airbus, est cotée en bourse. Chacun est libre d'acheter des actions, et, in fine, d'en prendre le contrôle. Car, on sait que les actionnaires historiques, Daimler et Lagardère, ne resteront pas éternellement dans le capital. Et ce n'est pas un fantasme. On a vu la banque d'état russe VTB prendre 5 %. Moscou, on le sait, souhaite s'inviter dans l'aventure européenne. De même, l'été dernier, un fond d'investissement de Dubaï a pris 3 % du capital d'Airbus.

Le problème est qu'Airbus n'est pas une entreprise comme les autres. L'A380 est une fierté pour les Européens. Mais surtout, toute la branche militaire relève de la sécurité européenne. Et justement, on sait que nombre d'élus aux Etats-Unis sont outrés de ce que Washington a décidé d'équiper l'armée américaine d'avions Airbus. Et l'un des arguments avancés contre les Européens est de dire : si demain, ces avions qui équipent notre armée, si la technologie de ces avions tombait en de mauvaises mains. L'argument fait mouche. Du coup, pour sécuriser le capital d'Airbus, tout raide jugé hostile sera plafonné.

En fait, Français et Allemands s'octroient ce qu'on appelle une golden-share, une action en or, qui garantit qu'Airbus restera toujours franco-allemand. Peut-être assiste-t-on là au début d'une grande vague de protection face aux fonds souverains. Car on sait que ces fonds d'Etat de Chine, de Russie, ou du Golfe persique, détiennent dans leurs caisses près de 3000 milliards de dollars, de quoi racheter cash, toutes les entreprises françaises cotées à la Bourse de Paris.

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