J.R., le meilleur de l'aviation commerciale et civile !


> Index général < - Éditorial - Sources - Airbus - Boeing - Annuaire AeroRef - Forum

23/01/2008

Thales exclut une crise dans l'aéronautique

Thales exclut une crise dans l'aéronautique
 

Le groupe a décroché auprès d'Airbus un contrat qui représente 2 milliards d'euros d'activité sur vingt ans.

Malgré la baisse du titre depuis le début de l'année, le groupe aborde 2008 avec sérénité et se tient prêt à grandir encore.

«Pour 2008, c'est un message de confiance que j'adresse. Ce qui tranche de façon fondamentale avec l'évolution incompréhensible de notre cours de Bourse», a déclaré Denis Ranque, président du groupe de hautes technologies Thales. «Thales est plus solide que jamais et a gagné son pari du retour à la croissance en 2007», a-t-il poursuivi. L'an dernier, le groupe actif dans l'aéronautique, la défense et les services a franchi le cap des 12 milliards d'euros de chiffre d'affaires et a dégagé une marge brute supérieure à 7,5%.

Le titre Thales est emporté dans la bourrasque qui secoue les marchés financiers. L'action perdait plus de 4%, à 35,45 euros lundi. Depuis janvier, le titre a cédé plus de 13%. Certes, le climat s'est dégradé dans le monde crise du subprime aux États-Unis, retour de l'inflation, etc. mais les places boursières redoutent un retournement du marché aéronautique. Celui-ci a atteint un pic historique en 2007 avec 2754 commandes engrangées par Airbus et Boeing.

Denis Ranque a invalidé cette théorie. «Je ne vois aucun retournement à l'horizon. La croissance du trafic passagers ne se dément pas, tirée par l'Asie et le Moyen-Orient. Je crois que l'on raisonne avec les données d'avant : aujourd'hui, ce n'est plus l'Amérique qui pilote le marché aéronautique», a expliqué le président de Thales.

Préparé à la faiblesse du dollar

 

Dans ce métier, Thales a été retenu par Airbus pour fournir au futur A 350 XWB son cockpit, son avionique modulaire et son système de navigation, ce qui marque l'entrée du groupe sur ce créneau. Le contrat représente 2 milliards d'euros d'activité sur vingt ans.

Autre sujet de préoccupation des marchés, l'impact du dollar faible. Ici encore Denis Ranque monte au créneau pour démontrer que, contrairement à d'autres, il a préparé le terrain. Dès 2005, Thales a lancé Optimum, un plan d'adaptation qui lui a permis d'absorber le passage du dollar à 1 euro au dollar à 1,35. «Ce plan a pour vocation d'être prolongé (…) mais sans drame social», a averti Denis Ranque. Et le groupe se juge peu exposé avec moins de 10% de son chiffre d'affaires direct potentiellement affecté par le billet vert.

Thales aborde 2008 avec «une grande confiance». Après avoir «refermé le dossier Safran» mais réussi son alliance avec DCNS, ex-Direction des chantiers navals, dans le naval militaire et conclu un accord stratégique avec Alcatel qui lui a permis de reprendre les activités transports et sécurité et de créer une nouvelle division, Thales se tient solidement au centre du jeu européen de futures alliances tout en cherchant des d'acquisitions aux États-Unis et en Asie.

Quant à savoir si, comme le dit la rumeur, une alliance plus resserrée avec Alcatel est d'actualité, Denis Ranque a botté en touche.

> Plus de publicité aéro

Publié dans Industrie & actualité aéronautique | Lien permanent

Les commentaires sont fermés.