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27/02/2008

Le transport aérien français dopé par les low-cost

Le trafic aérien français dopé par les low-cost

L'Union des aéroports français a compilé ses chiffres de fréquentation pour l'année 2007. Résultat, un trafic passagers en hausse de 4,9%, du principalement au développement de l'activité des compagnies à bas coûts, en province comme à Paris.
Partout, les compagnies à bas coûts prennent une part grandissante du trafic. En 2007, elles ont géré 15,7% du trafic français total et même 23,3% du trafic des aéroports de province.

Ce n'est pas le tourisme qui tire le trafic aérien, c'est l'économie. Si l'économie est florissante, le trafic aérien décolle, constate Claude Terrazzoni, le président de l'UAF. Et 2007 n'a pas été une si mauvaise année puisque la progression du trafic se situe à + 4,9% , soit juste un peu en retrait par rapport au trafic mondial qui s'est affiché à +5,6%.
Au total, les plates-formes françaises, aéroports d'outre-mer inclus, ont accueilli 153 822 041 passagers dont 86 362 913 pour aéroports de Paris, (60,2% du trafic total), 57 054 634 pour les aéroports de province et 10 404 494 pour l'Outremer.
Mais, pour contredire les propos du président de l'UAF, la progression la plus importante a été enregistrée par le trafic des  loisirs, avec le développement des lignes low cost.

Partout, les compagnies à bas coûts prennent une part grandissante du trafic. En 2007, elles ont géré 15,7% du trafic français total et même 23,3% du trafic des aéroports de province.

Part grandissante du trafic pour les Compagnies à bas coûts
Leur activité a progressé de 20 % l'année dernière. Avec 23 millions de passagers transportés. A noter que cette activité augmente sur les aéroports parisiens également. Avec une croissance spectaculaire de 27,5% pour occuper une part de marché de 10,5%.
La croissance s'est exclusivement portée sur le trafic international qui représente 68,1% de l'activité (+7,7%) tandis que le trafic national marque le pas à -0,4% pour représenter 31,9%.
L'effet TGV Est explique en partie cette stagnation. Mais pas seulement. En effet, la part du trafic domestique a régressé de 39,2% en 2003 à 31,9% en 2007.
A noter enfin que l'Union des aéroports français estime avoir perdu 0,5 point de croissance avec la grève de cinq jours des PNC d'Air France.

ADP a néanmoins réalisé en 2007 un chiffre d'affaires de 2,29 milliards d'euros, Nice, la deuxième plate-forme derrière Paris, a fait 166 millions, suivie par Lyon à 120 millions et Marseille à 92 millions.
Et pour 2008, les prévisions sont optimistes : 2,5 milliards d'euros pour ADP, 175 millions pour Nice, 126 pour Lyon et 100 pour Marseille.

Les aéroports qui enregistrent les plus fortes progressions sont Marseille Provence avec l'ouverture de l'aérogare low cost  qui a permis une hausse du nombre de passagers de 13,8% à 6,9 millions de passagers.
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